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(TROUVÉ)

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Alors, vous savez ce que c'est ?
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When I'm feeling bad | Harry
MessageSujet : When I'm feeling bad | Harry Jeu 10 Juil 2014 - 23:36

When I'm feeling bad

the only escape
is dancing

Autour d'elle, le parquet ciré brillait d'un éclat neuf et singulièrement rassurant. Cette lueur de propreté se reflétait jusque dans les larges miroirs qui recouvraient le plus grand des quatre pans de murs de la petite salle éclairée de mille candélabres flottants. Une légère musique flottait dans l'air, rappelant les airs classiques que certains moldus écoutaient parfois solennellement. Ce n'était ni une valse, ni un opéra tragique. Ca n'était en rien comparable à quoi que ce soit qui put exister ; étrangement, chaque son sonnait parfaitement juste à l'oreille de la danseuse qui se tenait au centre même de la Salle sur Demande.

Ses pieds, chaussés dans des pointes, s'étiraient sur la même ligne de ses jambes tendues par une concentration assidue. La ligne se courbait, suivant le mouvement aérien et pourtant parfaitement mesuré de ses bras qui s'étendaient à leur tour comme s'ils cherchaient à effleurer des ombres invisibles. Ses yeux bleus s'étaient nimbés d'un voile, happés par l'effort et la précision, absorbés par l'abandon progressif d'elle-même à la danse.

Elle avait oublié. Sybella avait perdu depuis trop longtemps le goût et le plaisir d'être elle-même, seule, quelques instants, sans jugement et sans regard, et de danser. Pas pour le regard d'autrui mais pour son propre besoin. Plus les jours s'étaient égrenés, plus la septième année avait ressenti le contrecoup des attentes et des pressions, intérieures comme extérieures. On attendait d'elle une réussite brillante aux examens, on espérait d'elle un avenir certain et glorieux. On exigeait d'elle une amitié sans faille et des concessions dont elle était clairement incapable. On voulait qu'elle soit aussi résistante à la vie qu'une adulte normale. Sybella réalisait qu'elle s'était cachée trop longtemps de la vérité : elle n'avait absolument pas envie de quitter Poudlard pour se retrouver au-dehors. Elle n'était pas prête à grandir. Elle aurait préféré endurer encore facilement une année, même si ça signifiait devoir entendre des « Sybiiiiie » suraigus, terrifier des premières années débiles et récolter des T en potions. Après avoir exhorté Hayden à outrance pour jouer au Quidditch et se défouler, Syb' avait finalement décidé de prendre toutes ses précautions et de se faufiler seule comme une petite souris … pour aller faire des entrechats. Tournoyant sur elle-même, Sybella vacilla légèrement, déconcentrée par son anxiété latente et voulut s'y reprendre. Elle rajusta timidement le tutu de fortune d'un vieux rose passé que la Salle sur Demande lui avait imaginé et s'approcha des miroirs.

Un détail attira pourtant son attention. Là, à quelques mètres sur sa gauche, la barre de danse venait de disparaître subitement pour laisser la place au vide. Ca, ce n'était pas normal. La salle sur demande, pour le peu de fois que Sybella en avait fait usage durant sa scolarité, n'avait jamais pour ordre de se dématérialiser sans l'accord de celui ou celle qui en avait exprimé le plus sincère besoin. C'était donc elle qui aurait du gérer ce qui était et n'était pas dans cette salle de danse. Ses sourcils se froncèrent alors qu'elle s'était figée, ses bras retombant finalement quelques secondes plus tard contre son corps, poings sur les hanches. La mélodie qui s'échappait comme par magie du gramophone ensorcelé avait pris un rythme qui montait crescendo, renforçant ironiquement l'ambiance soudainement mystérieuse et suspicieuse. Sybella pivota brusquement vers l'entrée, un air revêche plaqué sur son visage alors que la porte s'ouvrit et dévoila la silhouette de … « … Potter, mais on t'a jamais appris à toquer pour voir si c'est libre ? » clama l'irlandaise d'un ton plaintif et incrédule.

Comment ça, elle n'avait qu'à être plus prudente et à faire en sorte que personne ne vienne la déranger ? Lui tournant le dos pour s'éloigner à grands pas colériques avec, étrangement, le rouge aux joues, la blonde poussa un profond soupir ennuyé avant de s'asseoir sur la petite banquette de bois face aux miroirs que son esprit avait dessiné mentalement, les yeux concentrés sur sa cheville droite qu'elle manipulait pour l'étirer distraitement. Elle n'aimait pas être surprise comme ça. Et encore moins par quelqu'un comme Potter.

De toute sa scolarité, la jeune fille n'avait jamais vraiment adressé la parole à Potter autrement que par la voie indirecte des quolibets et des moqueries. Étrangement, si la réputation du Gryffondor le précédait dans le monde des sorciers, Syb' s'abstenait de dire de lui autre chose que ce que le commun des Serpentards attendait d'elle. On n'aurait su dire si Harry l'agaçait, lui inspirait de la pitié, ou si même, elle avait une opinion véritable sur l'Elu. Bien sûr, la plupart des gens considéraient l'adolescent comme un sauveur. La Serpentarde n'enviait guère sa place, et ce même s'il attirait au moins le regard de n'importe qui rien qu'en entrant dans une salle. Elle ne le tenait pas plus en affection qu'elle ne le haïssait avec la ferveur psychotique de Malefoy. Sybella suivait pour une fois affablement le troupeau des verts et argents, mais Harry était un parfait inconnu.

Ca n'empêchait qu'elle n'avait jamais souhaité que Potter tombe sur elle alors qu'elle dansait. C'était une partie d'elle qu'elle dévoilait peu, et surtout, c'était une passion qu'elle avait à cœur et qu'elle n'aurait supporté de voir réduite à une moquerie de gamin. Un coup d'oeil rapide et toujours peu chaleureux à l'adresse de son camarade, et la Serpentarde reprit la parole d'un ton qui se voulut appuyé et expéditif. « Donc comme tu vois, c'est pris. J'étais là avant. Je bougerai pas d'ailleurs. » Inutile pour elle de le préciser ; elle n'avait pas fait le déplacement et l'effort de trouver la Pièce-Va-et-vient pour la céder aux beaux yeux clairs du Survivant. « Tu vas rester planté là comme ça longtemps ? » Sous-entendu : ouste, le Survivant, ce n'est pas parce que tu as une jolie cicatrice en forme d'éclair sur le front que Sybella Tyrel fera passer ses caprices avant les tiens ! Sauf si bien sûr, il tenait à apprendre à faire des sautes de biche ...


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MessageSujet : Re: When I'm feeling bad | Harry Sam 19 Juil 2014 - 22:51

Ils venaient tous de passer leurs ASPICs et plus le temps avançait, plus Harry Potter se rendait compte à quel point il n'avait pas envie de quitter Poudlard. Dans ce château, il y avait eu – il y avait encore – toute sa vie. Il était actuellement le capitaine de l'équipe de Quidditch et avait fait ce qu'il pouvait pour les mener à la victoire...comme toujours. Il s'était amusé, s'était jeté droit dans des aventures absolument formidables, aussi amusantes que traumatisantes. Il se souviendrait probablement toute sa vie de la frayeur qu'il avait ressenti en compagnie de son ami Ron lorsqu'ils furent poursuivis par des araignées géantes...ainsi que sa peur des détraqueurs. Ses meilleurs souvenirs viendraient probablement de sa troisième année, lorsqu'il avait enfin compris que Sirius Black n'était pas là pour le tuer : pour la première fois de sa vie, il avait un parrain, quelqu'un de sa famille à qui il pouvait se confier. Sirius n'était plus le même à cause d'Azkaban, mais il l'avait considéré comme un père...du moins avant que le ministère ne lui enlève.

Il ne fallait pas se faire d'illusions : Harry James Potter était toujours furieux. Il avait très sérieusement envie de se rendre au ministère et engueuler le ministre, se foutant de toutes les conséquences. Il savait pourtant que Dumbledore le faisait surveiller de près et tant qu'il était à Poudlard, lui interdirait de franchir ces portes dans son état...surtout depuis qu'il avait parlé au professeur Delpech, vers Noël. L'armée de Dumbledore, tout ce qu'ils avaient pu faire pour résister à Ombrage...les pas de Potter le menaient inconsciemment vers la salle sur demande, dans laquelle il avait passé tant de temps. Il se souvint avec un mince sourire du premier baiser échangé avec Ginny, dans le bazar de la pièce, du gui qui poussait et des larmes salées de Cho. Il resterait avec Ginny parce qu'il en était follement amoureux et ils passeraient des heureux jours ensemble.

Ses pas l'emmenèrent à faire trois fois le tour de la salle et la porte se dessina sur le mur. Sa main appuya sur sa poignée et il entendit un air de ballet. La salle sur demande toute entière semblait avoir été remodelée pour obéir à l'imagination d'une...fille, probablement. Partout autour de lui, il y avait des barres et le centre de l'attention était quelqu'un qu'il ne pensait pas voir un jour ici. Tyrel. Sybella Tyrel. Cette fille était une de ses camarades, mais tout ce qui les différenciaient, c'était qu'elle venait de Serpentard. Et ce choix de maison était tout ce qui les éloignaient l'un de l'autre : sans la connaître, il ne la regardait pas vraiment, et l'assimilait à Malefoy et ses gorilles. Sans qu'il ait l'occasion d'en être vraiment conscient, toute la salle avait commencé à changer selon ses idées. Tout redevenait comme lorsqu'il y avait l'armée de Dumbledore et ses amis en train d'apprendre les sortes les plus basiques. Il croyait revoir Ginny en train de réaliser son premier Patronus lorsque ses idées se fixèrent de nouveau sur Sybella et sa voix incisive.

« Tu devrais mettre plus souvent des trucs moulants. Tu serais plus séduisante. », lui lança-t-il comme s'il voulait lui prouver qu'il était capable de lui adresser la première amabilité venue. « Je resterai ici aussi longtemps que je le voudrais. Autrement dit, j'attends que tu sortes. »

J'aimerais retrouver la Salle sur Demande où l'on peut tout cacher...

Les barres de danse et la salle pour se défendre, celle avec les miroirs à moitié moisis disparurent complètement pour laisser place à ce capharnaüm sans fond dans lequel on aurait pu se perdre. Harry jeta un regard en biais à Sybella, avisa la vieille Armoire à disparaître qui était à côté d'eux et se mit à réfléchir. Depuis quelques temps, il revenait sur ses idées : cette fois-ci, sa lubie était de retrouver le Prince de sang-mêlé. Le livre grâce auquel il était rentré dans les petits papiers de Slughorn avait été égaré dans cette salle. La découverte qu'il avait été à Rogue et il avait été amené à s'en débarrasser promptement avant que le professeur de potions ne le punisse.

« Bon...Puisque tu es là...Aujourd'hui, nous allons faire une partie de chasse au trésor. Nous recherchons un livre de potions de sixième année. Il devrait être quelque part dans le secteur... Je ne sais pas si tu es déjà allée dans cette partie de la Salle, mais je te déconseille de toucher aux objets suspects, certains sont des artefacts de magie noire. Tu vas faire quoi après Poudlard ? Rendre une visite à tes copains les Mangemorts ? »
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MessageSujet : Re: When I'm feeling bad | Harry Mar 22 Juil 2014 - 22:04

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Si la septième année s'était attendue à voir Harry Potter fuir en pensant repasser plus tard, elle se trompait. Visiblement le jeune homme n'était pas de ceux qui jouaient les pacifistes ; il s'introduisit dans l'espace privé qu'avait forgé l'esprit de la Serpentarde et tout en le modifiant à loisir par sa simple pensée, il se mit à évoluer dans la pièce sous le regard muet de stupéfaction et de colère de Sybella. Qui mit un léger temps de retard à reprendre ses manières coutumières alors que Potter la flattait presque naturellement. Elle haussa les sourcils. « Tu trouves ? ... Je veux dire, non mais calme un peu tes hormones. » rétorqua finalement la blonde, croisant ses bras sur sa poitrine comme pour la cacher par une pudeur exagérée. Il n'avait vraiment aucune gêne. La petite Weasley ne lui suffisait pas ? Le Survivant avait des défauts comme tout le monde, la vanité en faisait peut-être partie. Alors qu'il lui exposait clairement son refus de partir, l'irlandaise contra, calmement mais inflexible. « Ca me semble être sans issue alors, parce que je n'ai pas fini ce que j'avais à faire ici. »

Autant parler à une baignoire ou à une souche d'arbre : la réponse était la même. Il avait sans doute entendu mais il se moquait royalement de savoir ce que ça pouvait lui faire. Les Gryffondor, ces nombrilistes, songea avec un chauvinisme ironique la blondinette avant de finalement imaginer un cardigan à ses côtés pour s'en saisir et le passer sur ses épaules. Un peu paranoïaque, Sybie ? Elle capitula à voix basse et plus pour elle-même, d'un ton un peu blasé. « Je vois. Si tout le monde s'y met, j'imagine que je n'ai plus vraiment le choix. »

Ses yeux se promenèrent ensuite sur le nouvel environnement dessiné par Harry. La Salle Va-et-vient avait pris des allures de souk rempli dans les moindres recoins. Un labyrinthe d'objets insolites, d'amoires et de monts de babioles s'était établi et semblait n'avoir aucune limite tangible. Seule la porte demeurait, point d'ancrage rassurant dans cet océan de perdition et d'inconnu. Un drôle d'endroit pour de drôles d'idées, qui ne correspondaient pas vraiment aux genres de passes-temps que la Serpentarde aurait attribué à son camarade.

Celui-ci avait brisé le silence pour lui proposer une collaboration. Le regard que jeta la concernée à Harry était si proche de la consternation qu'il aurait pu revenir à lui demander si Potter ne prenait pas Tyrel pour sa petite sœur de cinq ans et demi qu'il devait occuper. Pourquoi pas jouer à cache-cache pendant qu'il y était ? Silencieuse jusqu'à la fin de ses explications, Sybella soupira légèrement en entendant ses avertissements. Elle avait peut-être une couleur de cheveux un peu claire, mais elle avait un peu de bon sens et de jugeote dans le crâne ! Syb' n'était de toute manière pas d'humeur à se battre ou à contredire le Gryffondor. Elle se contenta de poser ses conditions quant à sa participation à cette drôle de quête, tout en commençant déjà à analyser les éléments présents autour d'elle. « D'accord, d'accord ! Plus vite t'auras ton bouquin, plus vite tu seras déguerpi et tu me ficheras la paix. » Une bonne option pour chacun d'entre eux, qui rendrait les recherches efficaces et rapides.

Bien évidemment, comme tout lionceau qui se devait, il tenta de faire la conversation. En soi ça ne dérangeait jamais Sybella qu'on s'intéresse à elle, même quand c'était saupoudré de remarques piquantes ou moqueuses ; ça lui permettait de se vanter pendant cinq minutes ou de fermer le clapet aux gens trop gentils de nature. Potter lui fit le coup du cliché typique, et elle éclata d'un rire bref, reposant une pile de vieux encriers qui ne cachaient rien d'autre qu'un livre d'arithmancie. « Et toi, t'as prévu quoi ? Une randonnée avec Weasley et Granger au pays des Boursouflets multicolores ? » se moqua t-elle ouvertement tout en passant en revue les étagères et tout ce qui était susceptible de contenir des livres. Son index se balada sur la tranche d'un épais ouvrage aux teintes mauves rongé par l'humidité, dont le titre ressemblait à celui d'un conte pour enfants moldus. Elle poursuivit la discussion, distraitement. « Comme si la réponse t'intéressait, Potter. » Un sourire triste passa rapidement sur son visage : elle ne lui dirait pas, mais il y avait autant de chances pour qu'elle se fasse marquer l'avant-bras de la fameuse tête de mort que de rejoindre l'Ordre du Phoenix. Sybella n'avait pas envie de jouer aux héroïnes ou aux criminelles. Elle ne savait pas vraiment ce dont elle avait envie, mais elle n'avait pas le courage – ou la folie – de s'intégrer à des groupuscules politiques traqués par la SEPPOM, où elle risquait de mourir bien plus jeune que prévu. Son confort importait avant tout. « Pourquoi j'irais voir les Mangemorts après les ASPICs, au juste ? » finit-elle par demander, une pointe de curiosité amusée dans la voix.

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MessageSujet : Re: When I'm feeling bad | Harry Mar 5 Aoû 2014 - 23:38

Aller à la chasse au journal perdu dans l'antre des choses toutes plus perdues les unes que les autres : voilà qui aurait pu devenir enthousiasmant, attirant et excitant. Si le premier baiser d'Harry et de Ginny s'était déroulé dans la salle sur demande, toute l'excitation du jeune Gryffondor retombait dès qu'il voyait le visage de Sybella. Il fallait le comprendre, Harry, lui qui avait toujours été maltraité – depuis son plus jeune âge – par les vils serpents. De sa deuxième année plus ou moins mouvementée au coup de poing de Hermione sur le nez de Malefoy, on ne lui avait présenté les Serpentards que comme d’infâmes lâches, des traîtres potentiels et ennemis de la Cause commune – sous entendu l'Ordre. Harry Potter ne s'était pas non plus posé trop de questions. Mais maintenant qu'il l'approchait de plus près, Sybella avait un nez bien formé, des cheveux qui devaient être agréables à toucher et un nez qui lui plaisait...elle n'était pas aussi parfaite que la femme qui occupait ses pensées, sa chevelure rousse enivrante et ses tâches de rousseurs aussi gaies que son rire. Oh, bien sûr, ses amis devaient bien se douter de quelque chose : il avait surpris quelques échanges de regards entre Ron et Hermione, et il aurait été étonnant qu'il n'ait pas tout capté...Lorsque Harry était amoureux, il n'était pas très discret, et il n'avait pas honte d'avouer qu'Hermione avait été la première à tout capter.

Oui, bien sûr, la salle sur demande...Lui et Sybella cherchaient ce fichu cahier, ce maudit livre de potions rédigé par Rogue, le seul Prince de ce château. Alors par où devaient commencer ? Par ce foutu chaudron, par cette armoire à disparaître ou dans cette armure chancelante ? À moins qu'il ne fut dans à côté de ce diadème, juste là...Là, là ou là. Ce foutu livre n'était nulle part et plus Harry fouillait la Salle sur Demande, plus il avait la certitude de ne plus pouvoir le retrouver, et celle qui l'avait cachée n'était pas avec lui.

« Touche pas à ces bouquins, tu sais pas ce qui peut te bondir au nez...Mh...je ne le sais pas non plus. Moi...Je pense à devenir Auror. »

Il s'attendait à la voir devenir une Mangemort, c'était vrai, et pourtant, il ne pouvait pas s'empêcher de penser aux stéréotypes et à tous ces gens agréables qu'il pourrait connaître s'il avait été un jour un peu moins...renfrogné...Et au diable ce vieux livre, il y en avait des milliers dans la bibliothèque qui étaient d'un niveau bien plus élevé que cette vieillerie de cinquième année. Excédé, Harry Potter s'assit sur un fauteuil brinquebalant – ce qui était bien dans cette salle, c'était que l'on pouvait assurément tout trouver. « Assieds-toi. », articula-t-il d'un ton faible. « Je ne pense pas que tu ailles te faire embaucher par Voldemort. Je ne pense pas non plus que tu sois ce genre de personne, mais c'est peut-être plus parce que je ne le veux pas plus qu'autre chose. Qui se soucie de mes pensées, de toute façon ? Tout ce qui compte, ici, ce sont mes actions. »

Cela ne justifiait pas vraiment le fait de l'avoir attaquée si directement, peut-être au moins juste un petit peu. Harry Potter n'avait jamais eu vraiment à se justifier de ses différents actes : il avait tout fait sur le coup de l'action, même ceux les plus stupides et ne prétendait pas être le plus intelligent...Il laissait cette place à Hermione avec aisance. « Merci de m'avoir aidé mais je ne pense pas qu'on le retrouvera. C'est Ginny qui l'a caché et je pense qu'elle l'a bien fait. J'étais un peu stressé et énervé, tout à l'heure... »

Il ne lui aurait jamais dit qu'il voulait être là en partie car il désirait être seul, que tous les professeurs lui foutaient une pression monstre et que le seul fait de voir les dizaines de livres d'Hermione empilés les uns sur les autres lui foutait une terrible déprime. C'était dans cette salle qu'il avait embrassé pour la première et la dernière fois Cho Chang, mais également ici que Ginny avait déposé un doux mais tendre baiser sur ses lèvres...ici, donc, où il aimait se réfugier quand ça n'allait pas, maintenant que Sirius n'était plus. Sirius...Sirius. Ne pas penser à lui : cela semblait encore être le meilleur des remèdes.

« Tu es une « sang-pur » ?  C'est dingue, mais tu es de mon année et je ne te connais pas. »
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MessageSujet : Re: When I'm feeling bad | Harry Ven 8 Aoû 2014 - 17:38

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Si Sybella avait bien du mal avec une chose en particulier, c'était le fait qu'on puisse se croire apte à lui donner des ordres. Et le Gryffondor, bien intentionnellement ou pas, ne manquait pas de la froisser. A chaque fois que sa main s'approchait d'un objet ou de quelque chose d'un peu louche et encombrant, les remontrances du rouge et or sautaient à ses oreilles. Elle avait l'impression d'avoir six ans et demi et de traverser un rayonnage de porcelaine asiatique avec son père sur ses talons. La blonde se retint cependant de toute agressivité verbale et un gros soupir agacé franchit ses lèvres alors qu'elle jetait un coup d'oeil vers Potter. Il se la jouait Monsieur-je-sais-tout en matière de forces du mal parce qu'il était l'Elu ou parce qu'il avait trop fréquenté Granger ?

Plus tard, il serait Auror. Ca alors, si elle ne l'avait pas déjà parié deux gallions, Syb' aurait joué les grandes étonnées. Mais elle n'était pas plus d'humeur que ça à faire de telles mondanités. Harry avait son destin tout tracé et il lui fallait nécessairement continuer à faire le bien autour de lui. Quoi de plus adapté pour ça que de devenir peu ou prou le défendeur de la veuve, du faible et de l'orphelin ? La septième année frôla du bout des doigts ce qui avait l'air d'être un Rapeltout disproportionné et fissuré de partout, la mine songeuse. « C'est louable. » commenta la jeune fille pour la forme. Elle semblait déjà s'ennuyer de leur petit échange on ne peut plus terre-à-terre, et tout dans son attitude donnait l'impression écrasante qu'elle n'en avait rien à fiche, de tous ses bons sentiments. C'est du moins ce que Sybella aurait aimé pouvoir penser réellement, car si Harry avait sa conviction pour lui et un certain sens de l'honneur et du don de soi, la jeune fille n'était pas aussi certaine quant à son avenir à court terme et n'était pas franchement l'héroïne de l'année. Ce qui aurait été réellement étonnant et qui aurait marqué le coup, c'était si Potter avait annoncé qu'il disparaîtrait dès lors qu'il ne serait plus tenu à ses engagements par sa présence à Poudlard en tant que sauveur. Combien auraient déjà pris la poudre d'escampette devant tout ce qui attendait quelqu'un comme le Survivant à la sortie ? Les attentes insondables et insatiables des inconnus, les mangemorts prêts à vous réduire en bouillie, les gens qui se moquent de vous ou qui vous traitent d'affabulateur, les fanatiques de toute sorte, les politiciens, le Ministère … Syb' en avait le vertige rien que d'y penser.

Potter brisa ses rêveries en lui ordonnant – une fois de plus ! - de s'asseoir, ce qu'elle ne fit pas. Sa promenade l'amusait. L'irlandaise eut un sourire presque mystique alors qu'il lui disait qu'il ne l'imaginait pas devenir une encapée noire et tatouée. Les aiguilles, ça faisait trop mal pour la douce peau de Sybella, sans doute ! « Et tu crois que toi, tu m'embaucherais ? » lui demanda la blonde, sans que l'on puisse jauger de son sérieux ou de sa provocation. Quant à ses jérémiades sur le fait qu'il n'était pas écouté pour ses idées mais pour ses actes, la blonde leva les yeux au ciel et répondit du tac-au-tac. « Je dirais, à peu près les trois quarts de l'école et une bonne partie du monde sorcier. Ne te plains pas ! » objecta t-elle aussitôt d'un ton étonnamment autoritaire avant de reprendre, plus explicite. « Avec tous ces gens à ton écoute, tu pourrais leur demander de tous sauter d'un pont qu'ils le feraient sans hésiter. » Car bien évidemment, la Serpentarde n'arrivait pas à concevoir qu'on puisse posséder une telle emprise sur les autres sans en profiter pour soi-même.

La jeune verte et argent haussa les épaules. Elle l'avait aidé pour qu'il s'en aille ; elle trouverait un autre moyen. « La petite Weasley sait y faire, quand elle veut. » Sybella parlait en connaissance de cause : la rouquine lui avait déjà dévoilé une certaine partie de sa volonté en tentant de la combattre. A nouveau, la blonde eut un drôle de sourire et rajouta, mystérieuse. « Ne t'en fais pas Potter. On a tous ses façons d'évacuer le stress et l'anxiété. » Moi ? Je me défoule sur des deuxième années ou j'écris des Beuglantes enflammées à mon frère. Comme elle l'avait dit, chacun ses méthodes.

Sybella acquiesça brièvement alors que son interlocuteur tentait de savoir à qui il avait réellement affaire. Ce qui ne l'aiderait pas puisqu'elle-même mentait sur son sang depuis sept ans. Mine de rien, la blondinette commençait à se prendre à ce petit jeu de questions-réponses naïves. « Oui. C'est fou comme dans ta bouche, ça sonne grossier. » fit-elle remarquer avec une certaine neutralité. « Je peux pas en dire autant de mon côté, hein ? » Car si Harry ne la connaissait pas, elle, elle en savait très sûrement bien plus qu'elle n'aurait voulu en savoir au sujet du jeune homme. Tous les gens s'agitaient souvent pour rien quand Potter bougeait le petit doigt. Les rumeurs et les ragots avaient la part belle et la bonne moitié de ceux qui circulaient à l'école le concernaient, de près ou de loin. Règne draconien oblige, Sybella s'efforçait d'être au courant de tout sur tout, mais entendre que Harry avait apparemment pris des bains de minuit de jus de Véracrasse aphrodisiaque avec Chang dans la salle des préfets, c'était à la limite de l'écoeurement. « De toute façon, c'est pas vraiment étonnant. Qui tu connais, chez les septièmes Serpentards ? Si bien sûr, on considère que Drago Malefoy n'est pas vraiment une connaissance ... » Syb' ricana avant de remettre en place une mèche de cheveux.

Bigre, elle était tranquillement en train de papoter avec le Survivant en tutu rose.


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MessageSujet : Re: When I'm feeling bad | Harry Mer 10 Sep 2014 - 15:21

Elle était mignonne, dans son tutu de danse et ses collants. Ses cheveux ressortaient d'autant plus qu'ils étaient blonds et s'étendaient autour d'elle comme une auréole l'aurait faite. Il pensait qu'il avait Ginny, et pour lui, Ginny brillait d'autant plus : elle était son soleil, elle répandait la joie où elle allait et...Franchement, elle avait sûrement plus de conversation que Tyrel, même s'il devait admettre qu'il ne connaissait pas si bien que cela la jeune fille de Serpentard. Alors c'était vrai, Harry écoutait ce qu'elle disait, et il riait bien : pour avoir le sens de l'humour, elle l'avait : il se demandait même pourquoi ils ne s'étaient pas arrêtés, avant, pour discuter un peu. Ils se seraient probablement bien entendu, s'ils avaient parlé avant en faisant fi des préjugés liés aux maisons. Il imaginait tous les professeurs de Poudlard sauter directement du pont sous un seul de ses mots...haha, non, en fait. Il était loin d'être Legilimens...ça, c'était plutôt le rôle du professeur Rogue, qui pouvait l'expédier hors de sa mémoire d'un claquement de doigt. Rogue était plus doué qu'on pouvait le croire, et Potter pouvait comprendre qu'après toutes ces années, Dumbledore refuse toujours de le mettre en professeur de Défense contre les forces du mal...Un type si ouvert à Voldemort...déjà, il aurait bien aimé entendre les raisons du directeur de Poudlard sur « pourquoi ne pas le virer », même s'il se doutait que c'était tout simplement pour garder un œil sur lui.

Dumbledore avait confiance en Rogue, et cela, Harry Potter ne voulait et ne pouvait pas l'admettre. Le professeur de potions l'avait considéré comme un bouc émissaire depuis le tout débat. Il puait les cheveux gras et si Pré-au-Lard n'avait pas de magasins, Harry aurait tout simplement pensé qu'il ne savait pas où acheter son shampoing. Il ne devait même pas connaître ce mot, d'ailleurs.

« Drago Malefoy ? C'est étrange, mais j'étais justement en train de penser qu'il était quelque chose comme...votre chef, à Serpentard. Il y a une hiérarchie ? », grinca-t-il entre ses dents : Malefoy lui avait toujours paru être un petit dindon se trémoussant autour d'un tas de Serpentards, montrant sa supériorité par la même occasion et ne se gênant pas pour ridiculiser ceux qui ne voulaient pas entrer dans sa clique. « Je ne voulais pas être grossier, Tyrel. C'est juste un moyen de demander. Cette question occupe un peu trop les esprits des gens, en ce moment...mais tu as l'air d'être différente. C'est pas trop mal. Et pour ton information, les trois quarts du monde sorcier me prennent pour un mythomane. Le reste aimerait bien me voir jugé. Alors disons que j'attends avec une certaine...appréhension ma sortie de Poudlard. Mais bon, oublie. »

Drôle de décor pour une conversation sérieuse, surtout à leur droite, il semblait y avoir une légère statue d'un chat dansant, en équilibre sur un très grand vase violet. Harry ne savait pas qui avait pu déposer ces immondices aussi, mais il comprenait aisément pourquoi cette personne avait voulu s'en débarrasser. Il se demanda s'il y avait un fond à cette salle et s'ils pouvaient l'atteindre, et un esprit aventureux s'emparer de lui : et s'ils, tous les deux, partaient en expédition ? Prudemment, en laissant des traces de leur passage, comme dans ce mythe moldu, le Petit poucet. Il se mit à fixer Sybella avec un air à moitié fou qui voulait tout dire et rien dire à la fois, un grand sourire aux lèvres.

« Au lieu de chercher le vieux bouquin de Rogue...ça te dirait pas plutôt de partir à l'expédition ? Trouver le bout de la pièce ? Suffirait de laisser des marques de craie tous les cent mètres ! Ça ne te botterait pas, comme dernière aventure à Poudlard ? Mieux que le Basilic ou la cabane hurlante : Tyrel et Potter découvrent le fond de la salle sur demande ! Qui sait, il y a peut-être un monstre, tout au fond ? À moins...à moins que tu n'aies peur... »
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MessageSujet : Re: When I'm feeling bad | Harry Mer 24 Sep 2014 - 19:09

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Drago Malefoy. Vaste sujet que celui du septième année, vert et argent par excellence, fervent défenseur de la théorie du sang pur et grand ennemi de Potter. Un curieux sourire ourla ses lèvres alors qu'elle répondit, le plus philosophiquement du monde. « C'est toujours plus simple de laisser croire à celui qui le veut qu'il est le leader. Ca ne veut pas pour autant dire que c'est vraiment le cas. » Quant au principe même de hiérarchie, Sybella haussa vaguement les épaules : elle avait bien sûr son propre gang, son clan ou sa cour ; peu importait le mot, l'idée était la même. Mais à Serpentard il semblait cohabiter plusieurs rois et reines sans véritable couronne unique. Sans doute était-ce mieux ainsi : un seul élève à leur tête les aurait rendu encore plus avides et sournois. Et ainsi chacun pouvait se penser au-dessus des autres. S'il avait en tout cas penser la blesser, Harry s'était trompé. Sybella lui répondit, presque pincée qu'il la crût faite en sucre d'orge. « Ca ne me fait rien, tu sais. Personne n'attend de toi que tu sois gentil même avec ceux qui ne le sont pas. » Sous-entendu : ne prends pas de pincettes avec moi pour jouer les héros braves et généreux, c'est une perte de temps et ça ne te rendra pas plus sympathique à mes yeux. Même le fait qu'il la qualifia de différente n'adoucirait pas ses habitudes : Sybella n'allait pas se laisser déstabiliser par la gentillesse – à moins d'être le directeur des Poufsouffle -. « Je vois ; tu es la Cassandre du monde sorcier, en fait. » sembla se moquer sans vraiment de conviction la blondinette. Elle n'avait pas spécialement envie de le voir s'abattre sur son épaule.

Fort heureusement, le septième année eut enfin une idée et la jeune fille l'accueillit presque avec bonne humeur. « Trève de pleurnicheries sur nous-même ! » s'exclama l'irlandaise en descendant de son perchoir. Chercher le fond, hein ? Ce n'était pas comme s'ils étaient déjà en train de le toucher du bout des doigts en se parlant quasiment pacifiquement, songea sa mauvaise et ironique conscience. « C'est un rencard, Potter ? Weasley va être furax. » ricana la blonde avec un certain amusement dans les yeux et la voix. « Alors rien que pour ça j'accepte. » finit-elle par dire joyeusement avant de quitter

Inscrire son nom dans une légende lui plaisait ; mais quitte à choisir, autant faire en sorte que celle-ci n'implique ni son décès, ni une quelconque épreuve de force qui aurait pu l'abîmer. Malheureusement Sybella n'était pas tombée sur la bonne personne pour espérer rester en un seul morceau. On ne faisait sans doute pas plus bras cassé qu'Harry Potter. La mauvaise blague aurait pu aller jusqu'à ressasser la mort de Diggory, preuve s'il en était qu'il ne faisait pas bon d'être aux côtés du Survivant. Mais Syb' n'avait pas envie de jouer les froussards, alors elle s'était forcée et maintenant elle ne pouvait plus reculer. D'un ton impétueux, la demoiselle le fit savoir à son compère d'aventure. « Et je n'ai pas peur. De quoi veux-tu que j'ai peur, de – AAH c'est quoi ça. » Poussant un petit cri, la jeune fille venait de marcher sur une chose affreusement molle aux reflets violacés ornés d'une bonne douzaine de tentacules. Une sorte de poulpe gélifié – un jouet, très certainement, bien que Tyrel n'eut guère envie d'aller vérifier ça – qui l'avait bêtement effrayée. La Serpentarde fusilla presque aussitôt du regard Harry et asséna un « Pas de commentaires. » plutôt révélateur.

Alors qu'ils commençaient enfin leur exploration, Sybella eut juste le temps de penser à une craie, celle-ci lui apparaissant sous la main, qu'elle commença à tracer une première croix. Son regard continua de percer par-delà les murailles, les rangées et les monticules d'objets en tout genre, pensif. « Cette salle sert donc de … vide-grenier magique ? Les sorciers peuvent être à ce point bordéliques. » Silence. Elle-même était une maniaque née quand il s'agissait de sa personne et n'aurait jamais pu accumuler un bazar pareil. Sans même penser que des tas de générations d'élèves aient pu, eux, sans scrupule, jeter toutes leurs cochoncetés dans cette déchetterie à artefacts. C'était autant du gâchis que de l’inconscience et une forme de stupidité bien développée. Voilà exactement comment on créait du danger. « Il n'y a peut-être pas de fond à ce truc. J'aimerais au moins passer l'arme à gauche après avoir eu mes ASPIC, et si c'est ta faute mon fantôme viendra te hanter. » Plaisantait-elle ou à contrario, était-elle sérieuse ? Y avait-il un semblant de fond de vérité dans ses paroles ? Nul ne pouvait le savoir – en tout cas pas Harry, trop novice en la matière pour pouvoir évaluer correctement les moqueries de sa camarade -.


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MessageSujet : Re: When I'm feeling bad | Harry Sam 25 Oct 2014 - 17:59

Les branches d'un arbre abandonné là depuis des années, le terreau de son pot, jeté par terre comme si son propriétaire était intensément pressé de s'en aller. Il y avait tellement à imaginer de cette salle sur Demande qui regorgeait de trésors tous aussi précieux les uns que les autres, de ces monts et merveilles de choses, toutes là dans un buts précis, et pourtant toutes abandonnées comme lui l'avait fait pour le livre du Prince. Et si les fruits de cet arbre avaient le pouvoir de rendre immortel, ou que son propriétaire avait fait deux ou trois expérience sur son tronc ? Si cela se trouvait même, à l'instant où lui et Sybella allaient le toucher, il se mettrait à croître d'une manière impressionnante, ses branches doublant de volume et remplissant en quelques secondes l'espace même de cette salle qui semblait être aussi grande que l'infini.

En vérité, Harry Potter ne pensait pas qu'ils parviendraient au fond de cette salle. S'il y avait une magie, ici, elle était belle. Il était persuadé qu'un des fondateurs de Poudlard devait avoir créé cette pièce et que si sort il y avait, il devait être du même acabit que celui qu'Hermione lançait pour agrandir son sac, mélangé à de la Légilimencie pour parvenir à trouver les pensées de l'intrus si facilement. Mais comment se modifiait-elle aussi facilement, pourquoi, au lieu d'être une simple illusion, les pots de chambre, aussi bien que les barres et les miroirs de la salle de danse, et puis les épouvantards de cet endroit étaient-ils si réels ? Si il posait la question au Directeur de Poudlard, celui-ci lui répondrait sans doute par une autre énigme, et au fond, c'était peut-être mieux ainsi : les miracles de Poudlard étaient plus beaux s'ils gardaient leurs secrets.

Alors non, Potter ne comptait pas trahir Ginny : il était obsédé par elle. Il ne pensait qu'à ses cheveux roux, resplendissants, à ce petit air qu'elle prenait pour maintenant, à ses lèvres et à son sourire. Ce n'était pas parce qu'il parlait à une fille, encore moins à une Serpentard qu'elle devait s'imaginer qu'il avait jeté son dévolu sur elle. C'était juste comme ça, parce qu'il en avait marre d'être ce que tout le monde attendait de lui ; il voulait casser les préjugés, les rompre. Il en avait assez de rester dans l'ignorance, alors, continuant de marcher à ses côtés, il sourit : « Je vois, pour Malefoy. Il me semblait bien aussi. Je ne vois pas vraiment pourquoi Weasley serait jalouse. », et, l'instant d'après, manqua d'éclater de rire lorsqu'il entendit Tyrel hurler après avoir marché sur un espèce de truc mou et violet.

Elle avait raison, Tyrel, et c'était son avis également : ce truc n'avait pas de fond. Au fond, Harry s'en réjouissait, car cela signifiait que plus ils allaient avancer, plus ils allaient croiser de choses bizarres et incongrues. Ils pourraient même en ramasser et se faire incendier par Rusard, la prochaine fois qu'il croiserait une Bombabouse infinie dans un couloir ou ce genre de bidule qui devait valoir un prix d'or chez les frères Weasley. « Un fond ? Franchement, je n'y crois pas trop non plus. Ton fantôme ? Mh...Je pense pas qu'on rencontre un autre Basilic, là-bas. J'en ai déjà tué un. », nouveau sourire. Elle voulait faire de l'ironie ? Très bien. Lui-aussi, il pouvait se montrer assez ambigu sur ses propos pour que l'on ne comprenne pas vraiment ses intentions.

Alors ils continuaient à marcher, Harry et Sybella, tout en marquant plus ou moins le passage qu'ils prenaient. Il ne pensait pas qu'ils se perdraient, ici-bas, car, après tout, ils leur suffiraient de penser très fort à une autre salle pour que celle-ci se transforme, non ? Tout ce à quoi il pensait, avec force et conviction, c'était que Poudlard allait lui manquer : l'école des sorciers était sa maison, celle des Weasley la seconde. Lorsqu'il ne serait plus à l'école, ce serait définitivement une page de sa vie, sans doute la meilleure, même si, comme bien d'autres enfants, il n'aurait pas pu profiter de l'innocence de l'enfance. Une fois que ce serait fini, il devrait faire sa vie, la construire avec Ginny et l'organiser ; il n'y aurait plus d'exploration de salle sur demande, ni de tours dans la Forêt interdite, de belles – ou mauvaises – aventures dans le château et au-delà.

« Je vais devenir Auror. Je continuerai à faire des choses dangereuses, c'est sûr : mais je pense que Poudlard me manquera vraiment. Oh, regarde, un chaudron bleu. J'aimerais bien savoir où le type l'a acheté, celui-ci. Tu penses qu'on peut prendre des choses ? Que ce n'est pas dangereux... ? Ok, je sais, c'est une question stupide. Tu penses que... ? », et puis, là, Harry regarda cela qu'il y avait dans le chaudron. Il plongea la main à l'intérieur, et y ramassa un mot, sur un parchemin jaunâtre qui semblait déjà dater d'une dizaine d'années.


« Cornedrue, Patmol, Lunard et Rusard sont passés par là. Parviendras-tu à les dépasser, visiteur ? ...Sérieux ? On ne peut plus s'arrêter là, maintenant, Tyrel. »
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MessageSujet : Re: When I'm feeling bad | Harry Sam 15 Nov 2014 - 20:31

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Le Gryffondor était donc doué de second degré : grande nouvelle. « Touché. » laissa t-elle échapper, l'ombre d'un sourire aux lèvres tandis que Potter évoluait au travers du labyrinthe d'objets magiques avec la confiance qui caractérisait les gens téméraires. Une confiance idiote et malavisée pour toute personne tenant à sa vie, songeait-elle en son for intérieur. Elle n'avait jamais aimé les héros, trop racoleurs, trop vantards, et surtout trop agaçants à son goût, sans doute parce qu'ils avaient en effet de vraies raisons d'être fiers d'eux. Quant aux anti-héros, c'était une autre paire de manches puisque ceux-là même n'avaient de cesse de donner l'impression d'être « parfaits malgré eux » : comme si quelqu'un pouvait franchement se plaindre d'une telle situation ...

La blondinette marchait, ne pensant plus véritablement à pourquoi elle aurait du être là au départ, aux choses qu'elle aurait préférées faire seule, et au pourquoi de sa colère initiale. L'esprit occupé, et surtout nourri par la conversation, sinon intéressante, divertissante que lui faisait le rouge et or de la Serpentarde n'avait pour le moment plus l'envie de se battre. Il y avait parfois ces moments rares mais présents où la jeune irlandaise cessait d'être une garce pour devenir plus neutre. Ca ne durait jamais bien longtemps, mais c'était quelque chose de tellement rafraîchissant que pour ceux qui avaient bénéficié de ce type d'accalmies, le mot « gentillesse » était presque le plus approprié pour qualifier l'instant.

Néanmoins si Sybella se tenait plutôt sage, il ne fallait pas pousser. Et voilà que le Survivant recommençait à se contredire, parlant beaucoup trop pour elle qui commençait presque à se conforter dans la mise en situation imposée par son comparse d'infortune. Elle soupira, croisant les bras et l'interpellant d'un regard sceptique. « Potter, tu m'as dit il y a cinq minutes qu'on ne devait toucher à rien. Et là tu me demandes si on peut voler des objets potentiellement dangereux d'origine et de propriétés inconnues ? » Un sourire narquois passa rapidement sur son visage. « En tant que futur Auror, tu tiendrais deux semaines. » Logique et réflexion avaient en effet manqué à la réaction pourtant bien naturelle et compréhensible du Gryffondor ; d'ailleurs pour être honnête, Sybella aussi aurait été bien tentée d'emporter quelques butins avec elle, mais comme Harry l'avait mentionné plus tôt, la plupart de ces babioles étaient sans doute détraquées. Et elle n'était pas une voleuse – en tout cas pas devant les autres, sa réputation lui étant trop précieuse pour la gâcher de cette façon -.

Elle aurait voulu reprendre leur avancée mais Potter avait fait une trouvaille, et il s'empressa de la lire, visiblement très enjoué par cette missive cachée. Sauf que Sybella, en tant que verte et argent de pure souche ignarde du mythe des Maraudeurs, n'avait très certainement rien compris de toute cette excitation curieuse générée par le message. Aussi dévisagea t-elle son interlocuteur d'un air qui voulait clairement dire « mais qu'est-ce que tu me chantes là mon pauvre », à peu de choses près.« Super, quatre types avec des surnoms vaseux laissent un message et on est contraints et forcés de poursuivre ? » Il en fallait vraiment trop peu à Potter pour être heureux. La blondinette s'autorisa une réflexion acidulée, chantonnant presque sa provocation légère. « Je crois que je comprends mieux pourquoi certaines personnes ont du mal avec toi, en fait. »

Pensive, Sybella observa de nouveau les alentours et constata qu'ils étaient allés tout de même plutôt loin dans cette étrange pièce. Ce qui signifiait forcément qu'ils s'étaient éloignés sans savoir où et dans quelle direction de leur point de départ autant que de leur échappatoire. Un fait qui n'avait rien de très rassurant, mais l'irlandaise haussa les épaules, murmurant pour elle-même un cirueix « Au pire on pourra toujours penser à la sortie. ». Et en attendant … En attendant son cerveau avait soudainement une soif de potins à étancher, et faire mariner Potter était une expérience intéressante à laquelle elle ne s'était encore jamais livrée. « Au fait, pourquoi la petite Weasley a caché un de tes bouquins ici ? La culture l'effraie à ce point ? » questionna t-elle innocemment.


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MessageSujet : Re: When I'm feeling bad | Harry Dim 28 Déc 2014 - 15:57

C'était un mélange à la fois d'excitation et de peur qui le gagnait tandis qu'ils avançaient. Voir ces tas d'objets dont certains ne lui disaient absolument rien s'entasser encore et toujours alors qu'ils étaient plus loin dans la pièce lui procurait un drôle de sentiment à l'estomac. Depuis ses onze ans, il avait l'habitude de ce qui était magique et ne cessait d'en découvrir, mais cette salle, elle resterait sans doute un mystère, même pour les plus sorciers d'entre eux. Avait-elle un fond ou étaient-ils condamnés à errer sans fin ici ? Dans sa main, il ne pouvait s'empêcher de serrer ce petit bout de papier, celui qui était signé des Maraudeurs ; comme l'indiquait les réflexions de Sybella, elle ignorait qui ils étaient. Que les Maraudeurs aient déposé un mot ici, l'improbabilité de le récupérer : et s'il avait mis la main dans un autre vase, il ne l'aurait jamais trouvé ? Harry Potter savait qu'il avait une chance presque nulle de trouver un autre message du fantôme de son père et de ses amis, mais voulait tout de même continuer. Il savait qu'au pire, il pourrait sans doute demander la vérité à Lupin qui, en riant nerveusement, lui dirait sans doute alors qu'ils avaient prévu cette excursion sur un bon nombre de journée et qu'au bout du compte, ils s'étaient perdu.

Sybella ne savait pas qui ils étaient, c'était pour cela qu'elle faisait une moue passable. Au-delà de l'histoire personnelle de Harry, elle n'avait jamais vu les noms inscrits sur les cahiers de retenue de Rogue, ni entendant Fred et George louer la légende de ces quatre amis. Quatre...la main de Harry se crispa lorsqu'il pensa au Rat. Pettigrew était un de leurs amis, à l'époque ; Harry Potter ignorait totalement ce qu'il pouvait ressentir, mais penser à ce nom, juste le nom, et l'évocation de la silhouette du Rat ne lui évoquait rien de bout. Des frissons, sans doute, et quelques envies de meurtres. Si Pettigrew n'avait pas été le gardien du secret de ses parents, sa vie aurait probablement été complètement différente, qui sait...

« Du mal avec moi ? Tu parles de Malefoy, là ? Ce type est jaloux de ma légende. Ca se voit comme un nez au milieu du visage. Légende, tu parles. Qu'il grandisse un peu. »

Malefoy n'était pas un problème pour le moment. Il ne s'était pas montré spécialement chiant, malgré toutes les piques qu'il pouvait bien lui sortir et son animosité naturelle. Au contraire, si un élève comme lui s'était montré miel à son égard, Harry se serait plutôt méfié. Mais, à la fin de cette septième année qui avait été dure pour tout le monde, même quelqu'un comme Malefoy avait grandi : ces derniers temps, il lui semblait moins belliqueux, plus...Sensible, peut-être, si l'on pouvait dire que le mot correspondait. Mais bref. Il était face à Sybella, là, et il paraissait presque l'avoir oubliée. Il ne réagit presque pas à sa pique concernant la belle rousse qu'il souhaitait voir partager sa vie, lui offrant un de ses plus beaux sourires. Il n'oubliait pas que Tyrel était une sale bavarde et que tout ce qu'il dirait serait sûrement amplifié au quintuple...alors c'était l'occasion de parler une nouvelle fois de la légende des Maraudeurs. Évoquer leurs noms, leurs faits gloriaux ; James l'aurait voulu, et malgré son côté Lily, Harry avait tout de même pas mal hérité de James. Tout comme lui, sans doute, à ce moment, il se sentait incroyablement moqueur. Il avait une envie frénétique de savoir, de connaître tous les défis que pouvaient contenir cette pièce. De défier Tyrel.

« Mon bouquin ? Une anecdote sans importance. », Tyrel ne connaissait pas l'histoire de l'horcruxe devenu le journal de Voldemort, et elle n'avait pas à le savoir. « Le vieux livre de Rogue, elle l'a jeté car il allait se rendre compte que je l'avais et ne voulait pas que Gryffondor perde encore des points. »

Ce n'était pas tout à fait vrai, mais bon : il ne pouvait pas parler du Sectusempra qu'il avait jeté contre Malefoy, ni même le regard que le professeur de potions lui avait jeté après cela. Qu'il s'était tout d'un coup rendu compte de la vérité, et du moment de panique qui avait suivi. Non, pensa Harry Potter avec un sourire : c'était des choses que Sybella ne devait absolument pas apprendre.

« Mais parlons un peu des Maraudeurs...sérieusement, tu ne sais pas qui ils sont ? On trouve leur nom un peu partout dans Poudlard ! Quand j'ai fait des retenus chez Rusard, j'ai trouvé des annotations qui se moquaient de lui, et si on cherche un peu, les fantômes les connaissaient et disent même que Fred et George Weasley en sont les dignes successeurs ! Peeves en a même parlé, une fois ! », dit-il tandis qu'ils continuaient de marcher. Ils arrivèrent à une intersection, lorsque Harry s'aperçut qu'ils étaient déjà passé à cette endroit. « Tu vas rigoler, mais...je pense qu'on tourne en rond, hahaa... Il y a la marque que j'avais fait... »

Inutile de paniquer, garder son calme. Il suffisait de penser à une autre version de la pièce, non ? Genre la salle de danse de Sybella ?

Et pourquoi ça ne marchait pas ?

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MessageSujet : Re: When I'm feeling bad | Harry Ven 2 Jan 2015 - 18:12

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La septième année esquissa un sourire apparemment très amusé mais n’infirma ni ne confirma les propos tenus par le lion à l’égard de son ennemi juré serpent. Leurs querelles ne regardaient qu’eux et même s’il était toujours infiniment divertissant de voir les autres se déchirer, l’irlandaise ne défendrait Drago Malefoy que s’il y avait un intérêt à le faire – et peut-être éventuellement aussi parce qu’ils partageaient la même maison -. De toute manière elle ne cherchait pas à se faire un ennemi du blondinet : il était issu d’une famille de sangs-purs suffisamment importante et dominante pour qu’elle se tienne tranquille à son sujet, sans lui lécher les bottes pour autant. Quant à l’Elu … Elle y était indifférente. Ou trop lâche pour prendre parti.

Il était toujours bien de savoir que la petite Weasley avait jeté un bouquin appartenant à son ancien directeur de Maison dans les tréfonds d’un dépotoir magique. Le genre d’informations dont Sybella apprécierait se servir le moment opportun, et qu’elle casait dans sa mémoire parfaitement ordonnée comme une librairie à potins. La vert et argent se contenta donc de cette réponse au sujet de la rouquine, qu’elle soupçonnait d’être partiellement fausse – mais après tout elle n’exigeait pas de Potter qu’il soit complètement honnête avec elle, auquel cas il aurait été profondément stupide -.

Le Gryffondor revint vite à la charge sur ces fameux Maraudeurs avec lesquels il tenait tant à lui rabattre les oreilles, et la jeune fille ne put que soupirer d’agacement, roulant des yeux comme si une profonde ineptie venait de sortir de la bouche de son camarade. « Potter, réfléchis. Je ne vais pas en retenue ! Et je ne parle certainement pas avec Peeves. Ce fantôme ne sait faire que des bruits de pet et des blagues débiles, on dirait une version ectoplasmique de Lynch. » Jude allait certainement sentir quelques sifflements dans ses oreilles, mais ce n’était pas dramatique, il y était habitué. Quant aux fantômes du château, Sybella n’en avait fichtrement rien à faire. Ils étaient devenus immatériels ce qui les rendaient tout bonnement inutiles à ses yeux. Le seul qui trouvait grâce dans sa mémoire était Fray Cabble, et pour cause : en tant que psychologue de Poudlard, il était l’individu le plus adapté pour subir ses longs monologues plaintifs où Sybella vidait son sac sur sa vie « gâchée par tous ces crétins, ces moldus, ces gamins braillards, ces gourdes, cette bâtisse toute cabossée et ce Ministère complètement incompétent ».

Elle secoua sa chevelure d’un mouvement de tête et continua de marcher … avant de s’arrêter pour de bon et d’accuser le constat de Harry d’un air très, très peu avenant. « Sérieusement Potter ? Tu trouves ça drôle ? » Elle pinça les lèvres, donnant l’impression d’avaler un citron entier. « Sans blague, vous les Gryffondors, vous êtes vraiment des … Peu importe. » grogna acerbement la blonde tout en jetant un regard alternatif vers les deux fonds de la salle.

La solution n’avait pas du effleurer l’esprit limité de Potter, mais pour Sybella, rien de plus compliqué. Puisqu’ils étaient coincés, autant revenir au studio de danse qu’elle avait inventé de toute pièce pour sortir de ce débarras ! Sauf que quelques secondes plus tard, la blonde remarqua que quelque chose clochait : ils étaient toujours là où ils étaient et rien n’avait bougé. « Ne me dis pas que tu as essayé de penser à une autre salle et que ça n’a pas fonctionné. » Ou foi de Salazar, je te fais avaler chaque objet de cette pièce jusqu’à ce qu’il n’en reste plus aucun. Clairement, la question était plus rhétorique que réellement interrogative : Sybella savait, par un curieux et étrange pressentiment très peu agréable, qu’Harry venait tout juste d’utiliser l’option dont elle parlait et que celle-ci n’avait pas été efficace. Par sa faute – et uniquement la sienne, évidemment -, Potter et Tyrel se retrouvaient coincés comme des rats dans une salle indétectable et incartable. Le Survivant n’allait plus l’être dans très longtemps à ce rythme.

« Pas de panique. On va trouver une solution. » Plus facile à dire qu’à faire, et pour quelqu’un qui voulait se la jouer maître d’elle-même et pas du tout paniquée, il y avait mieux que Sybella Tyrel à cet instant. On sentait dans chaque trait de son visage la contraction de quelqu’un qui n’aimait pas du tout ce qui se passait et qui aurait pu très facilement s’énerver au moindre mot malheureux – ou à la moindre blague vaseuse. « T’es déjà venu ici, Potter, sors-nous de là. C’est ton job d’être le héros ! »


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