Secret du moment


A. LICHUAN WHITELAW
(TROUVÉ)

Finalement, tu as plus de points communs avec Lone que tu ne le prétends.

Alors, vous savez ce que c'est ?
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: Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches, et la couleur innée de la résolution blêmit sous les pâles reflets de la pensée. Et les entreprises de hauts vols et de grands poids sous ce regard, se détournent de leur cours et perdent leur nom d'action. - Hamlet

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Doutes existentiels en bonne compagnie. [Electre] END
MessageSujet : Doutes existentiels en bonne compagnie. [Electre] END Mar 25 Mar 2014 - 17:09

    Des rires dans la cage d'escalier, les vieux murs bancals de la librairie qui tremblent sous le poids des deux jeunes gens. Le bruit d'une clé qui se débat avec la serrure de l'appartement du dessus, après moult tentatives et des grognements dilués dans des vagues de zygomatiques la porte s'ouvre enfin. Peeter passe le premier, et ferme la porte immédiatement sans laisser à Electre le temps de franchir le paillasson. « Attends deux minutes, je vais ranger deux-trois trucs, regard en arrière vers le fourbi de son salon... euh en fait je crois que ça prendra un peu plus longtemps que 120 secondes. »
    Rapidement il commença à ramasser le linge qui s'étalait sur les fauteuils pour en faire un tas dans la salle de bain, mettre à la poubelle les restes qui sillonnaient la table basse ainsi que vider le cendrier rempli de mégots. Ensuite il rangea les divers objets d'un simple coup de baguette, c'est fou se qu'il pouvait perdre l'habitude de la magie au contact des moldus. Un dernier sort pour laisser une douce odeur de cannelle planer dans le salon... la vaisselle pourrait attendre.

    Peeter revint ouvrir la porte. « Voilà tu peux rentrer, je ne voulais pas t'affliger la vue d'un appartement de célibataire », d'un coup de pied il ferma la porte du bureau qui jouxtait l'entrée. Pas besoin non plus de lui montrer le fatras de feuilles punaisées et de papiers griffonnés, surtout quand la plupart faisaient état du marchand de glaces Theodore.
    Il frotta ses mains l'une dans l'autre. « Bref, tu veux boire quelque chose ?  Sans attendre la réponse de son amie il alla dans la cuisine verser du vin dans deux grands verres, Fais comme chez toi Electre ! Je crois bien que c'est la première fois que tu viens chez moi. » Comparé à l'ambiance de ce midi, on pouvait dire que Peeter avait reprit du poil de la bête. Bizarrement les problèmes de son amie l'avaient obligé à reprendre le sourire. Il ne pouvait décemment pas la laisser dans cet état. Il était de son devoir de lui redonner son air joyeux. Tout le long du chemin, il avait donc entrepris de lui raconter une blague idiote sur un vendeur de baguettes et un Mangemort, très drôle d'ailleurs. Ensuite il avait enchaîné sur deux trois mauvaises actions qu'il avait pu faire avec Hippolyte contre les Serpentards.

    « Et je ne t'ai pas raconté la fois où on a balancé un chaudron rempli d'une potion de glue sur les membres de leur équipe de Quidditch... Ahah tu aurais vu leurs têtes ! On avait tellement ri ce jour là. Je donnerais n'importe quoi pour pouvoir revivre cette époque » Pour Peeter c'était la meilleure partie de sa vie, où tout allait pour le mieux avec et seulement son ami Hippolyte sans se soucier de rien à part obtenir ses ASPIC et éviter Rusard. Alors qu'aujourd'hui il faisait face à des doutes énormes, Hippolyte l'évitait c'était évident, la SEPPOM ne lui donnait vraiment pas l'occasion de rire... franchement ce n'était pas le temps d'être insouciant.
    Un instant le Peeter fit grise mine plongé dans ses réflexions, mais le simple fait de poser ses yeux sur Electre lui rappela pourquoi ils étaient là. « Mais je parle, je parle et je ne te laisse même pas le temps d'en placer une, par Merlin ! C'est vrai que l'on ne se fréquentait pas vraiment à Poudlard. Tu les as vécues comment toi, tes années ? Allez, sors-moi les dossiers. Je veux TOUT savoir ! »
    Peeter parlait vite pour faire oublier cet instant où il avait fait l'erreur de laisser entrevoir à son amie les troubles qui le saisissaient ces temps-ci.

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Doutes existentiels en bonne compagnie. [Electre] END
MessageSujet : Re: Doutes existentiels en bonne compagnie. [Electre] END Jeu 3 Avr 2014 - 21:59

Ils avaient bien parlé, tous les deux. Ils étaient avant tout de bons amis, et elle écoutait, un grand sourire aux lèvres, les blagues que Peeter lui faisait pour qu'elle soit mieux. Lorsqu'ils arrivèrent à l'appartement, une fois passé le passage, ils furent rapidement à son logement. Curieusement, très curieusement, elle ne s'y était jamais rendu : Electre avait pris l'habitude de voir son ami dans des parcs, des salons de thé...mais jamais dans ce qui ressemblât de près ou de loin à un endroit clos, privé, que ce fut son appartement ou le sien. Elle eut donc un léger rire, lorsqu'elle l'entendit lui demander d'attendre au palier, sous prétexte que l'habitation était dans un bazar monstre...Elle-même était assez soignée, voire maniaque, mais elle hocha la tête tranquillement, essayant d'entre-apercevoir, par un mouvement de tête – qui se voulait discret – dans quel décor son ami vivait.

Il fut sans doute absent un peu plus de 120 secondes, mais Electre ne compta pas. Elle s'adossa au mur, décidant de faire la seule chose que font les gens qui attendent : se perdre dans le vide et regarder autour. Le couloir n'avait pas l'air aussi neuf que pouvait l'être celui où elle passait tous les jours, et elle avait vu une fissure aux murs, là...et là, aussi. La librairie Fleury et Bott n'était pas connue pour être de la première génération et, la tête pleine de clichés, elle imaginait l'appartement de Peeter comme rempli de divers livres, quelques uns à réparer, d'autres à lire. Elle imaginait l'odeur du vieux papier, mi-attirante mi-répugnante, un doux parfum flotter dans l'air...et puis Peeter lui rouvrit la porte.

L'appartement de Peeter n'était en fait pas la réserve de la boutique, au contraire. Elle sourit, sentant une légère odeur de cannelle dans l'air : c'était un parfum qu'elle aimait particulièrement. C'était assez bien rangé, elle ne soupçonnait pas le bazar monstre qu'il y avait ici avant que Peeter y remettait de l'ordre. Pour elle, le brun avait juste remis en place une ou deux affaires. Electre s'avançait avec l'air des invités quand ils pénètrent la première fois dans un appartement : ses yeux scrutant tous les objets qu'elle pouvait trouver, retenant le plus de détails possible, un silence quasi-religieux. Finalement, elle finit par poser sa veste sur un siège.

« Je veux bien, il est à quoi ? Ne te gène pas pour ramener la bouteille, j'aime bien déguster. »

Elle savait que lui-aussi....d'ailleurs, elle éclata à nouveau de rire, en l'entendant raconter une de ses fameuses anecdotes de Poudlard. Elle-aussi en avait vécu des belles, à l'école des sorciers, mais elle avait été globalement une élève modèle. Modèle, mais pas trop, Electre ayant très pour très le profil d'une Poufsouffle : et aux diables ceux-là qui les moquait en les disant faibles et pas assez doués pour entrer dans les autres maisons. Elle avait son caractère et en était fière ! Elle fit signe à Peeter de s'asseoir à ses côtés – elle avait pris place sur le canapé et commença : 

« Je crois me souvenir de cette affaire ! Ce n'était pas vous, les gars qui avez chopé des semaines et des semaines de retenue !...Hahaha ! J'avais bien rigolé, à l'époque, mais je ne pensais pas que tu faisais partie des coupables ! Ton complice, ce n'était pas un grand garçon, plutôt grand, au teint pâle ? Je flashais sur lui, à l'époque ! »

Elle eut un rire un peu gêné comme si avouer cela à Peeter était malvenu. Electre porta le verre à sa bouche – c'était un alcool doux et chaud, assez léger pour qu'ils puissent en boire quelques verres avant d'être complètement déchirés...sûrement un truc français. Même s'ils mangeaient des grenouilles, les français étaient réputés pour leurs vins.

« Sinon...je ne sais pas...Mhh...une fois, on a tous décidé de sécher en même temps le cours du professeur Rogue...Alors il nous a tous rattrapés et il nous a collés ! Sinon, je suis sortie un petit temps avec un gars...tu le connais peut-être, il s'appelait Hadrien Janssens...il est professeur à Poudlard, maintenant ! Un type gentil, mais sans doute pas l'homme de ma vie. Oh ! Ton verre est presque vide, ressers-toi, haha ! Ton vin est vraiment très bon ! »

Elle le sirotait comme du petit lait en riant.

« Et puis un jour, avant des copains, on a décidé de jouer aux fléchettes avec le professeur Binns. C'était celui qui réussissait à le faire se rendre compte que les fléchettes le traversait qui avait perdu... », elle baissa le ton, plutôt sur celui de la confidence. « Et bien crois-moi...personne n'a perdu, le professeur Binns était plutôt endormi, ce jour-là, et il a continué son effroyable cours d'histoire de la magie d'un ton monocorde. », ajouta-t-elle tout en imitant Binns et sa voix particulièrement fatiguée et fatiguante.

« C'était bien...Poudlard...J'aurais souhaité que ça dure toute ma vie, l'extérieur est plus difficile. McGonagall avait beau être sévère, mais elle adore ses élèves...juste...depuis que Celui qui sait a avoué que j'avais triché aux ASPICs, j'ai peur de ce qu'ils peuvent dire...et je n'ose plus me pointer devant un seul professeur... »
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Doutes existentiels en bonne compagnie. [Electre] END
MessageSujet : Re: Doutes existentiels en bonne compagnie. [Electre] END Jeu 24 Avr 2014 - 14:28

    « Un vin français. Arôme délicat de pamplemousse avec des notes de pêche blanche... Colombard Ugni-blanc. » Dit-il avec son affreux accent français. « C'est ce qu'à dit le caviste, en tout cas. »

    Il posa ses fesses sur la place qu'Electre lui avait assigné, lourd. Attrapa le verre de vin dont il venait de faire le détail et prit deux trois gorgées avec de le poser sur ses genoux, le serrant d'une main, prêt à se resservir goulûment. Il claqua la langue pour faire ressortir le goût du liquide. C'est vrai que ce n'était pas mal... Peeter continua à boire tout en écoutant son amie jusqu'à ce que le verre soit tout à fait vide. Sur ses conseils il se resservit « Le tien aussi commence dangereusement à s’assécher. Fait gaffe, ce n'est jamais bon d'avoir son verre vide ! » Devant cette superstition inventée de toute pièce, il se mit à rire et versa le précieux liquide dans la coupe d'Electre. Reprenant sa place sur le canapé, Peeter détacha sa cravate et la posa sur le rebord. Il défit les deux premiers boutons de sa chemise pour respirer un peu. Il avait chaud, l'alcool commençait à lui monter à la tête et le rendait cotonneux. Pourtant il porta à nouveau le rebord du verre à ses lèvres en reportant ses yeux son invitée.

    « Oui... Rusard nous avait passé un sacré savon Haha ! On avait du récurer les toilettes pendant des jours et des jours et il trouvait toujours quelque chose à redire, ce qui nous obligeait à reprendre à la prochaine colle. Si ça n'avait tenu qu'à lui, il nous aurait jeté dans la forêt interdite et nous y aurait repêché un mois plus tard ! » A la description d’Hippolyte, le jeune libraire eut le rouge au joue. « Hmm, beaucoup de monde flashaient sur Hippolyte à l'époque, c'était mon meilleur ami... ça l'est toujours d'ailleurs. » Sa voix avait pris une légère teinte d'âpreté à la fin de sa phrase. Il n'était pas si certain qu'Hippolyte continuait à partager leur amitié... il ne savait plus très bien et préférait éviter d'y penser. Au lieu de ça il se concentra pour essayer de se remettre l'image de Hadrien en tête... un garçon qui épatait tout le monde avec son super niveau en sortilèges, ce qui amenait parfois Peeter à le jalouser. « Il ne faut jamais rigoler avec le professeur Rogue, c'est pas vraiment le genre. Vous auriez du le faire pendant le cours d'Histoire de la Magie plutôt ! »

    En entendant l'anecdote sur ce pauvre Binns, Peeter éclata de rire et faillit recracher la gorgée de vin qu'il venait de prendre. Il n'arrivait même plus à s'arrêter. Il voyait très bien la scène avec les fléchettes traversant le corps de l'ectoplasme qui continuer à plasmodier sans se rendre compte de quoi que ce soit. Tout à faire hilarant. « Par la barbe de Godric vous n'avez pas fait ça ! » Parvint-il à hoqueter. « J'aurai tellement voulu être là pour le voir. Haha ! Et tu l'imites vachement bien en fait ! » Il se calma cependant lorsqu'Electre aborda le secret que Celui-qui-sait avait révélé. Bien sûr que Peeter était au courant puisqu'il dévorait les journaux et attendait parfois, à la fenêtre, les hiboux de la poste lorsqu'il se levait assez tôt.

    « Hmm, c'est pas grave. Je suis certain que tu n'es pas la seule dans ce cas. Tu sais ce que tu vaux n'est-ce pas ? C'est bien là le principal. » Peeter passa son bras derrière le dos d'Electre pour attraper l'épaule la plus loin et ainsi l'enserrer affectueusement. De sa main libre il reprit continua à boire. Puis de son bras coincé derrière le dos de son amie, il la secoua et continua gaiement. « Et puis on a fait notre vie. On se fiche bien maintenant d'avoir eu nos BUSES ou nos ASPIC. Allez ! On est heureux, la vie est belle. Je crève de froid dehors mais c'est pas grave. Ici il y a des gâteaux, un bon vin et encore d'autres bouteilles à déguster... et puis on est là tous les deux. Que demander de plus hmm ? » Il déposa un baiser sur la joue d'Electre. « Je t'interdis d'être triste, pas chez moi en tout cas ! ».


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Doutes existentiels en bonne compagnie. [Electre] END
MessageSujet : Re: Doutes existentiels en bonne compagnie. [Electre] END Mer 14 Mai 2014 - 22:40

Elle n'y connaissait strictement rien en vin, ni en caves françaises, mais elle écouta Peeter en riant. Ce dernier avait un fabuleux don. C'était peut-être parce qu'elle avait un coup dans le nez, mais il la faisait rire à tous les coups. Elle lui tendit son verre, lorsqu'il lui dit avec la bonne humeur qui était la sienne qu'il ne fallait laisser un verre être aussi sec. Le liquide transparent coulait dans son verre sans pour autant se soucier de ce que devait être la hauteur réglementaire...ils se fichaient d'être ou non pompettes ce soir étant donné qu'elle s'endormirait probablement ici, après avoir vu un vieux nanards moldus, assez mal réalisé pour les faire se tordre de rire pendant des heures. « La biquette était un espion du KGB » était un de ces films qu'ils avaient vus dans un vieux cinémas de quartier, et ils avaient éclaté de rire lorsqu'ils avaient vu ces vieux revolvers avec lesquels les Moldus faisaient joujou. À mourir de rire.

Les évocations de Poudlard, les bons souvenirs...tout cela rendait Electre vraiment nostalgique : c'était un temps où elle s'entendait encore bien avec son frère, même si elle ne lui parlait plus vraiment. Leur vie là-bas avait vraiment eu l'air d'une aventure complètement magique. Lorsqu'elle avait quitté Poudlard, après ces années d'études et de découvertes formidables, elle avait eu du mal à se faire au rythme à l'extérieur. Au manque d'Oreste, également, et de têtes connues. Elle se souvenait bien d'Hippolyte, oui, comme il l'évoquait maintenant. Un grand et beau garçon...son meilleur ami. Tout le monde avait pris de la distance, après Poudlard. Des gens qu'elle considérait comme ses meilleurs amis travaillaient autre part et ne lui parlaient plus. Parfois, elle s'était tout simplement aperçu qu'ils n'avaient plus de point en commun...Tant mieux, s'il gardait contact avec son ami.

« Il est prof à Poudlard, cette année, Hadrien...Faudrait que je trouve le temps pour aller le voir ! »

Elle lui sourit. Oui, il avait raison : elle ne devait pas être la seule, et ce que Celui-qui-sait n'avait pas révélé, c'était qu'elle ne s'était pas servi de cette anti-sèche. Elle était sagement restée enfermée dans sa plus creusée, qu'elle avait ensuite jetée à la...à la corbeille. Haa, donc c'était sûrement cela ! Elle ne savait pas qui était Celui-Qui-Sait, mais plus elle y pensait, plus elle pensait qu'il était de son année. Elle eut petit rire, en avalant une autre gorgée de blanc.


C'est alors que la situation se...complexifia. Elle sursauta de surprise lorsque Peeter vint la prendre dans ses bras : ce n'était pas comme si elle n'y avait jamais pensé, mais étant donné que son ami était gay, cela lui semblait hautement improbable. Était-il amoureux dudit Hippolyte, d'ailleurs ? Un grand sourire vint se frayer chemin sur son visage, au moment où il l'embrassa sur la joue...elle n'avait jamais été aussi heureuse qu'à ce moment-ci de la journée...Elle se promit de ne pas trop prendre de vin pour pouvoir se souvenir de ce baiser et, prise d'une soudaine bonne humeur, frotta en riant les cheveux de Peeter.

« Tu es le meilleur...le meilleur des meilleurs des meilleurs des soutiens, toi ! Tu sais que tu peux compter sur moi, si jamais il t'arrive quelque chose ? »

Elle le serra fort dans ses bras, profitant de leur proximité, le verre toujours à la main. C'était un moment intense qu'elle ne désirait pas interrompre. Ce genre d'instant éternelle, duquel vous pourrez vous souvenir toutes votre vie et qui vous marque à l'encre indélébile. Le premier pas...allait-elle oser faire le premier pas ? Peeter était tellement cher pour elle ! Elle avait envie de lui prendre la main, de le câliner, de le protéger ! Il était tellement différent de ce jeune homme à l'Ordre qui, lui, l'intriguait complètement...

Mue par un certain courage, elle l'embrassa.

Ses lèvres se posèrent sur les siennes, encore humides à cause de l'alcool, pour un bref baiser, et elle les retira rapidement, prise d'un soudain rire, comme si elle avait été surprise en flagrant délit. La télévision. Ils étaient là pour regarder de vieux films moldus, non ? Ils avaient toute la nuit pour le faire ? La jeune femme finit son verre, et resservit Peeter pendant qu'elle y était...c'était dingue ce que l'alcool pouvait dévergonder : lorsqu'elle le regardait, maintenant, il lui semblait être un autre homme.

Profitant de la surprise, à nouveau, Electre s'éloigna de lui avec des pas de danseuses et alla piller un ou deux DVDs dans le buffets.

« Tu préfères « Meurtres à la bombe à New York » ou « Les grenouilles sont les ennemies des français ? »...Hahahaha ! »
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MessageSujet : Re: Doutes existentiels en bonne compagnie. [Electre] END Lun 21 Juil 2014 - 2:23

    L'espace de trente secondes on ne parle plus de temps, il ne s'écoule plus. Son existence est annihilé. Trente secondes figées en l'air et tout se déroule au ralenti : Electre s'approche doucement de son visage -encore plus, un petit peu plus- Leur souffle alcoolisé se mêle l'un à l'autre, il sent son parfum, il pourrait presque entendre les battements de son cœur -il les imagine rapides-. Peeter ne fait rien pour empêcher le geste imminent, il n'en a aucune envie. Même si ça n'avais pas été le cas, ses membres ne répondent plus à l'appel -comme figé-. Cette promiscuité que vous aviez pourtant expérimenté maintes fois au cours de votre amitié comme un bras sur l'épaule ou un câlin de réconfort, semble prendre un ton totalement différent cette fois-ci.

    Alors elle l'embrasse. Elle l'embrasse.. elle l'embrasse...

    Un battement de cils. Une simple pression sur les lèvres. Un geste aussi doux que furtif car déjà elle s'était levée toute pimpante pour le resservir. Peeter aurait pu croire à un rêve si le souvenir des lèvres de son amie n'était pas si vivace. Machinalement il attrape le verre plein et le garde à la main. Il la suit du regard et c'est comme s'il la voyait pour la première fois. Ces pieds dansent sur le parquet, elle semble si légère et désirable... dé-si-ra-ble, ce mot qui vient de franchir les frontières de son subconscient lui fait monter le rouge aux joues. Il est dubitatif de sa propre pensée. Bien sur il a déjà trouvé de nombreuses femmes belles et sûrement très attirantes, mais ces sentiments lui semblaient si lointains, il avait du mal à l'expliquer... ces adjectifs étaient comme de simples étiquettes qu'il apposait sur la gente féminine, sans être touché intérieurement par ces considérations. Sauf que là, c'était différent. Electre était son amie, l'une des plus proches. Il l'avait toujours étiqueté de cette manière. Il aimait les hommes c'était évident, il n'était pas attiré par l'autre sexe, il était gay. Encore des évidences pour lui, Peeter ne se posait plus de questions depuis longtemps et voilà que tout semblait chamboulé par un simple baiser qui n'avait pas duré un tiers de seconde en vérité ?! Le monde ne devait sûrement plus tourner rond depuis cet instant.

    Un regard au verre. Ah c'est sûrement ça, l'alcool. Tous les deux avaient beaucoup bu peut-être plus qu'indiqué. C'est pour cela qu'il se sentait bizarre et interprétait si mal son comportement -c'est facile de tout mettre sur un verre de trop, ça avait au moins le mérite d'être rassurant-. Mais pourquoi l'avait-elle embrassé ?

    « Tu préfères « Meurtres à la bombe à New York » ou « Les grenouilles sont les ennemies des français ? »...Hahahaha ! »

    Peeter se lève du fauteuil, mais en voulant poser son verre sur la table il le renverse et pousse un juron. Rapidement il prend une poignée de mouchoirs faute de sopalin dans les alentours pour pomper le liquide qui s'est répandu -rouge, la couleur de la passion- il secoue la tête. Non, on arrête les bêtises tout ça ne voulait absolument rien dire. C'était juste amical, un instant d'égarement sous des litres d'alcool.

    « J'essuie tout ça et je suis à toi dans une minute. Pourquoi pas le deuxième, j'ai pas trop envie de voir des gens déchiquetés et du coup renvoyer un dîner d'une valeur de plus de 100 livres dans les toilettes. » Il laisse échapper un rire. Ça y est tout est rentré dans l'ordre. Tout effacé, comme la tache -même s'il restera toujours une trace indélébile... sur la table- Il détend les genoux pour se remettre debout et avance vers Electre pour voir de plus près ses choix. Coude contre coude il regarde avec elle la pile de cassettes qu'elle a sortie. De nouveau cette proximité, il n'aurait jamais pensé qu'il pu être un tant soit peu gêné par un simple contact avec son amie. Et de nouveau son cœur qui bat comme un fou sans qu'il n'en ai rien décidé. Il tourne la tête dans sa direction, son menton effleure le dessus de sa tête. Cinq secondes de silence puis il se reprend encore plus désarçonné que tout à l'heure.

    « Euh... tu veux bien m'aider ? Il va falloir bouger le fauteuil pour pouvoir mettre la télé en face du grand canapé. »

    Va-t-il continuer à nier l'existence de ce baiser dans leur vie ? Ce n'est pas une bonne idée de se voiler la face et ne pas savoir, ne pas comprendre la raison de cet acte le rend presque fou. Ils déplacent le meuble un peu plus loin pour laisser le champs libre au poste, lorsque tout est en place Peeter lance la bombe. Ses yeux sont fuyants, il se racle la gorge encore incertain.

    « Dis-moi, je voulais simplement savoir... mmh. Ce baiser ça- c'était quoi ? Tu sais que je ne suis pas intéressé par les- femmes. » Alors explique moi un peu pourquoi j'ai encore envie de t'embrasser Electre.

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MessageSujet : Re: Doutes existentiels en bonne compagnie. [Electre] END Mer 13 Aoû 2014 - 2:49

C'est un simple baiser, mais il change tout. Elle a l'impression de se sentir gamine, aimée et aimante. Le vin lui monte peut-être un peu à la tête, aussi. Electre Wilde ne lâche pas Peeter du regard. Elle sait qu'il va finir par lui échapper, pas se tirer d'ici. Elle a peur de tout ce qu'il pourrait lui dire, surtout par rapport à Hippolyte : elle n'est pas folle, au contraire, et elle a reconnu ce petit ton fou lorsque Peeter a parlé de son ami. La sorcière avait déjà la tête qui lui tournait un peu à cause de l'alcool, alors elle poussa légèrement le verre de vin blanc vers la droite – quelques uns c'est bien, beaucoup, bonjour les dégâts.

Peeter était si bête...Un baiser, c'était quelque chose d'on ne peut plus clair. Electre ne savait même pas si elle avait des sentiments pour ce garçon, mais sur le coup, c'était venu tout seul...très naturellement. Le ton de Peeter est tellement détendu, comme si rien ne s'était passé et que tout était éloigné. Electre, elle, le fixa comme si il était un extraterrestre. Soit l'alcool avait fait qu'il faisait n'importe quoi, soit...il était juste en train de nier ce qu'il se passait, tout simplement parce que leur relation était tout autre à l'origine. Electre Wilde et Peeter Bletchley étaient meilleurs amis et cette relation était juste l'une des meilleures qu'elle ait jamais établie dans sa vie. Ils s'entendaient bien, avaient des conversations qui pouvaient durer des heures le soir, la matinée et plus encore. Electre avait pris une cassette entre ses doigts et commençait à la faire tourner, observant le mécanisme étrange qui lui permettait de marcher. Le monde des sorciers était tellement différent de celui des moldus, et pourtant ces derniers n'avaient absolument rien à leur envier !

« Ha ? Ok... », Electre se leva soudainement pour aider Peeter à bouger le canapé manu militari. En y repensant, ils auraient sans doute pu utiliser la magie pour le bouger, mais elle était trop occupée à penser pour cela. Et si elle avait des sentiments, et si Peeter l'intéressait ? Et si elle se trompait totalement et qu'elle ne devait infliger cela à son ami ? La séparation avec Asterdre l'avait déjà tellement marquée, alors Electre Wilde ne pourrait plus supporter de voir s'éloigner d'elle.

« Ha....Oui, le baiser. »

Elle s'assit sur le canapé, en mode détente. Là venait les questions plus délicates, concernant notamment ce bref échange qu'ils avaient pu avoir. En fin de compte, il valait mieux l'oublier, celui-ci, surtout si Peeter était persuadé qu'il était gay. S'il était un tant soit peu attiré par elle, il finirait par revenir – ils revenaient tous au bout d'un moment. « Ecoute Peet'...c'est pas grave, ce baiser. Ça m'a échappé, je n'aurais pas dû...L'alcool ne m'a pas monté à la tête, mais j'en avais envie. Je ne veux pas gâcher notre relation avec une histoire à la noix et puis j'arrête pas de me mettre à pleurer tout le temps en ce moment...alors je ne sais pas trop quoi faire. Tu es un type bien, je t'adore et c'est vraiment agréable, de parler avec toi. Alors je ne sais vraiment plus quoi faire. Tu as déjà rencontré des femmes, Peeter ? »

Son ton n'était pas vraiment celui de la plaisanterie : Electre était d'ailleurs bien sérieuse. Elle n'était déjà pas très au point avec ses sentiments pour Asterdre, alors si Peeter se mêlait à tout ce merdier, ça promettait de devenir de mal en pis.

« Bref, on le regarde, ce film ? Mets-le, moi j'ai un mal de chien à utiliser ces appareils. La dernière fois, j'en ai fait exploser un. Arrête de tracasser, Peeter, n'y pense vraiment plus. Ça n'en vaut vraiment pas la peine, et je n'ai pas envie que tu te soucies encore plus pour moi. », la main d'Electre vint serrer celle de Peeter, très fort. Plus de gaffe ni de choses dites maladroitement, elle voulait juste lui montrer qu'elle était une femme forte, une femme capable de ne pas pleurer toutes les dix minutes. « Il me semble que dans l'épisode deux, Shirley trouve Alyssa mignonne et qu'elle lui roule un patin ! ...ça devrait te plaire...d'ailleurs, me semble que moi-aussi l'autre jour, je me suis un peu égarée, dans un bar. Je m'en souviens à peine, mais c'était drôle, il me semble. »
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: Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches, et la couleur innée de la résolution blêmit sous les pâles reflets de la pensée. Et les entreprises de hauts vols et de grands poids sous ce regard, se détournent de leur cours et perdent leur nom d'action. - Hamlet

ϟ ÂGE : 28
ϟ FONCTION : Propriétaire de Fleury et Bott - Militant pour la cause moldue - Scribouillard de papiers politiques à ses nuits blanches.
ϟ AVATAR : Ben Whishaw
ϟ ABSENCE ? : Indéfinie - Du boulot, trop de boulot.

We talk too much. Instead we have to do something.

ϟ LIENS : Here. is. Peeter.


Doutes existentiels en bonne compagnie. [Electre] END
MessageSujet : Re: Doutes existentiels en bonne compagnie. [Electre] END Sam 27 Sep 2014 - 12:25

    Debout comme un piqué, il écoute Electre le briefer sur son geste de tout à l'heure, leur baiser. Peeter, ça le soulage de l'entendre dire qu'il n'a pas à s'en inquiéter, que ce n'est pas grave, que après tout ça devient à la mode de s'embrasser sur la bouche, il n'y a pas de quoi en faire tout un fromage. Lui aussi l'aurait sûrement très bien pris si tout cela ne l'avait pas tant chamboulé. L'avait-il vraiment été d'ailleurs ? Petit à petit son inquiétude s’atténue, d'un seul coup la situation lui paraît moins dramatique. C'était idiot de se formaliser pour si peu de chose, sa nervosité à la suite de leur échange devait être compris comme une réaction tout à fait normale : il avait simplement été surpris peut-être un peu choqué, mais en rien chamboulé comme il le pensait plus tôt. Peeter se disait qu'il lui fallait souvent du temps avant de mettre précisément des mots sur ses sentiments, ce qui l'amenait parfois à une mauvaise interprétation de ce qu'il pouvait alors ressentir. Cette dernière réflexion acheva de le rassurer.
    Il recommence à s'inquiéter de problèmes plus graves comme l'état actuel de son amie, il a pu comprendre aujourd'hui à quel point elle pouvait se trouver mal en ce moment, lorsqu'elle y fit de nouveau allusion, Peeter eu un pincement au cœur. Electre était courageuse malgré tout.

    Peu à peu le sourire revient, la tension disparaît. Il se concentre sur la question de son amie.

    « Rencontré, tu veux dire par là que- oh je vois ! Eh bien oui et non. J'ai déjà été attiré par des filles surtout pendant mon adolescence, mais comment dire … ça n'est jamais allé plus loin. »

    Désormais, il lui arrivait d'échanger un regard avec une femme dans la rue et de la trouver attirante ou, plutôt, il comprenait que ce genre de femme était de celles qui attiraient l'attention des hommes, mais lui-même n'arrivait pas à se sentir tout à fait concerné. Gracieuse, ravissante, splendide, éclatante … autant d'adjectifs qu'il posait sur la gente féminine comme il qualifierait une œuvre d'art et il n'irait pas jusqu'à embrasser une œuvre d'art.

    Préférant éviter à Electre toute occasion de détraquer sa précieuse machine, il s'occupe lui-même d'allumer la télé puis le caméscope et enfin d'introduire la cassette. « Ah mince elle n'a pas été rembobiné. Ferme les yeux ! Je vais la remettre au début. » Après avoir appuyé sur le bouton retour rapide, il vient lui aussi s'asseoir sur le fauteuil.

    « Me soucier de toi n'a jamais été un problème. – Ah je crois que j'ai dû aussi voir ce passage … hum, je trouve que sa sœur Marilyn est beaucoup plus sexy. Tu devais être bien éméché ce fameux soir. » Il posa un regard sur la bouteille vide et sur leurs deux verres. « On devrait faire une cure un de ces jours, je crois que notre cirrhose nous en remercierait chaleureusement … »

    Puis il se souvient de ce qu'elle a dit à propos de leur embrassade. « ... mais j'en avais envie. »

    « Tu sais Electre, si je n'étais pas comme je suis, je serais sûrement tombé foncièrement amoureux de toi, on aurait pu avoir un avenir ensemble comme le font la plupart des couples normaux. Mais les choses sont ce qu'elles sont, pas toujours comme on aurait voulu qu'elles soient d'ailleurs. »

    Cette phrase maladroite, il aurait mieux fait de la garder pour lui. C'est horrible de sa part, aucunement des choses à dire dans cette situation. Dans un sens c'est ce qu'il ressent réellement, mais c'est aussi foncièrement égoïste. Mais ça, Peeter n'y pense pas un seul instant.

    Puis il enchaîne. « Je souhaite de tout mon cœur que tu trouves un mec bien, qui te fasse sourire et rire. On pourrait organiser un casting tiens ! »

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Doutes existentiels en bonne compagnie. [Electre] END
MessageSujet : Re: Doutes existentiels en bonne compagnie. [Electre] END Ven 5 Déc 2014 - 18:29

Il ne le sait pas, il ne s'en rend pas compte, mais quelque part, Electre reste immobile, à peine capable de se lever pour aller bidouiller le magnétoscope, de gérer à sa guise les évènements comme elle le fait d'habitude. C'est une grande fille, Electre. Elle est capable de beaucoup, surtout d'encaisser : elle ne fait que ça, ces derniers temps, et est un peu devenue une soucoupe prête à exploser. Alors, là, elle reste en face de Peeter. Elle n'est même pas capable de pleurer, elle le fixe juste, l'absence de réflexion au fonds de ses yeux étant la seule témoin de son choc.

Car oui, elle est choquée : c'est d'ailleurs le premier stade de son état. Pourquoi s'était-elle fait des idées, comme ça, de ce qui pourrait se passer et de ce qui ne s'était pas, finalement, passé ? Tout faisait si mal que c'en était atrocement violent. Dans un premier temps, elle avait oublié de respirer ; alors que c'était naturel, l'air normalement accumulé ne passait plus dans ses poumons, et sa bouche s'était bloquée comme si elle était devenue une statue. Et à chacun de ses mots, Peeter l'assassinait à chaque mot prononcé, à partir du moment où il lui avait dit qu'il n'était pas tombé amoureux d'elle parce qu'il était gay. La possibilité d'avoir pu imaginer un futur avec lui, une vie heureuse avec des enfants, peut-être avec Asterdre, lui faisait encore plus mal, et Electre retomba durement sur le canapé qui la réceptionna sans trop de bruit.

Ce fut dans un deuxième temps que Wilde se souvint : de Charlie et de leur amourette d'une semaine. De la gêne qu'elle éprouvait envers Charlie lorsqu'elle le regardait lui sourire, faire des efforts, vivre. Elle était un monstre, car elle s'était aperçu qu'elle n'aimait pas Daniels. Qu'elle n'éprouvait aucun sentiment pour lui, de quelque nature que ce soit, alors même qu'elle avait accepté de lui tenir la main, de lui parler à voix basse, de tenir sa tête dans ses mains. Charlie était un homme qui demandait beaucoup d'attention, Electre le sentait, et elle aurait voulu s'en occuper encore plus. Peut-être n'était-elle pas prête ? Pourquoi avait-elle senti ce quelque chose pour Peeter, alors qu'elle savait depuis le début que ce ne serait possible ?

Quelques larmes se pointèrent juste dans ses yeux, et Electre les essuya aussitôt qu'elles furent venues. Comment réagir ? Comment partir, surtout ? Elle ne pouvait pas rester ici, elle pouvait à peine regarder Peeter et sa seule présence lui donnait envie d'éclater en sanglots : et Merlin savait que la jeune sorcière n'avait pas envie d'être vue dans cet état-là.

«  Je...je n'ai pas envie de regarder ton film. Ça a l'air nul. Et puis je déteste les films moldus. »

C'était gratuit, elle mentait sans vergogne et salement, en plus. Surtout que Peeter savait qu'elle était une des rares sorcières du Ministère à en savoir autant sur les saisons du rubgy, et surtout à passer certaines soirées dans des bars typiquement moldus. Pas vraiment son genre, d'affirmer ce genre de choses, mais Electre était bouleversée. Tout son corps lui criait de se tirer le plus rapidement possible, alors elle le faisait, comme elle le pouvait. Elle ne transplanerait sûrement pas : trop dangereux, dans son état, mais en prenant le métro, son appartement n'était pas si loin. Elle y serait certainement rapidement, si elle n'avait pas d'ennuis sur la route.

Elle se leva, se prit les pieds dans le tapis, se releva très vite avant que Peeter ne puisse l'aider et se tira. Elle ne le regarda pas, ne lui parla pas. Ne lui dit même pas au revoir, car elle n'y pensait déjà plus. Et elle courut, Electre. Pour la première fois de sa vie, elle s'apercevait combien courir lui faisait du bien, lui faisait oublier. Oublier. Elle avait bien besoin d'oublier.

Se retirant dans un coin sombre, Electre s'arrêta.

Oublier.

Elle devait oublier. Oublier la douleur, oublier ce qu'elle avait vécu, oublier. Mais ne pas oublier Oreste, car Oreste était unique et que sa seule présence dans son champ de vision, être trop important pour elle, suffirait à la faire se souvenir.

Alors, Electre, elle saisit sa baguette et la retourna contre elle. Elle repensa à ce déjeuner, à cette déclaration ratée, à Peeter. Elle pensa à leur amitié, au reste et à tout ce qui la blessait. Alors, elle murmura le sort fatidique.

« Oubliettes. »

Un filet de lumière apparut, puis disparut, rapidement.

« Que devais-je faire, déjà ? », dit-elle, d'une voix étonnamment douce.

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