Secret du moment


A. LICHUAN WHITELAW
(TROUVÉ)

Finalement, tu as plus de points communs avec Lone que tu ne le prétends.

Alors, vous savez ce que c'est ?
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Time to battle | Zahari [Clos]
MessageSujet : Time to battle | Zahari [Clos] Mer 10 Sep 2014 - 23:15

It's time to battle, because

This train is too small
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Enfin débarrassée de cet enfer vivant ! Alors que la Gryffondor accélérait le pas à peine sortie du compartiment déjà trop rempli à son goût, Hazel caressait distraitement le lapin nain calé contre elle. Un léger pincement au cœur lui rappela qu'elle avait laissé Darwin à la merci de Zahari Lone sans vraiment penser à ce qu'il arriverait au garçonnet … Et puis la jeune fille de se sentir soulagée en songeant que devant un enseignant comme le professeur d'astronomie, l'infirmier et d'autres élèves plus jeunes, le Serpentard ne ferait rien qui pourrait nuire au jeune Gordon. Quoique. Ce n'était pas des témoins qui arrêteraient le jeune homme. Mais après tout Hazel savait que Darwin était doté de bien plus de ressources qu'on ne l'imaginait.

Une voix dans son dos l'interpella, tournant court à ses pensées. Elle manqua de s'arrêter par réflexe courtois, mais le timbre l'avait suffisamment alerté pour qu'au contraire, elle se mette à encore plus presser le pas. Zahari, encore et toujours. Sauf qu'au même moment, droit devant elle à cinquante mètres, le chariot de friandises déboulait sur son passage, signe qu'une fois de plus Hazel allait se retrouver contrainte de cohabiter avec l'ennemi. Freinant des quatre fers sans prévenir, la brunette fit volte-face pour adresser à son camarade et adversaire de toujours un regard aussi sec que possible. A défaut de croiser les bras pour appuyer son attitude pincée, la Gryffondor fit la moue. « Quoi ENCORE ? » Oui, l'adolescent avait pas mal usé la patience de la sixième année. Prévisible. « J'ai rien à te dire Lone. Et je vois même pas ce que toi, tu veux me dire. Pourquoi t'es un débile ou pourquoi tu as pas demandé ton transfert dans une école à Tataouine-les-bains ? » Et toujours aussi aimable ! Hazel avait toujours des difficultés à asséner des réparties cinglantes, mais pour le coup quand c'était à Lone que ça s'adressait, elle parvenait souvent à s'en sortir. Fini le temps des bégaiements et des insultes ridicules comme le « vieille chaussette qui pue » qu'elle lui avait sorti à leur première année.

C'était comme ça depuis le début. Sans qu'on ne sache vraiment dire d'où leur haine commune était venue et comment le torchon avait réellement pris feu, Zahari et Hazel s'étaient toujours adressés les pires horreurs. Pour la Gryffondor, il n'y avait rien de plus simple que la raison de leurs maisons respectives. Le caractère du jeune homme avait achevé de provoquer son antipathie à son égard et quant au vert et argent, il n'était pas de ceux que les gentillesses et les « niaiseries » de la brunette amadouaient. Il en avait même une sainte horreur. Sans doute était-ce, pour son avis personnel, une preuve de faiblesse et d'immaturité totale. La guerre entre eux avait encore de beaux jours devant elle pour le moment.

La rouge et or avisa discrètement par dessus son épaule la progression du chariot vers eux et quelques mètres au-delà le compartiment où normalement se trouvaient sa valise et la cage de Bernie. Cela lui laissait encore quelques minutes à tolérer en présence du Serpentard avant qu'elle ne retrouve sa liberté provisoire. Et en attendant … « T'aurais du rester avec Monsieur Greyjoy. Ca t'aurait permis de faire une fois de plus ton gros lèche-bottes. » tacla la jeune fille sans hésitation. Sûre et certaine qu'il allait commencer à monter sur ses grands chevaux si ce n'était déjà pas le cas, la jeune fille voulut conclure, avec un espoir vain, la discussion stérile entamée. « Maintenant lâche-moi … S'il te plaît. Tu dois avoir des trucs à réviser, nan ? Genre tes ASPICs. » se moqua t-elle. Hazel n'avait pas envie qu'il la suive plus longtemps. Encore moins qu'il la harcèle.


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Time to battle | Zahari [Clos]
MessageSujet : Re: Time to battle | Zahari [Clos] Mar 23 Sep 2014 - 1:11

Pendant un instant, il avait presque eu envie de faire demi-tour pour buter le petit garçon qui le prenait pour un idiot : lui faire avaler ses bouclettes soit-disant mignonnes et rire un instant devant l'infirmier qui devenait – sûr – de plus en plus insupportable. Pourquoi le faisait-on chier avec la manière dont il considérait Poudlard alors qu'il avait suffisamment de soucis à se faire avec cette bombe à roues qu'était le Poudlard express ? À chaque virage, Lone avait l'impression qu'il allait rendre son dernier repas et que le temps qui leur restait pour arriver au château devenait de...plus...en...plus long. Il serait bien resté dans son compartiment, mais, en vérité, le niveau intellectuel était si bas qu'il se serait pendu avant la fin du voyage.

Lorsqu'il y pensait, Risenfield n'était pas si laide que ça : elle avait tout où il le fallait. Des cheveux raides, comme à peu près toutes les sorcières de son âge et deux yeux. En fait, Risenfield était juste banale, et c'était sans doute cela qui l'énervait, car normalement, les gens banals ne sont pas aussi chiants. Elle était lassante, elle le cherchait et le trouvait : Zahari détestait plus que tout qu'un petit Gryffondor puisse fouiller dans ses affaires, et depuis le début ils ne faisaient que se mettre des bâtons dans les roues l'un de l'autre. Ils auraient pu passer des heures et des heures à s'engueuler, mais au bout d'un moment, Lone craignait que ça n'en vienne aux mains et il était d'une constitution bien trop faible pour pouvoir prendre sa revanche à ce moment-là...

Elle l'énervait : il avait juste envie de lui tirer les cheveux, mais pour le moment, il se contentait d'avoir l'air le plus digne possible, là, en face d'elle. Un sourire lui parcourait le visage, et l'une de ses mains avaient saisi un des cheveux de Hazel, la draguant plus ou moins consciemment.

« Tu sais, Risenfield...moi-aussi, j'ai passé d'excellentes vacances, sans te voir. Tu le connais, le mioche bouclé ? Il ferait mieux de faire attention à ses fesses, dans le château. C'est la cour des grands, tu sais... », il détestait ce nez trop long, ses yeux trop rapprochés et son haleine de chacal. « Rappelle-toi...Qu'as-tu mangé ce matin ? De la viande rouge... ? Parce qu'on le sent bien, de si près ! »

C'était stupide et enfantin, mais c'était eux. Ils n'arrêtaient pas de se chamailler, de se détester, mais c'était surtout parce qu'à chaque fois qu'il la voyait, Zahari Lone avait envie d'envoyer Hazel Risenfield valdinguer par la fenêtre. Par chance, elle n'avait pas d'aussi bons résultats scolaires et n'était pas aussi intelligente... « Mes ASPICs ? Mais tu es bête...J'ai déjà passé l'été à les réviser, je ne vois pas pourquoi j'ouvrirai un bouquin, ici, avec ce connard de train qui n'arrête pas de nous secouer. »

Il était blanc, mais pas vraiment le blanc de la pâleur due à son fond de teint : c'était plutôt qu'il se sentait mal, tellement mal qu'il s'appuyait plus ou moins sur l'épaule de Risenfield. Lui avait déjà mis son uniforme et paraissait superbe, dans cette chemise taillée pour l'occasion et dans ce pullover qui était adapté à ses proportions au millimètres près. Il était sûr que ce Joan Saddler faisait du très bon travail, et il ne regrettait pas avoir commandé chez lui toutes les pièces nécessaires à sa prochaine rentrée. Il était d'ailleurs satisfait, de manière très générale, de tous ses achats, de la superbe occasion qu'il avait trouvée chez Fleury & Bott, et sa seule rencontre avec des Mangemorts et l'éventualité, pour lui, d'un prochain recrutement, venait salir le beau tableau de cette journée.

Qui aurait pu penser qu'un Serpentard fût attaché aux moldus, d'une façon ou de l'autre ? Et pourtant, Lone l'était : mais à cause de ce méchant caractère, il était en train de s'embrigader, d'une manière ou d'une autre, dans un engrenage qui le dépassait. « Je suis sûr que tu lui lèches déjà les couilles, à Greyjoy, alors ce n'est pas vraiment la peine que j'en rajoute, tu ne penses pas, Risenfield ? Alors, tu as fait quoi, pendant ces vacances ? Tu as gardé des petits gamins sorciers parce que tu n'as pas d'argent ? Oh...ce que je compatis...tu aurais dû aller voir ton petit pote Potter, je suis sûr que vous vous seriez entendus ! », Zahari ricana, fier de la comparaison entre ce type qui, lorsqu'il avait des habits moldus, prenaient des choses informes qui semblaient avoir été mises, remises et foutues à la poubelle par la suite.

« Sinon, tu passes en cinquième année ? »
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MessageSujet : Re: Time to battle | Zahari [Clos] Ven 26 Sep 2014 - 22:08

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La Gryffondor frappa sa main d'un petit coup sec histoire qu'il lâche sur le champ sa mèche de cheveux et lui décocha un regard aussi flamboyant que la couleur de ses joues ou de son écusson. Non mais dis donc, il se prenait pour un Dom Juan cet imbécile ? « Pas touche à Darwin, c'est clair ? Ou je te fais avaler ta cravate. » Son sang n'avait fait qu'un tour bouillant dans ses veines alors que le Serpentard avait déjà commencé à cracher son venin sournois et perfide. Si Lone s'en prenait à l'un de ses petits protégés, c'était à ses risques et périls – et Hazel ne plaisantait pas quand il fallait défendre les futurs lionceaux -. Lorsqu'il ânona fièrement qu'elle avait une haleine digne des plus beaux Shetland, la jeune fille grimaça et roula des yeux, visiblement profondément agacée par Zahari qui n'avait pas pris la sage résolution d'être plus aimable et sensé. « T'es vraiment un abruti. Je t'ai jamais demandé de me renifler la bouche ! Est-ce que moi j'irais faire un truc pareil avec toi ? Dieu merci non, je risquerais de mourir asphyxiée. » Et la jeune brune de ponctuer sa remarque d'un regard emprunt de colère.

Elle n'avait pas vraiment le choix, mais se coltiner la présence de son pire ennemi était sans doute moins ennuyeux que d'être toute seule. Hazel n'aimait pas l'avouer mais la solitude avait pour elle une représentation bien plus effrayante et rebutante que de se retrouver coincée dans la même pièce que quelqu'un comme le sixième année qui se trouvait face à elle. Même s'ils ne s'aimaient pas, même si c'était pour s'insulter, même s'ils en venaient aux mains ou aux pires mochetés verbales. C'était toujours mieux que rien.

A l'entente du langage fleuri de son camarade de classe, ses sourcils se froncèrent, courroucés, et elle l'observa d'un œil franchement écoeuré. Oh qu'elle ne cautionnait pas ces abus de grossièretés ! « T'es tellement vulgaire. » Ca n'aurait pas tant du la surprendre : le jeune homme était passé maître dans l'art de faire exactement tout ce qu'elle n'aimait pas, et s'il fallait jurer comme un charretier, c'était pour le plaisir de voir Risenfield se hérisser qu'il l'aurait fait sans hésiter.

Hazel s'apprêtait à répondre, mais elle observa avec plus d'attention Zahari et une drôle d'expression passa fugacement sur sa frimousse. A la réflexion, le Serpentard n'avait pas le visage aussi pâlichon d'habitude. Et surtout, il semblait vaseux, plongé dans une intense concentration pour ne pas vaciller ou rendre son petit-déjeuner. Ce qui ne manqua pas d'amuser Hazel autant que de l'inquiéter – sans qu'elle ne comprenne pas bien pourquoi d'ailleurs ; peut-être craignait-elle juste qu'il salisse ses vêtements à elle en lui vomissant dessus -. « Et t'es aussi blanc comme un linge. On est malade, Lone ? » Goguenarde, elle lui décocha une grande tape dans le dos pour le faire avancer d'un coup brusque et réveiller ses hauts-le-coeur. En bonne petite ogresse miniature que Nutsie était, elle avait le chic pour user d'indélicatesse au pire moment.

Lone n'était cependant pas encore vaincu et il enfonça radicalement le clou de l'indécence : les joues de la jeune Gryffondor s'empourprèrent d'un rose framboise si vif qu'on aurait pu comparer le fard qu'elle piquait à une réaction allergène. Peu à l'aise avec tout ce qui tournait autour des sujets « dessous de la ceinture », Hazel était en quelque sorte aussi vierge qu'un parchemin. De toute manière ce n'était pas dans ses préoccupations de savoir ce qu'elle ferait avec un garçon – dans le noir ou à la lumière du jour -. Et puis Lone pensait trop à des choses tordues ; comme si on pouvait véritablement draguer un professeur ! « Ah mais c'est pas possible, t'es … répugnant ! » Bien évidemment, elle passait très certainement pour la gamine immature qu'un rien troublait : dans les faits, c'était juste qu'elle trouvait de telles idées particulièrement déplacées et hors propos. Surtout de sa part. « Ca te regarde pas. » bougonna ensuite la rouge et or, bras croisés, refusant d'obtempérer pour en dire plus sur sa vie. Il cherchait à se foutre d'elle et même si elle n'avait pas honte de sa famille ou de sa situation financière, elle n'était pas prête à lui donner ce qu'il attendait. « Je m'en fous complètement. J'préfère encore être à la rue que devenir toi, Zahari. » Hazel lâcha un large soupir, ses yeux cherchant nerveusement un point de fuite autre que le visage du Serpentard. « Et non, je passe en sixième année. Comme toi, à mon plus grand regret. »

Pourquoi par tous les Boursouflets se pendait-il à son bras comme un malade ? La née-moldue se mit à gigoter et à s'énerver encore plus, rabrouant le Serpentard pour qu'il cesse ses âneries. « Arrête de me tenir bon sang, t'es pas en sucre, tu vas pas t'effondrer ! » La jeune fille attrapa le bras qui se tenait à elle et le repoussa vers lui sans ménagement aucun.

A ce même moment, le chariot passa et décida bien sûr de faire une halte devant eux. La vieille vendeuse qui le poussait reconnut la brunette sans aucun mal – une de ses meilleures clientes assurément – et lui sourit avec chaleur. « Une friandise mademoiselle ? » Prête à refuser poliment pour enfin avoir la voie libre, déposer l'encombrant colis Lone quelque part et retrouver ses valises, la sorcière aux cheveux poivre et sel l'interrompit, les yeux grands ouverts. Elle dévisageait Zahari avec un air drôlement inquiet ; pourtant pas de quoi s'en faire pour un type pareil, maugréa intérieurement Hazel. « .. Oh lalala votre petit ami n'a pas l'air bien du tout, vous voulez à manger ? » La rouge et or faillit s'étouffer sur place. Aïe aïe aïe. Connaissant les deux spécimens, la pauvre vieille dame allait très certainement en prendre pour son grade.


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MessageSujet : Re: Time to battle | Zahari [Clos] Lun 29 Sep 2014 - 23:33

Zahari Lone avait l'impression de chanceler, d'un pied sur l'autre, et la présence d'Hazel dans son champ de vision ne ferait qu'empirer les choses. Elle était comme un gros champignon en plein au milieu de son nez, comme un trauma crânien que l'on ne pouvait pas enlever. Sa bouche s'ouvrait, se fermait au rythme des roues du train et elle ne le faisait que plus être malade. Pourquoi avait-il quitté le wagon avec l'infirmier, déjà ? Il aurait pu en profiter : Taylor avait beau être un petit abruti de la pire espèce, il connaissait tout de même des sorts que lui ne maîtrisait pas, malgré son désir de réussir et d'écumer la bibliothèque de Poudlard de fond en comble.

Il entendit lui-aussi le chariot de la vieille femme passer – il se demandait souvent quel âge elle pouvait avoir, si un jour, elle aurait le droit à une retraite, ou si elle faisait ça en partie pour le plaisir de vendre des bonbons à de jeunes enfants. Si c'était cela, Zahari trouvait cela franchement douteux, et il y avait vraiment mieux à faire plutôt que de se traîner dans le Poudlard Express pour vendre des dragées de Bertie Crochue dégueulasses. Il ne lui avait jamais adressé un seul mot, ni acheté une seule friandise : à chaque fois, il la fixait de cet œil noir qui le caractérisait vraiment, comme si en réalité, il la suspectait de vendre du crack pour la mafia. Maintenant, c'était plutôt jaunâtre, qu'ils avaient l'air d'être, ses yeux. Il aurait bien voulu répondre mot pour mot tout ce qu'il pensait à Hazel, mais c'était déjà trop tard : elle enchaînait trop vite. Alors non, il dirait tout ce qu'il voulait, et même avait déjà prévu d'embêter un peu le petit Darwin, insupportable garçon bouclé qui irait sans doute à Gryffondor...il le pariait. Non, il n'était pas vraiment vulgaire – quoique ce fois-ci, il l'avait fait exprès – c'était juste elle qui était trop coincée et lui qui la cherchait.

...Alors que voulait-il, cette mafieuse de bonbons ? Lone ne s'était pas vraiment rendu compte qu'il s'appuyait à Risenfield, il sentit juste qu'il avait perdu cette appui consistant, et la remarque de la Gryffondor lui passa par dessus la tête. Mais elle se prenait pour qui, l'envoyée d'Al Capone ? Zahari devenait de plus en plus blanc ; il avait trouvé un autre appui de fortune sur le mur d'un des compartiments, et elle...elle se permettait de dire quelque chose qui lui donnait envie de vomir...Ils avaient l'air d'un couple, tous les deux, au milieu du couloir, comme ça ? Zahari, à ce moment, eut une drôle de réaction : il fixa pendant un petit moment Hazel, puis la sorcière, comme si il n'avait pas bien compris ce qu'elle avait dit.

« Non mais sérieux...Ha...ha. Risenfield et moi ? ...Un couple ? Non mais vous avez vu cette verrue en plein nez ? Et puis... »

Ce fut tout ce que Lone eut l'occasion de dire, pour la simple et bonne raison que le Poudlard Express ne le laissa plus s'exprimer. Simple hasard ou coïncidence magique ? À vous de deviner...en l’occurrence, le train eut une brusque turbulence et Zahari se prit Hazel en pleine poire. Si le voyage tranquille ne lui convenait pas, ce fut pire, cette fois-ci. Il sentit carrément son petit déjeuner revenir au galop : adieu les merguez grillées au feu de bois, les fines tranches de salami, les œufs pochés et le bacon. Le porridge préparé dans la matinée par sa mère, la sauce vinaigrée de la salade de chou et le chocolat qu'il avait mangé avant d'embarquer dans le train. C'était trop, il saturait, et c'est sur les chaussures de Risenfield, soudainement penché en direction du sol, qu'il finit par tout rendre, les larmes aux yeux.

De là-haut, les merguez et le chocolat, les œufs et le porridge ne ressemblent plus vraiment à ce qu'ils avaient été. Une seconde vie leur avait été accordé, mais c'était plutôt sous la forme d'un gros tas puant et informe de diverses couleurs. Sentant qu'il avait toujours le haut-le-cœur, le garçon s'assit contre la porte, se foutant des réactions de tout le monde, que ce soit de Risenfield qui avait des souliers complètement bousillés, maintenant, ou de la sorcière qui les avaient casés ensemble. Il était essoufflé et sentant qu'à tout moment, il pouvait recommencer. Lone se prit la tête entre les mains, tentant de se calmer.

« ...Rends...toi utile. Va chercher Taylor. Ou un infirmier. Vite. »
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MessageSujet : Re: Time to battle | Zahari [Clos] Mer 1 Oct 2014 - 21:09

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Tais-toi, tais-toi, tais-toi ... Dans sa tête, tout ce qu'elle espérait, c'était que Lone ne fasse pas trop de vagues et choisisse de la laisser tranquille. Bien sûr on ne se trouvait pas vraiment dans un monde aussi idéaliste et optimiste : d'ailleurs le simple fait que le Serpentard aille de son petit commentaire peu flatteur sur son physique le montrait. Néanmoins, si Hazel avait du parier sur une issue possible à la bourde commise par la senior, elle n'aurait pas une milliseconde émis l'hypothèse que Zahari Lone rendrait son déjeuner sur ses chaussures dans un moment de secousse du train.

Et c'est pourtant ce qui se produisit. Une gerbe puissante et malodorante plus tard, les tennis de la rouge et or étaient barbouillés de chyme – et le stimulus venait d'atteindre le cerveau, concluant de lui-même ce qu'il y avait à conclure -.

Il y eut cet instant, étrange et suspendu, où rien ni personne ne bougea. Nul n'osa même prononcer ne serait-ce qu'une syllabe ou éructer un bruit quelconque identifiable ; Hazel, semblant s'étouffer sous le choc, avait ouvert grand la bouche pour avaler de l'air, écarquillé les yeux, mais rien ne sortait. Tout juste quelques borborygmes qui n'avaient, mis bout à bout, aucun sens, mais qui traduisaient plutôt bien son état second, sonné. « Tu … Oh mon dieu … T'as … Mes … Elles … Je ... » Ses cils battirent une dizaine de fois avant qu'un cri suraigu ne sorte de ses cordes vocales, sorte de lamentation désespérée quasi-suicidaire.

Alors que la vieille dame les regardait et commençait à parler, la sixième année oublia tout sens de la politesse et du respect des anciens. Et elle fut alors possédée par l'esprit du dragon – ou en réalité, par une prise de conscience si violente de la situation qu'Hazel le bisounours avait laissé place à Hazel la furie notoire -. Brusquement, elle empoigna Zahari par son col, le redressa avec une force peu commune pour un petit être de 158 centimètres et le regarda d'un œil noir. « Non. Maintenant, TOI. TU vas m'écouter. » A deux doigts de très certainement lui coller un poing dans la figure, la jeune fille l'embarqua cependant à sa suite avec la tendresse d'une maman troll portant son petit, direction le premier compartiment proche d'eux. Ils abandonnèrent là flaque de vomi, vieille vendeuse de sucreries et conversation idiote pour entrer en trombe dans un des petits wagons où s'entassaient six élèves de Poudlard, qui les dévisagèrent d'un air surpris en les voyant débouler.

« Qui a de l'anti-vomitif ici ? » aboya sauvagement la jeune Risenfield à l'assistance. Un silence de mort répondit à la question sans équivoque et surtout sans aucun tact de la part de la Gryffondor. Un des élèves, un Poufsouffle de quatrième année, crut même malin de pointer Zahari du doigt, commençant une phrase qui sonnait comme une très mauvaise blague, tandis que deux de ses camarades féminines Serdaigles se regardaient, perplexes, l’œil aussi vif que celui d'un hareng mort. Hazel se mit à glapir, un demi-ton au dessus. « Une potion du genre ? N'importe quoi ? » A nouveau, l'ange passa, et cette fois-ci à bout de nerf, la rouge et or se mit à hurler comme une tarée notoire, brandissant le malade pâlichon à bout de bras écoeuré. « … BON SANG MAIS IL VA VOMIR LA, ALORS CASSEZ-VOUS DE CE COMPARTIMENT ET DONNEZ-MOI CE QU'IL FAUT ! » Cris d'horreur dans l'assistance, alors qu'une petite potion de poche aux reflets bleuâtres sauta des mains d'un élève pour atterrir dans la sienne, pareille à une grenade dégoupillée.

Et sitôt dit sitôt fait ; si les précédentes injonctions n'avaient pas été assez douces et convenables, la méthode forte fonctionna : de peur de se voir éclaboussés d'une nouvelle vague nauséeuse, toute la troupe quitta le compartiment – non sans bougonner légèrement – et ce fut littéralement excédée que la sixième année leur claqua la porte au nez et poussa Zahari sur la première banquette face à elle, l'installant avec une fermeté qui n'avait encore jamais été jusque là expérimentée. Sa voix ne laissait plus transpirer aucune inflexion sympathique ou plaisante, bref, on sentait clairement que le Serpentard n'était pas loin de se manger la gifle du siècle s'il osait encore faire un faux pas, même minime. « Assieds-toi. Et prends ça. Et tu la boucles direct. Non j'ai pas d'eau pour accompagner, et je m'en fous que ce soit bon ou pas. Tu le prends ou je te le fous dans la bouche avec la fiole. » Dans les mains tremblantes de l'adolescent, la née-moldue fourra la fiole débouchée sans ménagement et s'écarta alors brusquement, prenant une grande goulée d'air déjà à moitié viciée par le vomi de ses chaussures et des éclaboussures que portait Zahari.

Ce n'était vraiment, vraiment pas le moment qu'elle rende ses pancakes à son tour. La brunette ouvrit en grand d'un geste radical les fenêtres du petit compartiment et une bourrasque bienvenue balaya leurs visages. L'air renouvelé eut par ailleurs l'effet d'apaiser légèrement la colère brute qui l'avait emportée : son impulsivité ne se soignait pas, mais elle avait retrouvé quelques idées claires. Son regard finit par se poser, inévitablement, sur le désastre qui couvrait ses pieds. Son inconscient eut soudainement envie de fondre en larmes, mais la rouge et or tint bon, se raccrochant à une colère sourde et méthodiquement tyrannique. « … Sérieusement, Lone, la prochaine fois évite de te farcir le buffet entier. C'est dégoûtant ... » gémit-elle, tout en sortant sa baguette magique et en la pointant sur ses pieds. « … Tergeo ! Recurvite ! Tergeo ! Recurvite ! » Ca et là les tâches qui maculaient la toile de ses chaussures s'en allaient. Subsistait quelques effluves peu appréciables, mais avec de l'entêtement, les baskets de la jeune fille finirent par retrouver un état potable – Hazel n'en avait Merlin merci pas jusque dans les chaussettes -.

Elle se détourna avec regret du paysage pour assassiner le vert et argent du regard. « Je te déteste. C'est clair ? » Cette année ne changerait pas, non : les inimitiés les plus ferventes seraient bel et bien entretenues au sein de Poudlard.


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MessageSujet : Re: Time to battle | Zahari [Clos] Dim 23 Nov 2014 - 22:12

Le bruit tranquille du train qui roulait, les bavardages incessants des étudiants du compartiment d'à côté, l'odeur de son propre vomi, un peu plus bas. Zahari est mal, très mal. Pour le coup, il serait presque gentil avec cette fille et tolérant quand elle lui parle. Pour le coup, il se sentait vraiment incapable de jouer son rôle habituel, méchant et profiteur. Lone suivait presque docilement Risenfield, ne contestait pas ses propos, ne tentant surtout pas de se dégager lorsqu'elle lui agrippa le col. Il fallait dire que pour un peu plus, Zahari aurait été capable de se mettre à vomir de nouveau. Il pensa à tout un tas de choses, à ce qu'il avait pu absorber ce matin, à la tête de Risenfield, et surtout à cette pauvre femme qui avait dû subir ce spectacle atterrant. Mais, surtout, ce dont il avait le plus peur, c'était que le bruit se mette à courir qu'il avait le mal des transports. Donnez un de ces jolis cadeaux à Owen et Lynch, et ils ne se tiendraient plus pour le reste de l'année...quel ennui.

L'humiliation totale fut vécue lorsqu'elle le tira dans le wagon. Lone était déjà assez fragile, il avait besoin de rester au calme pendant quelques temps. Le tirer de cette manière ne lui donna encore quelque peu la nausée, si bien qu'il ne put même pas retenir le visage de ces connards qui ne se bougeaient absolument pas le cul pour l'aider. Qui sait, quelques jours plus tard, il aurait même pu les prendre tous un part un pour leur faire un chantage que seul lui savait faire. Risenfield était impressionnante, malgré tout ce qu'il avait pu en penser avant. Il aimait sa verve et son caractère, et, pour la première fois de sa vie, se dit que plus tard, il aimerait bien une femme comme ça, et qui ne soit pas juste obéissante. Lone avait déjà du mal à tenir sur ses jambes, et appuyait sa main droite sur le filet à bagage, le teint de plus en plus blanc. S'il l'avait pu, et s'il en avait eu envie, bien sûr, il aurait souri, voir même peut-être ri en attendant Risenfield engueuler ces imbéciles.

Lorsque le wagon fut enfin déserté, Lone en éprouva un immense soulagement. Il ne se serait pas assis de lui-même, ou plutôt au bout d'une dizaine de minutes, le temps de remettre son cerveau en marche, et du coup, il fut franchement surpris de se retrouver directement le cul sur un siège, poussé par Hazel. Il n'allait certainement pas vomir, ou plutôt, il s'en retenait. Son teint plus que blanc n'inspirait pas franchement confiance, mais il hocha la tête, lorsqu'elle lui parla. Ses mains étaient plus tremblantes que jamais, mais il parvint à attraper la potion sans la briser et la mettre à sa bouche. Quelques gouttes d'une potion au goût infâme s'en écoulèrent.

Franchement, Zahari Lone n'était pas vraiment beau à voir, là, mais après tout, un malade est-il beau ? Son visage était en sueur et ses cheveux lui collaient au front. Vous vous souvenez de cette crème pour la peau qu'il se mettait pour cacher des petits boutons d'acné ? Et bien avec la chaleur, avec la sueur, quelques uns apparaissaient au grand jour...On pouvait également voir quelques traces de larmes, à cause de l'acidité du renvoi, qu'il essuya à l'aide de sa manche. Lone se sentait enfin mieux. La sorcellerie craignait sur beaucoup d'aspect, mais ce qu'il y avait de bien, c'était que si les potions avaient toujours un goût dégueulasse, elles agissaient promptement.

Il ne l'écoutait qu'à moitié, en fait. Essoufflé, sa tête s'était posée sur la banquette, et il avait à demi fermé les yeux, trop fatigué par l'effort qu'il venait de fournir pour faire quoique ce soit. Pourquoi s'est-il retrouvé dans cette situation avec la Gryffondor ? Pourquoi avait-il mangé autant ce matin, alors qu'il savait pertinemment qu'il détestait les voyages à bord du Poudlard Express ? Et pourquoi, alors que cela lui était déjà arrivé, n'avait-il amené aucun anti-vomitif à bord ?

« Mouais...je te déteste aussi, Risenfield...Cette potion était vraiment dégueu', et je suis sans doute un peu con d'avoir mangé autant, tu as raison. »

C'était le printemps, une nouvelle saison dans tant d'obscurité ! Enfin, Zahari s'exprima poliment et surtout, surtout...il faisait un compliment à Hazel, ce qui était rare et franchement...assez improbable. Il ne parut d'ailleurs pas s'en apercevoir, puisqu'il cala cette fois-ci ses pieds sur la banquette, pour pouvoir s'y allonger plus confortablement.

« Ha. Tu as lancé ces sorts...tu pourrais faire la même chose sur moi ? J'ai un peu une tête de merde, là...voire même...ça pourrait être utile de faire venir Taylor. Au lieu de le laisser à draguer des premières années... »

Merci Lone. La potion agissait de plus en plus, il se sentait beaucoup mieux. Presque sur un petit nuage.

« Un des premiers années a dit que tu étais amoureuse de moi...pas possible d'être aussi débile et aussi naïve à la fois. Désolé de casser tes espoirs, mais je ne suis pas homo, Risenfield. »

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Time to battle | Zahari [Clos]
MessageSujet : Re: Time to battle | Zahari [Clos] Jeu 27 Nov 2014 - 20:54

It's time to battle, because

This train is too small
for both of us

Pendant un moment, il n'y eut plus qu'eux deux, le compartiment vidé de ses occupants, et un certain silence presque calme, apaisé. La sérénité post-tempête. Et puis Hazel posa son regard sur Zahari, un regard farouchement déterminé à combattre l'éternel tourment que représentait le Serpentard pour elle.

Curieusement, le voir dans un état de faiblesse pareil le rendait moins haïssable. Il ne ressemblait plus à cette parfaite petite tête à claque aux yeux trop clairs et au sourire enduit d'une confiance exaspérante. Il lui paraissait presque humain, même s'il avait des boutons, les yeux rougis et le visage moite. Son visage exprimait tout simplement la normalité rassurante d'un faciès d'adolescent, en somme. Et apparemment, même lui semblait s'adoucir sous la faiblesse de l'étourdissement. Le voilà qui lui donnait raison ! Un jour à marquer d'une croix blanche assurément. Les joues de la brunette se mirent à rosir légèrement sans qu'elle ne se l'explique et Hazel se prit soudainement d'intérêt pour ses ongles alors qu'elle ne savait presque plus où se mettre. Qu'est-ce que c'était que cette réaction complètement débile ? D'habitude elle avait envie d'insulter Lone parce que c'était un sale andouille. Là, elle avait envie de l'insulter parce qu'il l'avait désarçonnée. « … Merci de l'admettre. » finit-elle par marmonner du bout des lèvres, mal à l'aise. « C'est juste un sort de nettoyage, tu sais. Tu pourrais très bien le faire tout seul. » N'était-il pas supposé être ce type doué pour tout qui surplombait les autres de toute sa hauteur et sa suffisance ? Hazel regretta de ne pas avoir été plus mordante sur cette phrase. Elle aurait pu – non, elle aurait du – lui faire sentir toute sa haine à son égard. Là, elle avait manqué de conviction et s'était ramollie comme du cheddar fondu.

De guerre lasse, l'adolescente referma de moitié la fenêtre qu'elle avait ouverte, laissant ainsi un mince filet d'air pénétrer dans le compartiment. Il sentait déjà beaucoup moins mauvais – on pouvait respirer sans manquer de s'asphyxier à chaque instant – et maintenant qu'ils étaient là, autant rester bien installés. Pour le reste, Zahari pouvait se gratter : Hazel n'était pas sa bonniche et s'il tenait tant que ça à voir Taylor – la troisième fois dans la même heure qu'il parlait de l'infirmier, à croire qu'il faisait une fixette sur le blondinet – il n'avait qu'à y aller lui-même, tout seul, comme un grand. La brunette essayait d'attiser les braises de sa pasionaria contre Lone, mais avec le certain calme dont il faisait maintenant preuve, il devenait de plus en plus dur de ne pas être tentée de laisser couler les choses. Finalement, quand le vert et argent ne la ramenait pas trop, l'américaine se sentait capable de partager le même environnement que lui et … Une minute. Parlait-il ? Etait-il en train d'insinuer qu'elle était amoureuse de lui ? La jeune fille fit des yeux ronds, incrédule. « … Pardon ? » murmura t-elle, parfaitement abasourdie par tant de culot.

A peine guéri qu'il recommençait d'ores et déjà son cirque de roi des crétins ambulants. La rouge et or s'insurgea, piquée au vif par ce revirement désagréable. « LONE ! Tu te fous de ma tronche ?! Je viens juste de te sauver les fesses et toi tu ...Tu vois, c'est pour ça que les gens te supportent pas. Même quand on essaye d'être sympa avec toi, tu ruines tout le temps tout et puis ... » Elle s'interrompit par elle-même, poussa un profond soupir agacé et révolté et fit un signe de la main qui donnait l'impression qu'elle balayait soudainement la présence de Zahari et ses sarcasmes de gamin pourri gâté. « Tu sais quoi ? Va te faire voir. Je suis pas ta mère ou une personne qui te veut du bien, je m'en fiche de toi, et j'aurais du te laisser t'étouffer dans ton vomi. Abruti. »

La jeune fille s'écarta de lui, redevenue de mauvaise humeur. Son ton agressif de petite lionne était de retour. « Et je quitterai pas ce wagon. C'est moi qui l'ai vidé. Donc je vais rester, et si ça t'ennuie et bien pars. » Et sur ces paroles, la jeune fille s'installa face à l'ennemi, bras fermement croisés sur sa poitrine.


_________________

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Time to battle | Zahari [Clos]
MessageSujet : Re: Time to battle | Zahari [Clos] Dim 28 Déc 2014 - 16:27

Qu'aurait donc fait Zahari en temps normal ? Probablement se moquer de Hazel, autant qu'il le pouvait. C'était un réflexe, dans une situation comme celle-ci. Il ne pouvait pas s'empêcher de l'attaquer, combien même se montrait-elle gentille...et vu tout ce qu'elle pouvait lui envoyer sur la gueule aussi, il était compréhensible qu'il réagisse comme ça, Lone. Il se souvenait de tous leurs mauvais tours, à elle, Lynch et Owen, et parmi les trois, déjà, elle était sûrement la personne qu'il pouvait le mieux supporter, probablement parce qu'elle n'était pas dans son dortoir. Il ne la détestait pas vraiment, surtout que là, elle s'était franchement montré gentille à son égard, mais c'était trop, plus que Lone pouvait en supporter. Il se leva du siège, épousseta ses jambes dans un mouvement faussement adulte, comme s'il avait été sali quelque part, mis à part cette sale odeur de vomi qui lui collait à la peau. Un jour, peut-être, il oserait dire à Risenfield qu'il la trouvait sacrément mignonne, mais pour le moment, il ne sentait capable que de l'agresser à grands coups de moqueries toutes plus stupides les unes que les autres comme les garçons d'une cour d'école maternelle chamaillaient les petites filles.

« Me sauver la vie ? Non mais tu déconnes ? J'ai juste fait un malaise, un petit malaise ! Si tu ne connais pas la différence avec une crise cardiaque, il y a carrément un problème ! », cria à moitié Zahari, franchement désagréable et encore plus insupportable, la honte du moment vécu auparavant le faisant devenir rouge.

Il voulait que ce satané train s'arrête, et malheureusement pour lui, il savait pertinemment que ce ne serait pas avoir quelques heures. Lone était persuadé que ce satané chauffeur devait bien prendre son pied, à rouler lentement, et franchement, maintenant, il espérait qu'un moldu se trouverait là, juste sur le chemin pour repérer l'éminent train faisant son trajet en baladant ses moutons ou il ne savait quoi. Il n'y avait que des péquenots moyens, ici, mais ils seraient sûrement assez intelligents pour repérer les rails et faire germer cette petite réflexion dans leur tête : « Je n'ai jamais vu de train ici, et mon village n'est pas desservi...mais où ça peut bien mener ? » Lone appréciait les moldus, mais parfois, leur crédulité lui donnait des envies de meurtres.

En parlant d'envies de meurtres, il ne cessait de fixer Risenfield, se demandant ce qu'il pourrait faire. Plus tôt, il avait eu envie de gifler la jeune fille et se disait que, décidément, ses envies passaient d'un extrême à l'autre en sa présente. Alors, la petite voix agaçante du gamin aux cheveux bouclés résonna dans son esprit : Si tu es en train de déclarer ta flamme à Hazel, c'est pas comme ça qu'il faut s'y prendre, par contre ! Je peux te conseiller sur ça, si tu veux ! Sale mioche. Comme s'il savait ce qu'il ressentait, comme s'il pouvait connaître tout ce qui les opposait, Risenfield et lui. Pour la première fois de sa vie, Lone s'en trouva sans voix. Il réfléchit deux secondes et se dit qu'en fin de compte, il était vrai que Hazel l'avait aidé, qu'il était sans arrêt sur la défensive, chose normale lorsque l'on côtoyait Owen et Lynch, et qu'il l'avait peut-être un tout petit peu insultée. Il ne lui ferait sûrement pas des excuses, pas après tout ce qu'elle avait pu lui cracher pendant toutes ces années, mais allait un tout petit peu rétablir la balance.

« Je me sens mal, pas la peine d'en faire un cake, Risenfield. Et ne va pas tout répéter à Lynch et Owen, ce serait franchement débile. Merci d'avoir été là. Et tu ne ressembles pas à un mec, mais tu dois le savoir. Faut vraiment être débile pour croire tout ce que je dis et pire, s'en vexer. »

Si insulte il y avait, il ne l'avait franchement pas fait exprès, cette fois-ci. Peu importait : Lone haussa les épaules et se retourna. Il commençait à rougir et fumerait sûrement des oreilles et ça continuait à monter comme cela. Alors, Lone partit. Il ouvrit la porte, enjamba le vomi tout en jetant un regard furieux aux élèves qui s'étaient arrêtés dans le couleur. Il ne tarda pas à rejoindre ses camarades de Serpentard, mais la rougeur aux joues ? Elle resterait au moins pendant une bonne heure.

Quelle idiote.
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Time to battle | Zahari [Clos]
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