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A. LICHUAN WHITELAW
(TROUVÉ)

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It hurts because it matters ♡ Alistair
MessageSujet : It hurts because it matters ♡ Alistair Ven 14 Fév 2014 - 23:09


It hurts because it matters

Desire passait les fêtes de fin d'année avec son père et son frère, comme tous les ans depuis qu'il en avait neuf. Ce n'était toujours qu'eux trois, éternellement eux trois. Ils n'avaient pas d'autre famille avec qui fêter Noël. En vérité, seul Rubezal savait s'ils avaient de la famille quelque part mais il n'en avait jamais parlé à aucune occasion avec Paradise et Desire en avait déduis que non. Pour Noël, le père Hummingbird avait reçu un appareil à faire cuire les paninis ainsi qu'un livre de recettes – « Les sandwichs du monde entier » – de la part de ses deux fils. Sa joie avait été telle qu'il avait essayé son cadeau pendant tout le reste du réveillon en créant des sandwichs avec tout le contenu du frigo et du garde-manger, sans compter ce qu'il y avait sur la table – sachant que Rubezal avait déjà insisté pour que la moitié du repas de Noël se compose de divers pains surprises. Quant à lui, il avait offert une pile de livres très savants sur la médicomagie à Paradise et, pour Desire, une invention moldue qui ne devrait normalement sortir qu'en Mars prochain : le baladeur MP3. Le jeune homme ne préféra pas savoir par quels moyens bizarres Rubezal s'était procuré ce prototype, mais ce qui le surprit le plus c'est que son père avait bien ciblé ses goûts, lui qui, pourtant, paraissait ne s'intéresser à rien d'autre que ses recherches, les sandwichs et ses sempiternelles engueulades avec le voisin de l'immeuble d'en face, de fenêtre à fenêtre. Paradise lui avait donc offert de la musique au format MP3 pour remplir ses 32Mo et Desire avait acheté des vêtements pour son grand frère. Comme Rubezal s'amusait comme un petit fou dans la cuisine, la petite fratrie passa Noël à deux à regarder la télé et à jouer à la bataille explosive ou aux échecs version sorciers – mais Paradise gagnait toujours à ça. Ils finirent la soirée sur la Playstation 1 de Paradise avant que ce dernier ne rentre chez lui et que Desire ne monte se coucher, un peu mélancolique. Le problème qui le préoccupait portait un nom : Alistair Travers. Un collègue de son frère, stagiaire d'Anselme Alwell lui aussi, mais plus jeune de quatre ans. Paradise l'avait invité quelques fois et ils avaient rapidement sympathisé. Trop rapidement au goût de Desire à présent, qui regrettait amèrement, quelque part, de s'être ouvert à ce lâcheur de première catégorie. Il en était blessé à présent et le peu de confiance qu'il pouvait avoir en autrui s'était réduite comme peau de chagrin. C'est encore à moitié habillé que l'adolescent se coucha par-dessus la couette, en chien de fusil, en proie à une légère nausée sans trop savoir si c'était la bûche qui lui pesait sur l'estomac ou si c'était Alistair Travers.




Engoncé dans le vieux canapé du salon de Paradise, Desire avait hâte d'être à la nouvelle année. Il y a trois jours, il avait écris une lettre à Alistair Travers pour lui donner rendez-vous dans la matinée du premier Janvier. Il jeta un œil à la pendule qui indiquant 23h59. Autour de lui, les amis de Paradise dansaient, à moins qu'ils ne discutent joyeusement avec un verre à la main, dans leurs habits de lumière. Son frère, lui, servaient quelques bières en riant à une quelconque plaisanterie, rayonnant comme à son habitude. Quand l'un des convives alluma la télé, tout le monde se pressa autour et une brochette d'invités le bouscula pour se faire une place sur le sofa histoire d'être aux premières loges pour le décompte. Lorsque celui-ci démarra, il fut reprit en chœur par tout le monde avant qu'ils ne scandent un « Bonne année !! » tonitruant dans une effusion d'embrassades, de tendresse, d'étreintes et de rires tintés d'alcool. Desire sentit qu'on lui prenait la main et il vit Paradise le tirer à lui pour l'enlacer en lui susurrant à l'oreille un « Bonne année, mauvaise graine. » plein d'affection. Desire lui rendit son étreinte et son frère l'entraîna pour danser avec lui sur la musique dont le volume était poussé à fond. Pourquoi ne pas s'amuser après tout ? Il aurait tout le temps de penser à son rendez-vous demain...


Quand le garçon se réveilla dans le canapé, tiré du sommeil par l'alarme de son téléphone portable, il eu l'impression d'une pyramide de parpaings lui étaient tombés sur la tête. Il coupa rapidement son réveil et se leva difficilement, les yeux mi-clos, bâillant à s'en décrocher la mâchoire. Desire se frotta la nuque et se leva, slalomant entre les restes de la fête qui gisaient au sol, jusqu'à la porte de la chambre de son frère qu'il poussa. Dans la pénombre, il distingua Paradise qui dormait paisiblement en cuillère contre le dos nu d'un de ses invités de la veille. Desire referma discrètement la porte et se prépara rapidement, sans faire de bruit, afin d'attraper rapidement un bus qui le mènerait au nord-est de Londres. Il enfila prestement un caleçon, un jean qui épousait la sveltesse de ses longues jambes, un t-shirt blanc près du corps, une paire de chaussette, un manteau noir fourré et chaussa une paire de gavroches avant de quitter l'appartement.

Sa capuche ourlée de fausse fourrure et à l'intérieur léopard rabattue sur la tête, le jeune homme somnolait contre la vitre du bus, apaisé par le ronronnement du moteur. L'alcool pétillait encore un peu dans sa tête et pesait dans son ventre. La fatigue l'assommait. Il avait fini par visser ses écouteurs sur les oreilles pour avoir quelque chose pour le maintenir en état d'éveil, en l'occurrence ses nouvelles pistes musicales. Il en écouta bien la moitié avant de descendre à son arrêt et que le vent froid ne lui morde le visage. Pourtant, imperturbable, il remonta la rue en direction de la passerelle métallique et la grimpa d'un pas énergique. Nonobstant, Desire prit son temps en passant au-dessus des rails, les mains dans les poches, l'une d'elle crispée sur son lecteur MP3. L’alignement des voies de chemin de fer le fascina et il s'arrêta un instant pour les regarder et imaginer vers où elles allaient et qui prenait ces trajets-là. Il aimait bien les trains, bien qu'il aimait encore davantage les longs trajets en voiture. Un peu nostalgique, il finit par se détourner et par redescendre de l'autre côté, au niveau d'une grande étendue d'herbe qui courrait jusqu'à l'eau. Il y avait un ponton qui avançait sur le marais et quelques barrières sur la berge. Plus loin, il y avait une aire de jeux pour les enfants. Le jeune homme regarda sa montre : 10h02. Il avait encore du temps avant qu'Alistair n'arrive. Il se dirigea donc vers les jeux et les essaya l'un après l'autre, tournant en rond, pensif. Il était seul et seul les sifflements du vents, le clapotement de l'eau et les grincements du métal lui tenaient compagnie. Entre une glissade sur le toboggan et un tour de tourniquet, Desire songeait à ce qui l'avait poussé à donner ce rendez-vous à Alistair Travers. L'intéressé et lui-même avaient été des amis il n'y a pas si longtemps mais quelque chose que Desire ne parvenait pas à toucher du doigt avait radicalement changé le comportement de l'interne en médicomagie. Depuis, il l'évitait soigneusement et lui servait des excuses incongrues. Bizarre. Blessant aussi. Desire n'était pas sa pute, il ne pouvait pas le jeter sans explication. Il ne l'était pas avec Alistair en tout cas.

La musique criant dans ses oreilles, il se leva et se dirigea en oscillant – simulacre de danse – jusqu'aux barrières au bord de l'eau. Machinalement, il les escalada et étendit les bras pour conserver son équilibre lorsqu'il se releva doucement pour se mettre debout dessus. Il vacilla, se rétablit, les bras étendus comme s'il allait prendre son envol, les bras en croix comme un jeune martyr crucifié. Le vent rabattit sa capuche en arrière et ferma les yeux, s'offrant à ses morsures, le défiant de le faire tomber. Il serait si facile de le pousser et qu'il s'enlise dans le marais...


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It hurts because it matters ♡ Alistair
MessageSujet : Re: It hurts because it matters ♡ Alistair Sam 1 Mar 2014 - 1:13


Goodnight another bad morning



Grâce à sa précaution maniaque, sans un bruit, la porte se referma derrière lui. Alistair réajusta son écharpe pour la énième fois tandis que lui échappait un soupir angoissé. Il allait vraiment le faire, il allait vraiment aller à ce rendez-vous. Il ne savait pas trop si ça avait été le 'viens, s'il-te-plait' ou la volonté d'en finir une bonne fois pour toute, mais il allait le faire. Il l'avait su dès la première lecture de cette lettre de convocation – il n'y avait pas d'autres mots – que lui avait envoyée Desire, même s'il avait vainement tenté de se persuader du contraire. En vérité, la situation lui apparaissait de plus en plus invivable et il fallait qu'il fasse quelque chose.

Malheureusement, et bien que c'est tout ce qu'il souhaita au fond de lui, il ne pouvait pas se réconcilier avec Desire.

Non, il fallait plutôt qu'il trouve un moyen de le dégoûter définitivement de lui, que le garçon arrête de lui envoyer des lettres, qu'Alistair soit enfin en paix relative avec lui-même. Ça ne devrait pas être trop difficile, songeait le jeune homme dont l'estime de soi frôlait le zéro absolu depuis quelques temps.

Telle était donc sa résolution lorsqu'il sortit dans la rue, tôt le matin, en ce premier jour de l'année 1998 – il se demandait d'ailleurs s'il s'agissait là d'un choix délibéré ou si l'adolescent avait simplement fait en fonction de ses congés –. Alistair vivait dans une petite ruelle cossue, accessible uniquement aux sorciers, à l'instar du Chemin de Traverse, mais c'est cependant dans un lieu fréquenté par les moldus que Desire lui avait donné rendez-vous. Les mains profondément enfoncées dans les poches et le regard fixé sur le bout de ses chaussures, il avait donc franchi l'entrée magique qui séparait son petit quartier sorcier du monde des moldus.

La veille, Lucas était venu passer le réveillon avec lui, et ils avaient passé une excellente soirée, bien que, pour Alistair, elle ait été teintée par la préoccupation du lendemain. Ça ne l'avait pas empêché de tout donner de sa personne pour préparer à son ami un repas de fête digne de ce nom, cependant, mais Lucas avait dû remarquer l'humeur morose de son ami, car il avait tenté de lui changer les idées, lui resservant de l'alcool à de nombreuses reprises. Alistair s'était laissé faire – l'avantage de se spécialiser dans les potions et les empoisonnements c'est qu'on pouvait éviter facilement ces petits désagréments qu'étaient les gueules de bois – et, au réveil, l'avait laissé endormi dans son lit, un petit déjeuner l'attendant tout prêt dans la cuisine. Lucas avait lourdement insisté pour dormir avec lui, ce qu'il n'avait pas eu le coeur de lui refuser, même s'il avait peu dormi au final, son ami étant assez envahissant.

Perdu dans ses pensées, il avançait rapidement et sans prêter attention à son environnement immédiat, songeant à ce qu'il allait bien pouvoir dire ou faire. La dernière fois qu'il l'avait vu, à Ste-Mangouste, il avait complètement craqué, n'ayant pas supporté son regard lourd de reproches. D'ailleurs, alors qu'il s'était réfugié dans un placard à balais, il avait été rejoint par Paradise, témoin de la scène et curieux, qui lui avait demandé ce qu'il se passait exactement, s'il venait de larguer son petit frère. Mortifié à ce souvenir, Alistair tenta d'y puiser un peu de courage. Clairement, les choses devaient être mises au clair.

Il mit au final un peu de temps avant de se retrouver parmi le système de transports moldu, mais parvint tant bien que mal au lieu du rendez-vous, avec un peu d'avance, même. A présent, son stress formait une boule solide au fond de son estomac, aussi se garda-t-il se s'approcher directement de la passerelle et entreprit plutôt de décortiquer méthodiquement l'un des scones qu'il avait emmenés avec lui – peut-être que Desire aurait faim, c'était bien son genre de partir sans rien avaler, surtout après une soirée arrosée – pour le bénéfice d'un pigeon gras et de quelques moineaux. La vue de ces derniers lui mit un peu de baume au coeur, car c'était après tout la forme qu'empruntait son patronus, aussi les associait-il à des pensées heureuses. Au bout d'un moment, le scone disparu et les oiseaux désintéressés, le jeune homme pensa à relever la tête et à regarder en direction de la passerelle. La boule de stress lui remonta aussitôt dans la gorge et il dut contenir une soudaine nausée. Il n'avait décidément aucune sorte de courage ! Quel minable il faisait. Se relever lentement, esquisser au moins un pas dans cette direction, la direction de leur rendez-vous. Ce n'était définitivement pas le moment de repenser aux moments passés ensemble, aux fêtes chez Paradise ou à leur première sortie à deux au Deus. Le peu de résolution qu'il était parvenu à former s'évapora au souvenir de Desire assis sur le canapé, se confiant à propos de ses difficultés à l'école. Il avait eu l'impression qu'il pouvait tout lui confier, pourtant il lui avait caché un secret gros comme le monde. Non, Alistair, arrête ! Il s'auto-gifla, violemment, s'attirant le regard atterré d'une dame qui passait avec son chien. Il ne le remarqua même pas et fixa la passerelle, sourcils froncés, avant de finir par l'emprunter enfin, déterminé. Il se remémora les origines de Desire, la disgrâce de son père auprès des mangemorts, auprès de son propre père, d'ailleurs, se concentra sur ce qu'il était sensé éprouver à son égard – du mépris –, força en lui l'illusion de ce que c'était réellement ce qu'il éprouvait. Puis il inspira profondément et atteint l'étendue d'herbe de l'autre côté.

Alistair fut alors un peu pris au dépourvu. Il n'y avait strictement personne ici. Pris d'un nouveau genre de stress – était-il assez à côté de ses pompes pour s'être trompé de lieu de rendez-vous –, il sortit machinalement sa montre. 10H32. Se pouvait-il que Desire ne soit pas encore là ? Cela lui prit un certain temps avant de remarquer la silhouette qui se détachai des jeux pour enfants pour s'approcher de la barrière qui courait le long de l'eau. Automatiquement, il esquissa quelques pas dans cette direction, ayant tout le loisir d'observer la démarche vacillante de l'adolescent, puis de le voir grimper sur la barrière, s'y tenir debout, instable, les bras en croix.

Il eut à ce moment véritablement l'impression que son coeur avait cessé de battre un instant et, sans réfléchir une seconde, il s'élança vers le bord de l'eau, se précipita, attrapa les jambes de son ami à bras le corps et le tira vers lui, trébucha sous son poids, les entraîna tous deux à terre. Il maintint un moment Desire contre lui, paniqué, le temps de se calmer, sa poitrine résonnant sous le coup de battement terrifiés.

« Qu'est-ce que- » sa voix était un croassement. « Qu'est-ce que tu faisais ? » répéta-t-il en repoussant Desire afin de pouvoir planter ses yeux dans les siens.

...
Puis: « Qu'est-ce que c'est que cette musique qu'on entend ? »

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It hurts because it matters ♡ Alistair
MessageSujet : Re: It hurts because it matters ♡ Alistair Ven 9 Mai 2014 - 19:17


It hurts because it matters

Il avait l'impression de flotter dans le vent, de ne plus rien avoir sous les pieds et de léviter au-dessus de l'eau, sans entraves ni contraintes, libre. Libre. Libre. Libre. Pas comme le reste du temps où ils étaient fliqués sans arrêt par telle ou telle autorité, sous la menace de Celui-Qui-Sait, du Ministère, de la SEPPOM, des Mangemorts. Parfois, Desire aimerait bien prendre Malachi, Rubezal et Paradise pour s'enfuir avec eux, très loin, là où on ne les retrouverait jamais. Ils construirait un village au milieu de la forêt pour y vivre et y mourir en paix, sans rien devoir à personne jusqu'à la fin de leurs jours. Impossible, hélas. Comme le disait Celui-Qui-Sait, on ne pouvait rien cacher, on ne pouvait pas se cacher. Paradise, qui faisait partie de l'Ordre du Phénix, disait qu'il y avait toujours quelque chose à faire, que rien n'était jamais perdu et qu'il ne fallait surtout pas s'abandonner au désespoir. Facile à dire. Facile à dire...

Desire prit une grande inspiration, bombant le torse et écartant davantage les bras, s'offrant à la prise du vent froid qui pénétrait ses poumons. L'air sentait le froid – celui caractéristique des matins d'hiver – l'herbe et la vase, avec un vague relent de pollution en note de fond. Tout était si paisible, si calme, si...

Brusquement, quelqu'un l'attrapa par le jambes et le tira sèchement. Desire écarquilla les yeux et tomba en arrière en hurlant. Son cœur lui donna l'impression de s'arrêter, tétanisé par la peur, par la sensation de tomber dans le vide sans savoir ce qui allait lui arriver, par la surprise d'être happé de la sorte. Il pensa aussitôt à une contre-attaque de la SEPPOM qui, après son interrogatoire musclé à Poudlard, venait le chercher pour le torturer dans les plus profonds sous-sols du Ministère. Ou bien était-ce une escouade de Mangemorts qui venait le massacrer en représailles envers son père qui les avaient abandonné et qui avait épousé une moldue, envers son frère qui faisait partie de l'Ordre, envers son sang-mêlé. Ou bien même un taré qui voudrait le tuer pour une obscure raison qu'il ne connaîtrait jamais. Pire : ça lui rappelait quand sa mère le tirait sans ménagement de l'endroit où il avait trouvé refuge, enfonçant ses doigts comme des serres dans sa peau pour le malmener. Le garçon chuta lourdement au sol et quelque chose de pointu lui rentra dans le dos en lui arrachant une plainte douloureuse. Le nez dans l'herbe, le souffle court, on lui ceinturait toujours les jambes et il tremblait de tout son corps, électrisé par la peur et l'adrénaline.

Puis, sortant enfin de sa torpeur, il roula brusquement sur le côté en poussant son agresseur avec les pieds pour s'écarter et se libérer. Alistair. C'était Alistair. La tension descendit d'un coup, faisant place au soulagement et à une certaine colère aussi. Encore secoué par l'émotion, Desire pesta, à plat-ventre dans l'herbe : « Mais t'es con ou quoi ! J'ai faillis faire une crise cardiaque à cause de toi ! J'ai cru que c'était la SEPPOM qui venait me chercher pour me jeter à Azkaban ou pire encore ! Putain... » Le garçon prit une grande inspiration, le souffle court, pour tâcher de se calmer. Il fourra son visage dans ses mains et le frotta doucement, encore parcouru de longs frissons. Il laissa échapper un gémissement et il lui sembla entendre Alistair poser une question. « Hein... ? » Cette musique ? Quelle mu- Ah. Les écouteurs de son lecteur MP3 avaient échoué entre eux, la surface percée de petits trous levée vers le ciel, diffusant librement ses grésillements vaguement mélodieux de là. Tendu, Desire s'empressa de fourrer sa main dans la poche de son manteau pour constater l'état de l'appareil : il n'avait rien. Avec un soupir de soulagement, le garçon releva les yeux vers Alistair et le fixe un instant avant de ramasser un écouteur pour le lui fourrer dans l'oreille. Le lecteur MP3 diffusait présentement les rythme rock et énergiques de Paint it Black, des Rolling Stones. Alistair ne devait pas connaître le groupe ou même l'invention en question – d'autant plus que c'était tout nouveau, révolutionnaire – ça devait paradoxalement se rapprocher d'une œuvre de sorcellerie de son point de vue.

Le Gryffondor expliqua d'une voix plus posée, plus douce : « Ça s'appelle un lecteur MP3, c'est moldu. Ça sert à écouter de la musique sans avoir à se promener avec une radio ou un gros lecteur CD. Un lecteur CD c'est ça mais en plus gros et ça s'ouvre pour y mettre un... bagel plat et brillant avec de la musique dessus. Là c'est pareil mais on stock la musique à partir d'un ordinateur, une sorte de machine super pratique qui sert à faire plein de choses. Mon père me l'a offert pour Noël. Et mon frère a mis la musique dessus. » Desire laissa un ange passer le temps que son ami apprécie davantage le morceau avant de reprendre sérieusement : « J'allais pas me jeter dans l'eau si c'est ce que tu penses. Je t'attendais juste en grimpant sur la barrière... T'es vraiment un gros stressé de la vie, Alistair, faut se calmer des fois, hein. Tu vas pas faire de vieux os si tu te mets dans des états pareils pour tout et rien. »

Il se frotta vaguement la nuque et reprit sur une note plus polie : « Tu as trouvé facilement ? » Après les échanges de politesses usuelles, il leur faudrait rentrer dans le dur. Desire appréhendait ce moment autant qu'il ne pouvait plus se retenir de l'aborder, effrayé par la réponse mais torturé par l'idée d'être dans le noir total, de ne pas connaître un noir secret dont il serait l'objet.


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