Secret du moment


A. LICHUAN WHITELAW
(TROUVÉ)

Finalement, tu as plus de points communs avec Lone que tu ne le prétends.

Alors, vous savez ce que c'est ?
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The Angel and the Fool ▬ Lucas
MessageSujet : The Angel and the Fool ▬ Lucas Lun 20 Oct 2014 - 20:25

He falls down, and I can't do enough
But I won't ever let him give up
The Angel and the Fool

The Angel And The Fool by Broken Bells on Grooveshark


De Lawrence Sullivan ne reste qu'un automate. Il se meut comme dépourvu d'âme, comme amputé d'émotions, comme privé d'esprit : il avance, il va, il fait. On ne lui arrache plus rien. L'ordre l'a fait se dresser dans la nuit — on le presse loin de Poudlard au nom de l'urgence. L'urgence attaque Londres. Il devait être là. Il a tout d'une statue chevaleresque, ainsi dressé, il n'a pas peur, il n'a pas honte. Sa nuque se maintient, son regard fixe, son silence fend. Il est droit, il est brave, il est mort. Il attend les ordres. Bon petit soldat.

Il entend sans écouter — par ici, il ne se disait rien qu'il ne savait déjà. On lui siffle un discours de courage feint, il n'y prête guère attention. Ah, dit-on, mais ce n'est pas de courage dont Sullivan a besoin ! Il en a pour cent, c'est ce qu'on dit, c'est bien qu'il soit là. Ah, non, ce n'est pas de courage dont Sullivan a besoin, Sullivan est un titan. Sullivan est une armée. Et puis combien sont-ils, là-dedans ? Assez pour déborder des Aurors, mais certainement trop peu pour submerger la Police Magique. Ce ne sont pas des Mangemorts qui les auront, ce sont des hommes, ce sont des combattants. C'est une attaque, ce n'est pas une guerre.

Peu importe, dit-on, peu importe, plus rien n'importe, si ce n'est maintenant. Personne ici ne pense. Ils attendent. Des robots alignés sur une colline, qui s'enorgueillissent de voir le signal pour ne pas prier de l'éviter. Pas de peur si pas de réflexion. Lawrence attend. Lawrence ne pense pas.

« Pas de réponse des Aurors. On suit la procédure habituelle. Bouffez-les. »

Bouffons-les.
Lawrence avait toujours tiré une grande fierté de sa cape. Il n'avait jamais su pourquoi : ça avait toujours été ce qu'il préférait dans son uniforme. En rentrant dans le bâtiment, il se sentait général romain. Quel excellent César il aurait fait.

La mécanique de ses lèvres donna les ordres à sa place. Ils étaient simples : allez par là, et ne mourrez pas. L'ordre valait pour lui aussi, dit-on. Il va, pour l'instant, il ne meurt pas. Après tout, des Mangemorts, ce n'est que la même chose que ce qu'il voyait tous les jours, les cagoules en plus. Il n'y avait pas de quoi frissonner. Il ne frissonne jamais sur un champ de bataille. Il ne pense toujours pas non plus, d'ailleurs. Voilà pourquoi on dit que Sullivan est une armée. Quel excellent César il aurait fait : personne ne ment à ses troupes comme lui. Il ne manquerait plus qu'il se souvienne qu'il a une trouille bleue des Mangemorts.

« Il n'y en a pas beaucoup mais ils ont les aurors en otage, Monsieur.
Tous ?
— Non, les autres sont partis aider dans l'autre bout du bâtiment.
Il n'y a que nous ?
— Oui Monsieur.
Procédure habituelle. Dis à l'autre équipe de nous couvrir. »

Tout était une question d'habitude. Flic, au fond, était un métier très routinier.
L'avantage des cagoules était qu'il n'avait pas à refuser de voir leurs visages. Et l'avantage de leur orgueil était leur prévisibilité : leur plaisir à beugler le Sortilège de la Mort les rendait bien plus faciles à désarmer. Ah, tout est si simple dans ce métier : avec l'habitude, on n'a plus à penser.
Lawrence était bon, on le lui avait dit assez souvent pour qu'il commence à le croire. L'observation était son point fort : après tout, le Diable est dans les détails. La silhouette, les cheveux ne le trompent pas. Il voit ; sur un champ de bataille il voit tout, puisqu'il ne pense rien.

« On a réussi à les surprendre mais ils s'éparpillent.
Je prends celui-là. »

Celui-là, il le traque. Il le chasse comme une bête blessée, mais ça n'a pas commencé aujourd'hui. Ah, tout ça n'était pas bon, depuis quand la raison était autorisée à s'exprimer chez l'homme de guerre ? Qu'allait-il bien faire de lui, que faisait-il maintenant, que ferait-il ensuite ? La raison défaisait toutes les bonnes habitudes. Les sens lui revenaient, il ne pouvait pas se permettre de réfléchir. L'espace d'un instant, il se demanda si qui que ce soit avait prévenu Kaithleen.
Panser la bête ou l'abattre. Sa baguette fendit l'air.

« A genou. Les mains sur la tête. »


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The Angel and the Fool ▬ Lucas
MessageSujet : Re: The Angel and the Fool ▬ Lucas Lun 10 Nov 2014 - 17:06


It's too late to say you're sorry
Say you're sorry still.


Dans une synchronisation presque parfaite, ils avaient jailli à l'angle d'une artère peu fréquentée de la ville. Les maisons biscornues et les ombres inquiétantes de la nuit donnaient une allure dramatique au théâtre de la rue, mais ce soir Lucas Drifloon ne pouvait pas flancher. Non, ce soir c'était lui et lui seul qui devait mener les troupes. On lui avait donné sa chance comme un ultimatum pour montrer sa vraie valeur aux yeux des mangemorts. Et il ne comptait pas la gâcher. C'était une question de vie ou de mort. Ou bien il devenait un parfait pantin aux allures de petit chef, ou bien on l'achevait d'un éclair vert en laissant son cadavre pourrir sur un trottoir isolé.

Le plan ne pouvait pas échouer. Elle ne l'aurait pas permis, cette furie aux cheveux hirsutes qu'il considérait tantôt comme un Messie, tantôt comme un ravisseur. Résultat de plusieurs nuits blanches, le blondinet brandit un schéma devant ceux qui étaient devenus ses soldats pour le temps d'une nuit. Ce soir, ils infiltreraient une réunion d'aurors, et ne laisseraient aucun survivant. Ce soir, Lucas devait se faire une raison : il serait certainement baptisé du sortilège de la mort. Ce soir, il devait laisser de côté sa conscience, et mettre à exécution tout ce qu'on lui avait longuement appris. Et enfin, il pourrait rejoindre leur famille pour de bon. Plus personne ne douterait de lui, pas même Asterdre ni Wallace, ces mangemorts qui ne cessaient de lui lancer des regards méfiants.

Après tout, ce n'était qu'un juste équilibre des forces de la nature. Il devait juste abattre ceux qui avaient assassiné les tiens, leur renvoyer l'ascenceur dans la figure. Ils le méritaient, après tout. Alors pourquoi est-ce que tu trembles comme une feuille, Lucas ?

« Bien. J'ai fait des recherches, et ils seront en désavantage numérique sur nous. Cependant, on ne peut se permettre de perdre des hommes. Alors nous allons emprunter la porte de derrière à l'aide de capes d'invisibilité pendant que toi... » Du bout du doigt, il désigna un homme mal rasé à l'air guilleret. « Oui, toi Théodore. Tu passeras par l'entrée principale, et ton but sera de les distraire. Ne leur montre pas ta marque. Je te fais confiance pour trouver un moyen d'attirer leurs regards sur toi.
—  Mais c'est pas juste, pourquoi je peux pas m'introduire discrètement par l'arrière, moi aussi ?
—  Ta baguette est en bois de cornouiller, Théo. Il te sera impossible de prononcer des sortilèges informulés. Et puis, t'es pas très discret.
— Pas très discret ? Mais ! Pour qui tu te prends, le mioche ? C'est pas parce que t'es aux ordres ce soir que tu dois me traiter comme ça.
—  .. Écoute, si t'es sage je te présenterai un copain très sexy, ok ? Alors, fais pas tout foirer. C'est sérieux, là.
—  Rho, ça va ! » L'autre avait l'air d'un gamin réprimandé par ses parents, avec ses yeux levés au ciel et ses joues gonflées. Il devait bien avoir une dizaine d'années de plus que Drifloon, mais il restait si jeune. Heureusement, l'idée de rencontrer un garçon sexy sembla le convaincre, et il retroussa ses lèvres en un sourire pour exprimer son accord. « Je peux leur montrer mon caleçon à fraises, alors ? » Et avant même que le blondinet n'ait pu répliquer quoi que ce soit, il était parti d'un pas sautillant. Comme si toutes ces morts n'étaient qu'un jeu, rien de sérieux.

« C'est parti. Ne leur faites pas de quartiers, ces pourritures doivent payer ! Toutefois, n'oubliez pas qu'on doit en laisser quelques-uns en vie, histoire de pouvoir prendre des otages au cas où les choses tourneraient mal. Et dans tous les cas, nous devons les interroger sur leurs futures missions. »

Enfilant son masque et rabattant sa cape, il se confond avec toutes ces recrues sans visage. Un seul détail le trahit : sa tignasse blonde. Alors il court, Lucas. Il sent ses yeux se remplir de larmes, mais il ne flanche pas. Il serre des dents, lance des sortilèges d'immobilisation et de stupéfix à tout va, alors que les autres achèvent à sa place. Il est coupable, et pourtant qu'est-ce qu'il est lâche ! Alors il continue d'avancer. Non, il ne veut pas voir ça. Il a besoin d'air. Il étouffe, la nausée est proche. Mais il reste là, il ne peut pas les abandonner. Pas en étant si proche du but.

« Félicitations, Drifloon. J'aurais jamais pensé dire ça un jour, mais tu en as dans le ventre petit.
— C-C'est fini ?
— Nous allons procéder aux interrogatoires, il n'en reste plus qu'une dizaine.
— … Une dizaine. Sa voix se brise, il n'ose plus le regarder.
—  Mais je les ai vus lancer un appel à l'aide. Il faudra se montrer vigilants !
— Alors, les autres ils sont-
— Morts, oui. Nous les avons décimés. D'ailleurs, je ne t'ai pas vu lancer d'Avada Kedavra. Tu sais que ça finira par arriver, hein ?
— Je le ferai. Mais ce soir j'étais l'officier. J'étais pas obligé de me salir les mains, n'est-ce pas ?
— Si tu l'dis. Enfin ne prends pas trop la grosse tête, t'es qu'un gosse qui obéît à des ordres. Et Lestrange a beau être assez tarée pour t'avoir confié ce genre de tâche, elle le fera pas deux fois. Tu devras être prêt à le lancer la prochaine fois. Pense à la façon dont ils l'ont tuée, ça te motivera ! »

Et il s'éloigna, laissant Drifloon seul dans la pièce dévastée. Il avait mené la barque, et ils n'étaient plus que dix. Ces gens étaient morts par sa faute. Pire encore : faute d'avoir directement du sang sur ses mains, il avait donné les ordres et ils lui avaient obéi sans se poser de questions. Ce soir, il avait vendu son âme à Lestrange pour un peu d'amour et de reconnaissance. Stupide gamin perdu et brisé à jamais. S'il restait quoi que ce soit de « bon » en Lucas Drifloon, ce soir cette partie de lui était morte, piétinée à jamais. Ils n'étaient plus que dix. Les pleurs ne venaient même pas, c'est comme si on l'avait vidé de toutes ses émotions. Et puis, à quoi bon ? Ça ne les ferait pas revenir.

Perdant la notion du temps, il se bouchait les oreilles pour ne pas entendre les cris dans la pièce à côté. Les interrogatoires avaient commencé. Pourtant, ce n'étaient que des humains. Peut-être que certains avaient une famille, des enfants. Non Lucas, ce n'est pas le moment de te poser ce genre de questions ! Ils t'ont arraché la tienne, ils doivent payer!

Mais soudain, un bruit sourd se fit entendre. Puis deux. Puis une bonne cinquantaine. « Ils arrivent, les renforts arrivent. Déployez-vous ! ». D'un seul coup, tout n'était plus que cris et bousculades autour de lui. De justesse, il évita trois éclairs verts lancés à tout hasard dans la pièce, signe de détresse absolue de la part de ses co-équipiers. Comment était-ce possible ? Ils avaient pourtant gagné. Tout avait été orchestré pour. L'adrénaline se répandit dans ses veines, et le blondinet se releva et courut de toutes ses forces vers les étages du bâtiment, quand tout le monde se précipitait vers l'entrée, trébuchant et titubant. Les combats ayant lieu au rez-de-chaussée, il aurait peut-être une chance de fuir par une fenêtre. Mais que ferait-il après ? Devait-il s'exiler dans un pays tranquille comme le Pérou, loin de toute civilisation et surtout loin de ces cadavres qu'il avait laissés derrière lui ? Arriverait-il à se regarder à nouveau en face dans miroir, un jour ? Ses sens embrouillés, il ne remarqua même pas qu'il était suivi. Ce n'est que quand il stoppa sa course pour reprendre son souffle qu'il l'entendit.

« A genou. Les mains sur la tête. »

Cette voix lui était désagréablement familière. C'était comme si on cherchait à remuer un couteau dans une plaie ouverte, et qu'on déversait du sel dessus. Acharnement. Tu n'as rien demandé de tout ça.Après tout, il le méritait et se doutait bien que ce jour-là arriverait, tôt ou tard. Dans une lenteur absolue, il se retourna. Non, il ne se sentait pas prêt à lui faire face. Et ce qu'il découvrit décomposa l'expression de son visage une bonne fois pour toutes. Oublié, le Drifloon rayonnant. Il n'était plus qu'un fantôme aux cernes violettes, tremblant comme une feuille.

« … Sullivan. J'aurais du m'en douter, ça devait se terminer ainsi. » Dans un ultime élan de courage, il pointa la baguette vers son bourreau non sans le foudroyer du regard. Lawrence Sullivan était celui qui causerait sa ruine, c'était écrit comme une prophétie. « Et si je vous disais d'aller vous faire voir par une armée de centaures, hm ? » Agrippant sa baguette comme un naufragé son radeau, il se rapprochait au pas de charge.

« Je ne suis plus votre petit Lucas tout malléable et admiratif de vos moindres faits et gestes. J'suis pas idiot, je sais que vos petits copains ont assassiné ma mère.  Maintenant, c'est à votre tour de payer ! VOUS, à genoux. »



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The Angel and the Fool ▬ Lucas
MessageSujet : Re: The Angel and the Fool ▬ Lucas Lun 9 Fév 2015 - 19:06

You're running out... Keep running
You're running out... Keep running out

Alors c'est tout ?
C'est ainsi que ça se termine ?
Eux debout et ce regard, peut-être, avant... quoi ? Juste ça ? Lui ici l'autre là-bas et, l'un bien en face de l'autre, avec la suite qui arrive ? Tout ça pour ça ? Pour ce gamin mort sous ses yeux et il n'a plus rien d'un homme à cet instant précis, un soldat, l'un ou l'autre, un vaillant officier. Donc, tout ça pour ça ? Pour lui, Lawrence, qui ne connaît plus le doute et qui trouve sa proie ?
Et, aucun doute à avoir maintenant ! Il ne connaît aucune peur, aucune question, rien ! Rien ! Rien parce qu'il l'a fait tant de fois, alors quelle différence maintenant ? Rien ! Rien à penser maintenant, si ce n'est le bras qui tient sa baguette et les jambes qui le portent, et rien d'autre que son corps non puisque sa tête n'a plus pouvoir sur rien, puisqu'on ne demande rien à sa tête, rien que de la tactique, rien que de la logique, rien de son esprit.

Donc, oui, c'est de cette façon que la chasse se termine. Et, son regard ! La façon dont il le regarde ! Droit, et fier, et imperturbable oui, invincible oui, car peur de rien ni rien à perdre si ce n'est l'honneur, car pourrait-il se regarder en face s'il perdait encore ici ? Mais rien dans son regard là, ni dans son attitude, ni dans son corps tout entier, que cette volonté qu'il a de le voir exécuter les ordres, de le voir sur ses genoux maintenant et, faire quelque chose ensuite, qu'il a oublié maintenant. Rien chez lui d'autre que ce qu'on veut qu'il soit et ce qu'il veut être, ce qu'il est lui-même, l'homme bâti de fer, ou peut-être le soldat de plomb, donc, son bras ne fléchit pas, jamais.
Jamais.

« Lucas Drifloon, au nom de la loi, vous êtes officiellement en état d'arrestation. Tout ce que vous dites à partir de maintenant pourra être retenu contre vous et toute tentative de fuite sera sévèrement punie. » Il ne s'entend pas le dire. Il sait qu'il dit quelque chose mais... Quelque chose de lointain. Qu'il ne réalise pas prononcer. Que le mécanisme dit pour lui, que le corps fait pour lui.
Donc la raison dans tout ça... N'a pas besoin d'être.
La pensée... N'est pas concernée.
Même lorsqu'il y a ces mots qu'il entend mais qu'il ne comprend pas, des cris dans une langue étrangère que rien ne peut traduire, mais qui ne transpire que cette force, cette, quoi, dis le mot ! Dis le mot, cette haine, n'est-ce pas ? Cette haine qu'il y a pour lui ?
Parce qu'il est détesté maintenant !
Parce que, pense, pense-le, pense-le fort que tu es haï maintenant !
Ce regard qu'il lit, ou que ce quelque chose dans sa tête sait lire ça, au moins, sait lire ce qu'il y a là ! Ce qu'il y a là pour lui ! Donc pense-le !
Parce qu'il continue de lutter et que la baguette ne vacille pas mais il y a une femme qui attend quelque part n'est-ce pas ? Et de la haine pour lui ici ?
Donc, pense !
Pense pour lui, puisqu'il a perdu la raison !

« La bravoure, Drifloon, appartient à ceux qui ne ressentent pas le besoin de se cacher. » Mais la voix est la même, n'est-ce pas ? La même que ce soldat qu'il a toujours été ? « Donc, votre petit cinéma... » La façon dont il décortique les mots. « N'a aucun écho. » Et la façon dont il le regarde. « Faites-leur croire que vous êtes un homme, mais moi... Je vois bien l'enfant que vous êtes. » Tout ça c'est... De la déception. « L'enfant effronté, borné que vous êtes, qui entend ce qu'il désire. Alors, moi, à genoux devant un enfant, parce qu'il croit contrôler un monde dans lequel son rôle a été façonné de toute pièce... » Rien qui ne bouge chez lui. « Ça n'arrivera pas. »
Mais la baguette se baisse, qu'est-ce qu'il fait ?
« Et un enfant ne mérite pas l'honneur d'un homme. Donc, vous arrêter ou vous combattre comme un homme n'arrivera pas non plus. »
Mais qu'est-ce qu'il fait ?
« Alors, montrez-moi un peu. Quel genre d'homme vous êtes. Quel genre d'homme sait prononcer les mots qu'il pense si fort, et quel genre d'homme en abat d'autres, et quel genre d'homme ne fuit pas un combat. »
Non !
Aucune femme ! Aucune fille ! Aucune pensée ! Rien, rien dans sa tête normalement ! Alors qu'est-ce qu'il fait ?!
« Alors allez-y. Faites-moi payer. »
Debout.
Toujours debout.
Quel excellent César il aurait fait.


Spoiler:
 

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The Angel and the Fool ▬ Lucas
MessageSujet : Re: The Angel and the Fool ▬ Lucas Ven 27 Fév 2015 - 18:52


What happened to the young boy who came into my chambers just a few years ago ?
He grew up.


Fièrement, il lui faisait face. Le roi blanc contre le roi noir, chacun tenant l'autre en position d'échec. Qui allait bouffer l'autre en premier ? Face à face dans l'ambiance électrique de la salle, les deux hommes droits comme des piquets donnaient à la scène des allures de dernier combat. Plus bas, les pions continuaient de se battre, mais Lucas n'y prêtait plus attention. Est-ce qu'Alistair s'en sortirait ? Et tous les autres ? Eden, Gaya, Lichuan, ou même Asterdre. Il était inquiet pour eux, quelque part. Non, ce n'était pas le moment de s'en soucier. Ils s'en sortiraient, et dans quelques heures ce ne serait plus qu'un mauvais souvenir.

« Au nom de la LOI ? » Rire jaune. « La même loi qui l'a tuée alors qu'elle ne faisait que protéger les siens ? La loi qui a fait que Philéas Folengrain s'est retrouvé au pouvoir ? La loi qui autorise des sortilèges impardonnables et des armes encore pires que les nôtres ? Parlez-moi de votre justice, Sullivan. Elle vous aide à mieux dormir la nuit ? » Il est des leurs à présent. Sullivan arrive trop tard, il s'est trouvé une nouvelle famille. Qu'il le torture, qu'il le brûle, qu'il lui fasse du chantage. Il ne lui donnera aucun nom.

« Mais bon sang, votre cerveau s'est fait aspirer par un joncheruine particulièrement récalcitrant, ou vous êtes juste complètement con ? » Un pas de plus vers lui, son visage se rapprochant à deux centimètres du sien. Dégoût, haine, peur, regret, honte. Que des sentiments négatifs. Merlin, qu'il avait envie de lui mettre un pain dans la figure, ou de lui donner un coup de boule si sa consistance le lui permettait. Mais il se contenta de le regarder dans le blanc des yeux, foudroyant. « Crève, Syllivan », semblait-il hurler à travers son regard. Et pourtant il tremblait comme une feuille, préférant accuser le froid en son fort intérieur.

Avec une violence nouvelle, il l'agrippa par le col, manquant de l'étrangler sous son emprise. Les dents serrées, il ne lâchait pas ses yeux. Après tout, c'était lui le prédateur de la pièce, il n'allait pas se laisser intimider par un moins que rien d'auror - ou presque. « Je ne fuirai pas ! Je suis pas un lâche, j'accepte mon destin, et je sais ce que vaut mon camp, MOI. » Oh, il avait tellement envie de- Trop tard. Son genou était parti dans le ventre de son interlocuteur. « FERMEZ-LA, BORDEL. FERMEZ-LA. Ne sortez pas un piètre mot de plus. Vous ne valez rien. RIEN, vous m'entendez ? » Il criait trop fort pour ne pas être touché, Lucas. Incapable de contrôler ses émotions, il les laissait le submerger. Enfant perdu au milieu des bombardements, petit papier de chewing-gum emporté au loin par la tornade. « J'étais obligé de me cacher. Autrement, ils m'auraient jeté à Azkhaban sans même chercher à me juger. Et je ne suis plus un PUTAIN D'ENFANT. J'ai changé. J'ai grandi ! » Et il se boucha les oreilles en secouant la tête, alors que l'autre abaissait lentement sa baguette. Le déni était tellement plus simple. Comment pouvait-il admettre que derrière ces histoires de gentils et de méchants, il était le premier manipulé ?

« J'ai lancé des endoloris, des impériums. J'ai forcé des hommes à accomplir des choses terribles. » Simple constat. Mais il omettait le sortilège de la mort. Plusieurs fois, on lui avait reproché, on s'est moqué de lui. Mais il avait réussi à le justifier, sinon il ne serait pas encore en vie. Après tout, il n'avait jamais eu l'étoffe d'un soldat. Son rôle était plus stratégique. Il finirait haut placé dans les rangs, et enverrait des gens tuer à sa place. Ainsi, ces visages ensanglantés ne viendraient plus le hanter. « Vous êtes la pire des personnes, Sullivan. Vous prétendez vous battre pour des idéaux de justice, vous faisant voir comme un héros auprès de vos gosses ou de vos élèves. Mais ça ne marche pas avec moi. Vous savez, Azkhaban c'est pire que la mort. Au moins, en tuant, vous leur épargnez un long et douloureux périple, pire que l'enfer. Mais ça vous vous en foutez, hein ? Tout ce qui compte, c'est votre petite vengeance vile envers Lestrange ! Et bien figurez-vous qu'on n'est pas tous comme elle. » Risque énorme, indirectement il venait de critiquer celle qui avait changé son destin en lui donnant la marque.

Ainsi, pour répondre aux provocations du brigadier, il avait planté sa baguette dans son cou, le dévorant des yeux. Haine, amitié ? Respect, dégoût ? Tout se mélangeait dans sa tête. Si le sortilège ratait, il lui aurait au moins laissé un magnifique bleu. « Rendez-vous chez Hadès, Sullivan. » Et il recula d'un pas, fermant finalement les yeux. Lâche, Serpentard. « Avada Keda- » Avait-il prononcé la fin de sa phrase ? Il ne savait plus rien, il ne voulait plus savoir. Alors il se laissa tomber sur ses genoux. Échec et mat. 


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The Angel and the Fool ▬ Lucas
MessageSujet : Re: The Angel and the Fool ▬ Lucas Dim 19 Avr 2015 - 3:31

Well both of us are older now
And it won't be long

Le temps est quelque chose qui lui fait toujours défaut. Le temps qu'il s'est permis de manquer avant d'aller au manoir. Le temps qu'il lui a fallu rater pour entrer chez les Drifloon, et finalement repartir sans autre chose que la certitude de l'échec. Le temps qu'il lui a fallu pour retrouver sa trace... Le temps qu'il lui faut pour faire quelque chose ici. Pour faire quelque chose maintenant. Maintenant qu'il est là en face de lui et qu'il ne peut pas être cet homme-là, qu'il ne peut pas porter le nom de celui qui l'arrêterait, par un moyen ou par un autre — mais c'est un colosse, n'est-ce pas ? Même si sa mâchoire se contracte, même s'il y a quelque chose qui se plie en lui, indéniablement, et qui menace de céder, lorsque ce gamin, ce gamin de rien du tout se forge des attributs qu'il n'a pas. Cette méchanceté qu'il n'a pas, cette démence qu'il n'a pas. Cet enfant boursouflé de haine, c'est tout, qui le sangle ainsi, mais, c'est un colosse ! Une machine de guerre, il est, une imprenable citadelle, parce que pas une seule seconde il ne défaille. Même s'il entend, il entend très clairement, oui — même avec cela, aucune défaillance.
« Vous ne valez rien ! »
Même si toutes ces années, et tous ces efforts, et toutes ces nuits qu'il a perdu, et toutes les heures qu'il lui a consacré... Imprenable.
« RIEN ! »
Imprenable, indestructible citadelle. Malgré la douleur de ce coup qui part, et qu'il n'a pas songé à prévoir, évidemment, parce qu'il préfère la recevoir que de perdre le contrôle. Donc même s'il doit se souvenir qu'il est humain comme cela, Lawrence ne quitte pas ses yeux. Même si son corps agit comme celui d'un homme il y a toujours ce regard artificiel qui s'enflamme dans le sien, ces yeux toxiques, il l'empoisonnera par l'esprit s'il le faut mais il doit se souvenir, il doit se souvenir qu'il n'a pas failli. Même s'il y a l'évidence de la douleur — le même ! Il est le même que durant toutes ces années, il est le même que lorsqu'il a poussé cette porte ! Inébranlable !

Et l'abîme appelle l'abîme alors le sang appelle le sang, évidemment, alors c'est son sang à lui qui reste glacial même si tout le reste de son corps s'enflamme — et qu'est-ce que cela fait de lui ? Ses mains brûlent, et ses yeux brûlent, et ses lèvres brûlent, mais ses veines restent froides. Qu'est-ce que cela fait de lui ?
Lestrange ! Qu'est-ce que cela fait de lui ?
Qu'est-ce qu'elle a fait de lui ?
« Est-ce que vous avez tué Lucas ? » Il le coupe sans pitié, et plus le ton est glacial plus on sent la noirceur qui l'enflamme. « Osez. Osez me regarder dans les yeux, et me dire que vous avez tué. Que ce bras, dont vous vous servez pour vos menaces de pacotille, a été capable d'ôter la vie, et que ces yeux qui me foudroient ont été capables d'affronter la mort, et que cette langue qui m'insulte a été capable de prononcer ce sortilège. Lestrange a cru faire de vous un bon chien de garde, mais même si vous aboyez beaucoup vous n'êtes pas capable de mordre. » Il est droit comme si rien n'était arrivé, parce que son ventre se tord encore mais que la colère avale toute la douleur, et il ne sait plus retenir le tranchant de son regard ni l'ardeur de sa voix. « Alors, prouvez-le. » Il ne bouge pas, il laisse la baguette sur sa gorge et ce calme souverain dans ses gestes. Il attend juste : prouvez-le. Il attend deux mots, ce n'est pas grand chose, n'est-ce pas ? Avec ce regard qui ne se baisse jamais et ce corps qui n'abandonne pas — juste deux mots.

« Avada Ked... »
Et le sortilège est parti tout seul.
Ce n'est pas un instinct de survie qui a guidé le bras de Lawrence. Il n'a pas attendu la mort, ce n'est pas ce qu'il est venu chercher, ce n'est pas ce qu'il veut. C'est l'honneur, tout cela c'est juste de l'honneur qui lui prête les traits de celui qui pourrait mourir ici — mais il n'aurait jamais laissé cela se produire. Deux mots amputés par le bruit de la chute de ce petit bout de bois ridicule. De ce morceau de bois qui ne donnera jamais la mort. Mais il ne bouge pas, n'a-t-on pas dit qu'il reste le même ? La citadelle. Avec ses fondations si profondément dans la terre. Les lèvres restent contractées même lorsqu'il lui tend sa baguette. Le même, tout ce temps, dans le silence, qui le regarde.
Et puis, la gifle claque.
Le son est clair comme un orage, il le gifle d'une main ouverte mais il lui rend sa baguette de l'autre, malgré tout, il lui rend, et puis il lui tend sa main vide maintenant. Sa paume grande ouverte et ses doigts déliés vers lui, et ce feu qui brûle encore. Et :
« Debout. »
Debout.
Parce qu'il n'a pas à être à terre, debout.
Parce que c'est Lawrence qui va l'aider à se relever.
Parce qu'il faut qu'il y ait une fin à tout cela : debout.



_________________

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The Angel and the Fool ▬ Lucas
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