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A. LICHUAN WHITELAW
(TROUVÉ)

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We belong to the frozen world [event pv-Margery]
MessageSujet : We belong to the frozen world [event pv-Margery] Mer 29 Jan 2014 - 13:35

I follow your footprints in the snow

I let you lead the way
I hope we'll meet one day


Le ciel de Londres avait troqué son habituelle couverture grise et brumeuse pour s'affubler d'une myriade de flocons de neige qui tombaient en abondance sur la capitale. Ceci depuis l'aube. Mais franchement ça ne changeait pas réellement du brouillard, c'était dans un sens pire encore. 
Les quelques courageux passants dans l'allée du chemin de Traverse peinaient à se repérer : le corps penché, les yeux à demi fermés pour se protéger des rafales blanches. Ils leur fallait tendre un bras pour ne pas foncer dans un mur. Ce n'était même pas la peine de sortir un parapluie à cause d'un blizzard soutenu qui faisait se retourner la plus solide des armature. L'autre bras serrait leur taille dans un vain effort pour se protéger du froid. Inutile car l'air glacial qui soufflait s'engouffrait sous leur large manteau, rafraîchissant chaque centimètres carré de leur peau. Des râles de frissons parcouraient leurs corps de la même manière qu'un homme pris d'une grande fièvre. 
Chaque pas était perçu comme un exploit. Mais difficile d'en profiter lorsque vous étiez de nouveau assailli par une giclée de poudreuse blanche qui cinglait votre visage rosit par les engelures. La rue était devenue un terrain dangereux. Même si les sorciers étaient avantagés par le transplanage. 
S'il avait été possible aux habitants de voir à travers leurs carreaux, ils auraient bien ri de ce singulier spectacle. Tout chanceux qu'ils étaient dans la quiétude d'un feu de cheminée. En ce jour de Décembre on se serait cru au pays des ours blancs. D'ailleurs, on ne serait plus très surpris d'en voir passer un bientôt. Faudrait-il encore distinguer quelque chose sous cet amas de flocons.
Mais Peeter s'en fichait bien du combat contre les forces de la nature qui se déroulait en ce moment même. Si les gens voulaient risquer leur vie sous ce froid glacial, c'était leur problème. Pas le sien. Il était bien trop occupé à lire l'article de la SEPPOM qu'il venait de recevoir ce matin même.
Dans les faits, il n'avait pas eu l'occasion d'y jeter le moindre coup d’œil : Entre les retards de fourniture pour cause de mauvais temps (Non vraiment, je n'avais pas remarqué ! Mais débrouillez-vous mon vieux, j'ai des clients qui attendent, moi !), les grognement de Meredith qui n'avait pas l'air non plus d'apprécier la situation, et sa fatigue accumulée après des insomnies à répétitions penché sur le cas Theodore. Non, en toute honnêteté ça lui était passé par dessus la tête cet arrêté du ministère.
Oh bien sur il était on ne peut plus au courant par les commérages. Cependant, il n'avait pas eu l'occasion de s'informer de lui même.
Alors lorsque ce midi il vit que le temps n'allait qu'en s'aggravant il donna congé à Charlie et Meredith pour l'après-midi. A lui tout seul il gérerait facilement le peu de client qui oseraient braver la tempête qui faisait rage.
Étant seul, il alluma une cigarette et en tira une bouffée salvatrice qui intoxiqua ses poumons avec délice. Déjà il la rapprochait de ses lèvres pour téter de nouveau. Il s'accouda sur le bureau de la librairie. Passa sa main libre dans ses cheveux pour, d'un geste machinal, se débarrasser de quelques nœuds importuns. Il s'engagea dans la lecture du papier soulevant la tête par instant pour reprendre une bouffée de nicotine. A certains paragraphes il lui arrivait de hausser les sourcils, de pousser un grognement sourd ou le plus généralement de tourner la tête de droite à gauche.


- Tous pourris.


Finit-il pas lâcher comme seul commentaire qui lui semblait valable.
D'un geste désabusé il écrasa son mégot dans le cendrier et entreprit de chiffonner le papier jusqu'à en faire une boule qu'il lança à l'autre bout du magasin. Cette dernière ricocha sur une pile de livres, pour rouler vers la porte d'entrée. Les livres en suspends tremblèrent d'un même être, mais restèrent finalement en place.
- Voilà ce que j'en fais de leurs arrêtés merdiques !
Ensuite tout se passa très vite : la porte s'ouvrit, laissant entrer une rasade de vent frais accompagné de neige fondue. Elle se referma rapidement. Dans le même temps Peeter venait de crier ses dernières paroles et mimait un bras d'honneur vers le papier et indirectement en direction de la femme qui venait de faire son apparition.
Le gérant se ressaisit dans l'instant, espérant qu'elle ne l'avait ni entendue ni vue. Cette situation le mit d'autant plus mal à l'aise lorsqu'il reconnut ce visage. En fait il n'avait jamais eu l'occasion de la voir d'aussi près. Son apparition coïncidait tellement avec la situation qu'il ne put s'empêcher de murmurer son nom


- Margery Hensley… ça alors !


Puis plus haut ;


- Bien le bonjour madame, vous avez du courage pour sortir par un temps pareil.


Des banalités qu'il voulait détachées pour ne pas donner le soupçon à son interlocutrice qu'il connaissait son identité. Mais enfin c'était assez stupide de sa part puisque tout le monde connaissait la ministre de la justice. Et il n'y avait aucune raison de cacher sa venue dans une simple librairie, tout ce qu'il y avait de plus normal.
De plus il était fort peu probable qu'elle n'ait pas compris, au vu de la tête moitié ahurie, moitié sourire niais de Peeter.

Il passait pour un idiot devant son idole... quelle tragédie !

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We belong to the frozen world [event pv-Margery]
MessageSujet : Re: We belong to the frozen world [event pv-Margery] Dim 9 Mar 2014 - 18:02

Le début de la fin :

We belong to the frozen world
Avec Peeter D. Bletchley



Muzicons.com


Les bruits de couloir ne cessaient de s’intensifier depuis quelques jours. La plupart des titres de presse annonçaient le départ imminent de la Dame de Fer du monde magique. Ministre de la Justice depuis presque dix ans, sa réputation fut entachée au fur et à mesure que les actions du Ministère ont sombré dans la corruption. Mis en cause dans plusieurs affaires, soit pour sa prétendue incompétence que pour son manque de considérations des gens comme le décrivait Rita Skeeter quelques mois auparavant, Margery Hensley était donnée comme morte politiquement. Assassinée par son propre ministre de tutelle, Philéas Folengrain, les défections de ses collaborateurs ne cessèrent de se multiplier depuis quelques jours. La nouvelle police politique, la SEPPOM, avait fini d’achever l’émancipation du Département de la Justice Magique par rapport à l’autorité suprême du Ministre de la Magie. Un conflit d’intérêts direct venait d’engendrer un bras de fer au plus haut sommet de l’État. Mme Hensley contre M. Folengrain. Deux fortes personnalités qui se battaient pour des causes différentes, et dont ce dernier voulait impérativement se débarrasser afin d’accélérer le rythme de ses réformes controversées.

C’était en substance, la réflexion politique qu’achevait Margery à la lecture d’un journal Moldu. Un article sur la politique du nouveau Premier ministre, Tony Blair. Cela n’avait aucun rapport avec le monde magique, mais elle ne pouvait s’empêcher d’effectuer mille et une comparaisons avec sa situation. Sa personne l’inquiétait tellement, qu’elle ne pût plus s’empêcher de relier la moindre petite chose au chaos qui s’annonçait au Ministère. Depuis la publication de son pamphlet dans la Gazette du Sorcier, l’ambiance s’était clairement dégradée. Des regards assassins, des joutes verbales se perdaient dans les bureaux entre les pro-Margery et les pro-Philéas. La fin de la récréation allait être sifflée. L’un des deux allait sauter, et la Dame savait être réaliste. Elle réfléchissait déjà à l’après. De quelle façon pourrait-elle convertir son engagement politique sans fonctions pour le modéliser ? L’équation donnée, elle ne voulait pas la résoudre. Elle ne se résolvait pas à lâcher les armes, même lorsque la guerre s’annonçait perdue d’avance. Déclarer la guerre au Ministre de la Magie… C’était peut-être inconsidéré, mais si elle ne se désolidarisait pas de la SEPPOM, les dégâts auraient été incommensurables au niveau de sa stature. À un moment, lorsque les questions de principes sont en jeu, on ne peut pas envisager la négociation. À ce moment-là, il ne fallait pas envisager la négociation. Elle ne le regrettait pas, quand bien même dût-elle perdre son poste. De toute évidence, la population saurait qu’on la limogerait par le fait du prince.
C’était en substance, toute sa stratégie pour les prochaines semaines : tenir au maximum pour se faire remercier. Ce qui entacherait obligatoirement l’image de ce despote mégalomane.

D’un soupir, elle reposa The Times. Vêtue de son tailleur noir, au col lavallière blanc tacheté de bleu marine, elle ne savait plus que faire pour passer le temps. Retirée dans son appartement du quartier Mayfair, Margery passait ce mercredi loin des affaires politiques. Officiellement en voyage auprès du nouveau Premier ministre de Grande-Bretagne qu’elle rencontra dans la matinée, le déjeuner avait été moins long que prévu. Nous étions dans l’après-midi, il restait encore quelques heures à meubler. Inspectant méticuleusement sa collection de livres, elle s’agenouilla auprès de sa bibliothèque. Il lui manquait des livres. Une étagère, presque entièrement vide, demandait à être remplie par les derniers ouvrages sortis. Cela faisait des mois qu’elle n’avait pas pu se rendre dans une librairie. Les impératifs de la vie politique l’empêchaient d’avoir trop de temps libre. À une époque, elle s’y rendait une fois par semaine minimum, ou alors, elle passait une rapide commande qu’elle venait chercher dans le mois. En tous état de cause, ses habitudes furent chamboulées, et à l’aube d’une nouvelle page de sa vie, il était peut-être temps de les reprendre. Surtout que la britannique n’aimait pas la routine. Elle aimait prendre ses décisions au dernier moment. Elle ne voulait pas glander dans un appartement toute une après-midi, non, il lui fallait de l’action, quelque chose à faire en tout instant.

Voilà ce que ça représentait, la vie, pour elle. Reprenant sa baguette magique en plume de phénix, elle saisit son manteau et sortit de sa propriété – oui, elle n’était pas locataire ! Elle y fit une petite formule pour effacer les traces de son passage. Personne ne devait connaître l’existence de cet appartement. Personne ne soupçonnait qu’elle pouvait habiter ici de toute façon : cela devait en être ainsi. Tenant à sa vie privée, elle partit certaine que personne ne trouverait cet endroit.

Transplanant jusqu’au niveau du Chemin de Traverse, Margery Hensley fut frappée par le fait qu’il n’y avait personne. À cause du mois de décembre, peut-être, mais elle imputait surtout cela au climat de terreur qui régnait dans le monde magique. Malgré les mesures de précaution mises en place au nom du Bureau des Aurors, la Dame de Fer dut bien comprendre que la SEPPOM provoqua une rupture de confiance au niveau de la population. La mise en place d’un régime totalitaire suivait son cours, et personne n’osait s’y opposer. Cette indifférence lui glaçait le sang. Il ne fallait pas rester passif ! S’entraînant vers la librairie Fleury et Bott, de nouvelles idées catastrophiques lui traversèrent la tête, dont elle ne redescendit qu’en voyant la petite boule de papier coulisser jusqu’à ses talons noirs. Elle en demeura interdite. Depuis quand on accueillait les gens de cette façon ? Déjà que son humeur n’était pas au beau fixe, le gérant de ce magasin n’arrangeait rien avec une telle attitude. Mais elle n’eut pas le temps de dire grand chose que celui-ci arriva jusqu’à son niveau, commença à dégainer les formalités sans doute hyperbolées en raison de son statut. C’était un jeune homme de la nouvelle génération, à la barbe de deux jours, le sourire un peu candide mais qui lui donnait un air sincère. Du moins, ce fut sa première expertise à en juger la moue qu’il tirait en la voyant fouler le sol de son commerce.

« Bonsoir monsieur, nous ne nous connaissons pas ! » Fit-elle très aimablement avant de se reprendre. « Du moins, je ne vous connais pas. Mais à en juger par votre très charmant accueil – à l’exception de cette boulette que j’ai reçue à mes pieds – vous devez être le gérant de cette boutique. »

Mme Hensley établissait elle-même un distinguo entre sa personnalité professionnelle et personnelle. Son caractère différenciait qu’elle fusse présente en tant que Ministre de la Justice ou simple cliente d’un magasin. Ce pourquoi elle affichait un sourire assez chaleureux, qui tranchait radicalement avec son air austère qui lui était si propre. D’un coup de baguette, elle remonta le papier qui se trouvait à ses pieds. Elle ne se donna pas la peine de le déplier elle-même, la magie savait aussi le faire. Après tout, la britannique était partisane du moindre effort. Elle faisait partie de ces gens qui confiait un maximum de ses tâches à sa baguette, surtout quand on avait un emploi du temps comme elle.

« L’article sur la SEPPOM. » Lut-elle, glaçante. Elle sortit les lunettes qu’elle gardait toujours dans l’une de ses poches.
« Pour préserver l’ordre dans la continuité et la stabilité… Est-ce que vous savez à quoi vous vous exposez en faisant de ce papier une boule que vous envoyez à vos clients, qui plus est au Ministre de la Justice ? » Son ton inquisiteur demeura très sérieux l’espace d’un petit instant. Elle ancra son regard dans le sien, le défiant plus que possible avant de redessiner le sourire chaleureux qu’elle avait en entrant.

« C’est prodigieux. Vous savez que j’ai dénoncé vivement cette ignominie gouvernementale ? Je suis ravi d’apprendre que vous non plus, vous ne l’approuvez pas. Qui pourrait l’approuver de toute façon, à part les forces du mal ? »

Fière de pouvoir s’appuyer sur un allié qui n’avait encore rien dit, Margery Hensley retrouva une petite lueur d’espoir. Peut-être que tout n’était pas encore perdu ?


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We belong to the frozen world [event pv-Margery]
MessageSujet : Re: We belong to the frozen world [event pv-Margery] Sam 22 Mar 2014 - 15:45

I follow your footprints in the snow

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Peeter ne pouvait détacher l'air béat inscrit sur son visage depuis l'entrée de la grande célébrité du ministère. C'est que l'on n'arrêtait pas de parler d'elle, en bien comme en mal et malheureusement les torchons accusateurs s'accumulaient plus que les éloges, ces temps-ci. Il était clair que la grande dame avait perdu son statut de privilégiée. Elle se faisait descendre par toute la classe politique avec à sa tête le premier ministre. Tout avait commencé avec l'article de Rita Skeeter, le libraire était certain qu'on l'avait payé pour poser sur le papier des insanités pareilles... à moins que la journaliste était aussi idiote qu'on le disait. Peeter n'avait jamais gobé les mensonges de la presse sur le compte de Margaret Hensley, il avait toujours cru en elle. Et maintenant qu'il pouvait la voir en chair et en os, il voyait bien qu'elle n'était pas la femme impitoyable et tyrannique que les journaux s'amusaient à dépeindre. Elle était au contraire fort charmante, avec de bonnes manières.

Son sang ne fit qu'un tour et ses poils se raidirent lorsque la Dame fit allusion à la boulette de papier qui était à ses pieds. Il avait été idiot de sa part de penser qu'elle ne la remarquerait pas. C'était certain qu'elle ne devait pas s'attendre à être accueilli par des boulettes volantes. Peeter avait honte de son comportement, il aurait voulu ramasser la source de son malaise, mais la ministre le fit avant lui.

Peeter la regarda déplier l'article avec une appréhension grandissante... il avait compris en épluchant les journaux que Margaret Hensley n'était pas partisane de la nouvelle police ministérielle et c'était une des raisons de sa mise à l'écart pensait-il. Mais comment réagirait-elle en voyant le peu de considération d'un simple citoyen comme Peeter face aux lois suprêmes du ministère ? Elle pourrait le croire dissident, terroriste ! Enfin elle n'aurait pas totalement tort, mais bizarrement il n'avait pas envie de connaitre le courroux de la "dame de fer".

Le ton qu'elle prit à la suite de sa lecture ne le rassura pas du tout. Sa nouvelle figure sévère contrastait totalement avec le ton jovial qu'elle avait emprunté en arrivant. Peeter déglutit avec difficulté, en cet instant il aurait préféré affronter la tempête formidable qui sévissait dehors plutôt que le regard désapprobateur que Mme Hensley pouvait lui lancer à tout moment désormais. Il y avait de quoi craindre pour sa vie d'après ses remarques. Oh, Peeter ne pouvait que détourner le regard lorsqu'elle planta ses yeux bien droit dans les siens !

Cependant ses traits se radoucirent, elle félicita même Peeter pour son engagement. Ce dernier regarda ahuri la grande Dame. Décidément cette femme était vraiment unique.

- Je suis tellement heureux de vous entendre dire cela, je savais que le peuple pouvait compter sur vous madame Hensley ! D'ailleurs je n'ai jamais douté de vos engagements. Cette article n'est pas digne du ministère, ou en tout cas et si je peux me permettre, il montre à quel point notre gouvernement est tombé bien bas. Il crut bon d'ajouter : Bien entendu il y a encore des gens comme vous pour rattraper les bavures.

Il s'était peut être laissé un peu transporter...

- Mais laissez-moi vous débarrasser de ce torchon. Je devrais le mettre à la poubelle, là où est sa vraie place.

D'un coup de baguette Peeter fit s'envoler la boulette vers la corbeille derrière le bureau.

- Mais pourquoi ont-ils pondu une chose pareille ? Je n'arrive pas à les croire capable d'une telle invention... enfin si, j'ai depuis longtemps perdu toutes mes illusions mais j'espérais encore me tromper. Sommes-nous tombés si bas ?!

Si au départ Peeter avait voulu avancer avec prudence sur le sujet du ministère devant Margaret Hensley, il ne cachait plus désormais l'inimité qu'il pouvait avoir pour ce dernier. La seule expédition, la lumière d'espoir était cette femme qui se tenait bien droite devant lui.

- Pourtant je n'ai pas l'impression de voir les gens houspiller plus que d'habitude. Le peuple est-il tellement euthanasié qu'il ne réagit même plus lorsqu'on lui coupe toutes ses libertés ? Il y a bien des personnes qui comprennent l'urgence de la situation, mais la majorité de mes clients par exemple préfèrent rester dans la passivité... mais je dois vous ennuyer avec tout ça, vous devez déjà en avoir assez de ses discours et il n'est pas toujours drôle de parler sans arrêt de son travail.

Peeter se recula pour s'accouder au bureau.

- Vous cherchez un livre en particulier, madame ?

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