Secret du moment


A. LICHUAN WHITELAW
(TROUVÉ)

Finalement, tu as plus de points communs avec Lone que tu ne le prétends.

Alors, vous savez ce que c'est ?
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: Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches, et la couleur innée de la résolution blêmit sous les pâles reflets de la pensée. Et les entreprises de hauts vols et de grands poids sous ce regard, se détournent de leur cours et perdent leur nom d'action. - Hamlet

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C'est pas permis qu'il fasse aussi froid, mes doigts de pieds sont gelés ! [Jodie] Terminé.
MessageSujet : C'est pas permis qu'il fasse aussi froid, mes doigts de pieds sont gelés ! [Jodie] Terminé. Dim 5 Jan 2014 - 16:45

Marrons chauds

Décembre glacial
Après-midi entre amis

C'était le début d'après-midi. La capitale était éblouit par la puissante lumière du soleil d'hiver. Malgré tout il faisait un froid à geler un Scroutt à pétard et de la buée sortait de la bouche de Peeter à chacune de ses expirations. Une écharpe entourait son cou en de multiples tours, mais même ce barrage de laine ne lui empêcha pas de laisser échapper une vague de frissons en réponse à cette fraicheur mordante du mois de décembre. Il se détendit pour lever la tête en direction des décorations lumineuses; de grosses sphères blanche étaient suspendues d'un côté de l'autre de la rue. Peeter admira l'imagination des moldus qui arrivaient à se débrouiller comme des chefs sans l'aide de la magie, le résultat n'en est d'ailleurs que plus beau pensa-t'il. 
Jodie marchait à côté de lui, suivant son pas. Quand il l'avait rejoint devant le Chaudron Baveur il lui avait dit, prenant son plus grand sourire :


- Aujourd'hui on oublie le ministère et les mangemorts, on profite de notre après-midi, on parle de choses insignifiantes et surtout on s'amuse. Je n'accepterai pas de conversations déprimantes c'est compris ?!


Ensuite il lui avait pris le bras et ils avaient tout deux erré jusqu'à Oxford street. En fait c'était plutôt une menace faite à lui même, car généralement Peeter était le premier à aborder ce sujet


Profitant d'un instant de silence, Peeter cala entre son torse et son bras droit le sachet kraft rempli de marrons chaud qu'il venait d'acheter et plongea sa main libre dans la poche gauche de son cover coat pour en ressortir une petite boîte bleue marine en fer forgé dont il extirpa une cigarette. Il remit la boite dans sa poche pour en sortir cette fois-ci avec un briquet avec lequel il alluma le mégot après avoir joué sur le roulement à bille pour en sortir une petite flamme bleu.
Peeter pensait qu'il était bon d'assimiler les coutumes des non-sorciers pour se fondre totalement dans la masse. Et puis c'était plus prudent de sortir un simple briquet que commencer à jeter un Incendio avec sa baguette.
Il tira sur la cigarette, leva la tête et libéra sa bouche pour laisser sortir une volute de fumée qui se dilua dans le ciel bleu.      


- Tu en veux ? 


Il venait de se tourner vers Jodie et lui tendait le paquet de marrons qui commençait à lui brûlait les mains.

- Ça te dit un tour sur la ... comment ça s'appelle déjà ? Ah oui, un tour sur la grande roue ?


 

 

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C'est pas permis qu'il fasse aussi froid, mes doigts de pieds sont gelés ! [Jodie] Terminé.
MessageSujet : Re: C'est pas permis qu'il fasse aussi froid, mes doigts de pieds sont gelés ! [Jodie] Terminé. Mar 14 Jan 2014 - 21:05

Come on

Let's celebrate
It's almost christmas

Ces derniers jours avaient été particulièrement éprouvants. Arrestations et disparitions continuaient de se succéder dans un climat de peur. Et l’annonce de la création de la SEPPOM, il y avait de cela quelques jours, finissait de faire monter la crainte au sein de l’Ordre. Et malgré tout son optimisme, Jodie, qui au fond n’était pas assez inconsciente pour se dire que tout se passerait éternellement bien, se laissait doucement ronger par l’angoisse.
Heureusement elle n’était pas seule. Et si ses proches n’empêchaient pas l’avalanche de mauvaises nouvelles, ils avaient au moins le mérite de lui faire sortir la tête d’un quotidien déprimant. Parmi ceux sur qui elle pouvait compter, il y avait bien évidemment Peeter. Anciens camarades de classe, aujourd’hui l’un reconverti en propriétaire de librairie et l’autre qui se contentait de survivre grâce à la vente de bonbons, mais toujours amis malgré les différents chemins qu’ils avaient pris. Ce fut donc tout naturellement qu’ils virent se trouver avec en tête le même but : fuir le temps de quelques heures le chaotique monde sorcier. Car quand il s’agissait d’aller traîner du côté des moldus, Peeter n’était jamais le dernier à se manifester.
Il avait ainsi été convenu que les deux jeunes gens se retrouveraient devant le Chaudron Baveur.
Habituellement légèrement en retard, Jodie avait aujourd’hui fait preuve d’une ponctualité exemplaire tant elle était pressée de retourner déambuler dans son monde d’origine, en bonne compagnie par dessus le marché. Cache oreilles en forme d’oursons sur la tête, écharpe trop longue autour du cou, moufles qui couvraient ses mains et son manteau jaune moutarde préféré sur les épaules, elle sautillait d’impatience, ce qui avait par ailleurs l’avantage de la réchauffer.  
Peeter fut accueilli par un sourire digne d’une pub de dentifrice. Et une fois que Jodie eut acquiescé avec enthousiasme lorsqu’il lui intima l’ordre de passer du bond temps, elle se mit en marche à ses côtés.

Agrippée à son bras, elle ne s’était pas encore perdue alors qu’ils avaient traversé plusieurs boulevards pour finalement déboucher sur la si agitée Oxford Street.
En proie, tout autant que les Londoniens, aux festivités de fin d’année, Jodie bavait devant la vitrine pleine de peluches d’un magasin de jouets, courait jusqu’à une pâtisserie qui mettait en avant de belles bûches de noël, revenait ensuite vers Peeter pour lui montrer du doigt une décoration de rue qui lui plaisait beaucoup et qu’elle suggérer de subtiliser afin d’aller l’installer chez elle. En somme, elle badinait avec l’insouciance après s’être morfondue dans l’inquiétude. Sans doute aurait-elle continué durant des heures encore à sautiller en zigzagues le long d’une avenue bondée si Peeter n’avait pas fini par proposer avec entrain d’aller faire un tour vers cette grande roue dont il n’avait vraisemblablement pas retenu le nom.

- Le London Eye ?

« Oui oui oui, emmène moi là-bas », criaient ses yeux alors que le paquet de marrons que Peeter venait de lui tendre était doucement en train de glisser d’entre ses moufles, sans que bien sûr elle ne s’en rende compte.  

- Oups…
Fail. Les marrons généreusement tendus étaient maintenant à disposition de toutes les chaussures.
- Tant pis. De toute manière on n’a pas le droit de manger dans la roue.

Anticipation ! Avec cet argument elle marquait un point.
- D’ailleurs je me demande pourquoi... Peut-être parce que si tout le monde faisait tomber ses marrons, ce serait un véritable enfer à aspirer.
De pragmatiques questions qu’elle repoussa au profit d’une considération plus fondamentale encore puisque concernait son estomac.
- Mais tu m’en rachèteras d’autres tout à l’heure, n’est-ce pas ?

Car quand on était perpétuellement fauchée et que la boutique dans laquelle on travaillait ne suffisait pas à la constitution de trois repas par jour, la technique consistait à quémander à chaque ami qu’on croisait de quoi grignoter.
Elle ne lui laissa le temps ni de se plaindre de la disparition brutale de ses marrons, ni de profiter tranquillement de la cigarette tout juste allumée. En un saut –littéralement !- Jodie grimpa sur le dos de Peeter et pointa du doigt la direction du London Eye. Ni balais volant ni transplanage, la bonne vieille technique du "je m’impose que tu le veuilles ou non" était pourtant tout aussi efficace. Quoique, avouons-le, peu moins rapide et sujette à contestation pour celui qui se trouvait en dessous.

- Aller, hue ! Fumer c’est mauvais pour les poumons, il faut compenser par un peu d’exercice.

Qu’il était bon de se faire promener dans Londres.

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C'est pas permis qu'il fasse aussi froid, mes doigts de pieds sont gelés ! [Jodie] Terminé.
MessageSujet : Re: C'est pas permis qu'il fasse aussi froid, mes doigts de pieds sont gelés ! [Jodie] Terminé. Jeu 16 Jan 2014 - 21:28

Hue cheval !

Cavalcade
Le cheval c'est génial !

- Bizarre un nom pareil pour un machin qui tou... Oooh !

Peeter s'arrêta en pleine phrase pour regarder avec désarroi le paquet de marron glisser des mains mouflées  de Jodie, impuissant à pouvoir les rattraper. Enfin, ils roulèrent sur le bitume devenant impropre à la consommation, malheureusement. Les passants évitant de glisser à cause du contenu du sachet regardaient d'un mauvais œil les coupables de ce désordre public momentané. 
Mais ce dernier était bien trop occupé à regretter amèrement la perte de sa gourmandise, quel crime de gâcher un occasion de se goinfrer de marrons. Enfin, pour Peeter tout était occasion à se goinfrer. Les passants tout en tentant de ne pas glisser sur le contenu du paquet regardaient avec un regard noir les deux coupables de ce désordre public momentané. Mais Peeter était bien trop occupé à regretter la perte des ses marrons, même si Jodie avait avec persuasion énoncée que l'on pourrait toujours en racheter après, oui d'ailleurs ils pourraient même en prendre un encore plus gros. 


Mais Peeter n'eut même pas le temps de réprimer quoique se soit qu'il senti aussitôt sur ses épaules le poids plume de Jodie qui venait de se hisser sur ses épaule profitant de son attention momentanée pour les cadavres de marrons répandus par terre. 


- Toi aussi un peu de sport te ferais du bien, et ça épargnerait pas la même occasion ma pauvre carcasse de fumeur compulsif. 


Il rit de sa propre répartie imaginant la frimousse outrée de son cavalier.


- Allez je plaisante, sois pas fâchée dis !


En signe d'excuse il écrasa sa cigarette encore entière et entama un galop digne d'un grand cheval de course à travers la rue bondée de passants essayant tranquillement de faire leurs achats de noël. Sans se soucier des regards outrées qu'on leurs lançaient de nouveau lorsque Jodie et Peeter bousculaient dans leurs ascension folle quelques personnes. 


- Virage imminent, accroche-toi ma vieille !


Imitant le hennissement de l'équidé il entama avec brio le tournant de Oxford Street vers Soho Square. En arrivant dans le parc il déchargea Jodie comme un sac de patate sur le gazon humide. Le dos en compote, mais les zygomatiques tournant à plein régime. 


- Tu devrais vraiment arrêter les sucreries Jodie et là je ne plaisante plus. parvint-il à articuler entre deux quintes de fou rire. 
 

 

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C'est pas permis qu'il fasse aussi froid, mes doigts de pieds sont gelés ! [Jodie] Terminé.
MessageSujet : Re: C'est pas permis qu'il fasse aussi froid, mes doigts de pieds sont gelés ! [Jodie] Terminé. Lun 27 Jan 2014 - 22:06


Sacrilège !
On n'insulte pas les fraises tagada.


Elle lui asséna une légère tape sur la tête lorsqu’il suggéra, quoique sur le ton de l’humour, qu’il lui fallait arrêter les sucreries. Le débitage d’ânerie ne dura heureusement pas plus longtemps et laissa aussitôt place à une course effrénée à travers les passants. Mais ils bousculèrent tant de londoniens sur leur passage que Jodie se résolu vite à cesser de tenter de s’excuser pour tout simplement en rire à gorge déployée. Qu’ils étaient tous drôles avec leurs regards outrés lorsqu’ils leur filaient devant le nez. Il fallait d’autant plus profiter de ces gamineries que ce n’était assurément pas en rentrant sur le chemin de traverse que les deux jeunes gens en remettraient une couche. Dans le monde moldu, tout semblait appeler à l’insouciance et à la joie, faisait oublier que de l’autre côté du miroir se trouvait un Etat en crise.

Rapidement, Peeter –car en toute objectivité on ne pouvait pas dire que Jodie y soit pour beaucoup- déboula dans Soho Square pour la laisser tomber sur l’herbe. Durant quelques instants elle resta sur le dos à rire telle une enfant qui découvrait les joies des sorties en plein air. Se redressant, elle n’eut cependant pas le temps de féliciter le jeune homme sur ses qualités de cheval de course qu’haletant, il suggérait de nouveau un changement de régime alimentaire. Mais c’était qu’il s’obstinait à vouloir la voir prendre l’affreuse pente d’une hygiène de vie saine. Arrêter les bonbons ? Et bientôt il lui demanderait de manger cinq fruits et légumes par jour.

- Tu peux continuer de rêver, elle croisa les bras sur sa poitrine, l’air  mi boudeur mi résolu. Tu fumes, je mange n’importe quoi : on est quitte.

Et puis de quoi se nourrirait-elle si subitement elle arrêtait les friandises ? Il lui faudrait faire trois repas équilibrés par jour quand elle avait déjà tout le mal du monde à préparer un plat de pâtes mangeable. Car malgré toute la bonne volonté du monde, elle était incapable de surveiller une casserole plus de cinq minutes. Et puis le sucre était au moins aussi addictif que la nicotine, et en ce sens Peeter était bien placé pour savoir qu’on ne pouvait pas décrocher d’un simple claquement de doigt. D’ailleurs, elle était prête à parier que pour compenser la cigarette qu’il n’avait tout à l’heure pas eu le temps d’apprécier, il en dégainerait une dans trois minutes maximum. Tout au plus le temps de reprendre son souffle et de nouveau il s’intoxiquerait les poumons dans la joie et la bonne humeur. Mais puisque chacun trouvait son plaisir comme bon lui semblait, à rien ne servait de donner des leçons de morale. Il était un chic type avec un petit défaut, ce qui valait mille fois mieux qu’un abruti fini malgré tout doté d’une qualité notable.

- Et puis le sucre donne de l’énergie. Jodie sauta sur ses pieds. D’ailleurs tu en aurais bien besoin ! Un rien te fatigue, mon pauvre Peeter.

Bien sûr elle avançait cela sur le ton de l’humour, bien consciente que la trimbaler sur le dos était loin d’être un exercice de tout repos. Pour appuyer son propos, aussi peu pertinent était-il, elle fouilla tout de même dans la poche de son manteau afin d’en sortir un simple caramel moldu qu’elle lui tendit avec un sourire. Ce fut ensuite une main dont le but était de l’aider à se relever qu’elle avança en sa direction. Assurément elle refuserait de le laisser flemmarder plus longtemps, ils avaient après tout une grande roue à atteindre.

- Tu ne penses pas que si tu offrais des marques pages comestibles à tes clients ils seraient beaucoup plus nombreux ? Car la nourriture doit être une des seules choses qui accorde parfaitement sorciers et moldus : tout le monde aime manger. Elle se tourna vers Peeter, un index, ou plutôt une moufle, pointé vers le haut pour se donner vainement un côté savant. Même Dark Vador doit avoir un plan préféré.
 

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MessageSujet : Re: C'est pas permis qu'il fasse aussi froid, mes doigts de pieds sont gelés ! [Jodie] Terminé. Ven 31 Jan 2014 - 16:20

L'amour,

c'est comme la fumée de cigarette :
ça rentre bleu et ça sort gris.

 Ah que c'était bon de rire un peu... Depuis combien de temps ne s'était-t'il jamais senti aussi bien ? Avec tout ce qui se passait dans le monde des sorciers, il était difficile de souffler un peu. A part dans le monde des moldus où tout semblait respirer la quiétude. Eux au moins pouvaient sortir à pas d'heure car ils n'avaient pas de couvre-feu. Ils n'avaient pas a soupçonner le moindre de leur ami qui pourrait se révéler être un mangemort. Au chemin des traverse l'air puait le soupçon et la peur. Même les membres de l'Ordre n'allaient pas tarder à s'inquiéter.... Oh non, il s'était promis de ne pas penser à ça, pas ici avec Jodie.
D'ailleurs cette dernière s'offusquait de sa remarque sur son régime alimentaire.
Peeter appuya ses propos sortant une nouvelle cigarette de sa petite boîte bleue. Il inspira avec délice la nicotine qui s'écoula dans sa gorge.

- Ne me regarde pas comme ça Jodie, c'est toi qui as rappelé à mon cerveau malade qu'il était en manque de cette petite chose.


C'est vrai qu'il devrait arrêter un de ces jours. Sinon ce serait le cancer des poumons assuré. Mais Peeter avait confiance en la médecine des sorciers. Comment les moldus faisaient pour vivre sans baguette magique ou sans potion repousse-os ? Pour Peeter il était inimaginable de vivre sans ça. C'est ce qui le rendait encore plus admiratif de ses voisins.

Il remercia Jodie pour le caramel qu'elle lui tendait et l'enfourna aussitôt dans sa bouche. En même temps il donna un coup de doigt sur la cigarette pour faire tomber la cendre qui commençait à s'accumuler sur le mégot enflammé.

- Je ne dis jamais non à un caramel.
Il remit sur pied Jodie qui commençait à discourir sur le pouvoir des sucreries. On est tous les deux des accrocs aux bonbons, toi et moi ! Mais tout le monde n'est pas de notre avis. Il parait que les dentistes chez les moldus interdisent aux enfants de manger des friandises. Mais je croyais qu'ils utilisaient des fraises tagada pour les soigner ?

Désormais ils marchaient l'un à côté de l'autre. Peeter avait fini son caramel et continuait à tirer sur sa cigarette. Ils venait de sortir de Charing cross, on pouvait entendre le bruit des transports fluviaux, mais pas encore voir la Tamise ni le London Eye encore caché par les tours.

-Dis-moi Jodie, où en sont tes amours ces temps-ci ? Tu as enfin trouvé ton prince charmant ?


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MessageSujet : Re: C'est pas permis qu'il fasse aussi froid, mes doigts de pieds sont gelés ! [Jodie] Terminé. Mar 18 Fév 2014 - 22:01


Des prénoms pour les enfants ?
Ce serait pratique pour les cartes d'anniversaire.



OMG OMG OMG. Je suis désolée. J'ai perdu le post D:
Je vais fouiller mon ordi pour le retrouver ou sinon je le réécrirait D:
 

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MessageSujet : Re: C'est pas permis qu'il fasse aussi froid, mes doigts de pieds sont gelés ! [Jodie] Terminé. Mar 4 Mar 2014 - 10:50

Les enfants c'est mignons

ou pas...

Peeter garda dans un coin de sa tête les indications de Jodie sur les dentistes : équivalent de la STASI, escrocs, empêcheurs de s'empiffrer de sucreries... pauvres moldus. Ce ne serait pas lui que l'on amènerait dans un tel lieu, oh ça non !

Il s'en voulut ensuite d'avoir demandé à Jodie sa situation amoureuse... Ce n'était pas vraiment délicat de sa part. Bien entendu il était en courant, plus ou moins, de ses déboires mais décidément l'allégresse des moldus à l'approche de noël lui donnait l'envie de parler de choses légères. Mais autant pour l'un que pour l'autre, l'amour était un immense désert aride. Et si Jodie le prenait avec une maturité peu commune à sa personnalité, Peeter lui, commençait sérieusement à s'inquiéter. Car à part quelques aventures de bar, rien de sérieux ne s'était passé dans sa vie. Il n'était même pas fichu de comprendre sa relation actuelle avec Hippolyte et il jouait l'amant platonique -ou pas- avec Theodore par simple intérêt journalistique...
Rectification, sa vie sentimentale n'était pas proche de zéro, mais en réalité extrêmement compliquée. Cependant il n'eut pas le temps de s'appesantir sur le sujet que sa comparse commençait à affabuler sur leur futur. Elle était drôle quand elle partait dans ses délires jodéiens. Il tiqua cependant sur la description qu'elle tentait de faire d'un Peeter plus vieux et patapouf... ce n'était pas vraiment l'image qu'il aimerait donner dans 15 ans. Mais il ne pu s'empêcher de rire lorsqu'elle se présenta comme la marraine parfaite pour ses futurs hypothétique enfants. Bien entendu si le conditionnel devenait un présent véritable il ne laisserait jamais ses bambins chéris dans les mains de cette agitée du sucre sans un surveillance serrée.


- Je pense que l'on en restera aux visites dominicales, même si je ne suis pas contre de dévaliser un de ces jours ta boutique de sucreries. Mais attention à toi, pas d'alcool ni de sortie en boîte avant 18 ans ! En plus de deux enfants je devrais aussi m'occuper d'une gamine de 5 ans, oui c'est de toi que je parle ! Ça nous fera pas mal de boulot en plus. 

Ils marchaient désormais sur le bord de la Tamise, les bistrots fleurissaient à cette endroit. L'un deux laissait passer une musique jazzy jouée en direct. Elle contrastait étrangement avec le froid lacérant de la berge.


- Ben, je ne sais pas dans ton cas, mais ça me donne un coup de vieux là tout de suite. Parler de notre futur, des traces de l'âge et des enfants... Écoute... peut être que je me mettrais à écouter ce genre de musique plus tard, c'est cool et puis au moins je n'aurais pas besoin de trop bouger mon gros bidon pour danser dessus ! Il mima avec ses bras un ventre imaginaire qui ressemblait plus à celui d'une femme enceinte. Il lui tendit ensuite une main. Si on commençait à s'entraîner maintenant ? Il l’entraîna d'abord dans une danse mesurée. Un pas devant, un autre sur le côté... aïe ! Évite de me marcher sur les pieds, un dernier en arrière et faite tourner la demoiselle. Tourner, tourner, tourner... Ça va, pas trop mal à la tête ?
Et maintenant plus de règles on se laisse aller !


Ils partirent dans une dans endiablée qui ne suivait plus vraiment le rythme de la musique. Les mains l'unes dans l'autres, comme des adolescents. A passer en dessous de leurs bras, s'enrouler et se dérouler pour finir par tourner en rond comme les maternelles au carnaval.

- Ouah, maintenant j'ai trop chaud. Allez chère cavalière, nous avons une roue à conquérir !

Tout en se dirigeant à nouveau vers leur but Peeter garda sa main dans celle de Jodie.


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MessageSujet : Re: C'est pas permis qu'il fasse aussi froid, mes doigts de pieds sont gelés ! [Jodie] Terminé. Sam 5 Avr 2014 - 20:18


Oh no.
Not a couple, mam !


Elle, une gamine de cinq ans ? Pour la peine il méritait bien qu’elle lui tire la langue. Outre cela, Peeter avait cependant le mérite d’être pragmatique et d’envisager bien à l’avance la venue de goûts musicaux vintage.
Ah! Qu’on était bien partout ailleurs que dans le monde magique. Quoique lorsqu’il s’agissait de danser, le pauvre Peeter aurait sans doute souhaité se trouver partout ailleurs que face à Jodie, qui lui écrasait consciencieusement les pieds à chaque pas. Malgré toute la bonne volonté du monde elle s’obstinait à avancer le pied gauche alors que la logique aurait voulu le contraire. Aussi le jeune homme agit-il extrêmement judicieusement dans l’optique de préserver ses chaussures en décréter ouverte la partie free-style. Moins dans le rythme que Peeter, Jodie prenait cependant autant de plaisir que lui à se dandiner dans une langueur très relative.

- Si on s’inscrivait à un concours de danse, je suis certaine qu’on gagnerait haut la main.

Au moins cela.
Toujours sur l’impulsion du libraire, ils arrêtèrent leurs déhanchements pour repartir vers leur tant espéré et attendu London Eye. Après course et danse, les quelques centaines de mètres qu’ils leur restaient à faire furent plus tranquille. Ils prenaient enfin le temps de flâner, de trainer un peu des pieds et de s’extasier une fois que la roue fut enfin dans leur champ de vision.

Et ce fut sourire aux lèvres qu’ils partirent se greffer, toujours main dans la main, dans la file d’attente du monument.
Derrière eux, une vieille femme leur tapota l’épaule afin qu’ils se retournent.

- Comme vous êtes mignons tous les deux.
Elle affirmait cela avec un étrange attendrissement. Ouvrant d’immenses yeux, elle se tourna vers Peeter avec une mine d’incompréhension, avant que les paroles de la femme n’atteignent son cerveau et qu’elle retire immédiatement sa main de celle de Peeter.
- Oh, non non non, on n’est pas ensemble.

La situation était assez gênante, mais ne dura pas bien longtemps puisque qu’il était leur tour de passer à la caisse.
D’un geste de la main elle interdit à Peeter de sortir de son porte-monnaie et retira ses moufles afin de fouiller toutes les poches de son manteau, puis de son pantalon avant d’en sortir miraculeusement –et triomphalement- un billet de vingt livres. Et sans regret elle dépensa ce qui lui restait de budget hebdomadaire pour leur acheter deux billets. Il s’agissait, en plus de d’un acte amical, de prouver qu’elle n’était pas un parasite qui vivait complètement sur le dos de ses amis. Quand bien même Peeter avait sans doute plus de moyens financiers qu’elle grâce à sa librairie, cette véritable référence dans le monde sorcier anglais, cela ne constituait pas une raison pour profiter de lui et de sa générosité.
Chanceux qu’ils étaient, il n’y avait pas beaucoup de monde dans les nacelles, ils purent ainsi grimper dans une petite bulle qui leur était entièrement dédiée.
A peine la roue se remit-elle en marche lorsqu’ils furent montés que Jodie se colla contre la vitre pour faire des grimaces aux passagers de la nacelle supérieure. Soit. En repensant à cet épisode de sa vie de jeune adulte sans doute ne rechignerait plus lorsque Peeter lui donnerait quatre ans et demi d’âge mental. Malheureusement les touristes qui se trouvaient au-dessus de leur tête semblaient plus occupés à contempler la vue et ne remarquèrent pas la grande gamine qui se trouvait sous eux. Déçue, Jodie se résolue à s’asseoir sur le banc et se tourna vers Peeter, qu’elle avait l’espace d’un instant presque oublié.
Elle attendit qu’il vienne s’asseoir près d’elle pour poser sa tête sur son épaule, soudain légèrement fatiguée par la longue course qu’ils avaient effectuée.

- Merci de m’avoir emmenée ici. On est drôlement bien…

Elle soupira doucement, plia les jambes pour ramener ses genoux à sa poitrine et laissa ses yeux se perdre dans le paysage.

- Est-ce que parfois tu ne te dis pas qu’on serait mieux dans le monde moldu ? Pas de balais, pas de baguette, au fond ce serait peut-être plus facile.

Elle resta quelques secondes appuyées contre Peeter, pensive, avant de se redresser et de lui lancer un sourire amusé.

- Quoique je te vois mal te servir d’un micro-onde ou d’un aspirateur.

L’ancien Gryffondor avait beau être passionnée par la technologie moldu, l’imaginer un avec appareil électroménager entre les mains était assurément drôle. Entourés de ses deux gosses et affairé à la cuisine, le Peeter du futur était un gag à lui tout seul.



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It’s where happiness hides
Il ne suffit pas d'être en vie, il faut être vivant . C'est à dire savoir à chaque instant qu'on est au coeur d'un prodige et être en contact, en harmonie avec lui. C'est difficile, mais lorsqu'on parvient à en prendre conscience, on en reçoit un perpétuel émerveillement qui paie au centuple des effors que l'on a consentis.
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: Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches, et la couleur innée de la résolution blêmit sous les pâles reflets de la pensée. Et les entreprises de hauts vols et de grands poids sous ce regard, se détournent de leur cours et perdent leur nom d'action. - Hamlet

ϟ ÂGE : 28
ϟ FONCTION : Propriétaire de Fleury et Bott - Militant pour la cause moldue - Scribouillard de papiers politiques à ses nuits blanches.
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C'est pas permis qu'il fasse aussi froid, mes doigts de pieds sont gelés ! [Jodie] Terminé.
MessageSujet : Re: C'est pas permis qu'il fasse aussi froid, mes doigts de pieds sont gelés ! [Jodie] Terminé. Mer 30 Avr 2014 - 11:34

Je ne suis

rien
sans toi.

« Comme vous êtes mignons tous les deux. »

Peeter venait de tourner rouge pivoine en comprenant que la grand-mère s'adressait réellement à eux. Il s'allia de concert avec le démenti de son amie « Pas du tout madame. Mais pas du tout m'dame ! » répéta-t-il frénétiquement, levant à demi les bras lorsque Jodie lui lâcha la main.

En se retournant pour reprendre sa place dans la file, il regarda ses chaussures comme un gamin devant avouer une bêtise à ses parents - et il s'y connaissait plutôt bien, croyez-moi.
« Excuse-moi. » dit-il alors d'une petite voix, presque chuchotée. C'était plutôt idiot de sa part, il n'avait rien fait de mal pour être désolé. Ce n'était pas de sa faute si les mères-grand étaient trop curieuses de nos jours.

Mais passé la première gêne il regarda la situation tout à fait autrement : Un instant, il s'imagina être réellement en couple avec Jodie - dans une autre dimension temporelle très éloignée de la nôtre... pour tout dire, Peeter avait plutôt du mal à se faire des images plus ou moins concrètes. Il avait beaucoup de difficultés à envisager Jodie dans une situation plus adulte que le simple fait de savoir cuisiner des pâtes -chose qu'elle avait encore du mal à accomplir à ce jour. Alors dans une relation sérieuse de couple encore moins ! Et puis ce serait plutôt comique. Non franchement. Peeter haussa les épaules et rendit un sourire amusé au regard interrogateur de sa chère amie sur la raison de sa soudaine gaieté.

« Ce n'est rien. »

Il ne put s'étaler plus longuement sur le comment du pourquoi car leur tour de payer était déjà arrivé. D'ailleurs Jodie montra toute l'étendue de ses réflexes en sortant son porte-monnaie et un billet qu'elle plaqua avec la vitesse de l'éclair, sans laisser le temps à Peeter de riposter de quelque manière que ce soit -il aurait très bien pu remplacer le biller par le sien, mais ce serait un peu trop exagéré. Il se contenta d'un "mais" et d'une promesse de lui acheter une gaufre en sortant. « Tu ne pourras pas résister ! »

Mais le libraire se doutait que son amie avait parfois besoin de montrer qu'elle ne vivait pas totalement au crochet des autres, elle avait d'ailleurs formulé quelques requêtes là dessus sinon il n'aurait pas compris. Car Peeter n'avait jamais imaginé Jodie comme un poids mort - il avait pu en juger en la portant sur son dos pendant quelques kilomètres dans une course effrénée. Il savait qu'elle traversait une passe difficile dans sa vie et que l'argent n'était pas toujours là où il fallait. Depuis Poudlard ils avaient prit l'habitude de s'entraider mutuellement, et il se trouvait que Peeter avait un revenu assez conséquent pour remplir les blancs bancaires de son amie. Alors bien entendu qu'il ferait tout son possible pour lui permettre de vivre paisiblement. La question ne s'était pas posée - tant qu'il pouvait continuer son train-train. Et puis Jodie était un rayon de bonheur pour quiconque croisait sa route, on ne pouvait dignement pas la mettre à la rue pour de simples raisons pécuniaires. La chose est que Peeter croyait en Jodie, même si cette dernière pouvait se faire passer pour plus bête qu'un manche à balai. Ses capacités étaient indéniables... - bien qu'elle ne les aient pas encore toutes trouvées pour les utiliser à bon escient.

Enfin, ils purent s'installer dans la cabine. Peeter venait de s'asseoir sur la banquette de gauche, bien content de pouvoir enfin poser ses fesses. Il plongea son regard dans l'étendue de la capitale qu'ils surplombaient désormais. C'était plaisant. Relaxant. Tous ces gens qui se pressaient par ce temps ingrat comme des petites figurines d'une maquette miniature quelconque. Les flocons qui commençaient à tomber s'accrochaient aux vitres de la nacelle. Peeter frissonna et remonta le col de son manteau. Un simple regard à son amie lui fit perdre toute la notion de la tempête polaire qui se préparait dehors : Cette petite gamine s'amusait à tirer la langue aux habitants des autres nacelles. Elle semblait y prendre un plaisir tout à fait innocent. Cette fille était vraiment singulière. Impossible de ne pas sourire devant cette incongruité où cohabitait le cerveau d'une petite fille dans le corps du jeune femme de 25 ans.

« Je suis surtout content que tu sois venue »

C'était vrai. La journée aurait été totalement différente s'il ne l'avait pas eue à ses côtés.

Elle le rejoignit à ses côtés et plaça sa tête sur son épaule, dans une position toujours en harmonie avec son mental. Peeter passa un bras derrière son dos. Il était près à lui chanter une berceuse si elle n'avait pas recommencé à parler.

« Peut être que notre vie serait plus simple... c'est possible. Mais je n'arrive pas à envisager mon quotidien sans la magie, et les aspirateurs c'est trop pour moi. »

Peeter allongea ses jambes sur les fauteuils de devant, les bras croisés.

« Tout à l'heure, après que la grand-mère nous ait pris pour un couple... eh bien j'ai essayé de m'imaginer si c'était vraiment le cas tu vois... et franchement... » Il ne pu s'empêcher de rire. « C'est difficile ! Mais le prend pas mal hein ! » Il redressa son dos. « Je ne troquerais pour rien au monde la vie que j'ai aujourd'hui contre aucune paisible existence moldue... car c'est cette vie qui m'a permis de te rencontrer... et ça je ne le changerais pas. » Un sourire bienveillant il continua sur sa lancée.

« Je ne serais pas là où j'en suis... je t'assure. »

Et il ne mentait pas. Jodie lui avait permis d'ouvrir les yeux sur ce qu'il voulait réellement être. Au delà des études d'Histoire et de Politique il avait compris ce qui le poussait réellement à vivre. Toujours là dans ses pires coups de déprime, Peeter pouvait toujours compter sur elle.

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C'est pas permis qu'il fasse aussi froid, mes doigts de pieds sont gelés ! [Jodie] Terminé.
MessageSujet : Re: C'est pas permis qu'il fasse aussi froid, mes doigts de pieds sont gelés ! [Jodie] Terminé. Lun 19 Mai 2014 - 11:49


We have to remember what's important in life :
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Imaginer Peeter tenir un aspirateur revenait au fond à envisager un pingouin tentant de faire cuire un œuf : assez improbable, surtout très drôle.

- Le plus difficile à manier reste le micro-onde. C’est super vicieux comme truc : parfois l’assiette est brûlante mais tes pâtes réchauffées désespérément froides. Super dangereux !

Et plus elle se convainquait que Peeter serait incapable de survivre dans le monde moldu, plus cela lui paraissait paradoxal compte tenu de son intérêt pour ce côté de la Grande-Bretagne et sa défense de ceux qui ne suspectait pas l’existence de la magie. Alors il semblait d’autant plus étrange que ceci était loin d’être un secret, aucun membre de l’Ordre –y compris elle-même, ce qui s’expliquait sans doute par le fait qu’ils n’aient jamais trop parlé politique- n’ait tenté de lui ouvrir la porte du square Grimmaurd. Mais car elle avait juré de ne pas évoquer l’actualité politique magique durant leur sortie londonienne, Jodie se contenta de songer et de se promettre de demander une explication. Sans doute à Charlie étant donné qu’il côtoyait quotidienne le jeune homme, peut-être à Clément puisque ce dernier connaissait tout le monde ou presque.
Ses yeux s’étaient clos un instant, alors qu’elle se laissait doucement bercer par les mouvements lents de la roue, la tête toujours appuyée sur l’épaule du libraire. Cependant elle ne s’accorda que peu de répit et se redressa vite afin de froncer les sourcils à la remarque du jeune homme concernant leur impossible avenir conjugal.

- J’aurais trouvé très bizarre que ce soit une situation hypothétique qui t’inspire, assura-t-elle comme si cela lui semblait une évidence telle que le préciser semblait ridicule.
En supposant de faire abstraction des orientations de l’un et l’autre –ce qui constituait déjà une modification sensible de la réalité-, ils resteraient le couple le moins compatible et équilibré de toute l’histoire de l’humanité : Jodie en était persuadée. A l’heure actuelle, étant entendu que dès lors qu’elle pouvait confier la moindre responsabilité à un tiers la jeune femme le faisait sans hésiter, il aurait par exemple fallu que Peeter se préoccupe de tout leur quotidien, ou presque. Car en cas d’absence, Jodie aurait sans doute été capable de continuer à nourrir les poissons rouges, commande à manger et garder un appartement relativement propre à défaut d’être rangé. Mais puisque le temps était à l’uchronie future, imaginons promptement Peeter d’ici quelques années, toujours dans son joli pavillon de banlieue, autour de lui deux petites têtes rousses plutôt que blondes… Au travail pour payer les factures, à la cuisine au nom d’une hygiène de vie saine, aux devoirs et aux réprimandes pendant que la très vague figure maternelle serait occupée à jouer au chimpanzé dans les arbres du jardin. Extraordinairement improbable, n’est-ce pas ? Peut-être même un brin pitoyable.

- Et puis, reprit Jodie en marmonnant, si bien qu’à moins de tendre l’oreille ce qui sortait de sa bouche n’était qu’une bouillie de sons incompréhensibles, de toute façon je m’imagine plutôt avec un grand blond à la carrure d’athlète. Un Suédois par exemple.

D’abord.
Sans relever la remarque dénuée de réel intérêt de Jodie, il se lança alors dans une adorable déclaration d’amitié, ce genre de monologue trop sincère, trop adorable, trop émouvant. Et non, Jodie n’était pas en train d’essuyer une petite larme émue du coin de son œil. Ou presque pas.

- Pour moi aussi c’est une chance énorme d’avoir des amis sur qui compter. Elle sortit un kleenex et se moucha bruyamment. On pourrait croire que j’ai pas réussi grand chose de ma vie d’adulte, et certes il y aurait peut-être quelques corrections à apporter, mais pour autant j’ai pas l’impression de l’avoir totalement raté. Parce que vaut sans doute mieux se réveiller tous les matins avec la sensation de compter pour certains et de les adorer en retour plutôt que de se coucher tous les soirs en comptant ses gallions.

Jodie philosophe. Montaigne, te serais-tu réincarné féminin mais toujours tourné vers la gent masculine ? Non. L’Ecossaise manquait tout aussi assurément que cruellement de sa subtilité. Ne serait-ce que parce que le travail de gérant d’un commerce de Peeter supposait un minimum de gestion de compte. Voire consistait essentiellement en une gestion de portefeuille.

- Oh, pardon. Toi aussi tu comptes tes gallions… Elle grimaça puis lui donna une tape amicale et un peu compatissante sur l’épaule. Mais aussi quelle idée d’être son propre patron. Tu t’ajoutes beaucoup de fastidieux, mon pauvre Peeter.

Leur nacelle atteignait le sommet de la roue et elle se leva afin de profiter un peu plus de la vue.

- Un jour, il faudra qu’on prenne tous les deux des vacances –enfin surtout toi, moi c’est facile-, et qu’on aille faire le tour des distilleries d’Ecosse. Et de Russie. Puis on ira chacun adopter un petit tibétain.

Cette remarque n’avait en effet rien à voir avec le paysage qu’elle observait avec application et avait simplement poussé dans son esprit comme une mauvaise herbe. Cette suite illogique d’idée lui était simplement apparue comme soudain extraordinairement plaisante.

- Mais je nous autorise à remettre ce grand tour à plus tard et à finir le périple actuel par une gaufre. Avec de la chantilly. Beaucoup de chantilly.

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C'est pas permis qu'il fasse aussi froid, mes doigts de pieds sont gelés ! [Jodie] Terminé.
MessageSujet : Re: C'est pas permis qu'il fasse aussi froid, mes doigts de pieds sont gelés ! [Jodie] Terminé. Sam 26 Juil 2014 - 0:58

Le contenu d'une cacahuète est suffisant

pour que deux amis puissent le partager

Jodie avait mille fois raison. Ses amis étaient une source de bonheur intarissable et Peeter serait perdu sans leur aide, sans leur présence à ses côtés. Il y avait Hippolyte qui malgré la distance qui s'était creusé entre eux était toujours là pour lui. Rafael et leurs éternelles disputes. Ces nuits dans les bras de Montag, son meilleur ami qui parvenait à le remettre debout dans les moments difficiles. La douceur d'Electre. Il pouvait aussi compter sur James, Meredith, Charlie... Tellement de personnes qu'il chérissait à s'en rompre le cœur. Et puis Jodie, il y avait tellement de choses à dire sur cette fameuse rousse. Peeter aurait voulu que rien ne s'arrête, que les jours ressemble à cette après-midi d'hiver. Manger des marrons – rire – se promener – vivre simplement. Ne plus penser aux ministère, à la SEPPOM ou aux mangemorts.

« Maieuh, j'aime bien compter mes Gallions et les cacher sous mon matelas la nuit ! » Imitation lamentable du vieil avare de Robin des Bois -son dessin-animé préféré-, les mains crispés sur son porte-monnaie qu'il venait de sortir de la poche de son manteau et appuyé maintenant sur sa poitrine en faisant semblant de le protéger de la méchante Jodie des Bois. Pas convaincant pour un sou.

Il fallait cependant avouer la vérité : Peeter était plutôt à cheval sur les comptes, dans le genre harpie qui vous saute dessus si vous oubliez de noter convenablement tous les achats et regardait d'un mauvais œil les clients qui repartaient les mains vides.
Peeter était un excellent commerçant. C'était clair.
Faisant attention à toutes ses dépenses dans la vie de tous les jours mais dès qu'il s'agissait de sortir avec des amis ou d'aider financièrement ces derniers il ne comptait plus. Donc pas aussi avare que le premier venu pourrait croire.

« C'est pas exactement mon choix… entreprise de famille, fils unique, j'étais un peu coincé tu vois. » Son métier lui plaisait, il avait grandit dans cette librairie. C'était son héritage et il ne l'aurait jamais laissé à un autre. Pourtant il avait toujours eu ce petit regret coincé dans un coin de sa tête, regret de ne pas avoir vécu sa vie comme il le souhaitait et non comme ses parents le voulaient, de ne pas avoir suivit Hippolyte en Amérique pour lui aussi devenir un grand journaliste. Mais ça ne servait à rien de ruminer le passé et avec des « j'aurai pu ; j'aurai dû » on pourrait aller jusqu'à faire disparaître Voldemort et toute sa clique. Non, inutile de se lamenter, Peeter l'avait bien compris.

« Être son patron ça a pas mal de points positifs mine de rien, comme par exemple pouvoir se carapater pendant les heures de boulot et laisser le travail aux employés pour aller faire un tour sur la grande roue puis se goinfrer de gaufres ! » Et ça on pouvait le dire qu'il profiter de ses privilèges de gérant. Meredith n'appréciait pas toujours de le voir disparaître et Charlie... ne disait rien comme à son habitude. Peut-être qu'il exagérait un peu, sûrement même. Mais si vous voulez voir Peeter reconnaître un jour ses tords -pour n'importe quoi- il va falloir vous cryogéniser et attendre trèèès longtemps. Autant dire perpette les glycines.

« Brr pas la Russie, je préfère un endroit chaud comme l'Afrique ou bien le Mexique tiens ! On fera un Safari photos dans une réserve naturelle au Nigeria ou un truc du genre. » L'idée était plaisante, il se voyait déjà dans une jeep avec Jodie mitraillant tout ce qui bouge avec un appareil sorcier et puis la chaleur étouffante... un délice comparé à ce frigidaire qu'était la capitale. Peeter se leva de la banquette et profita du paysage avec Jodie. Le front collé à la fenêtre embué de la nacelle. Londres était magnifique vue d'en haut, avec toute son agitation, ses couleurs de noël. Cette endroit semblait si paisible.

En entendant les mots « gaufres » et « chantilly » le ventre de Peeter émit un gargouillement significatif. On se demandait vraiment comment un ventre sur patte comme lui arrivait à tenir ce tas d'os sans muscles ni graisses. Les mystères de la physique.

« Tu m'enlèves les mots de la bouche. »

Le tour était finit, on devait laisser la place aux autres visiteurs et touristes. Peeter prit le bras de son amie pour sortir de la nacelle et quitter les lieux.

« C'est parti pour une autre aventure, nous allons terrasser un horrible dragon et gagner une montagne de gaufres à la chantilly. Allez monte ! » Il plia les jambes et offrit son dos à Jodie, cette fois-ci elle avait sa permission pour chevaucher les rues de Londres.

THE END -pour mieux continuer plus tard-

Spoiler:
 


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