Secret du moment


A. LICHUAN WHITELAW
(TROUVÉ)

Finalement, tu as plus de points communs avec Lone que tu ne le prétends.

Alors, vous savez ce que c'est ?
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Strawberries are red | Zahari [Clos]
MessageSujet : Strawberries are red | Zahari [Clos] Dim 9 Nov 2014 - 20:45

Strawberries are red

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La faim tenaillait Hazel depuis maintenant une demi-heure. Elle gigotait et n'arrêtait pas de se retourner dans son lit, incapable de penser à autre chose qu'à une montagne de pancakes dégoulinants de sirop d'érable et de chocolat fondu. Ou mieux encore, d'une tonne de cupcakes à la violette. A moins qu'un kilogramme de cookies aurait pu suffire à apaiser ses envies culinaires ? Plus la lionne y pensait, moins elle trouvait le sommeil, et plus elle se sentait frustrée, ce qui n'arrangeait absolument pas ses affaires. La seule solution viable ? S'extirper du dortoir le plus discrètement possible et filer jusqu'aux cuisines, seul endroit du château où combler les appels de son estomac n'était, à défaut d'être répréhensible, pas impossible.

Ses pieds froids touchèrent le parquet lui rappelèrent qu'elle avait tout intérêt à être la plus silencieuse possible. Avançant à pas de loups dans le noir complet, Hazel manqua de se cogner deux fois l'orteil contre le pied d'un lit, mais une fois sortie du côté des filles, le foyer de la salle commune encore chaud éclairait d'une lueur orangeâtre les alentours et elle put se guider jusqu'au dehors.

Elle avait fière allure, Hazel, empruntant les passages secrets en marchant exagérément sur la pointe des pieds, dans son pyjama aussi dépareillé que négligé. Le pantalon aux motifs de nounours fluorescents allait admirablement bien avec le tee-shirt deux fois trop ample qui laissait voir une épaule. Bien sûr, tête-en-l'air qu'elle était, l'adolescente avait omis ce détail sans penser qu'elle aurait pu croiser quelqu'un. Professeur, élève ou monstre rôdant dans les étages, d'ailleurs. Tout ce qui comptait, c'était apaiser les couinements de son appareil digestif.

Arriver au rez-de-chaussée fut finalement plus simple que prévu et quand elle traversa le hall d'entrée complètement désert et plongé dans la pénombre, le discret Lumos qui provenait de sa baguette magique s'évanouit lorsqu'elle atteignit la tapisserie qui cachait l'accès au fameux sésame. La brunette chatouilla la poire et la seconde d'après, franchit la porte qui était apparue comme par magie devant elle. Quelle ne fut pas sa surprise cependant lorsqu'elle constata que les cuisines étaient occupées, et pas uniquement par les elfes de maison. Un certain Zahari paraissait très occupé à se goinfrer avec application et conscience, presque décidé à manger jusqu'à la table en bois tout entière s'il le fallait. « Toi ! Qu'est-ce que tu fiches ici ? » Intérieurement et quoiqu'elle en disait réellement, le fait de se retrouver avec son pire ennemi dans un endroit supposé interdit aux élèves avait un côté rassurant : s'ils se faisaient pincer, c'était ensemble. Et au moins elle n'était pas tombée sur Rogue ou sur un professeur beaucoup plus sévère et bien plus en capacité de lui retirer des points. « Zahari Lone ne respecte donc pas le règlement au pied de la lettre ? Houuuu, tu vas être collééééé ! » chantonna t-elle ironiquement. Une chance que Balthazar lui ait appris quelques notions de sarcasme en six ans d'études, sinon elle n'aurait sans doute guère usé de ce petit atout amusant.

Hazel observa les différents mets étalés sur la table et ne put que penser une chose : décidément, l'appétit du Serpentard ne connaissait pas de limites physiques. Il y avait une quantité astronomique de desserts en tout genre, certes plus délicieux à l’œil les uns que les autres, mais tout de même, à minuit, on ne s'enfilait pas cinq parts de pudding et six mini-choux à la crème ! La Gryffondor grimaça avant de reporter son attention sur le Serpentard, légèrement écœurée. « Vomir dans le Poudlard Express t'a pas suffi ? Tu recommences ? Ewww. » Sur ces mots, un elfe de maison s'approcha d'elle et la jeune fille le salua d'un chaleureux sourire. « Bonjour ! » Toute novice qu'elle avait été dans le domaine magique, Hazel avait été très rapidement fascinée par ces créatures dociles et serviables. Même si à Poudlard elles étaient là pour concocter les meilleurs plats possibles, leur sort peu enviable d'esclaves miniatures n'avait pas échappé aux bons sentiments de la jeune Risenfield, qui avait acheté un badge de la SALE à l'époque Granger et s'était très vite prise d'affection pour cette espèce particulière. En tant que née-moldue, il lui paraissait toujours aussi curieux et paradoxal que des tas de sorciers considèrent les elfes de maison comme de simples porte-plateaux et ne fassent pas les choses d'eux-même – bien que les moldus n'étaient pas forcément irréprochables, ils avaient le mérite de tenter d'abolir certaines formes d'asservissement -.

« Je voudrais des cookies s'il vous plaît. Vous savez, ceux avec les noix de pécan et de macadamia de l'autre fois, ils étaient succ- ... » Son regard alla successivement du visage de l'elfe attentif à celui de Zahari … Qui avait déjà très certainement saisi que ce n'était pas la première escapade nocturne de sa camarade ici-bas. « Bref. Merci. » S'asseyant sur le rebord de la table le plus éloigné du vert et argent, la rouge et or guetta son rival d'un œil on ne peut plus suspicieux pendant un temps étrangement long. « Heureusement que tu n'es pas tombé sur Balthazar, ou sur Jude ... » provoqua t-elle, peu apte pour autant à masquer son hilarité en imaginant la scène. Alors même que le plus asiatique des deux compères aurait rapidement fait tourner la rencontre à la bataille de nourriture, l'autre se serait contenté de mots acerbes et tranchants comme des couteaux. Elle ? Elle réfléchissait, sagement. Mine de rien, un grain d'idée avait germé dans son esprit, mais elle n'en dirait rien du tout.


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MessageSujet : Re: Strawberries are red | Zahari [Clos] Lun 10 Nov 2014 - 18:27

Trop réviser donnait faim, et Lone détestait avoir faim. Il avait l'habitude de victuailles si hallucinantes que son estomac se sentait à l'aise et surtout plein après le festin. Il était habitué à ce que tout lui tombe sous le nez, le meilleur comme le moins bon, surtout maintenant qu'il y avait ces deux types insupportables dans son dortoir. Jude et Balthazar pensaient vraiment que leur petit pari des points l'affectait, mais c'était complètement faux. Si Lone travaillait, ce n'était pas vraiment pour rapporter des points à Serpentard, sa maison, mais pour lui-même. Il était avide de connaissances comme de culture général, curieux sur la technologie moldue et leurs inventions. Si il mangeait autant, c'était d'ailleurs probablement parce qu'il passait la plupart de son temps sur une chaise de la bibliothèque, ne se levant que pour aller choisir un ou deux livres tous poussiéreux, ou aux heures de cours. Lone était un élève assidu, mais pas franchement le genre d'élève dont un professeur aurait rêvé : il était souvent insolent, n'hésitait pas à dire quand quelque chose se passait mal, et se lamentait la plupart du temps de déjà connaître les cours.

Travailler lui donnait faim, car ce n'était pas trois petits repas par jour qui lui donneraient l'énergie qu'il faudrait pour réussir ce qu'il tentait de faire : apprendre tout le contenu de la bibliothèque de Poudlard en sept années. Vers onze heures, il s'était silencieusement levé de son lit : à côté de lui, dans les lits adjacents, il put voir la bande de fripouilles qu'étaient ses voisins affalés dans leurs lits respectifs. Il résista à l'envie de leur foutre des choses dégueulasses dans la bouche et s'éloigna à pas de velours de leurs silhouettes occupées à rêver de ce qu'ils pourraient encore lui infliger le lendemain. Lone ne savait pas vraiment s'il détestait ou non Lynch et Owen. Ils étaient deux entités qu'il ne parvenait pas à comprendre, tout comme l'était Risenfield : ils ne semblaient vivre que pour faire des bêtises, peu importait les conséquences. Ce qui le dérangeait plus, en fait, c'était que Balthazar s'était débrouillé pour être son voisin de table à certains cours. Lone n'avait pas vraiment eu son mot à dire, et il avait dû fermer sa grande gueule.

Comme on pouvait s'y attendre, les elfes de maison vaquaient partout dans les cuisines. Zahari s'arrêta deux secondes, se demandant si moralement, il était bon ou non de leur demander de travailler à nouveau, puis, entendant son ventre protester, secouant la tête avant de s'asseoir à une table vide. « Je voudrais des desserts, enfin...De la nourriture, s'il vous plaît. »

Il ne devait certainement pas être le premier élève qui se levât en pleine nuit suite à un creux, et ne serait pas le dernier, il en était sûr. Il n'était pas spécialement pour l'exploitation des elfes de maison, mais il avait depuis longtemps décidé qu'il n'adhérerait jamais à un organisme aussi ridicule que la SALE de Granger. De les voir tous avec leur fausse compassion le dégoûtait un peu. Les elfes lui apportaient les plats, et Lone se lécha les babines : comme prévu, il n'y avait aucune attente, et ces gâteaux étaient aussi bons que ceux de la veille. Il grogna un merci au petit elfe – il portait une chaussette sale vraiment hideuse – avant de commencer à manger.

Il y en avait pour tous les goûts et pour toutes les tendances : des pudding à la crème, des pâtisseries arabes, des galettes des rois et des mets des plus raffinés. Lone avait faim, et il n'en ignora aucun : lorsqu'il travaillait, il ressentait une sorte de boulimie passagère. Il sortit d'ailleurs un ou deux livres de son gros sac et se mit à les potasser, tout en engouffrant dans son gouffre à nourriture la tarte aux meringues, puis la choucroute sucrée, enfin la grosse fondue de chocolat. Il se lécha les doigts un à un, se gardant bien de salir l'ouvrage : Madame Pince, la terrible bibliothécaire, n'aurait bien été contente.

Mais alors...alors, Lone entendit un bruit ; trop exposé pour se caché, le Serpentard resta immobile, prêt à recevoir la sanction du professeur en train de faire sa ronde. Si c'était Rogue, il pouvait être sûr d'être collé dans les prochains mois à venir...de même pour McGonagall. Lorsqu'il parvint enfin à voir qui pouvait être entré ici, sa grimace se décrispa, il poussa un soupir de soulagement avant de s'apercevoir qu'il était tout autant dans la merde. Hazel Risenfield : une Gryffondor qui n'avait pour seul talent que réussir à l'énerver d'une manière totalement incroyable. Lorsqu'il la voyait, Lone était paumé, et la seule réaction qu'il avait, depuis le début, c'était l'insulter et comploter contre elle...mais il fallait dire que Risenfield le cherchait aussi, de son côté. « Fous-moi la paix, Risenfield. Je suis juste venu réviser en paix. », lui grognait-il tout en lui montrant les deux épais manuels de métamorphose avancée à sa gauche. « La différence entre ici et le Poudlard Express, c'est que tu n'as pas un connard de train qui bouge. Et que je peux travailler en paix. En paix : tu vois, c'est tout relatif, parce que maintenant que tu es là, je vois juste une source de chaos qui m'empêche d'être tranquille. »

Lone secoua la tête : Risenfield était si prévisible. Bien sûr, il se doutait qu'elle n'en était pas à sa première visite, et lui-même non plus. Cet endroit était connu de la majorité des élèves, et le passage secret derrière le tableau n'était plus un mystère pour quiconque. Alors, Lone, il la regarda s'asseoir en face de lui, un peu exaspéré car il comptait sur son prompt départ, mais aussi un peu soulagé d'avoir un peu de compagnie pendant cette nuit d'insomnie. Risenfield était jolie lorsqu'elle mangeait des cookies : quelque chose en elle lui rappelait une petite souris...ce qui lui fit aussitôt monter un rouge aux joues qu'il s'empressa de cacher en engloutissant une meringue de plus.

« Je ne chais pas comment chtu peux être amie avec Owen et Lynch. Scrumcht. », la meringue avait bon goût, mais sur le coup, ses paroles devenaient compliquées à comprendre. Lone s'empressa de l'avaler. « File-moi un verre d'eau, je vais m'étouffer ! » C'était à prévoir, il se mit à tousser.

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MessageSujet : Re: Strawberries are red | Zahari [Clos] Sam 15 Nov 2014 - 19:18

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« … C'est ton excuse au cas où un prof' débarque ? » Elle eut un petit rire apparemment très amusé. « Relax Lone, ça ne sert à rien d'emmener avec toi tous tes livres, si Rogue nous attrape il nous collera quand même. » Constat apparemment très superficiel mais réel : le professeur de Potions devait en effet en avoir plus que marre d'entendre Lone et Risenfield piailler pour se chamailler dans son cours, aussi leur infliger une punition collective serait un vrai plaisir pour l'enseignant.

« Je viens chercher à manger, et c'est tout. » rétorqua la brunette du tac au tac en le regardant avec une mauvaise humeur évidente. L'élément perturbateur osait l'accuser de tous les torts ! On marchait sur la tête. Quelques secondes plus tard, un elfe de maison revenait avec un plateau chargé de biscuits, qu'Hazel prit avec soin de poser loin de l'emprise physique de Zahari. « C'est toi qui ruine tout le temps ma paix. Alors pour une fois … Eh bien chut. » Alors qu'elle grignotait paisiblement ses cookies, son regard, qui examinait Lone de pied en cap, nota la soudaine couleur tomate qu'avaient prises les joues de son camarade. Une drôle de réaction épidermique qui l'intriguait et qui la poussa naturellement à poser la question à voix haute – histoire d'encore moins dissiper le malaise, inconsciemment -. « Pourquoi t'es tout rouge ? »

En guise de réponse, le jeune homme engloutit une trop grosse bouchée et commença à s'étouffer tout seul. Crétin, songea t-elle presque dans un automatisme effrayant. Il n'en ratait jamais une. Si ça continuait il allait tout lui recracher à la figure et elle ne tenait pas à se retrouver avec le pyjama maculé de meringue et de chou. Aussi grogna t-elle pour protester contre l'autoritarisme dont Zahari faisait preuve. A chaque fois c'était toujours la même chose ; il était désobligeant et ingrat alors que c'était lui-même qui se mettait dans le pétrin à force de jouer les goinfres. Et c'était toujours elle qui faisait les frais. « C'est simple : ils sont gentils avec moi et ils … Ils ne me donnent pas d'ordre comme toi, idiot. » pesta t-elle quant à l'amitié qu'elle pouvait avoir avec Lynch et Owen.

Elle ne pouvait bien sûr pas le laisser mourir dans les cuisines du château. Déjà parce que les elfes de maison avaient remarqué qu'ils étaient présents et que le Serpentard était en train de manquer d'air par son excès de gourmandise, mais surtout parce qu'elle n'avait en réalité pas un vrai mauvais fond, même avec son pire ennemi. Néanmoins, sa conscience s'était faite plus sournoise : pour la première fois, Hazel pensait à un stratagème aussi peu coutumier de sa part que très retors. Il voulait de l'eau ? Elle avait ce qu'il lui fallait, et plus encore. Dans sa poche, la fiole cristalline et limpide indiquée « Sans nom » qu'elle avait trouvée soigneusement déposée sur son oreiller un soir sommeillait dans sa poche, l'implorant de l'utiliser. Hazel ne savait pas vraiment ce que c'était à vrai dire. Ca aurait pu être un simple petit flacon d'eau complètement inoffensif comme le philtre le plus dévastateur du monde. Mais elle n'avait que ça sous la main, et si cette potion pouvait à la fois décoincer le gosier de Zahari et lui servir de leçon, elle ne rechignerait pas. Et puis de toute manière, il n'avait pas le choix.

La jeune fille lui tourna le dos, alla chercher un gobelet et le remplit d'eau. Aussi discrètement que possible, elle vida l'intégralité du flacon sorti de sa poche de pyjama, faisant sauter le bouchon au nez et à la barbe du vert et argent qu'elle entendait éructer. Abandonnant sur le plan de travail derrière elle la petite fiole, elle retourna face à Zahari, qui devait avoir les larmes aux yeux et la gorge en feu. « Tiens. » Déjà elle lui tendait le verre, et regrettait presque ce qu'elle avait fait alors qu'il s'en emparait. Ce n'était ni cool, ni loyal de sa part. Elle s'en mordrait les doigts plus tard. Mais après tout il l'avait mérité en six ans de méchanceté, et cette potion magique ne lui provoquerait peut-être qu'une simple montée de furoncles … Ce qui serait drôle, au final. « Une fois de plus je te sauve la vie, Lone. Tu m'en dois deux. »


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MessageSujet : Re: Strawberries are red | Zahari [Clos] Dim 7 Déc 2014 - 18:58

Pourquoi a-t-il parlé tout en mangeant ? Les grains lui restent en travers de la gorge et il a l'impression que quelques miettes lui sont descendues droit dans les poumons. Alors, Lone tousse. Tousse à s'en arracher la poitrine. Il vit Risenfield se grouiller pour lui attraper un verre d'eau et aurait donné cher pour qu'elle lui donne une bonne tape sur le dos, histoire de ne plus être aussi ridicule, à ce moment. Alors qu'il avait déjà les larmes aux yeux et pensait mourir dans quelques secondes, il distingua ce verre d'eau que Hazel lui tendait. Il aurait pu le refuser, bien sûr, ou même suspecter qu'elle avait mis quelque chose dedans qui était tout sauf catholique. Non. Non, bien sûr. Il n'était pas idiot, enfin...peut-être pas. Il n'était pas en état de penser que ce verre d'eau était empoisonné, certainement pas ; c'est pour cela qu'il le porta à ses lèvres, et but son contenu, très vite.

L'eau avait un petit goût sucré, mais ça l'aida grandement. Il finit de tousser ce qu'il avait dans le gosier, puis, prit de petits tremblements, il essuya grossièrement les larmes qui avaient pu couler le long de ses joues. Ce n'était franchement pas la peine de se ridiculiser devant Risenfield, surtout vu ce qu'elle pouvait rapporter à ses deux complices d'Owen et Lynch.

« Tu ne m'as pas sauvé la vie, la dernière fois. Tu m'as juste empêché de vomir. Et je t'en remercie, car j'aurais sûrement vomi le reste de mon déjeuner. »

Lone fronça les sourcils : il était inhabituellement poli, ce n'était pas vraiment ce qu'il voulait dire. Habituellement, il l'aurait envoyée chier, en lui signifiant qu'il n'avait pas du tout de dette envers elle, qu'il ferait de toute façon ce qu'il voulait et que, pour terminer, voir sa trombine tous les matins lui donnait déjà furieusement envie de vomir. Il fallait croire qu'il devait être fatigué : l'épuisement était une bonne excuse pour justifier tout cela. Lone trempa ses lèvres et but une autre gorgée du verre qu'elle lui avait passé, histoire de faire passer la dernière quinte de toux qui venait de le prendre.

« Je n'aime pas que tu traînes avec Owen et Lynch. Toi et moi, on est peut-être rivaux...même si c'est un bien grand mot, mais je n'aime pas te voir avec ces deux-là. Je ne les aime pas, je déteste les « farces » qu'ils m'infligent et ils me font vraiment me sentir seul. Tu aimes Poudlard, Risenfield ? »

Les mots s'échappaient de sa bouche plus vite qu'il ne pouvait réellement les contenir. Il se souvint de tout, à ce moment-là : de ses petits machinations à la con pour faire virer Alvin Williams de l'école, pour le rendre complètement paranoïaque...ce qu'il avait a priori réussi, de la lettre d'admission à Poudlard arrivée un samedi dans la boîte aux lettres. Lui qui venait de réussir l'examen d'entrée d'un prestigieux collège avait été déçu : il avait toujours vécu au milieu de la magie, comprenez, mais, tout d'un coup...perdre tous les repères que ses parents lui avaient donné et le monde enchanteur des moldus ? La magie était une espèce de triche, pour lui. Une triche qu'il trouvait optionnelle et grossière.

S'il avait été vraiment doué, s'il avait eu du courage, il aurait refusé de venir ici. Tout comme il aurait dû tenir tête à ce Mangemort, juste avant la rentrée, et ne pas lui mentir. Ne jamais mentir. C'était une leçon qu'il aurait dû retenir, pourtant ? Pourquoi s'enfonçait-il encore et toujours dans d'éternels mensonges qui le rendaient bien ridicule ? Pourquoi était-il lui ?

« Je trouve le château archaïque, mal chauffé et les professeurs médiocres. J'aurais tout donné pour être scolarisé chez les moldus...pas ici, dans une école louche qui ne me garantit aucun diplôme satisfaisant derrière, avec des camarades de chambrée qui me brûle mes révisions, et surtout aucun ami. Je suis ridicule, non ? Tu vas te moquer de moi, Risenfield ? Ris, je t'en prie. Parce que vu tous les mensonges que j'ai élaboré, tu devrais bien le faire... »
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MessageSujet : Re: Strawberries are red | Zahari [Clos] Dim 7 Déc 2014 - 22:43

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Il buvait, et déjà il se sentait mieux. Déjà Hazel pressentait que le Serpentard allait la critiquer, lui dire à quel point sa lenteur et son manque de réaction étaient affligeants. Elle s'était fait du mouron pour rien. Elle était prête à le mordre en retour mais finalement non. Ce n’était pas ça.

Tout d’abord il la corrigea. Ce n’était pas inhabituel sauf que là, le ton était différent. Il était posé, dénué d’agressivité ou de dédain. Et puis il la remerciait, pour couronner le tout. Est-ce que c’était une nouvelle forme d’ironie, du genre tellement développée que même quelqu’un comme Balthazar n’aurait pas su le remarquer ? La Gryffondor tiqua. Là, les choses devenaient bizarres. De là à imaginer que la potion inconnue qu’elle avait insidieusement versée dans son verre y était pour quelque chose c’était une autre histoire à laquelle la jeune fille ne pensa pas tout de suite.

Néanmoins la tournure que prit la conversation commença sérieusement à l’orienter sur la piste du breuvage magique. Zahari se mit tout à coup à lui déclarer que ses fréquentations ne lui plaisaient guère. Soit, qu’il ne pouvait pas voir Jude et compagnie en peinture ne l’étonnait pas, mais pourquoi disait-il ça comme s’il se souciait d’elle et des influences qui auraient pu jouer sur son comportement ? Pourquoi est-ce que tout à coup il remettait sur le tapis le fait que les blagues à répétition du duo de bros l’excluaient, et surtout le blessaient ? Car bien sûr qu’il était blessé, c’était exactement le but visé par les auteurs de ces piètres farces. Ils étaient des gamins dénués de mauvaises intentions et la plupart du temps gentils et bienveillants, mais quand il s’agissait de Zahari Lone, les choses changeaient. Leurs caractères changeaient. Désarçonnée par la question qui suivit, Hazel ne répondit pas tout de suite. « Oui, oui bien sûr que j’aime Poudlard, pourquoi je n’aimerais pas ? Lone, tu es sûr que ça va ? »

La cerise sur le gâteau prit la forme d’une drôle de critique à l’encontre du château. Tout y passa : l’architecture, les enseignants, le niveau global, et tout le monde en prit pour son grade. L’américaine écarquilla les yeux, à la fois choquée d’un tel culot et d’une telle franchise. D’habitude le vert et argent était très souvent moqueur, mais il ne balançait pas des bombes de ce genre. Et la suite n’était pas pour lui plaire. De nouveau il s’attaqua à Lynch et Owen, à leur mauvais goût en matière d’attaques personnelles, à cet acharnement qui durait six ans sur sa personne et qui avait en quelque sorte poussé Zahari dans ses propres retranchements. « Mais, Zahari … » balbutia t-elle, alors qu’il ne la laissa pas continuer et l’invita délibérément à se payer sa tête.

Pendant quelques minutes, la jeune fille ne sut que dire. Pour le coup, elle se sentait finalement bête, et quasiment au même niveau que lui. A le critiquer, le montrer du doigt et à l’enfoncer avec des crasses puériles, la brunette réalisait qu’elle ne valait pas mieux que tous ces Serpentards qu’elle blâmait. Découvrir le point de vue de l’ennemi n’était absolument pas agréable, pas plus que le sentient de culpabilité qui lui pinça le cœur et lui coupa l’appétit alors qu’elle reposait son cookie. Y avait-il des excuses à présenter ? La Gryffondor savait de moins en moins où se mettre et elle perdait presque de sa contenance, le menton baissé, coupable.

Et puis sa conscience la gifla. Non mais d’où avait-elle à être honteuse ? Zahari Lone avait passé six années précises à la tacler de tous les côtés, sur les terrains. Sur son sang souillé, sur son visage trop rond, sa taille trop fine, sa prétendue masculinité, sa voix agaçante, sa débilité, tout avait été passé en revue. Il avait toujours été infâme avec elle. Et elle aurait du être désolée de s’être défendue ? « Attends un peu, Lone. » se réveilla la jeune fille, sourcils froncés. « Peut-être que tout ce qui t’arrive est très triste, mais tu crois pas que tu l’as cherché ? » Elle le harponna du regard, sa moue plissée par l’énervement de s’être laissée piéger par Zahari pendant une trop grosse poignée de secondes. « Si t’étais plus gentil, si t’étais moins crétin des fois aussi … Bref tout ça c’est parce que tu te comportes comme un insupportable Serpentard. » Son index se pointa vers lui, et elle continua. « Et tu vois, Jude, Galaad et Balthazar sont dans la même maison que toi mais eux, ils sont sympas. Tu te demandes pourquoi je traîne avec eux et pas avec toi ? Eh ben je sais pas moi, par exemple, pourquoi je traînerais avec quelqu’un qui arrête pas de me dire que je suis un garçon, que je suis bête comme mes pieds et que je suis qu’une sale sang-de-bourbe ? »


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Strawberries are red | Zahari [Clos]
MessageSujet : Re: Strawberries are red | Zahari [Clos] Sam 3 Jan 2015 - 22:23

L'effet du Veritaserum produisait un léger état enivrant, mais pas assez pour qu'il puisse s'en rendre lui-même compte. Il lui semblait que les mots coulaient naturellement de sa bouche, qu'ils devaient être enfin dits, depuis le temps qu'il les cachait. Et puis finalement, c'était le bon moment, non ? Maintenant qu'elle se trouvait avec lui dans la cuisine, eux-deux, complètement seuls, mis à part les elfes de maison qui s'affairaient tous autour d'eux. Rosissant tout d'un coup, il se souvint de ce qu'il avait ressenti après cet après-midi catastrophique, dans le Poudlard Express : cela lui apprendrait peut-être à ne pas trop manger avant de prendre le train, mais surtout que la petite Risenfield, si détestable soit-elle, lui plaisait bien. Plus que son visage, il regardait avec un sourire les lèvres de Risenfield : elles étaient si rouges, si pulpeuses...elles lui plaisaient. Elles étaient différentes de celles de toutes les autres filles, si gauches, si moches et sans aucun charme et, franchement, il se serait bien essayé à les embrasser, malgré ce que tout le monde pouvait dire sur lui et sur son attirance sur les vieilles. Quel con, Celui-qui-sait. Il les trouvait juste plus expérimentées...et leur assurance l'impressionnait, c'était tout.

« ...Si ça va ? », si elle continuait à remuer des lèvres comme ça, il allait bander, c'était sûr. Risenfield ne s'en rendait pas compte, mais sa manière de se fâcher était sexy. Elle remuait la tête autrement que d'habitude, et alors, sa petite lèvre supérieure se relevait imperceptiblement. Lone connaissait tous les détails de l'habitude de Risenfield, alors qu'elle se fâchait, qu'elle mangeait, qu'elle parlait normalement. Il l'avait déjà vu marcher, jeter des sorts et mieux, lui parler. Ils se côtoyaient depuis six ans et depuis leur toute première rencontre – assez désagréable, en fait – la seule chose qu'il n'y avait pas eu, c'étaient quelques mots agréables. Alors peut-être que c'était le moment de faire pencher la balance. Sans doute avait-elle raison et qu'il ne méritait que ce qu'il lui arrivait : oui, aucun doute.

« Non, tu as raison. Oui, ça va et...Je pense que tu as raison. Je suis un sale con et contrairement à ce que tu penses...je n'ai pas de pensées de ce genre. Au contraire, j'admire plutôt les moldus et je trouve leur technologie fantastique...J'aurais adoré fréquenter un lycée moldu pour ensuite intégrer....Cambridge ou Harvard, par exemple...mais je devais aller à Poudlard, et le seul truc pour rattraper ça...Ce sont les cours de Delpech. »

...Pourquoi parlait-il de ça, déjà ? Sa langue se déliait automatiquement et il lui confiait tout sur tout. Pourquoi lui parlait-il – surtout – de cours alors qu'il aurait pu aborder mille et une choses différentes ? La fin dans le monde, par exemple, ou plutôt ses cheveux magnifiques, la manière dont elle se tamponnait le visage le matin ou encore de la manucure de ses ongles. « En fait, je pense que je suis amoureux de toi. » Ça commençait bien : sa figure s'empourpra magistralement et, cette fois-là, il s'aperçut que quelque chose n'allait pas ! Il n'aurait jamais dit ça normalement ! Surtout que Hazel était vraiment horrible avec lui et qu'elle serait sûrement pire après ça ! Il avait beau être con, ce n'était pas un total idiot et confier quelque chose d'aussi énorme que ses motivations à quelqu'un comme Risenfield...non.

Il avait dû être drogué, probablement avec quelque chose comme du Veritaserum. Il ne voyait pas du tout où elle avait pu s'en procurer, la potion étant restreinte sur la marché et son utilisation nécessitant de signer tout un tas de formulaires tous plus chiants les uns que les autres, et concernant sa fabrication...malgré toute sa bonne volonté, Lone ne pouvait pas croire que quelqu'un comme Risenfield avait pu la fabriquer toute seule. Le faisait-elle consciemment ? Savait-elle ce qu'elle lui infligeait, seulement ? Zahari se tint la tête, ne sachant plus vraiment s'il devait parler ou non ; il n'avait pas mal, mais les questions qu'il se posait sur son présent, son passé et son futur, elles n'arrêtaient pas de revenir, plus présentes que jamais.

Le jeune Serpentard prit une inspiration qui lui parut bizarrement douloureuse. Il ne pourrait plus mentir. Il en avait déjà beaucoup trop dit, mais il fallait lui faire croire qu'il avait réussi à se jouer de potion.

« Et je pourrais dire également que j'aimerais danser des claquettes dans le hall. Et que mon désir le plus profond serait de marcher un jour sur la Lune. Non mais...tu penses vraiment que le Veritaserum marche chez moi ? », c'était d'autant plus dur qu'il devait faire attention à chacun de ses mots, d'employer du conditionnel pour évoquer non pas ce qu'il avait fait, mais ce qu'il pourrait faire dans un futur hypothétique. Bien sûr, il se doutait qu'il y avait des limites à cet essai conclu avec succès, mais pour le moment, Zahari était bien trop occupé à contrôler le mouvement de ses lèvres, juste par pure fierté. Parce qu'il tenait trop à ce qu'il voulait cacher sur lui, parce qu'une Risenfield qui en savait trop se montrerait vite encore plus insupportable.

« Je serais toi, je me dépêcherai de partir. Parce que je pourrais être bientôt très désagréable. »

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Strawberries are red | Zahari [Clos]
MessageSujet : Re: Strawberries are red | Zahari [Clos] Lun 5 Jan 2015 - 21:02

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Il la fixait. Vraiment, d’habitude elle ne se formalisait pas de ses regards insistants qui voulaient souvent dire Tais-toi Risenfield ou je scelle ta bouche au béton moldu mais là, ce n’était pas comme tous les jours. C’était différent, étrange, perturbant. Il avait l’air de prendre conscience de détails particulièrement intéressants de son apparence et la rouge et or ne savait pas si elle devait se réjouir ou non. Elle était tellement chamboulée qu’elle ne comprit pas tout de suite qu’il était en train de lui accorder du crédit. Ce qui la fit bégayer comme une idiote. « Ah-ah bon ? … Je veux dire, oui, bien sûr que oui, j’ai raison. » se reprit la brunette, tentant à tout prix de se donner un air détaché et inatteignable. « Hum. Ouais. » Ses oreilles l’écoutaient plus qu’elle ne l’aurait souhaité et Hazel en captait déjà beaucoup trop au sujet de Zahari. Trop d’informations susceptibles de la faire baisser sa garde coulaient comme un flot ininterrompu. Qu’il se confie de cette façon à elle, la fille avec laquelle il s’entendait le moins au monde … La potion avait du faire sauter les neurones du Serpentard. « Cambridge ou Harvard ? Mais ce sont des facs super durs et puis … » La ferme Hazel, ordonna sa conscience complètement ulcérée par l’incapacité de la rouge et or à garder sa rancune et sa colère contre Lone.

Ses joues se mirent à devenir cramoisies, agréablement assorties à la couleur du blason de sa maison. Cette fois-ci, la jeune fille crut avoir rêvé ce qui venait de se produire. « …Quoiiii ? » C’était comme si un sac de pierres venait d’être jeté sur son cœur. A moins que son ventre venait de s’enflammer spontanément, que ses poumons venaient de se gonfler d’un air trop frais, ou encore que toutes ses cellules s’étaient mises à papillonner et à rendre la moindre pensée incompréhensible. Elle n’avait pas pu entendre ce que Lone venait de dire, c’était tout bonnement surréaliste. Ou alors elle ne le voulait pas ? Ou bien c’était encore une de ses plaisanteries de mauvais goût ? Hazel aurait aimé pouvoir ne pas douter de la fausseté de cet aveu qui sortait de nulle part. Il aurait été mille fois plus simple d’être persuadée que Zahari se foutait de sa tête. Ce qui ajoutait au bazar ambiant dans son esprit, c’était la réaction qu’elle éprouvait après ça. Elle aurait du mourir de rire, s’empresser de vouloir le raconter à son meilleur ami ou grimacer de dégoût. Mais ce n’était rien de tout ça.

Elle était d’ailleurs prête à renchérir quelque chose, sauf que son cerveau la laissa tout bonnement tomber. Le vide complet de ses pensées n’arrivait à provoquer aucune parole cohérente sortant de sa bouche. L’américaine était là, ridiculement silencieuse, les yeux comme des soucoupes. Une répartie, un hochement de tête, n’importe quoi, en vain : Hazel était devenue amorphe. Pour une fois, cela avait l’avantage de l’avoir littéralement calmée. Mais en talentueux vert et argent, Zahari Lone sut retourner la situation à l’insu de son adversaire.

Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle lui avait fait boire. Elle n’avait même pas percuté ou fait le lien entre sa petite blague débile et dangereuse et le comportement déplacé de Lone. Alors que les mots du brun l’agressaient et redevenaient désagréablement familiers à son ouïe, les mains de l’adolescente se crispèrent, ses joues rosirent à nouveau et elle inspira fortement, énervée comme un petit dragonceau. C’était idiot, d’où lui venait cette force de lui balancer des gentillesses aussi inavouables pour être encore plus cruel par derrière ? Hazel était furieuse, blessée et surtout bouleversée. « Mais de quoi tu parles ? J’ai rien fait ! J’ai pas de Veritaserum sur moi ! Et puis pourquoi tu parles de potion ? J’t’ai pas empoisonné ! Tu racontes n’importe quoi ! » s’insurgea t-elle, sa voix partant dans un aigu caractéristique de son anxiété. « Ne me donne pas d’ordre ! Je fais comme j’ai envie et … » Elle reprit son souffle, avant de chercher une provocation pour qu'il réagisse. « …Et puis d’abord t’es tout le temps désagréable, ça changerait pas de d’habitude. » Curieusement, la sixième année n’était pas tout à fait certaine de vouloir encore rester face à Lone. Après les multiples bombes qu’il venait de lui asséner, Hazel ne rêvait plus que d’une chose : prendre ses cookies, retourner dormir, oublier ce qui venait de se passer.


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MessageSujet : Re: Strawberries are red | Zahari [Clos] Lun 16 Fév 2015 - 15:36

Il se sentait fiévreux : en fait, il n'allait certainement pas tarder à mourir de honte, juste devant elle. Leur relation commençait tout juste à s'arranger – c'était mal, vu ce qu'il était et tout ce qu'il avait pu lui dire avant. Zahari Lone se détestait, en quelque sorte et maintenant, il savait qu'il devait faire attention à ses mots. Il avait été empoisonné, on lui avait fait boire du Véritasérum. Si jamais on lui demandait s'il était Mangemort, à ce moment-là, il serait à proprement incapable de le cacher et gagnerait, non seulement un aller simple à Azkaban, mais également le mépris éternel de Hazel. Il ne le voulait pas. Il voulait toujours pouvoir penser à Hazel en imaginant son sourire, son regard pétillant plein d'intelligence et ses phrases énergiques. Fussent-ils pires ennemis au monde, ce qui lui plaisait, chez elle, c'était qu'elle ne s'inclinait jamais. La jeune Gryffondor était terriblement courageuse, et alors que les uns et les autres avaient craqué face à son caractère de chien, elle lui tenait tête depuis des années et des années. Peut-être l'en admirait-il, en fait.

Ses lèvres auraient le goût de ce qu'elle aurait mangé. Il ne formeraient sans doute pas le couple le plus stable du monde, mais, au moins, il l'aimerait, et elle ne méritait que cela. Au diable les Jude, les Balthazar et tout ce bazar qui tenteraient sans doute de la protéger. Il était grand, il savait quoi faire. Et ce quoi faire, pour le moment, c'était la cacher des Mangemorts, la protéger autant que possible pour qu'elle n'eusse pas à devenir un otage ou un témoin à supprimer.

Il avait le souffle coupé. Elle pensait sans doute qu'il lui avait menti, maintenant, et c'était sûrement mieux pour eux deux. Et pourtant...pourtant, il y avait des choses qu'il ne pouvait plus freiner, ne serait-ce qu'à cause de la potion qui lui disait d'agir. Lone était terriblement rouge ; son cœur battait la chamade et la paume de ses mains était moite. Elle jurait ses grands dieux qu'il n'y avait eu d'empoisonnement, mais pourtant...pourtant, pourquoi était-il dans cet état-là ? Jamais, mais jamais il n'aurait osé se déclaré. Jamais, juste parce qu'il était Mangemort, parce qu'on le manipulait, et que s'il trahissait – ce qui se produirait sûrement lorsqu'il serait sûr de ne pas mourir – tous ceux qu'il aimait risquaient de mourir d'une mort violente.

Hazel.

C'était un prénom coloré au goût d'automne. Non, vraiment, il ne pouvait pas ne pas agir ; c'est pour cela qu'il fit le tour de la table, pour se retrouver debout face à elle. Ses pas étaient silencieux, son cœur qui battait à tout rompre faisait un bruit fou. Il l'empêchait de se concentrer et à l'instant, il n'aurait plus su dire avec exactitude quel était le roi qui avait ordonné tel décret, ou quelle assemblée de tel gouvernement avait décidé que les moldus ne devraient jamais connaître l'existence des sorciers. C'était un moment impossible de sa vie et son sang était en ébullition, et, tandis qu'il s'asseyait en face d'elle, il se sentait sur le point de craquer à tout moment, mais la potion dans son sang l'en empêchait. L'empêchait de se lever de nouveau avec grand éclat, de lui crier dessus, de lui dire qu'elle n'était qu'une pouffiasse. De la faire pleurer, de se défendre pour ne plus entendre son cœur battre à tout rompre, pour pouvoir enfin réfléchir et être lui-même. Pour être Zahari Lone.

Mais non.

Il avait avalé cette maudite potion, et quitte à suivre ses commandements, autant le faire jusqu'au bout.

« Gifle-moi si tu le veux. »

Le prince charmant avait réveillé Blanche-Neige en l'embrassant. Hazel n'avait pas avalé de trognon de pomme, mais Zahari posa doucement ses lèvres sur les siennes.

« Je t'aime. C'est pas assez clair ? »
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MessageSujet : Re: Strawberries are red | Zahari [Clos] Ven 20 Fév 2015 - 23:03

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Il s’était assis mais il se releva et rien qu’à le voir s’approcher d’elle, la Gryffondor sut qu’il allait se passer quelque chose d’anormal. Après tout il n’y avait strictement rien dans l’attitude du Serpentard qui respirait la normalité : son regard trop clair et trop doux, ses mots tout à coup plus posés et respectueux, son sourire moins pernicieux et plus neutre. Quant à savoir ce qui se tramait sous sa masse de cheveux châtains, la brune préférait l’ignorer. Pourtant elle ne bougea pas d’un cil – en honorable rouge et or qu’elle était, sa témérité la poussait à affronter de toute sa hauteur ce à quoi la préparait Zahari -.

Mais si elle avait vraiment tout su de ses plans, la jeune fille aurait changé d’avis.

Pourquoi parlait-il de gifle ? Qu’allait-il faire ? Avant même qu’elle n’eut le temps de formuler son incompréhension, les lèvres du Serpentard avaient couvert les siennes d’un baiser inattendu. Sa respiration se coupa tout à coup, sa pensée s’interrompit, quelque chose dans son ventre avait doucement pris feu et se consumait. Hazel ne comprit pas vraiment pourquoi elle ne repoussa pas Zahari sur le champ, elle ne comprenait plus rien. Ses sens étaient anesthésiés, endormis, annihilés. Et rien ne s’améliora quand le sixième année s’écarta d’elle aussi soudainement qu’il s’était approché.

Elle le dévisagea, muette. Parfaitement inapte à lui répondre par une réplique bien sentie. C’était peut-être ça le plus frappant dans la scène : Hazel Risenfield ne parlait plus. Elle avait l’air paralysée, tétanisée, terrifiée. Au plus profond d’elle-même, le fil de ses pensées avait implosé en un million de fragments disséminés, perdus, envolés. Le néant dans sa tête prenait la place du chaos, et elle était à court de mots pour exprimer ce qui agitait son cœur à une puissance irraisonnée. Devait-elle fuir ? Rester ? L’encourager ? Le repousser ? Les questions elles-mêmes n’étaient plus vraiment ordonnées, il n’y avait même pas un seul indice sur la marche à suivre quand le garçon que vous aviez toujours haï de toute votre force vous avouait qu’il vous aimait.

Alors ce fut la raison qui l’emporta sur le reste. Sa main se leva dans l’air et s’abattit sur la joue de Zahari, réflexe douloureux et sec. La claque retentit, sonore, et Hazel recula d’un pas, sa main tremblante. Elle n’était même pas sûre qu’elle l’avait frappé pour la bonne raison ; parce qu’il avait été trop loin, parce qu’elle lui en voulait de l’avoir embrassé et d’avoir tué tout sens commun en elle par la même occasion, ou parce qu’il avait réveillé en elle des sentiments qu’elle n’aurait jamais imaginé éprouver pour quelqu’un comme lui. Ca la terrorisait, ça la rongeait de l’intérieur au point qu’elle préféra garder ce mutisme surréaliste, craignant qu’elle n’en dise trop, qu’elle dérape et qu’elle regrette.

Elle recula encore de deux pas, prit une profonde inspiration, et fit volte-face. Elle en oublia ses cookies, ce pourquoi elle était venue, les piques qu’ils s’étaient envoyés. Elle fuit, lâchement, ouvrant la porte des cuisines pour s’échapper. Elle se détestait d’être aussi peureuse, elle détestait ce goût d’interdit et de sucre sur ses lèvres, elle se détestait de n’avoir rien rétorqué. Elle aurait voulu pouvoir dire tellement de choses maintenant qu’elle était loin de Zahari. Les mots lui revenaient peu à peu mais elle était déjà en train de grimper les marches des escaliers quatre à quatre, le souffle court, le regard hébété, le cœur palpitant. Sa conscience avait même totalement repris ses droits lorsqu’une dizaine de minutes plus tard, elle était couchée dans son lit, les yeux grands ouverts.

Hazel aurait voulu pouvoir tout oublier, mais c’était trop tard : quelque chose qui ressemblait à s’y méprendre au doute avait été instillé.



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