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A. LICHUAN WHITELAW
(TROUVÉ)

Finalement, tu as plus de points communs avec Lone que tu ne le prétends.

Alors, vous savez ce que c'est ?
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Stranges Days ▬ Peeter
MessageSujet : Stranges Days ▬ Peeter Lun 13 Oct 2014 - 12:41

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Il y a ce sentiment bizarre qui naît au fond de lui, il ne sait pas quoi en penser. Ce soir, il voit Peeter et les minutes qui le séparent du rendez-vous au bar passent à une lenteur désolante. Pourtant ça ne l'empêche pas de sourire depuis le matin même, quand il a pu voir le petit cercle bleu qui entoure la date d'aujourd'hui. Et Mordred n'a toujours pas compris pour son maître l'a levée au ciel dans un élan de joie excessive. Son bonheur est contagieux, l'animal court partout depuis que son maître est revenu de la rédaction du journal. Il a même renversé de l'eau en passant trop près de sa gamelle, mais l'anglais n'a même pas la force de lui reprocher. Ce soir, il passe la soirée avec son meilleur ami. Il n'arrive pas à rejeter l'impression que leur dernière sortie remonte à une éternité. Pourtant, c'est lui d'être le cas. Il a passé trois ans loin de tout Hippolyte, et à côté de ça, quelques semaines n'ont pas la moindre importance. Mais il n'y peut rien, il ne peut pas lutter contre ces sentiments d'absence. Il se contente de tenir la promesse qu'il s'est faite, celle de ne plus quitter ses amis, de ne plus se déraciner.

L'animal gémit. Il a envie d'accompagner son maître. La longue promenade matinale lui a suffi pourtant mais c'est différent. Il a uniquement envie de passer du temps avec lui, pouvoir lui sauter sur les jambes, quémander des caresses quand Hippolyte lira affalé dans son fauteuil. Mais pas aujourd'hui. Ce soir, les habitudes ont l'air perturbés. Et le chien n'est pas bête. Il ressent l'empressement qui émane d'Hippolyte. Il ne comprend peut-être pas que Peeter en est la raison. Alors, il regarde l'humain coupé délicatement une pomme. Il sait qu'elle est pour lui, c'est une manière comme une autre de se faire pardonner. Ils ont toujours aimé les pommes et leur goût sucré. Et Hippolyte met les goûts de fruit dans la gamelle propre. Son chien remue queue, gentille bête. Il sourit avant de jeter un coup d'œil à sa montre. Il est hors de question qu'il soit en retard. Il caresse Mordred qui a ce regard triste qu'il déteste. Mais il ne peut pas l’amener, il n'est pas capable de rester en place deux minutes au Chaudron Baveur. Il transplanne après un dernier je reviens vite, laissant l'animal dans la chaleur de l'appartement.

Le Chemin de Traverse lui paraît presque calme. Il sait que ça a un rapport avec l'heure tardive et la fermeture des magasins. En passant, il jette un regard à Fleury & Bott. Il n'est ni en retard, ni en avance. Il se demande si Peeter est encore là, à terminer deux trois détails relatifs à sa journée de travail ou s'il l'attend déjà au Chaudron Baveur. Forcément, il hésite à aller vérifier, mais ça ne serait qu'une perte de temps si son ami était arrivé au bar avec un peu d'avance. Alors il continue son chemin en se disant qu'un jour, il serait mieux de transplanner directement à côté du pub. Sauf qu'il ne le fait jamais. Il aime trop pouvoir contempler le coin sorcier de Londres pour se contenter de rentrer uniquement dans l'établissement sans jeter un œil dehors.

Un regard en direction de la salle alors qu'il se dirige vers le bar. Il est face à l'absence de Peeter et immédiatement il regrette. Il se dit qu'il aurait dû aller sonner à sa porte, qu'il aurait dû aller le chercher chez lui. Et ce n'est pas trop tard. Il peut toujours faire demi-tour, retourner devant Fleury & Bott au risque de le croiser sur le chemin. Et c'est à ce moment qu'il se met à se poser des questions. Il se demande si finalement, son ami ne l'aurait pas mal pris, s'il n'aurait pas vu ça comme une intrusion dans sa vie privée. Peut-être qu'il aurait refusé de passer la soirée avec lui, après ça mais il en doute. Il s'agit de Peeter, pas de n'importe quel collègue de bureau pour qui il ne se serait même pas posé la question. Et puis, le libraire également aurait pu bien prendre son intention, mais il n'y pense pas encore Hippolyte, trop absorbé par son envie d'aller chercher son ami.

Mais il n'a pas le temps de quitter sa place au bar que la porte s'ouvre. Et Peeter est là. Il a toujours ce même sentiment qui ne le quitte pas depuis le matin. Il s'accentue, il a la certitude qu'il ne devrait pas être autant heureux de voir le libraire. Mais il n'y peut rien, il n'est pas capable de refouler ce qu'il ressent. Il se contente de le taire, de faire comme si tout était normal. Et tout l'est. Il est juste un mec heureux de passer du temps avec son meilleur ami. Pourquoi aller chercher plus loin quand la facilité est là ? Peut-être parce que c'est ce qu'il fait toujours, et que malgré le sourire qu'il adresse au nouveau venu, ça ne risque pas de changer.

    — Eh, Peeter. J'hésitais à venir te chercher chez toi, mais c'est bon, je vois que tu as trouvé le chemin tout seul. Il met ça sur le ton de la rigolade, parce que c'est plus simple. Beaucoup plus simple. Un jour viendra le moment de faire du tri dans ses sentiments, mais si ça peut ne pas être aujourd'hui, ça l'arrange. Ça fait plaisir de te voir, tu bois quoi ? Et il prend les commandes en scrutant la salle à la recherche d'une table libre. Il sourit encore pour balayer la nostalgie, pour ne pas repenser à l'époque de Poudlard.

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Stranges Days ▬ Peeter
MessageSujet : Re: Stranges Days ▬ Peeter Sam 1 Nov 2014 - 18:12

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Brr, de nouveau ce temps automnal. Peeter détestait l'humidité et ce froid lancinant qui commençait à s'insinuer pendant cette période de l'année. Alors tout frileux qu'il était, le libraire avait déjà ressorti les vêtements molletonnés comme ce long manteau d'officier de la marine qu'il venait d'enfiler – une bonne affaire dans une friperie l'année dernière et qu'il appréciait tout particulièrement pour son office de coupe vent avec le col relevé jusqu'aux oreilles –. Il y avait aussi l’éternelle écharpe enroulée autour de son cou dans un nombre indéfinissable de tours. Le voilà de nouveau paré pour deux saisons de froid Sibérique. Ses chaussures claquaient sur les pavés de la rue principale, désertée à cette heure. Il pressait le pas, autant pour fuir l'air glacial qu'afin d'arriver plus vite au rendez-vous. Peut-être plus pour la seconde raison. Son cœur battait d'impatience à l'idée de retrouver son meilleur ami – comme autre fois –. Certes Hippolyte était revenu depuis un bon moment de ses trois ans d'études et lui et Peeter avaient pu retrouver leurs vieilles habitudes de Poudlard, mais ce dernier avait l'impression tenace que quelque chose avait changé dans leur relation. Il ne savait pas vraiment si cela venait de lui ou de son ami ou bien des deux. Mais peut-être que tout cela n'était qu'une lourde méprise. Peu importe, ce n'était pas le moment de tergiverser là dessus. Le jeune homme rayonnait d'un bonheur qui montait crescendo à mesure qu'il s'approchait du bar. De même – car cette partie du chemin de Traverse formait une ligne droite –, il pouvait apercevoir la petite porte d'entrée en bois qui s'ouvrait et se fermait de temps à autre, laissant filtrer une lumière orangée en ce début de soirée, et lorsqu'il fut encore un peu plus proche : des cris, des rires.

C'est tout un grésillement joyeux dans son ventre lorsqu'il aperçoit Hippolyte, il sourit presque mécaniquement, mais pas ce genre de sourire que l'on se sent obligé de montrer par pure politesse, non au contraire, des lèvres qui s'étirent sur le visage parce qu'il y a trop de bonheur en nous et qu'il faut bien l'exprimer quelque part. C'est presque au pas de course qu'il rejoint pour de bon son ami et en signe de salut, assène un coup de poing amical sur son épaule droite.
« Ce sera un Whisky pur feu pour moi ce soir. Par Merlin, ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas fait une petite beuverie rien que tous les deux ! » Tout content par cette soudaine perspective il se frotta vigoureusement les mains chassant par la même occasion le reste du froid qu'il venait de quitter. Il prit la chaise haute à côté de son ami et enleva écharpe, manteau et moufles – un spectacle tout de même un peu décalé par rapport aux températures encore clémentes. Que voulez-vous, Peeter était un parfait frileux –. Il n'avait désormais plus besoin de cet attirail car le Chaudron Baveur respirait une chaleur tout à fait confortable.

« Tu aurais pu passer à l'appart tu sais. D'ailleurs il faut que je te montre ma dernière acquisition de bouquins pour la librairie : des petits bijoux, avec entre autre l'édition renouvelée et agrémentée de l'illustré de Newt Scamander ! Bref comment ça se passe au boulot ? Ça doit être tendu avec les dernières émeutes. »
Ce n'était pas simple ces temps-ci. Toute la population sorcière sur leur garde, effrayée de terminer dans le caniveau à cause de leur sang pas assez pur pour certains.
Les verres furent servi, Peeter attrapa le sien.
« Allez on arrête de broyer du noir cette nuit, trinquons à nous. Au bon vieux temps camarade ! »
Il bu une gorgée, mais même sans une goutte d'alcool il se sentait déjà euphorique.

« Non d'un Hippogriffe Il se trémousse d'un coup sur sa chaise. J'ai oublié de te raconter un truc énorme ! Tu te souviens de notre cher ami Serdaigle Perceval Nugent, eh bien La dernière fois je l'ai croisé dans une boutique à Soho. Il s'est marié avec une mannequin moldue ! Il m'a même montré une photo. Ce vieux Nugent ... Et dire qu'on l'appelait Chapeaurouge à Poudlard à cause de sa taille de hobbit et de son gros nez. »
Peeter aime les ragots, sauf ceux de Rita Skeeter peut-être – mais ça c'est plutôt à cause du personnage – surtout lorsqu'ils concernent ses anciens camarades de classe.

« Dis Hippo' tu nous cacherais pas aussi une petite scandinave dans ton placard par tous les hasards ? Hmm ? »
Devait-il aussi rajouter UN scandinave à la blague, maintenant qu'il savait pour son meilleur ami ? En fait ils n'avaient jamais eu une vraie conversation sur le sujet. Peut-être par peur des perspectives qui pourraient s'ouvrir ou au contraire de l’ambiguïté et du malaise que cela créerait si tout était dit clairement. En vérité, Hippolyte ne lui avait jamais rien révélé, mais c'est en tombant sur des preuves irréfutables que Peeter avait commencé à se poser des questions ...


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Stranges Days ▬ Peeter
MessageSujet : Re: Stranges Days ▬ Peeter Dim 9 Nov 2014 - 23:53

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Il pourrait rester des heures à parler avec Peeter. Ils n'ont besoin de rien d'autre pour que leurs petites soirées en tête à tête entre vieux copains soient parfaites. Ou du moins, c'est l'avis d'Hippolyte. À un moment, il s'est demandé si vu leurs âges, ils ne devraient pas plutôt se mettre à faire de petits repas, des soirées posés chez l'un ou l'autre. Mais la simple idée d'abandonner le confort du bar, son alcool qui rend la situation parfois si comique l'attriste. C'est devenu une sorte de routine pour toutes ces fois où ils se sont retrouvés rien que tous les deux à son retour des États-Unis. Alors forcément, il ne la changerait pour rien au monde. Ces moments privilégiés avec Peeter, il les aime. Il a l'impression de retrouver cette complicité d'avant, celle qui les unissait à Poudlard. Pourtant, il tente de se persuader qu'elle est toujours là, et pas uniquement quand ils sont tous les deux face à son verre de boisson alcoolisée. Les messages qu'ils se laissent régulièrement montrent qu'ils sont proches, plus qu'il ne l'est de n'importe qui. Mais ce n'est plus pareil. Tout a tristement changé.

Ils trinquent et lui ne peut s'empêcher de sourire à son ami. C'est dans ces moments précis qu'il est réellement heureux – et quand il prépare de la compote à la cannelle pour lui et Mordred, mais ça c'est autre chose. Dans ces genres de moments, il regrette toujours un peu de ne pas avoir pu l'amener avec lui pendant ces trois années qui se retrouvent forcément gâcher par cette absence. Mais ce sentiment est souvent mis de côté quand il voit l'euphorie dont fait preuve Peeter. Même lui ne pourra jamais douter que son meilleur ami soit heureux de passer du temps avec lui, ce qui pour Hippolyte relève quand même du miracle. Pas qu'il soit paranoïaque, non jamais, il se considère uniquement comme très méfiant. Sauf que là, comme souvent avec l'ancien Gryffondor, tout lui paraît plus simple.

    — C'est vrai que ça fait une éternité qu'on s'est pas fait une soirée du genre. Comme d'habitude, il abuse. Il exagère les choses, mais c'est vrai. Il a l'impression qu'ils ne se voient pas assez, qu'ils ne passent pas autant de temps ensemble qu'il le voudrait. Bien sûr, ce n'est pas comme si c'était simple. Ils ont tous les deux leur travail plein d'obligations plus ou moins différentes. On devrait s'interdire de laisser autant de temps passer entre chaque sortie.

Si seulement. À ce moment précis, il se rend compte que s'il le pouvait, il verrait Peeter tous les soirs. Seulement, cette fois, il ne cherche pas à savoir si c'est normal. Il sait très bien que quelque chose cloche mais que ce n'est pas le moment de s'en inquiéter. Il préfère écouter Peeter qui s'est mis à lui parler des nouvelles acquisitions de Fleury & Bott. Lui qui a toujours été difficile en lecture écoute toujours les bons conseils de son meilleur ami. C'est pour ça qu'il a trouvé que le métier qu'avait finalement choisi Peeter était parfait pour lui.

    — Oh, il faudra absolument que tu montres ça. Il lui sourit. Le boulot se passe, comme d'hab. Et toi, tu as écrit de nouveaux articles récemment ? Sujet qui l'a toujours intéressé, déjà parce qu'en tant que journaliste, il pense que c'est en grande partie son rôle que d'encourager son meilleur ami à écrire. Surtout qu'à ses yeux Peeter a de grandes capacités, beaucoup plus que Rita Skeeter.

Il boit son verre, attendant patiemment que Peeter lance le premier potin. Et bien sûr, ça ne tarde pas, comme à chaque fois. Parfois, il se dit que son ami a vraiment une obsession pour ce genre d'informations qui ne sont finalement pas réellement intéressantes, mais ce serait se voiler la face. Parce qu'au final, lui aussi ça l'intéresse de savoir ce que devient telle ou telle personne qu'il connaissait à Poudlard. Il est humain, il possède comme presque tout le monde cette curiosité malsaine qui l'oblige à s'intéresser à des gens qui ne le regardent aucunement, à les commenter, à se faire un avis bien tranché dessus. Et même si c'est assez ironique de la part d'un journaliste qui travaille comme analyse politique, il s'en fiche. Il ne s'agit pas du dernier scoop concernant Celui-qui-sait et Philéas Folengrain. C'est juste un ancien élève pour qui il avait uniquement de la sympathie qui a finalement mieux réussi sa vie sentimentale qu'eux.

    — Eh ben, il s'embête pas le Nugent. Une mannequin. Qui aurait cru ça de lui, je me souviens même plus l'avoir vu avec une fille à Poudlard. Ou alors, il n'a vraiment pas fait attention, ce qui est possible. Il avait déjà à l'époque d'autres choses en tête que de tenir les comptes des copines de ses potes. Et puis son ami pose la question, il manque de s'étouffer en buvant son whisky. Une scandinave ? Non jamais ! Attend Peet, tu te doutes que je t'aurais jamais caché un truc pareil.

C'est un peu ironique de la part de quelqu'un qui cache complètement son homosexualité à son meilleur ami. Mais il n'est pas prêt à en parler à Peeter. Il n'en parle à personne de toute façon. Sa famille est au courant, ainsi que son chien et quelques personnes pour raisons de soirées arrosées, mais les choses s'arrêtent là. Bien sûr, c'est stupide. Il sait très bien que c'est loin de gêner Peeter, surtout depuis qu'il a appris pour sa relation avec Montag.

    — Et toi, rien de spécial ? Il choisit d'ignorer la légère pique qu'il ressent en posant la question. Il a dû attraper froid, c'est tout. Il ne faut pas qu'il oublie de prendre sa température quand il rentrera chez lui.


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Stranges Days ▬ Peeter
MessageSujet : Re: Stranges Days ▬ Peeter Mar 23 Déc 2014 - 18:32

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« Deux trois articles oui, enfin des navets comme d'habitude ! Rien qui pourrait surpasser ton talent monsieur l'analyste, je vais pas te voler la vedette. »

Il semble prendre la chose avec humour, c'est ce qu'il laisse entendre en tous cas ; que ses articles ne sont qu'une rigolade, un passe-temps sans importance … belles menteries. Ces bouts de papiers sont bien plus qu'un loisir nocturne, mais le principal obstacle c'est cette jalousie latente qu'il a envers les talents d'Hippolyte, ce manque de confiance surtout face à son meilleur ami mille fois plus doué que lui dans ce milieu. Un blocage infligé bêtement à lui-même depuis Poudlard, l'empêchant d'écrire librement et de progresser. Parfois il se rend compte que ces considérations sont idiotes, totalement immatures et dépassées mais la gêne est profondément ancrée, impossible de s'en défaire maintenant. Alors il élude la question par une boutade et voilà, on en parle plus. Il est bien plus simple de se rabaisser que d'oser affronter les problèmes pour les relever. Un sacré manque de courage de la part d'un Gryffondor.

La conversation reprenait son cours, Peeter avait déblatéré sur les nouvelles de leur ancien ami commun Nugent. Maintenant il sourit derrière son verre avant de prendre une gorgée en voyant la réaction d'Hippolyte. Effectivement il ne lui cachait rien à Poudlard. Mais là il a assez d'informations en main pour être certains que son meilleur ami esquive la question et que cela va au-delà d'une jeune femme de l'Est planquée dans sa chambre en maillot de bain.

Mais pas le temps de rebondir sur cette problématique qui le turlupine tant car Hippolyte lance l'attaque et c'est au tour de Peeter de manquer de s'étrangler avec son Whisky.

« Hum. Gêné il se redresse sur son tabouret, se racle la gorge, cherche quoi dire, reprend une gorgée pour se donner le temps de répondre, reprend enfin un peu de contenance. Pas grand-chose de neuf à l'horizon … rien de sérieux en tous cas. Il faut croire que l'homme de ma vie est bien planqué. »

Bizarrement, Peeter n'est pas très friand de ce genre de conversation avec son meilleur ami. D'habitude, comme la plupart des hommes il aime se vanter sur ses conquêtes ou plus intimement sur ses ébats. Un temps il l'aurait fait volontiers devant lui, mais plus maintenant. Il n'a pas envie de parler de sa relation épisodique avec Montag, ni son dernier petit-ami un peu plus sérieux qu'il a quitté depuis un peu moins d'un mois. Parfois, son incapacité à rester en couple pendant un laps de temps dépassant les deux mois le tracasse. Chaque rupture semble différente parfois l'autre rompt, d'autre fois c'est Peeter qui le délaisse. Mais au final elles se réunissent tous en un seul et même point : Impression que ce n'est pas le bon, plus d’intérêt pour l'autre, ennui. Il se demande si la faute ne vient pas de lui, qu'il est incapable d'aimer sur la longueur. Peut-être que finalement il n'a toujours pas réussi à s'accepter et que quelque chose bloque ? Franchement, il n'en a aucune idée. C'est bien plus simple de s’intéresser à une autre personne, et cette autre personne devant lui c'est Hippolyte. La dernière fois qu'il était passé chez lui son ami était allé chercher une course qui ne pouvait attendre (un sachet de fruits si sa mémoire est bonne). Pour l'attendre, Peeter cherchait de quoi bouquiner et tomba sur plusieurs exemplaires de magazines TheGayUK (autant dire qu'il ne s'était pas contenté de la bibliothèque et avait fouiné un peu partout), à tout hasard il se demanda naïvement si ce n'était pas une blague, un cadeau de mauvais goût. Il oublia la pile de périodique pour se trouver un autre livre, mais depuis ce jour, l'idée a fait son chemin dans sa tête et ses soupçons ne seront rassasiés que part une réponse claire de Hippolyte.

« Mais je te retourne la question bourreau des cœurs parce que je n'ai toujours pas eu de réponse n'est-ce pas. Si ce n'est pas une scandinave peut-être une asiatique c'est pas mal non plus hum ou bien un homme tiens ce serait nouveau ! »

Silence.

« … C'était une blague hein. »

Il regarde Hippolyte dans les yeux, scrutant sa réaction. Résigné il pose son verre et lui laisse à peine le temps de commencer sa phrase avant de revenir sur ses derniers mots.

« Non pas tout à fait. Un temps. Hippolyte... Le ton est sérieux, oh non pourquoi réagir comme ça il ne veut pas l'apeurer, ce n'est pas une question de vid ou de mort. Il laisse donc un sourire chaleureux s'étaler sur son visage. Si tu as quelque chose à me dire tu peux le faire. Et même je t'oblige à le faire pour notre amitié, sinon tu me connais je serais prêt à préparer une potion de verita serum pour que tu craches le morceau mon vieux. »

Dans un sens il n'apprécie pas que son ami le laisse de côté. C'est compréhensible qu'il n'ait pas envie d'en parler et ça Peeter est bien placé pour le comprendre mais cette idée qu'une simple révélation puisse les séparer ça il ne peut pas le supporter. Il a l'impression que ça le concerne, si jamais Hippolyte ne s'accepte pas c'est à lui de l'aider. Et puis il ne va pas en faire tout un plat, il veut simplement savoir la vérité et ils pourront passer à autre chose comme les résultats du dernier match de Quidditch entre les Crécelles et les Harpies de Holyhead. 



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Stranges Days ▬ Peeter
MessageSujet : Re: Stranges Days ▬ Peeter Lun 5 Jan 2015 - 17:48

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Si un jour quelqu'un venait lui demander les défauts de Peeter, il serait sûrement incapable de répondre. Parce qu'il aime tout chez son meilleur ami Hippolyte. Ce n'est pas pour rien qu'après toutes ces années, il est resté la personne la plus proche de lui. Mais pourtant, il finirait par trouver, se rappeler d'un point qui le dérange depuis des années, de la seule chose qu'il déteste chez le libraire. Aussi loin qu'il s'en rappelle, depuis que les deux anciens Gryffondors se sont mis à écrire, le brun a toujours eu ce complexe, cette gêne en voyant les articles – à l'époque assez nuls – qu'il écrivait. Et pourtant il lui a répété pendant des heures Hippolyte, qu'il était doué. Mais ça ne change rien. Peeter est quelqu'un de têtu et depuis qu'il est devenu analyste à la Gazette du Sorcier, il a l'impression que son ami rabaisse encore plus ses articles qu'avant. Et ça le gêne. Il aimerait lui prouver que tout ça ne vaut pas rien, qu'il pourrait facilement se faire publier s'il le voulait. Parce que lui le sait, Peeter écrit des choses intéressantes, des choses qui méritent d'être lu par tout le monde. Mais bon, ça fait longtemps qu'il a abandonné l'idée de faire comprendre à son ami, parce que ce n'est pas une soirée à lui rabâcher qu'il faudrait, mais une semaine au grand minimum.

    — Arrête de dire n'importe quoi Peet. Il est patient pourtant Hippolyte. Mais voir son ami se rabaisser sans raison l'énerve plus que ça ne le devrait. Parce qu'encore s'il le disait simplement, ça le fatiguerait. Seulement, le libraire pense tout ce qu'il raconte. Tu sais que je vais finir par voler un de tes articles pour le publier pour toi si tu continues ? C'est faux, bien sûr qu'il ne mettra pas sa menace à exécution. Il aurait trop peur que Peeter lui en veule, qu'il le voit comme une trahison. Parce que si son ami n'est pas sûr de lui, agir de cette façon n'est pas une solution et il le sait bien.

Mais Peeter est intelligent et la conversation tourne rapidement à leur vie personnelle. Voilà qui est normalement beaucoup moins risqué. Il peut s'intéresser à ce que dit son ami sans avoir à lui faire comprendre qu'il fait une erreur. Parce que s'il se permet de lui faire des remarques sur les articles qu'il écrit, il ne jugera jamais ce que fait le libraire de sa vie. Lui-même a quelques secrets, des détails plus ou moins importants de sa vie que le brun ne connaît pas comme par exemple son homosexualité, même si dans ce cas-là, c'est un peu différent. Alors quand Peeter lui annonce qu'il n'y a personne dans sa vie, il le croit sans poser de questions. Et pourtant, ce n'est pas ça qui manque. Bizarrement, il sent curieux ce soir. Il a envie de savoir s'il continue à voir Montag, s'il a eu un copain récemment. Inconsciemment, il essaye de se convaincre que c'est pour rattraper le temps perdu. C'est ce que font les amis après tout, ils se racontent leur vie, entièrement et sans omettre le moindre détail. Mais il arrive à canaliser cette curiosité malsaine. Il a un blocage Hippolyte, dont il connaît parfaitement la raison. Ce secret le gêne, il aimerait lui dire. Il n'a pas honte, mais il n'a juste pas encore trouvé le bon moment. Mais tant que ça ne sera pas fait, il ne peut pas se permettre ce genre de questions. Ce serait de l'hypocrisie et ça il n'est pas sûr de le supporter. Il a des valeurs après tout.

    — Tu le trouveras, j'en suis sûr. Alors il se contente de faire ce que tout ami ferait, ou du moins c'est ce qu'il pense. Il lui lance un regard à la fois peiné et qui se veut réconfortant avant de poser sa main sur la sienne pour accentuer ses paroles. Hippolyte en soutien sentimental, ça vaut sûrement le détour. Mais il fait de son mieux dans ce rôle qu'il ne trouve pas particulièrement simple. Au moins il essaye, et ça on ne pourra jamais lui reprocher. Il essaye, et ça malgré l'étrange pincement qu'il ressent quand son ami parle de ses conquêtes.

Son regard se fige alors qu'il entend la remarque de son meilleur ami, choqué. Et là, il comprend. L'information s'installe dans son cerveau, refusant de le quitter. Il n'y a aucun doute possible sur ce qu'il vient de dire. Il n'a jamais été aussi sûr de quelque chose de sa vie : Peeter sait, ce que le libraire confirme immédiatement. Alors il retire sa main, baisse ses yeux. Il doit se retenir de prendre son manteau et partir parce qu'il ne faut pas être un génie pour savoir que ça n'arrangerait en rien la situation, bien au contraire. Il ne peut s'empêcher de penser que c'est une bonne chose, ça fait maintenant plusieurs années qu'il cherche le moment de lui dire mais il en a toujours été incapable. Alors comme ça c'est réglé. Il n'y a plus de secret entre eux.

    — Comment tu l'as su ? C'est la seule chose qu'il est capable de dire. Il ne peut pas s'empêcher de réfléchir à ce qui l'a trahi. Lui qui pensait faire attention. Enfin non, laisse tomber je veux pas savoir. Et t'auras pas besoin de veritasérum. Pause. Le moment des explications est enfin venu après tout. Il prend une grande inspiration histoire de se donner du courage. Peeter je suis désolé. Si je voulais pas que tu l'apprennes, c'est parce que je comptais te le dire. Mais c'était pas facile. Ça date de Poudlard, et au départ je voulais en parler à personne. Ensuite, je me voyais mal t'annoncer la nouvelle par hiboux et quand je suis rentré, c'était trop dur. Ça faisait trop longtemps que je cachais et c'était jamais le bon moment. Et ensuite, plus le temps passait, plus j'avais honte... Voilà.

Il n'en revient pas qu'il lui a enfin dit. Maintenant il appréhende, il a peur de voir ce que sera la réaction de Peeter. À sa place, il se sentirait en quelque sorte trahi, mais il espère que même si ça lui arrive, son ami ne lui en voudra pas trop longtemps. En plus, comme si ça suffisait pas, il a l'impression d'avoir gâché la soirée.


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Stranges Days ▬ Peeter
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