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A. LICHUAN WHITELAW
(TROUVÉ)

Finalement, tu as plus de points communs avec Lone que tu ne le prétends.

Alors, vous savez ce que c'est ?
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Comme un air de "déjà-vu" { pv Billie
MessageSujet : Comme un air de "déjà-vu" { pv Billie Sam 16 Aoû 2014 - 21:35

Il y avait comme un sentiment de déjà-vu, alors qu'elle sortait, cet après-midi. Le reste de la journée lui avait paru très flou et elle avait fait fi de ses problèmes comme on gomme un mauvais trait de crayon. Sur son bureau étaient entassés tout un tas de divers soucis, d'affiches et de dossiers à remplir. Si son travail – les accidents magiques, il fallait avoir l'estomac bien accroché – était essentiellement à l'extérieur, elle ne comptait plus ces heures agaçantes où elle était enfermée dans ce bureau à remplir des rapport. L'environnement n'était pas si désagréable et une vue sur le Londres moldue la distrayait lorsqu'elle commençait à bailler.

Une affiche posée sur le coin du bureau retint son attention. Elle semblait avoir longtemps été tripotée, mais elle ne savait pas du tout par qui. L'homme qui avait été pris en photo était un de ces évadés d'Azkaban...un type assez effrayant avec les yeux sombres, une coupe en brosse et la peau pâle. Malgré le fait que la photographie soit enchantée, il la fixait, immobile, un air maléfique au fond de ses yeux. Electre roula en boule l'affiche et la projeta à l'autre bout de la pièce. Pourquoi une simple photo réussissait-elle à lui faire aussi peur ? N'était-elle pas un peu fatiguée, avait-elle besoin de repos, après tous évènements ? Elle regarda le sorcier au fond du bureau – un type sympa qui ne jugeait pas selon les apparences – et lui dit :

« Je vais faire un tour dehors, je reviens. »

En moins de temps qu'il en faut à un homme pour se rhabiller, Electre se trouvait déjà à l'extérieur, en plein air. La capitale moldue était en pleine effervescence, ses habitants profitant sans doute des derniers jours de vacances pour aller, au choix, faire du shopping, chercher les fournitures scolaires. Wilde sourit, pensant à tous ces écoliers qui auraient le plaisir de découvrir Poudlard à la rentrée...elle tournait dans l'angle d'un vieux monument pour mieux admirer les vieilles maisons de Londres et sourit en pensant à tout ce que celles-ci avaient pu voir. Si les bâtiments pouvaient soudainement s'agiter, comme par magie, ils remettraient à leur place ces égoïstes de mangemorts en claquant des doigts. Electre aurait aimé être plus courage : oh, du courage, elle en avait lorsqu'elle accomplissait les missions de l'Ordre, mais dans la vie, la vraie, elle avait toujours peur de trop se mouiller, de se trahir. Elle aurait tellement aimé gifler, insulter Phileas Folengrain, mais dès qu'elle le voyait, elle changeait maintenant systématiquement de couloir en baissant la tête. Electre était une employée trop peu importante pour être remarquée par un ministre, et elle tenait à ce que cela reste ainsi, surtout après la lettre reçue au sujet d'Asterdre et de ses prétendues affinités avec un ordre maléfique.

Combien de ces personnes étaient des moldus, combien connaissaient l'existence de la sorcellerie ? Elle aimait se poser là, dans un coin et tous les observer, une glace à la main. Alors que sa langue était collée à l'une des boules parfum myrtille, elle observait un type qui lui disait étrangement quelque chose...Il avait le teint pâle, des cheveux lustrés et elle ne parvenait pas à saisir la nature de son regard. Elle était toujours en train de se souvenir où elle l'avait vu lorsqu'elle se souvint de cette affiche, dans son bureau : l'évadé de la prison d'Azkaban, Billie Hudson. Electre trembla un bon coup avant de dégainer discrètement sa baguette et courir sur lui : en un instant, elle était derrière son dos.

« ...Hudson...au nom de la loi, je vous arrête. Il y a beaucoup de moldus ici, alors ne vous avisez pas de faire un seul mouvement menaçant ou je vous le ferai regretter. Avancez-vous dans la ruelle à droite ou je vous jure que vous allez le regretter. »

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Comme un air de "déjà-vu" { pv Billie
MessageSujet : Re: Comme un air de "déjà-vu" { pv Billie Sam 30 Aoû 2014 - 17:24



Je m'ennuie.

C'était la première phrase qui lui était venue en tête cette après-midi là. Pourtant il était loin de s'ennuyer. Debout depuis bien avant sept heures du matin, le seul moment de pause qu'il s'était offert avait été la pause-café. Il n’avait pas besoin de regarder l’heure pour savoir qu’il était bientôt temps pour lui de s’octroyer une pause qui n’en serait pas une. Enfin, peu importe, il bougerait d’ici. En attendant, il jouait le rôle du gentil petit aide-boulanger prêt à servir la clientèle, toujours souriant, fiable et surtout honnête. L'ex-taulard trouvait la situation bien drôle en réalité. Après toutes ces années, il était loin du gamin maigrichon qui gambadait tel un chien fou dans la ville. Trépignant intérieurement, il évalua quelle serait la possibilité qu'un croissant lui reste d'ici la pause de midi tant attendue. Il ne pouvait pas se permettre d'en chaparder quelques-uns parce que le gérant remarquerait de suite leurs disparitions et il n'avait pas envie d'être mis à la porte. Il tenait à rester sur cette île.

Pile à l'heure, jamais en retard. Le matin, pour l'heure de la pause, l'heure du retour au travail : s'il y avait quelque chose qu'on ne pouvait lui reprocher était sa ponctualité désarmante. « Tadaam, j'prends deux trois croissants et je file. Je serais de retour à l'heure comme toujours et garde la monnaie pour le quatre-heures. Tu sais bien que j'ai toujours faim alors c'est en prévision. » Il ne voulait surtout pas perdre encore plus de temps. Bavarder l’air de rien lui avait déjà fait perdre quelques secondes. Sa pause durait vingt minutes. En comptant la recherche d'endroit pour transplaner en tout discrétion, il lui en restait quinze. Amplement suffisant pour une ballade tranquille dans les rues du Londres moldu. Il évitait les grandes rues sorcières pour ne pas se faire remarquer. Quoique d'ici la prochaine, il aurait surement oublié qu'il devait éviter les endroits peuplés dans lesquels il était possible qu’on le reconnaisse. Il y avait tout de même un avantage dans les rues aussi bondées : il était facile de fuir et s'il avait un peu de chance, la foule le cacherait bien volontiers. D'une taille pas bien grande, il avait la facilité de se faufiler n'importe où et cela lui facilitait la tâche pour dérober certains riches sorciers qu'il choisissait avec soin. Etait-il Robin des bois ? Pas vraiment. Mais quelque part, jamais il n'avait soudoyé les pauvres peut-être justement parce qu'il n'y avait rien à voler et non par bonté d'âme. Avec un peu de chance aujourd'hui, il pourrait se préparer un petit festin de Roi. Ne manquait plus que la couronne et le costume mais ne voulant pas se faire repérer il avait opté pour une tenue ... Classique et peu extravagante. Le Londres moldu. Ce monde était fascinant et parfait pour celui qui était recherché dans l'autre et peut-être libre dans celui-ci.

Un jour., pensa-t-il, je m'inviterais chez la reine d'Angleterre et elle n'en aura même pas conscience. Cette pensée saugrenue le fit rire malgré lui et notre homme continua sa route sans se douter un instant qu’une petite personne viendrait contrecarrer ses plans de festin. Il avait transplané dans une petite impasse coincée entre deux sites historiques : la planque parfaite. Quelques secondes plus tard, il était perdu dans la foule. Ce n’était pas le meilleur endroit pour dérober des objets de valeur mais le vol à l’étalage calmerait ses ardeurs. Un simple Hot-dog suffirait à calmer les protestations de son estomac qui n’avait soudainement plus du tout envie des croissants qu’il avait emporté. Une voix l’interpella et l’écossais ne pû s’empêcher de sourire. La petite mignonne du Ministère. Si Billie ne cachait pas avoir une mémoire désastreuse il n’oubliait pas facilement les visages de ceux qui l'avaient un jour marqué. Et cette petite brune de Wilde ne faisait pas exception. Il y avait toujours eu quelque chose de fascinant dans leurs rencontres : elle ne s'en souvenait pas.

Il ne l’avait pas forcément vue ou peut-être avait-il tourné la tête d’un air intéressé avant qu’elle ne l’aperçoive enfin. N’a-t-elle pas l’impression qu’elle se répète ? Que tout se répète indéfiniment ? Il ne se souvient pas des mots qu’elle a pu dire les autres fois mais chiche qu’elle aurait dit les mêmes avec ce petit mouvement de baguette perceptible. Billie secoue la tête. « Puis-je avoir l’honneur de connaître le nom de celle qui pense pouvoir m’arrêter ? » Il n’est pas idiot même si certains de ses actes peuvent lui prouver le contraire et ce point par point. Ils sont chez les moldus, elle a déjà tenté par deux fois de le capturer ainsi et elle ne s’en souvient pas. Et surtout, il ne doit pas lui donner l’impression de déjà la connaître. Alors il reste là et agit comme si elle n’était qu’une énième connaissance à rajouter dans son carnet d’adresse déjà pas mal rempli. Il ne bouge pas. Avec la foule, il peut se permettre de transplaner. Après tout, c’est le problème du Ministère si la panique s’installe ensuite. Il pourrait transplaner et jouer à chat avec cette petite souris qui pense pouvoir l’attraper. Il pourrait comme à chaque fois atterrir non loin d’elle et lui lancer ce sort tant aimé. Il sait aussi que cela ne marchera pas toujours mais pour le moment, Merlin est avec lui. La baguette Billie est, elle aussi, cachée dans la manche de son veston brun. Que pense-t-elle faire ? Il est instable et elle le sait. « Ne soyez pas stupide et rangez-moi donc votre bout de bois. », lance-t-il en s’approchant d’un groupe. Il pourrait facilement se mélanger parmi eux et jouer. Et cela tombe bien parce qu’il s’ennuyait. Il lui reste moins de dix minutes pour trouver un moyen s’éclipser sans arriver en retard. Arriver en retard ? Jamais. Il se l’interdit.

Spoiler:
 


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Comme un air de "déjà-vu" { pv Billie
MessageSujet : Re: Comme un air de "déjà-vu" { pv Billie Jeu 11 Sep 2014 - 0:17

C'était un homme qui ressemblait à ce à quoi pouvaient ressembler les hommes normaux : des cheveux courts, peut-être un peu mal rasé à cause de sa fuite, du moins le supposait-elle, un teint pâle. Les yeux d'Electre ne finissaient pas de fixer l'évadé du regard comme si, à la manière de Sirius Black, il pouvait s'évaporer, disparaître tout d'un coup. Ce dos, cette manière de marcher, cet air insolent qu'il avait, là, à lui parler comme s'il la connaissait, lui faisait horreur. Elle avait des frissons dans le dos et brûlait envie de s'enfuir en courant de là, avant qu'il ne se passe elle ne savait quoi, qu'il lui prenne le bras et profite du fait que les moldus les entouraient. Elle ne pouvait pas faire de magie ici : tenir une baguette comme on tient un revolver pour menacer quelqu'un, ça, c'était ok, mais le reste...tous les sorts et compagnie qui auraient au mieux fait des étincelles dorées, au pire un énorme bruit qui auraient ramené les médias par ici, c'était hors de question. Electre était aux accidents magiques, alors c'était comme si elle se donnait à elle-même un peu plus de travail.

Le pire, le pire, sans doute, c'était qu'il ne bougeait pas : il restait là, complètement immobile au milieu de tous ces moldus. Electre s'en mordait les lèvres, entendant sa voix perfide et venimeuse lui demander son nom, tenter d'obtenir des renseignements sur elle : oh, elle lui dirait, mais juste pour qu'il puisse savoir qui avait réussi à le mettre, enfin, sous les barreaux. Maintenant qu'elle y pensait, avait-il une baguette, ou non ? Elle pensait qu'elles étaient détruites, à l'entrée à Azkaban, mais il était tout aussi probable que Hudson ait agressé un sorcier pour la lui prendre. Les armes moldues étaient efficaces, et un bon coup de batte à l'arrière de la tête assommait tout autant que n'importe quel sort.

Ranger sa baguette ? Electre se le refuse, et pendant ce temps, le bout de bois reste toujours figé sur le dos de Billie : elle est quelqu'un de courageux et de fier. Plus que tout, Electre tient à bien faire son travail, et elle sait que si Billie est en liberté, tôt ou tard, il finira par faire une catastrophe que tout le monde regrettera, par ici...voire même, peut-être, que les sorciers seraient en danger et qu'elle-même aurait encore plus de travail. Billie Hudson devait être emprisonné, et c'était tout, même si tout dans son corps lui criait de s'éloigner de cet homme et que son sourire maniaque, machiavélique lui faisait peur. « Je suis Electre Persephone Wilde. Et vous, vous êtes un criminel, et puisque les Aurors ne sont pas ici pour vous arrêter, je vais me charger de procéder à l'arrestation, appartenant au Ministère. »

Il n'y avait rien là de suspect qui puisse être entendu par un quelconque moldu et mal interprété. Même la baguette, tout cela pouvait être pris pour un jeu, hormis qu'Electre avait l'air très sérieuse : plus que sérieuse, déterminée, surtout que maintenant, elle serrait le bras gauche de Billie dans sa main. Certain, elle ne le laisserait plus partir : plus, elle avait dit plus ? Elle ne le laisserait pas partir, jamais.

« Arrêtez immédiatement ou je transplane avec vous. Et vu comment je réussis mes atterrissages, en ce moment, vous avez de fortes chances pour vous retrouver avec un nez à la place du pénis. Ce ne serait peut-être pas sans vous déplaire, mais je pense que ce ne serait pas très pratique pour vous moucher. », dit-elle, le plus sérieusement du monde. Elle ne savait pas pourquoi, mais quelque chose l'incitait à dire des choses absurdes à Billie. Des choses qu'elle n'avait jamais dit auparavant, à personne, comme si inconsciemment, Electre savait que, tout simplement, elle faisait des essais, qu'elle recherchait quelque chose, une phrase, elle ne sait quoi qu'elle ne lui avait jamais dit. « Qui vous a aidé à vous échapper, Hudson ? Avez-vous une nouvelle baguette ? »
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Comme un air de "déjà-vu" { pv Billie
MessageSujet : Re: Comme un air de "déjà-vu" { pv Billie Ven 12 Sep 2014 - 16:45



Billie soupira théâtralement lorsque la jeune femme s'obstina. Elle était bornée à l'emmener et il l'était tout autant à vouloir rester libre. Il était plus résistant qu'il en avait l'air et n'aurait aucun problème à lui casser quelques os si cela lui permettait de s'échapper. Utiliser la magie en plein Londres moldu ne lui faisait ni chaud ni froid. Tout ce qui comptait en ce moment précis était lui. Du reste, il s'en fichait. Le monde pouvait s'écrouler sous ses pieds : le principal était qu'il s'en sorte. Il n'avait pas pour habitude de réfléchir et les interrogations de la jeune femme le firent sourire malgré lui. Alors elle n'avait pas deviné ? Quelqu'un, au Ministère, avait-il seulement fait le lien entre l'attaque des Mangemorts et la libération en masse ? C'était une question stupide. Le papier du hot-dog étant vide, il visa une poubelle comme l'aurait fait un joueur de basket-ball professionnel et grimaça lorsque le coup fut manqué. Un sourire joueur le remplaça automatiquement. Elle n'oserait rien faire ... tout juste comme la dernière fois. Il allait le ramasser et le remettre dans la poubelle. Allons, le soucis de la propreté était important et elle n'allait pas le laisser faire de Londres une porcherie. L'air de rien, Billie se dégagea et s'avança de quelques pas pour mettre le papier dans son récipient et eut l'intelligence rare de se placer tout juste derrière une table remplie de joyeux touristes qui ne devaient pas se douter un instant de ce qu'il se tramait devant eux. Ils étaient trop occupés à s'empiffrer et Billie ne pu s'empêcher de lorgner une de leur assiette tout en tentant de ne pas lâcher la jeune femme du regard. Elle n'avait pas bougé.

Bien.

Electre Persephone Wilde. Il devrait faire des recherches. Peut-être trouverait-il de quoi la déstabiliser la prochaine fois. L'incompétence du Ministère semblait une fibre sensible idéale dans le cas présent: les Mangemorts. Un rire lui échappa lorsqu'il se remémora la fin de sa première phrase. Alors elle comptait vraiment l'arrêter ? Elle voulait jouer ? "Vous n'oseriez pas. Pas ici. Et je ne bougerais pas avant d'avoir terminé. C'est ma pause après tout.". Il haussa les épaules en ne se souciant pas d'avoir laissé s'échapper des indices à son sujet. Elle avait des questions et oublierait ses réponses dans quelques minutes. Il ne devait pas arriver en retard. Il s'en était fait la promesse.

"Quelle honte pour un membre du Ministère de ne pas réussir ses transplanages avec perfection ! Notre cher Ministre serait-il devenu laxiste quand à la sélection de ses troupes ? Mais j'oubliais. J'ai entendu des choses. Jouerait-il dans les deux camps ?" Il s'arrêta et lança un croissant à la jeune femme. "Autant ne pas transplaner le ventre vide. Cela serait dommage de vous voir ainsi déformée." Il ne se soucia pas de savoir si elle l'avait attrapé ou s'il était tombé parterre. Un clochard le ramasserait sans doute. Quel gâchis. "Vous n'avez même pas l'once d'un indice me concernant ? Je suis déçu. Cela fait un moment. Un sacré moment que je vadrouille grâce à votre incompétence." Un sourire moqueur lui échappa. "Je ne me suis pas évadé avec un plan complexe en tête mais cela vous devez le savoir." Il n'était pas une lumière. Ils avaient dû au moins lire son dossier scolaire et se renseigner un minimum sur tous les sorciers évadés à cette époque. Si pas ... Seigneur, qu'attendait donc M'sieur l'Ministre pour l'engager lui. Il serait bien plus efficace que ces gourdes... d'autant plus qu'il fricotait avec les Mangemorts depuis un moment. Enfin. Il parait. Lui n'était qu'un criminel en fuite pour une tare qu'il ne contrôlait pas. Il était, en quelque sorte, moins pire que les sbires de Bellatrix Lestrange. "La porte était grande ouverte et je suis sorti. Rien de plus. Libre comme l'air. Mais j'ai été sage.", continua t-il avec un clin d'oeil peu subtil tout en gardant la distance instaurée entre l'agent du Ministère et sa personne. "Quand à la baguette. C'est un secret. Mais rassurez-vous, j'n'ai tué personne pour l'obtenir. A votre tour maintenant. Depuis quand le Ministère s'occupe t-il de rattraper les pauvres criminels qui n'auraient besoin que de soin psychologique au lieu de s'attaquer au dossier plus gros qu'est celui des Mangemorts?"


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Comme un air de "déjà-vu" { pv Billie
MessageSujet : Re: Comme un air de "déjà-vu" { pv Billie Lun 15 Sep 2014 - 15:31

L'once d'un indice le concernant ? Mais elle avait oublié, totalement oublié. Electre avait beau chercher dans sa mémoire, elle ne se souvenait de rien qui n'ait rapport avec Hudson. Asterdre, Oreste...il était toujours là, à la narguer fièrement, il y avait aussi Peeter et le reste, le travail, Folengrain qu'elle méprisait de plus en plus. Mais sur Hudson, il n'y avait rien : il y avait sans doute eu un article dans le journal, à propos de l'évasion d'Azkaban, mais Wilde ne s'en souvenait pas, tout cela lui semblait étranger, comme si elle flottait sur un petit nuage. Elle ignorait tout des causes de cette étrange malaise, et elle fixait juste le croissant qu'elle avait rattrapé en plein vol, comme s'il pouvait être empoisonné.

Elle pensa pendant un moment qu'elle avait pu être ensorcelée, puis, haussant les épaules, se dit que c'était tout de même peu probable : elle était habituée à se défendre : elle n'avait juste pas dû lire l'article en question. Il parlait, et s'éloignant d'elle par la même occasion : l'agent Wilde se dépêcha de le rattraper, venant lui attraper le bras et le maintenir d'une manière un peu plus sûre : il ne fallait pas qu'il s'échappe, pour l'amour de Merlin. Lorsque quelqu'un était emprisonné à Azkaban, c'était pour une bonne raison, même si ses crimes lui échappaient de nouveau, tout de suite.

« Qu'avez-vous fait ? », lui chuchota-t-elle. « Je suis incapable de me rappeler quoique ce soit, à part le fait que vous êtes recherché, et je ne suis pas de ceux qui arrêtent par hasard. Je suis sûre de me souvenir avoir fait des recherches, mais je ne me souviens plus du tout des résultats ! »

Prudemment, mais puisqu'elle avait faim, tout de même, Electre mangea le croissant. Avait-elle mangé, à son dernier repas ? La paranoïa l'empêchait de se souvenir correctement, et elle ne se souvenait même pas si elle avait bien fermé son appartement à clé...elle resserra son emprise sur Hudson, se jurant de tirer au clair la vérité.

« Vous n'êtes pas sage, je le sais : vous êtes un criminel, et comme un criminel, vous ne pourrez pas vous empêcher de faire des actes nuisibles à la société. Je me demande pourquoi le ministère n'a d'ailleurs pas envoyé un portrait de vous sur les télévisions moldues, tout comme ils l'avaient fait de Sirius Black. », continua-t-elle à lui murmurer, tout en se sentant de plus en plus blanche. Et si il y avait des Mangemorts qui s'étaient échappés d'Azkaban ? Elle savait que le climat était de plus en plus tendu : que les manifestations de violence n'étaient rares et qu'elle, elle devait faire des heures supplémentaires à jeter des maléfices d'Oubliettes pour que ces pauvres moldus oublient toutes ces choses étranges qui s'étaient passées juste sous leurs yeux.

« N'oubliez pas que je ne suis pas un Auror, mais seulement aux catastrophes magiques, Hudson. Que, par conséquent, il est aussi de mon devoir de prévenir tout...dégât, et... », elle tira soudainement sa manche, voulant s'assurer qu'il n'avait pas cette marque où elle le pensait, mais...son avant-bras, celui où était censée reposer la Marque, était blanc comme un bébé. Sa peau était vierge de toute marque si bien que, étonnée, Electre eut un petit moment de réflexion, avant de le tirer dans ce coin sombre, à l'abri du regard des moldus. Là, elle lui agrippa bien les deux bras et ils transplanèrent.

Où ? Elle semblait avoir quelques soucis de transplanage, en effet, en ce moment. Arrivée à bon port, elle tomba à terre, essoufflée, et se mit à vomir les quelques miettes de croissant qu'elle avait pu avaler, lâchant totalement le criminel. Elle ne savait pas s'il était blessé, s'il était intact ou si son nez était maintenant son pied. Elle distinguait, en flou, cette herbe verte et comprit qu'ils ne se trouvaient point dans la cour du Ministère.

« Mince...par Merlin...où...sommes-nous ? Je n'y vois rien... »

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Comme un air de "déjà-vu" { pv Billie
MessageSujet : Re: Comme un air de "déjà-vu" { pv Billie Jeu 25 Sep 2014 - 15:51



Il était étonné que le Ministère n'ait pas fait de lien. Étonné mais ravi. Ravi parce qu'il pouvait ainsi se permettre de vivre sa vie comme il l'entendait sans trop se soucier des Aurors chargés de l'arrêter, d'arrêter également de plus gros poissons que lui. Se retenant d'applaudir lorsqu'elle saisit son croissant en plein vol, Billie se demanda un moment si elle le trouverait bon avant de songer à maintenir ses distances. Le problème était qu'il y avait l'air de rien beaucoup de monde et que sa marge de main d'œuvre restait mince. C'était amusant tout de même qu'elle le recroise sans arrêt, lui pose les mêmes questions sans se souvenir qu'en réalité tout ce cinéma c'était déjà produit un bon nombre de fois. C'était devenu comme un jeu pour lui, une mission pour elle.

Il était tellement certain de ne jamais se faire attraper (par Miss Wilde du moins), qu'il ne faisait que moyennement attention aujourd'hui si bien qu'elle le rattrapa aisément et qu'en bon inconscient, Billie haussa les épaules et sourit à sa question. "Mais dites-moi, vous avez la mémoire d'un poisson rouge ! Nous sommes deux.", lança t-il sous le ton du secret. Et c'était vrai, Billie n'avait jamais eu une mémoire colossale, avait souvent passé de justesse certains examens demandant trop de théorie. "Votre question est beaucoup trop large pour que je puisse y répondre. Ce que j'ai fait ? Vous parlez de quoi au juste ? Alors il est bon ?" Détournement de conversation sur la nourriture, qu'est-ce qu'il était doué. "Vous me donnez faim." Confidence pour confidence: il aurait dû garder le croissant pour lui. Il l'écouta parler, prudemment. "Alors ce n'est pas non plus votre rôle de m'arrêter. Si je suis ce criminel si dangereux, vous n'avez pas les capacités ni même le sang-froid nécessaire. Depuis que nous nous sommes croisés nous parlons de la pluie et du beau temps alors qu'un professionnel m'aurait déjà arrêté et n'aurait certainement pas mangé ce croissant par crainte qu'il soit empoisonné. Heureusement pour vous, il n'y a que les crétins pour gâcher un croissant aussi délicieux." Son sourire s'élargit lorsqu'elle prit la peine de vérifier s'il portait la marque des ténèbres. "Et non. Prison sans passer par la case départ. Ça vous étonnes hein." Elle commençait à le fatiguer mais maintenait sa prise de façon bien trop ferme pour qu'il puisse s'échapper. Il n'avait rien à craindre, jamais elle ne réussirait son transplanage. Et voilà que sans prévenir, ils s'évaporaient sous les yeux des moldus qui penseraient que leur imagination leur joue des tours. Il était toujours plus simple de nier l'évidence.

Pas inquiet pour le moins du monde (mais bien secoué quand même), le pyromane se releva et pointa sa baguette sur la jeune femme qui ne s'était pas encore relevée. "Pas devant le Ministère en tout cas. Vous auriez dû attendre que les Aurors arrivent. Vous voilà coincée sur cette petite île avec moi. Et avec cette tempête qui s'approche croyez-moi, personne n'est dehors à des kilomètres à la ronde. Prévenez le Ministère si vous le voulez, ils ne recevront jamais votre signal dans ces conditions. Je me suis renseigné." Billie ramassa la baguette de la jeune femme qui avait glissé près de ses pieds pour la fourrer dans sa poche et fit un tour sur lui-même avant de sourire en remarquant un phare.

"Bonne pioche. J'aime les phares. Comme quoi, vous vous êtes finalement bien renseignée." Il pointait désormais sa baguette dans la direction de la jeune femme. Les rôles étaient inversés. "Venez." C'était un ordre. La pluie se faisait plus dense et le phare était leur unique porte de sortie. L'anglais ne commettrait pas la folie de transplaner sous cette tempête. Ils avaient déjà eu une chance de dingue d'arriver ici en entier. "Vous voulez des réponses et j'ai faim. Vous venez ou je vous tue tout de suite ? J'pourrais vous lancer un Impero mais voyez, j'suis plus civilisé que les hommes de Bellatrix. J'vous cuisinerais même quelque chose avant de vous fausser compagnie. Quand à votre baguette, quelqu'un vous l'enverra au Ministère. Et vous oublierez tout comme à chaque fois. Ahh enfin, la mémoire vous revient ? Vous verrez c'est comme un jeu. La dernière fois vous m'aviez emmené dans un port."

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MessageSujet : Re: Comme un air de "déjà-vu" { pv Billie Lun 10 Nov 2014 - 12:28

C'était une île : une île, une île ! Sa tête lui tournait et ses yeux refusaient d'y voir vraiment clair. Quelque part, elle les sentait embués, elle avait conscience que c'était parce que de lourdes larmes devaient couler sur ses joues. C'était tellement ridicule : elle si brave, elle si courageuse. Comment en était-elle venue à de telles extrémités ? Sans doute n'aurait-elle pas dû se frotter à ce type, Hudson, ni à ses maléfices. Elle n'était pas prête : sans doute l'avait-elle été la première fois qu'elle l'avait rencontré, mais ce n'était plus le cas. Elle l'avait oublié, mais elle avait pratiquement fait le même voyage plusieurs fois dans la journée, voire même dans le mois. C'était effrayant, car Hudson la connaissait, et il paraissait presque s'amuser de ce petit jeu malsain : qui savait ce qu'il avait pu lui faire subir d'autre ?

Elle se rendait soudainement compte du nombre d'erreur qu'elle avait faites depuis son arrivée : celle de ne pas avoir appelé directement une équipe compétente qui aurait tracé Hudson probablement jusqu'à ses complices puis interpellé, celle d'avoir jamais dit son nom, elle ne savait pas exactement quand. Les criminels n'ont guère à connaître les noms des gens du ministère, et pour lui, elle aurait dû rester cette femme en tailleur complètement anonyme. Sans doute n'aurait-elle même pas dû sortir de son bureau, en fait : sans doute mieux pour elle et son cerveau.

Electre recommençait à y voir clair, et à entendre mieux. Elle distinguait Billie avec une baguette, sa baguette, pointée vers elle. Il la menaçait, il lui disait qu'une tempête approchait et brouillerait les signaux qu'elle tenterait d'envoyer. Electre fronça les sourcils, se demandant si ceci était juste un mensonge, se promettant de tenter quelque chose dès qu'elle aurait une ouverture. Les sorts lancés par Hudson seraient sans doute moindres, étant donné qu'il n'était pas le légitime propriétaire de la baguette, mais il ne devrait pas avoir de mal pour l'achever, voire même lui faire oublier une nouvelle fois. La jeune femme était auparavant agenouillée, presque, mais elle se releva : elle levait un peu les mains pour montrer qu'elle ne comptait pas se défendre, malgré ses yeux qui lançaient des éclairs ; elle était toujours déterminée à résister, et elle ne voyait pas pourquoi on lui retirerait ce droit.

« Vous êtes vraiment malpoli et ne connaissez le mot « courtois ». La mémoire ne me revient pas, elle est enfouie trop profondément, mais je me doute, que vous avez fait ce petit manège à chaque fois, qu'à chaque fois aussi, vous m'avez menacée avant de me jeter un sortilège d'Oubliettes. Maintenant, je veux savoir combien de fois vous l'avez fait. Par journée, par mois. Cela expliquerait en partie les trous que je ressens depuis quelques temps, mais est relativement inquiétant sachant qu'apparemment, j'oublie d'autres choses, et tout le temps. »

Le maléfice d'Oubliettes était un sort dangereux : bien utilisé, il pouvait jusqu'à effacer une vie de tous souvenirs, mais utilisé régulièrement contre quelqu'un, il pouvait également avoir des compétences néfastes sur le cerveau du cobaye pris. Electre s'en doutait, et c'était plus ou moins logique, étant donné tout ce qu'elle avait vécu ces derniers mois : cette folle envie que de rejoindre Asterdre, ne se souvenant parfois pas du différend qui les opposaient, recommencer certaines choses, certaines actions, avant qu'on lui dise qu'elle avait déjà fait ce travail.

« Préparez à manger. », Electre avait croisé les bras, tandis que Billie entrait dans le phare. Elle, elle en resta un peu à la traîne, sortit une note de sa manche – une des célèbres notes du Ministère et écrit à la va-vite dessus « Au secours, suis avec Hudson. Envoyez Aurors. Wilde. » Cela suffirait, et puis elle n'avait pas non plus beaucoup de temps. Elle le lança dans le vide vite-fait avant de rentrer dans le phare, le cœur lourd. Ses pas résonnaient tandis qu'elle montait et lorsqu'elle réussit enfin à atteindre le dernier étage, il fallait avouer qu'elle était largement essoufflée.

« Rendez-moi ma baguette, immédiatement. J'ai un frère : il ressent ce que je ressens. Si vous n'arrêtez pas de me menacer, il viendra vous tuer. »

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Comme un air de "déjà-vu" { pv Billie
MessageSujet : Re: Comme un air de "déjà-vu" { pv Billie Lun 29 Déc 2014 - 18:06



La journée devenait plus passionnante qu'il ne l'avait souhaité et, bizarrement, ce n'était pas pour lui déplaire. Il arriverait en retard à la boulangerie mais il pourrait toujours dire qu'un chien l'avait suivit et qu'il avait dû le ramener à son propriétaire car après tout (et boss avait été le premier témoin de la curieuse scène) cela lui était déjà arrivé. Cela serait donc un petit mensonge plausible pour un retardataire détestant arriver en retard. Billie soupira de contentement. Elle l'avait emmené sur une île et une mini tempête approchait. Il avait l'impression de se retrouver dans un film. C'était drôle et diablement moins ennuyant qu'une poursuite dans Londres.

Ne connaissant que très peu le tact, le jeune homme n'avait pris aucune précaution en parlant à (et avouez que c'était drôle de ce point de vue) son kidnappeur. C'était elle qui l'avait emmené sur cette île sans son consentement. Dommage que cela ne soit pas dans ses avantages de se plaindre aux autorités. En attendant ils étaient là et coincés pour un petit moment. Il ne se souciait pas de son regard qui rivalisait avec les nuages sombres qui étaient déjà au-dessus de leurs têtes. Il avait deux baguettes en sa possession, elle: aucune. Elle pouvait donc lui lancer des éclairs autant de fois qu'elle le désirerait, cela ne changerait rien à la situation. Il haussa les épaules à son premier commentaire. "Les Oubliettes ne doivent pas arranger le cas d'une mémoire déjà défaillante. Ne pensez pas que j'sois à ce point obsédé par vous pour vouloir absolument vous croiser pour vous lancer ce sort. C'est plutôt vous qui vous obstinez à vouloir croiser ma route. Je ne m'amuse pas à compter le nombre de fois que nous nous sommes malheureusement croisés." Elle avait du toupet : il se montrait poli et courtois. Du moins ... par rapport à d'habitude.

Ils ne s'étaient pas rencontrés tant de fois que cela. Probablement trois ou peut-être quatre fois. L'idée de la priver totalement de sa mémoire ne lui avait jamais effleuré l'esprit. C'était inutile et, de surcroît, il n'était pas assez doué en sortilège pour pouvoir se permettre une telle chose. L'ordre le fit grimacer. Qui manquait de courtoisie à présent ? "Non. En fait c'est idiot. J'suis peut-être pas le plus futé du coin mais je ne poserais pas ses baguettes pour cuisiner et vous laisser vous échapper pour vous désartibuler en tentant d'avertir les autorités. On va faire plutôt l'inverse. Vous cuisinez et je vous donne les consignes à suivre.", commença t-il en ouvrant le frigo tout en ne la lâchant pas du regard. C'était assez comique comme posture mais autant être prudent. "C'est bien ce que j'pensais." Le ravitaillement n'était pas collosal mais cela suffisait pour faire un bon petit dîner (et rapide parce qu'il n'avait pas trop le temps si jamais sa petite note s'en irait par miracle vers les destinataires désirés) pour deux personnes. "Au secours venez me chercher je suis perdue avec Hudson.", se moqua t-il à son intention. "C'est bien ce que vous venez d'écrire sur ce bout de papier ... qui risque d'être mangé par l'océan ?" Si elle avait eu sa baguette, sans doute ce bout de papier aurait-il eu une petite chance de s'en sortir. La pluie se faisait plus forte. Magique ou non il n'aurait qu'une infime chance d'arriver à destination.

Et lorsqu'elle parla de son hypothétique frère, un rire lui échappa sans chercher à le réprimer. "Vous êtes drôle vous savez ?" Il n'avait pas l'intention de lui rendre sa baguette et ne croyait nullement en cette histoire de lien télépathique. "Oui et moi je n'ai rien fait qui mérite votre acharnement." Bien sûr.Bien sûr. "Vous savez cuisiner ?", lui demanda t-il sans grand espoir de réponse positive. "Allons.", poursuivit-il en lui agitant sa baguette sous l'nez. "Avec un peu de chance vous réaliserez grâce à moi que vous vous êtes plantée dans votre choix de carrière. Il n'est jamais trop tard. Et pas de magie. Voyons donc ce dont vous êtes capable." Vous les sorciers, aurait-il pu ajouter. C'était quand même dingue. On lui avait retiré sa baguette une fois. Et c'est vrai, il avait ressenti une sorte de vide inexplicable mais il avait sût se débrouiller tout un temps sans elle avant d'avoir les moyens de se procurer la nouvelle. Certains sorciers se révélaient incapables d'agir en simples moldus et Billie était curieux de voir dans quel case il rangerait Miss Wilde.

"Et il s'appelle comment votre frère ?", l'interrogea t-il pour meubler le silence qui s'était installé. C'est elle qui avait entamé le sujet de la famille, après tout. Autant continuer. Il lui désigna les œufs tout en parlant. Ils feraient une omelette ou des œufs brouillés. Il n'y avait rien de plus simple et c'était toujours bon. Puis, de toute façon, il n'y avait pas grand chose d'autre. Avec un peu de chance elle réussirait l'exploit de ne laisser aucune coquille dans le récipient. C'était la base de la base.






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Comme un air de "déjà-vu" { pv Billie
MessageSujet : Re: Comme un air de "déjà-vu" { pv Billie Lun 9 Fév 2015 - 20:37

Elle ne s'en était pas aperçu auparavant, mais le vent qui soufflait sur ce bout de terre les faisait tous les deux frissonner. Ils n'étaient aucunement habillés pour ce genre de périple et pour le cas d'Electre, n'avait d'habit que ceux qui étaient de circonstance en ce moment à Londres. Elle avait donc un peu froid, et menacée par la baguette de ce psychopathe, la peur augmentait sans doute cette sensation. Son alerte au secours était donc un bout de papier jeté à la mer, rapidement mouillé, sans espoir d'arriver à bon port. Electre se découragea ; quel espoir de quitter cette île maintenant qu'elle était trop perturbée pour transplaner convenablement ? Hudson avait d'ailleurs déjà pu voir qu'elle faisait cela avec bien des difficultés, puisque toutes ces fois où elle mettait la main sur lui, au lieu de l'emmener au ministère, elle échouait ici, ou bien dans un endroit encore plus paumé.

« Mon frère s'appelle Oreste Asterdre. Il semble n'utiliser plus que son second nom...il pourrait être quelqu'un de bien s'il n'était pas un abruti complet. »

Il voulait qu'elle lui prépare les œufs au plat. La jeune femme regarda pendant deux secondes ce qui ressemblait à une poêle, puis les œufs. Elle ne faisait pas la cuisine elle-même...ou bien très rarement, et dans ce cas, il s'agissait la plupart du temps de conserves qu'elle faisait remuer à l'aide de sa baguette...Ouais, elle ne faisait pas la cuisine elle-même. Demander à un sorcier de cuisiner de manière moldue alors qu'il est habitué depuis toujours à voir la façon sorcière, c'est comme demander à un occidental de manger avec des baguettes. Mal aisé, et les non-avertis s'y brûlent. Il pleuvait, elle avait froid. Elle alluma le gaz et posa dessus la poêle. Si elle avait été un peu calée en culture moldue, elle aurait pu penser à faire exploser cette maison – elle et lui avec – ou même les intoxiquer tous les deux...mais franchement, ça ne lui vint même pas à l'esprit. Elle avait beau s'intéresser un peu aux moldus, dès que ça dépassait d'un peu les concerts et la boisson, elle était franchement out.

« Je sais pas cuisiner sans baguette... », marmonna-t-elle. Si on ne lui avait point agité une baguette sous le nez, elle aurait sûrement laissé tout tombé et l'aurait envoyé se faire cuire un œuf – au sens propre, cette fois-ci. La menace toujours présente devant elle, et la certitude que cet abruti devait être attiré d'une certaine manière par elle pour la harceler autant l'empêcha de faire des bêtises. Et Electre Wilde entreprit la première étape avec un certain succès...enfin...à peu près.

Elle commença par casser les œufs sur le rebord de la table, mais mit du blanc partout. Avec un soupir, elle versa ce qui semblait être la nourriture restante dans la poêle qui chauffait. Elle répéta l'opération avec deux ou trois autres œufs, maîtrisant mieux l'opération à chaque fois...elle n'était pas non plus idiote, mais la chose qu'elle remarqua alors qu'elle se concentra de nouveau sur la poêle, c'était que les œufs étalés commençaient à cramer.

« Merlin, Merlin, Merlin ! »

Pourquoi il n'y avait pas sa baguette ? Elle l'aurait fait bouger et les œufs se seraient légèrement soulevés pour se décoller du plat ? Maintenant, elle...elle n'allait pas le faire avec les doigts, si ? C'était un coup à se brûler, et puis elle ne se souvenait pas avoir vu des moldus cuisiniers avec des pansements sur les doigts. La chose la plus intelligente, c'était sûrement de prendre quelque chose pour les décoller – la première qui lui vint sous la main fut un vieux couteau. Elle le sentit crisser contre la poêle – et sans nul doute l'abîmer, mais peu importait, à vrai dire. C'était une vraie lutte contre le temps, elle pensa in extremis à éteindre le gaz et les œufs atterrirent dans une assiette, à moitié en bouillie.

« Plus jamais ça. Mangez vos yeux ! Et ensuite, ramenez-moi. J'ai autre chose à faire, vraiment. Dès que je rentre, je porte plainte contre vous au tribunal pour harcèlement sexuel et kidnapping, comptez sur moi. Je finirais forcément par m'en souvenir...un jour ou l'autre, même si vous me visez de votre baguette, Hudson. Et j'ai peut-être l'air fragile et gentille comme ça, mais je vous jure que vous regretterez ce que vous avez fait, lorsque j'aurais retrouvé la trace de votre famille ou de toute personne sur laquelle on peut faire pression pour vous avoir. Je vous déteste. Vous m'entendez ? Je vous déteste plus que les conventions me le permettent ! »

Elle tenait la poêle encore chaude dans sa main gauche. Et franchement, à ce moment-là, elle n'était pas loin de le frapper avec.
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Comme un air de "déjà-vu" { pv Billie
MessageSujet : Re: Comme un air de "déjà-vu" { pv Billie Mar 31 Mar 2015 - 15:35



Le vent soufflait et il entendait la pluie taper infatigablement contre les vitres du phare. S’il avait pensé que la tempête se calmerait, il s’était trompé. Elle ne s’était calmée que pour recommencer de plus belle. Ils étaient coincés ici pour un petit moment et même si cela voulait dire qu’il allait être en retard, allait devoir trouver une excuse pour une pause d’une heure prolongée jusqu’au lendemain, il ne pouvait pas dire qu’il était mécontent de la situation. S’il se plaisait dans sa situation d’aide boulanger, il préférait avoir un peu d’action et ce n’était pas dans une boulangerie qu’il pouvait obtenir cette petite dose d’adrénaline. Il lui était arrivé de ramener quelques chiens oubliés à leur propriétaire mais cette bonne action quotidienne n’avait rien de réellement passionnant.

La situation était toute différente aujourd’hui. Il se retrouvait dans un phare, comme à l’époque et si un peu d’action le laissait euphorique, l’idée d’être dans un phare ne l’enchantait pas tant que cela. Il y avait comme un revers de médaille même s’il n’en croyait pas sa chance. Elle aurait pu l’embarquer pour de vrai et puis paf, ils l’auraient fichu de nouveau à Azkaban. Ca c’était s’ils ne décidaient pas d’en finir avec lui une bonne fois pour toute. Cependant ils n’avaient rien de croustillant à se mettre sous la dent pour changer sa condamnation de départ. Il était sorti parce que la porte était ouverte et n’avait rien commis de condamnable depuis sa sortie. Il s’était relativement bien conduit et sa conduite plutôt admirable, lui aurait sûrement valu une remise de peine s’il avait eu l’envie de se pavaner à nouveau dans le tribunal sorcier. Il n’avait pas tué, il avait résisté à l’envie tenace de brûler quelque chose et n’avait commis que quelques vols sans dommages collatéraux. Il était devenu un jeune homme exemplaire. Véritablement. Il n’avait même pas kidnappé cette femme du Ministère. Il lui avait juste emprunté sa baguette par mesure de sécurité. Lui qui n’évaluait que très peu souvent les risques avant d’agir, lui avait pris sa baguette. Il était fier d’y avoir pensé mais doutait que ce sursaut d’intelligence ne le reprenne à l’avenir. Il ne fallait pas rêver. Il n’était pas intelligent mais juste assez futé et débrouillard pour s’en sortir avec une chance de cocu.

Il l’écouta vaguement parler de son frère. Un abruti ? Bah. Il retiendrait. Il savait sa mémoire défaillante mais les prénoms aussi peu communs que ceux-là méritaient qu’il les retienne ou essaye. Puis le Londres sorcier n’était pas si grand et si l’entente entre les frangins Wilde ne semblait pas fameuse c’est qu’elle ne devait pas apprécier le chemin de vie qu’il avait emprunté. Il haussa les épaules en mettant les baguettes dans la poche intérieure de sa veste tout en prenant soin de fermer sa fermeture éclair.

Une sorte de ricanement lui échappa. Il n’était pas Mangemort mais était étonnée qu’elle n’en soit pas une. « Vous n’allez pas me faire croire que vous ne savez pas casser des œufs sans baguette ? Par Merlin, évidemment, vous n’avez jamais tenté la vie à la moldue. J’suis étonné que vous n’soyez pas Mangemorte. » Lui n’était qu’un pyromane malgré les étiquettes qu’on voulait lui donner avec son évasion. Il n’avait pas été assez stupide pour louper une occasion de s’échapper. « Bah essayez. Puis vous m’en raconterez plus sur cet Asterdre. » Il était curieux et puisqu’elle devait en savoir un paquet sur sa vie privé il était presque naturel pour Billie que les informations soient partagées. Du moins … il devait en savoir un peu plus sur cette Wilde s’ils venaient à se croiser à nouveau. Il y avait quelques avantages à être le seul à se souvenir de leurs discussions. Lorsqu’elle daigna enfin commencer son non savoir faire en cuisine, un sourire amusé s’étala sur son visage même si le cuisinier en lui s’exaspérait de voir autant d’incompétence pour une jeune femme de sa trempe. C’était inconcevable d’être empotée à ce point.

« Posez donc cette poêle ou vous risquez d’avoir un bel hématome avec le sort que je vous lancerais. Ne vous a-t-on donc jamais appris qu’il faut faire profil bas lorsque l’on ne se retrouve pas en position de force ? Je ne suis pas un meurtrier, vous le savez malgré votre air obstiné. », Il sorti sa baguette de sa veste ne formula pas son sort pour lui retirer cette poêle des mains. Il s’occupa du couteau par la même occasion. Il aurait pu l’enflammer pour lui faire peur mais il était presque tellement fier de ne pas avoir joué avec le feu depuis son évasion qu’il s’en était abstenu même s’il en avait eu envie dès qu’il avait senti cette odeur de brûlé. Sans mauvais jeux de mots : elle jouait avec le feu. Il n’était pas énervé, elle l’amusait et, quelque part, elle avait de la chance. Elle était une cause perdue en cuisine, il l’avait bien compris et lui n’avait plus trop envie de continuer cette mascarade. Qu’elle cesse donc de lui courir après. Il n’avait jamais demandé à la croiser dès qu’il mettait un pied à Londres. Dire qu’il prenait soin d’aller dans le Londres moldu. « Vous m’amusez, Miss Wilde. » Ce n’était pas forcément bon de savoir qu’un ‘psychopathe’ était amusé par vous mais c’était sans doute mieux de l’amuser que de l’énerver. « J’vous crois pas capable de vous en prendre à des innocents, Miss Wilde. Vous êtes différente de votre frère. Maintenant, il va falloir y aller. » La tempête se calmait et il se savait capable d’arriver à bon port malgré une petite secousse de vent. Baguette pointée vers la tête de la jeune femme, Billie s’apprêtait à lui retirer ses souvenirs récents le concernant.

Et c’était dommage parce qu’il l’aimait bien. Sans doute retrouverait-elle un livre de cuisine lorsqu’il lui enverrait sa baguette d’ici quelques jours.


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Comme un air de "déjà-vu" { pv Billie
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