Secret du moment


A. LICHUAN WHITELAW
(TROUVÉ)

Finalement, tu as plus de points communs avec Lone que tu ne le prétends.

Alors, vous savez ce que c'est ?
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Confidence & conséquence ◮ Béatrice
MessageSujet : Confidence & conséquence ◮ Béatrice Lun 12 Jan 2015 - 10:53


secrets murmurés


« Voilà, tout est prêt. » Sur le terrain de quidditch, à l'abri près d'un gradin, se trouvent une nappe bleue et bronze, des plats encore chauds, de la biéraubeurre, et des couvertures pour leurs tenir chaud, sous une espèce de tente de toile qui couvre du vent. Et je suis assis dessous, en tailleur, les yeux pétillants et le coeur au bord des lèvres. Je ne peux m'empêcher, comme un enfant, de toucher mon bras droit - sur l'intérieur du bras, là où la peau est encore gonflée et rouge, encore un peu douloureuse, marquée de ce symbole qui va à présent réguler ma vie. J'y pensais depuis tellement longtemps ... J'inspire, répète dans ma tête mes paroles. Aujourd'hui est un grand jour - je vais annoncer à Béatrice que je suis un animagi, et que je viens de rentrer dans l'ordre. C'est tout frais, mais le tatouage noir sur ma peau, représentant un Phénix, est un garde fou de mon choix. Je pense que cela enchantera Béatrice - après tout, toutes ces nouvelles ...

Lancelot, à ma gauche, pousse un miaulement. Depuis ces années que je l'ai, j'ai développé une espèce de don pour le comprendre. Je grimace et hausse les épaules, faussement dédaigneux. « Ca, je lui en parlerais plus tard ... » Ca ? Hé bien, il semblerait que mon vieux coeur fonctionne encore. Mais je ne veux pas trop lui en dire - et puis, elle se doute déjà de quelque chose, à me questionner sur mon ex-femme ou sur mes réactions. Nous finissons souvent par faire un duel de regards, par rire, à nous lancer des piques, et par abandonner le sujet temporairement. Ce qui me convient tout à fait. Je prend une patacitrouille et la fourre dans ma bouche sans aucune élégance. Je meurs de faim - j'ai passé la journée à faire des efforts physiques, mon corps réclame donc son dû en protéines et glucides. Et en sucres rapides. Je m'étonne encore de mon soudain goût pour les patacitrouilles - moi qui autrefois haïssais le sucre, je ne suis plus aussi intransigeant à ce sujet. Et je pense deviner pourquoi, sans tout à fait vouloir me pencher sur ce sujet.

Lancelot pousse un second miaulement, et je me redresse. Béatrice arrive. Je passe ma main sur mes vêtements - chemise blanche, boléro sans manche gris et noir. Je défroisse mes habits comme je voudrais repasser mon esprit - mais il est confus, tiraillé entre joies, besoin d'honnêteté, un peu de peur aussi, de voir comment elle va réagir. Je sors de l'espèce de tente et accueille mon amie avec un sourire bravache. « Bonsoir Béatrice ! Bienvenue à la Casa del Oz. » Oui, je blague, et c'est totalement nul. Mais c'est mieux que rien, non ? Je suis heureux en ce moment, ou j'essaye de l'être. Même si parfois, pour certaines raisons, ce n'est pas facile. J'ai décidé de prendre mes sentiments comme ils viennent. Il fait nuit, mais les torches sur le terrain sont encore allumées, vacillant sous les coups de vent froid. Je frissonne et alors que Béatrice arrive, jette sur ses épaules une cape de plumes noires - celle qu'elle m'a offert à noël. J'ai un petit sourire et l'invite à s'asseoir avec moi sur le sol drapé. La nourriture et la boisson nous attende, mais je ne m'assois pas. Avec un sourire, les yeux brillants comme ceux d'un enfant, je me mordille la lèvre et déclare « J'ai quelque chose à te montrer. » Ca a l'air solennel. C'est important pour moi. Je me sens excité, je tremble d'impatience. Je passe ma main dans mes cheveux, sur mes joues, dans ma barbe. Tout est bon pour faire partir cette soudaine émotion impalpable qui me donne envie de courir partout.


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Confidence & conséquence ◮ Béatrice
MessageSujet : Re: Confidence & conséquence ◮ Béatrice Lun 12 Jan 2015 - 11:58

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oswald & beatrice
Quand Beatrice avait reçu la lettre d'Oswald, son moral était remonté en flèche : le voir lui faisait toujours plaisir, même si elle le voyait quasiment tout les jours, elle avait parfois l'impression qu'une éternité s'était écoulé depuis la dernière fois qu'elle l'avait vu. L'enseignante avait déjà hâte d'être le soir même, la journée sembla passer avec une lenteur extrême.
Il avait « pleins de choses » à lui raconter. Cela attisait la curiosité de la brune et ne rendait les heures qui les séparaient que plus longues.

En marchant jusqu'au terrain de Quidditch, ses pensées vagabondaient çà et là. Beatrice pensait à l'étau qui, récemment, se resserrait de plus en plus autour d'elle : les gens qui à Poudlard était au courant de son statut de mangemorte augmentaient de jour en jour. Si l'un d'eux finissaient par craquer et le dire, elle risquait gros : Azkaban, la mort, on ne sait quoi d'autre encore. Mais ce qui l'angoissait le plus, si c'était possible, c'était la possibilité qu'Oswald l'apprenne de quelqu'un d'autre qu'elle, ou même qu'il l'apprenne tout court. Trice n'avait aucun doute : s'il l’apprenait, il prendrait cela comme une trahison. La mangemorte resserra sa cape autour de ses épaules, en frissonnant à cause du froid et de toutes ces possibilités effrayantes. Mais ses pensées furent bien vite effacées quand elle franchit le bord du terrain : Oz avait des tas de choses à lui dire et passer un moment avec son meilleur ami était l'une des choses auxquelles elle tenait le plus au monde.
Elle s'approcha de la tente – évidemment, cela ne pouvait être que là – sortant déjà les patacitrouilles de sa cape. Oz sortit l'accueillir dans la « Casa del Oz » et la blague arracha un rire à Trice. Il ne manquait jamais de coller cet immense sourire sur son visage. Envolées, toutes les mauvaises pensées, à la seconde où Oswald entrait dans son champs de vision.

«  Eh bien, quel accueil ! Tiens, c'est pour toi. » La jeune femme lance les patacitrouilles à l'homme, avec un sourire amusé. « Bien que je sois un peu surprise. Toi qui aime du sucre. Où est Oz, qu'en avez vous fait? » lâcha-t-elle en plaisantant.

Trice s'assit, parcourant des yeux tout ce qu'Oswald avait mis en place, la nourriture, les couvertures... Tout cela, plus toutes les choses qu'il devait lui raconter, cela sonnait comme de très bonnes nouvelles – on ne faisait pas tout une telle organisation pour une mauvaise nouvelle. Elle leva les yeux vers lui ; ses lèvres s'étirèrent en un sourire amusé. On aurait dit un enfant au soir de Noël, les yeux brillants, l'impatience...

« Vas-y, ça à l'air important. Tu me fais attendre ! Est-ce que c'est à propos de l'élue de ton cœur? La petite pique amicale lui échappe, taquine. Parce que je n'ai toujours pas trouvé qui c'est... Pardon, je t'ai interrompu, vas-y, montre-moi. »

Beatrice fit signe qu'elle se taisait, laissant Oz lui montrer tout ce qu'il devait. Elle tendit le bras pour prendre une patacitrouille au passage, avant de croiser les bras, dans l'attente. La curiosité la dévorait.
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Confidence & conséquence ◮ Béatrice
MessageSujet : Re: Confidence & conséquence ◮ Béatrice Lun 12 Jan 2015 - 12:20


secrets murmurés



J'attrapais le paquet de patacitrouilles et eus un sourire en l'ouvrant dans un bruit de froissement. J'en mangeais une, malgré le fait que j'en ai déjà dévoré en attendant Trice, puis éclatais d'un rire bon enfant aux remarques de la brune chère à mon coeur. « Il faut croire que ... Tout le monde change. Le sucre ... N'est pas si ... Agaçant que ça. Pour mon palais, je veux dire. » Rien à voir avec une certaine élève sucrée qui avait déboulé dans mon bureau et sur mes balais, et qui finalement ne se révélait pas si énervante que ça. Absolument rien à voir. Je la laissais entrer et s'installer. Toujours debout, je me sentais puissant, et surtout bien. Je me sentais bien. L'excitation courait dans mes veines comme un courant d'air, ou une tempête. « Rah, arrête avec ça ... Enfin je ... Oui c'est important. » Je ressemblais à Caesius, à bégayer comme ça. Je ne pouvais pas m'arrêter de sourire comme un idiot. Lancelot accueillit Béatrice à sa façon, venant ronronner contre ses jambes, se frottant à elle avec tendresse. Cette même tendresse que je ressentais moi aussi pour la professeur d'astronomie. « Bon alors. Je ... Je travaille là-dessus depuis plusieurs mois. Ce n'est pas encore parfait, mais ... Ca donne de bons résultats. Tu me regardes, d'accord ? » On aurait dit un enfant qui demande à sa mère de bien l'observer nager jusqu'à la bouée.

Je me mis pile poil dans l'encadrement de la tente, et, fermant les yeux, ma silhouette se flouta. De grand et musculeux, d'humain et de barbu, je devins finalement aigle. Des plumes poussèrent sur mon corps qui se rapetissait, mes mains et mes bras se changèrent en ailes alors que mes jambes devenaient des serres. Sur mon crâne plumé de blanc, autour de mes yeux d'un jaune acéré, se voyait une trace grise, carrée. Comme des lunettes. Je poussais un piaillement, et m'envolais dans la tente, avant de sortir. L'excitation procurée par ma transformation me mettait toujours le cerveau à l'envers. Pendant quelques minutes, je volais. Il n'y avait que cela qui comptait - ce vol, l'air et le vent sous mes plumes, et mon coeur qui se gonflait de joie. Puis, enfin, je me posais et repris forme humaine. Ce que je ne comptais pas à dire, c'est qu'au tout début, quand j'avais pris pour la première fois ma forme entière (et cela avait pris du temps, je ne comptais plus les fois où seule une partie de moi s'était transformée) j'avais eu du mal à revenir. J'avais du me concentrer sur ma forme humaine, sur le fait que j'étais humain, que j'étais Oswald Blueberry. Je me redressais, les joues rouges, le souffle court, puis éclatais de rire. Comme un enfant, j'annonçais, aussi heureux que si je venais de rentrer dans l'équipe nationale d'Ecosse : « Je suis un animagi, Béatrice ! Je peux devenir un aigle ! »

J'inspirais et me glissais sous la tente à ses côtés. Et dire qu'il n'y avait pas que ça ! J'avais tellement de choses à raconter. Pris dans l'entrelacs de mes émotions, je serrais tendrement Béatrice contre moi. « J'ai voulu te le dire tellement de fois ! Et j'ai autre chose à t'annoncer. Mais tout d'abord, trinquons. Je suis heureux d'avoir un moment seul avec toi. Pour une fois que tu ne traînes pas avec Abhain. » A mon tour de la taquiner. « Ca se passe bien, avec lui ? Vous traînez beaucoup ensemble. Il t'apprend plein de choses ... A la moldue ? » Je ricanais, servis deux chopes de biérraubeurre et en bus une longue gorgée. J'étais tellement heureux ! J'avais hâte de dire à Béatrice pour l'Ordre et le tatouage, mais je ne voulais pas tout dire d'un coup. Et puis, je voulais savoir si de son côté tout allait bien.

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MessageSujet : Re: Confidence & conséquence ◮ Béatrice Lun 12 Jan 2015 - 13:03

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Beatrice caressait distraitement Lancelot qui ronronnait sur ses genoux, en observant Oz. Un Animagi ! Elle était surprise, elle n'en revenait pas : un Animagi ! Comment n'avait-elle pas pu s'en douter ? C'était presque une évidence maintenant qu'elle avait le fait sous les yeux. Lui qui aimait tant voler, la prochaine étape était bien évidemment d'être un oiseau. C'était impressionnant.
Voilà qu'il lui faisait des cachotteries ! – heureusement pas bien grave, Bea ne lui en tiendrait pas rigueur. Elle était heureuse pour lui, le large sourire qu'elle affichait en était le témoignage le plus flagrant. Trice se releva pour serrer Oz contre elle, presque aussi surexcitée qu'il l'était, et presque aussi fière, par la même occasion.

« Oz, c'est super ! Depuis quand tu me caches ça, dis moi ?  »

Elle ne lui en voulait pas, évidemment, elle était bien trop heureuse pour lui. Elle s'arrêta dans son geste pour prendre la choppe, avant de tourner son regard aqua vers son ami, fronçant les sourcils. N'avait-il pas fini de lui rabattre les oreilles avec Caesius ? Elle l'avait sûrement mérité – vu le nombre de fois où elle le taquinait sur « l'élue » - mais cela n'empêchait. Elle fit une grimace exagérée, en guise de réponse, pour cacher le rouge qui lui montait aux joues à la simple mention du professeur d'Histoire.

« Je ne passe pas tout mon temps avec lui, tu dis n'importe quoi. Elle prit la bièrraubeurre des mains d'Oz, lui jetant un regard faussement agacé. Oui il m'apprends des choses... Mais qu'est-ce que tu vas sous-entendre encore ? C'est purement professionnel. En rapport avec ma matière. Rien de plus. Ne ris pas !  »

Trice était la première à rire, incapable de rester sérieusement « en colère » envers Oz. Un peu plus et elle lui aurait tiré la langue, comme une adolescente. La brune disparu derrière son verre, se rassit et attira Oswald par la main pour qu'il s'assoit aussi. Il pouvait la taquiner, elle n'en tiendrait jamais rigueur.

«  Mais sinon, oui, ça se passe bien. Sans commentaire. » elle fit un léger sourire, son regard dérivant dans le vague, sans s'étendre sur le sujet.

Elle l'observa quelques secondes, cet air si ravi, si heureux et elle était contente de partager de tels moments avec lui. Elle prit une petite sucrerie, avant d'en donner une à Oswald, toujours surprise. Le mystère des patacitrouilles allait la questionner longtemps et elle s'était promis d'en découvrir les raisons. On ne changeait pas brutalement de goût comme cela, sans raison.
Mais pour l'instant, il avait quelque chose d'autres à lui annoncer et elle arqua un sourcil interrogatif.

« Mais assez parlé de moi. Tu voulais m'annoncer autre chose? Ne me fais pas deviner hein – lâche la nouvelle ?  » Elle croisa les bras, l'air impatiente.
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MessageSujet : Re: Confidence & conséquence ◮ Béatrice Lun 12 Jan 2015 - 19:19


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« Je ne te cachais pas ça ! Je cherchais juste le meilleur moment pour te le dire. Je tenais à ce que tu sois la première personne à le savoir. » J'étais si fier. Si heureux de voir la fierté dans son regard à elle. J'éclatais de nouveau d'un rire bon enfant et m'assis à côté d'elle, épaule contre épaule. J'aimais son contact, j'aimais sa présence, son parfum familier depuis des années. « Purement professionnel ? Vraiment ? Et le ... petit incident du bal, hein ? » Et de nouveau, je ris en buvant un peu de biérraubeurre. Je l'écoutais parler, et sa voix et son timbre pulsaient comme le sang dans mes veines. Béatrice était l'une des femmes de ma vie, et j'avais envie en cet instant de la prendre dans mes bras et de ne plus la lâcher tellement j'étais heureux. Je sentais bien que, sur certains points, Trice était on ne peut plus sceptique - notamment le sujet des coeur - mais je refusais d'en parler, pas encore. J'avais autre chose à montrer. Autre chose à dire, à dévoiler. Je ne pouvais pas lui cacher quoi que ce soit - Béatrice était mon ombre, une espèce d'âme soeur, par certains aspects. Je l'aimais autant que je pouvais aimer quelqu'un. Je lui jetais un coup d'oeil amusé, la voyant impatiente, et je passais ma main sur sa joue, mon pouce caressant sa pommette. « Impatiente que tu es. Très bien. Je voulais, de façon très théâtrale, attendre un peu mais ... »

D'un geste délicat, je remontais la manche de mon bras droit. Je retroussais le tissu qui froufrouta, et dévoilais avec sérieux le tatouage élégant et simple. Rien de très sophistiqué, mais c'était ce que c'était - un choix de vie, un choix qui serait retentissant sur ma vie. Je déglutis, soudain ému, et grattais ma barbe de ma main gauche, passant ma langue sur mes lèvres. « J'ai décidé de rejoindre l'Ordre. Et pour marquer ce choix que je compte tenir toute ma vie, je me suis fait graver dans la peau un phénix, un peu comme un écho des marques des mangemorts. » Le sujet était devenu plus sérieux, et j'inspirais doucement, puis donnais un coup pour de rire dans le bras de Béatrice, avec un sourire pour dédramatiser tout ça. « Promis, je ne te tiendrais pas rigueur si tu ne me suis pas dans ce combat là. Mais je pense que c'est important de choisir son camp, et de risquer sa vie pour ce qu'on croit. Mine de rien, la guerre est à nos portes. Et je ne pardonne pas aux mangemorts d'être aussi cruels et dénués de morale. » Béatrice devait comprendre - j'étais quelqu'un qui était devenu chevaleresque, mais qui surtout avait peur de l'abandon. Et les mangemorts créaient des situations où des enfants se retrouvaient orphelins. Ils tuaient sans aucune pudeur. Je repris une patacitrouille et l'avalais d'un geste. Je repris, sans voir ce que cela avait créé chez Béatrice, totalement assuré de moi, totalement dans le déni « Je suis content de t'avoir avoué tout ça. Ca me pesait sur le coeur, tu sais. Je n'ai jamais été bon menteur, et je n'ai jamais réussi à te cacher quoi que ce soit. L'honnêteté est parfois difficile. Mais je sais que je peux te faire confiance. Tu es celle en qui j'ai le plus confiance, tu le sais. Je ne te le dis pas assez, mais je t'aime de tout mon coeur. Père m'a encore demandé, à noël, quand je comptais officialiser notre relation. Je crois que beaucoup de gens ne comprennent pas que, si je t'aime plus que tout au monde, c'est non pas de l'amour d'amoureux. Je respecte la femme que tu es devenue, tu es mon égale, et tu n'imagines pas combien tu comptes pour moi. Je sais que jamais tu ne m'abandonneras ni ne me trahiras. Parce que nous ne nous faisons pas de mal. » Pourquoi la discussion avait-elle dérivé en discours aussi grandiloquent ? J'eus un éclat de rire gêné, en me moquant de moi. « Pardon, c'était idiot de dire tout ça. Mais ... Parfois on a besoin de dire les choses. Ca va Trice ? Tu n'as pas l'air bien. Tiens, bois un coup. Tu as quelque chose à me dire, peut-être ? Ce n'est pas si professionnel que ça, avec Caesius, hein ? »

Si tu savais Oz, tu protégerais ton coeur. Tu le carapaçonnerais, et tu te figerais, tu te transformerais en pierre. Car la douleur vient souvent d'où on ne l'attend pas.

Si tu savais ...

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MessageSujet : Re: Confidence & conséquence ◮ Béatrice Lun 12 Jan 2015 - 20:12

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Beatrice donna un léger coup à Oswald, fronçant les sourcils à l'évocation de « l'incident » du bal du nouvel an.

«  Oh, la ferme, Blueberry !  » un rire lui échappa quand bien même.

Il allait probablement lui rappeler pour les six semaines, même les six mois à venir Ses joues étaient écarlates et elle détourna le regard en se raclant la gorge. Ce n'était vraiment pas le moment. Son sourire revint vite au contact de la main d'Oz contre son visage – si elle avait su la suite des événements, peut-être en aurait-elle un peu plus profité, avant de le hâter à lui annoncer la suite.

Cependant, son sourire disparu bien vite, son visage s'assombrit. Oh, non, elle n'était pas en train de voir ça : Oswald s'était fait tatoué un phénix. Jusque là, Beatrice aurait pu penser à la coïncidence. Elle avait même commencer à ouvrir la bouche pour lâcher «  Ah, toi aussi tu rejoins le club des gens tatoués ! » mais la réalisation du réel sens l'avait coupée en plein milieu de sa phrase, la laissant en suspens. Elle pinça les lèvres, incapable de dire un mot : si elle parlait, elle se trahirait. Il avait rejoint l'Ordre. Le poids qu'elle avait dans l'estomac et la boule dans la gorge ne disparaîtraient pas d'aussi tôt. Elle posa sa choppe. Soudainement, l'atmosphère était trop lourde pour elle, la tente trop petite et le regard d'Oz lui donnait l'impression d'être passée en interrogatoire. Trice tenta de cacher son trouble tant bien que mal, caressant le chat pendant que les mots d'Oswald l'anéantissaient peu à peut

Elle ne le trahirait jamais, elle ne l'abandonnerai jamais, ils ne faisaient rien de mal. Beatrice retint un rire jaune, tournant la tête à l'opposé d'Oswald. Si elle avait pensé qu'elle en arriverait là, elle aurait passé son tour. Son cœur se brisait au fur et à mesure. Oswald aurait pu choisir un autre moment pour lui faire une déclaration pareille : elle n'avait même plus la foi d'y répondre, sachant tout les non-dits qu'elle tairait si elle y répondait comme si de rien était. La jeune femme se tordait nerveusement les mains : maintenant, elle devrait lui dire. Bea ne pourrait pas y échapper, l'étau se resserrant d'autant plus autour d'elle. Au moins, la mangemorte pourrait se réjouir d'une chose – si elle pouvait se réjouir de quelque chose – il l'aurait appris d'elle, et non de quelqu'un d'autre. Au moins, elle aurait été honnête.

« Oh... J'aurais préféré que ce soit ça, à vrai dire. » murmura-t-elle, essayant de trouver du courage. Son murmure était tellement bas qu'Oswald ne l'avait probablement pas entendu.

Elle se leva, faisant les cents pas – et surtout, mettant le plus de distance possible entre elle et son meilleur ami. Trice mordilla sa lèvre, persistant à ne pas regarder Oswald. La brune n'aurait pas pu supporter de voir leur confiance se détruire dans ses yeux. au moment où elle prononcerait finalement la vérité. Elle déglutit.

« Oz, vraiment, je suis désolée. Je n'aurais jamais … Je n'aurais jamais pensé que... Oz, tu vas vraiment me haïr, je suis vraiment désolée.  »

Sa voix s'étrangla avant la fin de la phrase. La marque des mangemorts sur son bras aurait pu peser une tonne, cela aurait fait le même effet. Oh, à cet instant précis, Trice aurait tout donné pour qu'à vingt-trois ans, elle n'ait pas fait ce choix-là. Mais il fallait assumer. Elle inspira, redressa les épaules, et ferma son visage – et son cœur – à toutes les émotions. Trice se réfugia derrière sa barrière de glace, celle qu'elle portait quand elle était justement, non plus la professeur, mais la mangemorte. Elle arrêta finalement de faire les cents pas.

« Je suis une mangemorte. » lâcha-t-elle d'un ton qui aurait presque plus sembler détaché.

Beatrice croisa les bras, pressant son avant-bras contre elle et tournant le dos à Oz. Elle aurait préféré de loin subir doloris, ou un Avada Kadavra que de passer par ce moment, mais le mal était fait. Son regard balaya la tente où un lourd silence c'était abattu. La brune laissa à son meilleur ami – mais pouvait-elle encore l'appeler comme ça, à présent – l'honneur de le rompre, ce silence.
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Confidence & conséquence ◮ Béatrice
MessageSujet : Re: Confidence & conséquence ◮ Béatrice Lun 12 Jan 2015 - 20:46


secrets murmurés



I like to think that we had it all
We drew a map to a better place
But on that road I took a fall
Oh baby why did you run away?

Je ne comprenais pas l'air soudain grave, sérieux, de Béatrice. S'étant levée, je m'étais redressé, toujours assis en tailleur. Pourquoi avait-elle voulu mettre de la distance ? Quelque chose clochait. Son murmure bas, que j'avais à peine compris, m'avais mis la puce à l'oreille. Sans comprendre pourquoi, mon coeur battait à tout rompre. Il y avait dans l'air une tension palpable, les poils de ma nuque s'étaient hérissés. Mais l'ignorance, idiote ignorance, me tenait encore dans ses bras, tout proche du précipice, prête à m'y jeter. « Qu'est-ce que tu racontes ? » soufflais-je, alors que ses réactions étaient de plus en plus étranges. Peut-être, dans le fond, me doutais-je de quelque chose. Mon estomac s'était comme rempli de pierres froides, et dans mes veines le sang s'était glacé. Quelque chose n'allait pas. Quelque chose clochait. Quand Trice détourna le regard, je fronçais mes sourcils. J'étais en train de me relever, quand les mots transpercèrent l'air. Ils se figèrent dans ma chair, dans mon esprit, dans mes oreilles. Dans mon coeur.

I was there for you
In your darkest times
I was there for you
In your darkest nights

« Non. » Le mot passa mes lèvres, alors que tout mon être était détruit. Non, ce n'était pas possible. Je m'étais rassis, comme sous la lourdeur du secret dévoilé. Je tremblais, mes poings se serraient convulsivement, se rouvraient, se serraient. Mon regard fixe observait Béatrice - c'était une farce, peu drôle, mais une blague, un sketch. Ce ne pouvait être vrai. Mais il n'y avait pas de rire, pas de pétillement, pas de malice. Le visage de Béatrice était dur comme le roc, et le mien le mima, mes traits se figèrent. Non. Non. Je devais en avoir le coeur net. D'un bond, je me redressais, félin, presque carnassier. Le déni irradiait tout mon être. Bientôt, ce serait la colère, la haine, mais pour le moment, je m'agrippais à mes oeillères de toutes mes maigres forces.

But I wonder where were you?
When I was at my worst
Down on my knees
And you said you had my back

Je lui pris le bras gauche, celui où la plupart faisaient leur marque, sans aucune délicatesse. La tendresse d'il y a quelques instants avait disparue. Pulsation agressive, douleur d'une destruction invisible. Mon coeur s'émiettait déjà, mais il sombra totalement quand la marque me nargua, noire sur peau. Tatouage machiavélique, qui faisait partie d'elle. Les mots sortirent de ma bouche, tous seuls, alors que tout mon être se brisait comme du verre. Les siens, de mots, m'avaient transpercé comme des couteaux, comme des flèches. Je devais expier ma douleur, je devais dire quelque chose. Je devais réagir. Ou je mourrais de tristesse, ici même. « Tu es comme les autres. Tu me trahis, toi aussi. » Le ton était glacial, dur comme des rochers, une avalanche de glace venue du coeur. Je la forçais à me regarder, alors que mes traits étaient animés d'un sourire sans aucune joie. Un sourire fou, un sourire dément. « Tu es une mangemorte. Je suis de l'ordre. Qu'attends-tu donc pour me tuer ? Oh, suis-je bête, tu viens de le faire ... » C'était la dernière fois que je lui disais la vérité. La dernière fois que je voulais la voir. Ses yeux délicats n'avaient plus le même attrait. Sa présence me repoussait. Elle m'avait trahi ! Elle était de ceux qui tuaient, de ceux qui riaient en étant cruels. Comment ? Pourquoi ? J'avais envie de hurler, de crier, de frapper le sol. D'être ailleurs, à un autre moment. Mais une partie de moi prenait tout cela froidement, avec une logique implacable. Je tenais toujours son bras, fortement, peut-être douloureusement. Je m'en fichais. J'approchais nos visages ; on aurait pu croire que nous allions nous embrasser, vu du dehors. Mais je voulais juste qu'elle voit la haine dans mon regard. Jamais plus je ne lui pardonnerais. Elle était morte pour moi. « Je vais partir d'ici. Tue-moi, ou non. Je m'en fiche. Mais vise-le coeur. Je viserais le tiens, la prochaine fois que je te croise. »

I hear your voice in my sleep at night
Hard to resist temptation
'Cause something strange has come over me
And now I can't get over you

Elle avait été une femme de ma vie. Un pilier, en lequel je croyais, plus encore qu'en moi-même. Elle avait été les étoiles et la lune de mes ténèbres. Elle avait été mon ombre et mon amie la plus chère. Mais, alors que je sortais dehors, sous une pluie - comme si la météo avait décidé d'illustrer notre relation - délaissant cet endroit, la cape de plumes qui venait d'elle, délaissant Béatrice, elle n'était plus rien à mes yeux. Elle avait disparu. Comme ma mère, comme Adélia. Jamais deux sans trois, Oswald. Qu'avais-je cru ? Peut-être attirais-je les fourbes, les menteurs, les hypocrites ? Je n'avais même pas demandé depuis combien de temps ; cela n'avait aucune importance. Lancelot se trouva soudain à mes côtés. La pluie couvrait mon visage, mais je n'avais pas la force de pleurer. Je n'en avais même pas envie. Pourquoi être triste, alors que la colère me rongeait ? J'avais perdu un être cher ; je n'avais besoin de personne d'autre que moi. Je l'avais toujours su. J'avais toujours su que tous, autant qu'ils étaient, me trahiraient. Mais elle ... Pourquoi elle ? Je m'éloignais, encore et encore. Je ne savais où. J'étais aussi perdu que dans ma tête.

Je ne compris pas comment, mais j'étais à genoux dans la boue. Les ténèbres alentours ne m'effrayaient pas. Car je n'étais plus rien. Je ne voulais pas lui donner ce pouvoir sur moi. Alors, l'espace d'une minute ou deux, juste un simple petit temps, je laissais libre temps à cette destruction qui couvait en moi. Béatrice Crow avait brisé ce que j'étais, qui j'étais. Recroquevillé sur moi, gardé par un Lancelot aussi perdu que son maître, je retins les sanglots, ne laissant que la pluie laver mon visage ravagé par la douleur. Pourquoi vouloir tenir aux gens, quand les perdre faisait aussi mal ? Elle avait détruit ma confiance, notre amitié. Elle m'avait détruit.

Aurais-je le courage de la détruire, elle, si elle venait à me menacer ? Aurais-je le courage de la défier, de la tuer ? Aurais-je la bravoure de tenir mon rôle ? Je le devais. Je le devais, pour tous ceux qui comptaient sur moi. Je me relevais. Et le Oswald Blueberry, aux allures rieuses et joyeuses, qui avait été moi durant ces derniers mois, resta au sol. Les traits tirés, la bouche sans sourire, je retournais vers mon bureau. Et jamais plus, ô jamais plus, je ne ferais confiance à qui que ce soit. Je ne voulais plus. Je devais me remettre de cet effondrement. Je devais me reconstruire. Rebâtit-on une ruine ? Comment recoller de la poussière de coeur ? Avais-je vraiment besoin d'un coeur, après tout ?

© charney

_________________
stop crying your heart out
You are the port of my call, you shot and leavin' me raw, now I know you're amazing. 'Cause all I need is the love you breathe, put your lips on me and I can live underwater ☆ underwater ~ By infinite

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: she had a warrior's heart, but the gods in their blind malice had given her the feeble body of a woman.

ϟ ÂGE : 39
ϟ FONCTION : professeur d'astronomie.
ϟ AVATAR : lena headey.


ϟ LIENS : »fiche.
»liens.
»lettres.

Confidence & conséquence ◮ Béatrice
MessageSujet : Re: Confidence & conséquence ◮ Béatrice Lun 12 Jan 2015 - 21:40

It's cheaper to be guilty than lie right through my teeths
oswald & beatrice
Beatrice releva le menton, toisant Oswald, y mettant le plus de dédain possible : avec un peu de chance, ils finiraient par se haïr mutuellement et le fossé qui venait de se creuser entre eux serait peut-être moins douloureux, moins insurmontable. Mais quand bien même elle y mettrait tout son cœur, la jeune femme savait pertinemment que ses efforts étaient vains. Au moins, elle donnerait l'impression d'avoir le contrôle alors que tout semblait lui glisser entre les doigts.

Elle inspira profondément, essayant de ne pas montrer à quelqu'un point les mots d'Oswald la blessaient, la tuaient petit à petit. Oui, elle l'avait trahi, elle en était au combien consciente, mais non, elle ne dirait pas mot énonçant un quelconque regret. Elle en avait déjà trop dit. La mangemorte tenta de retirer son bras de l’étreinte d'Oswald en vain, reculant de quelques pas. Beatrice baissa les yeux au sol, esquissant un sourire sans joie – ce genre de sourire qui ne prévoyait rien de bon.

« Bien sûr, je n'attendais que ça, te faire du mal et te trahir. C'était bien évidemment dans mes plans.  » cracha-t-elle. Elle tentait de se faire méchante, haineuse même. Se persuadant elle-même.

Elle soutint tant bien que mal le regard d'Oswald, toujours ce léger sourire sarcastique aux lèvres. Mais dans ses yeux bleus, si pétillants, si vivants d'ordinaire, Oswald ne devait plus voir que le vide, l'obscurité. Beatrice serra les dents, arquant un sourcil.

« Comme si tu en étais capable, de me tuer. » susura-t-elle comme un défi, assassine.

Elle n'en avait plus rien à faire. Tant pis si elle le blessait. Tant pis si elle ne pensait pas ses mots. Tant pis si leur amitié prenait fin pour de bon à présent. Tant pis si la prochaine fois qu'ils se croiseraient, c'était pour s'affronter comme le font si bien l'Ordre et les Mangemorts. Beatrice n'avait plus rien à perdre à cet instant précis. La brune retira brusquement son bras et le serra contre elle, endolori. Dès qu'Oswald eu tourné le dos, emportant en même temps les dernières traces d'un quelconque bonheur, Beatrice laissa tomber le masque.

Elle était épuisée, détruite, réduite à l'ombre d'elle-même. Trice s'assit lentement, réalisant l'ampleur de la situation. La brune essuya du plat de la main les larmes qui naissaient au coin de ses yeux – elle refusait de se laisser pleurer, ou seulement quelques secondes à peine. Se lamenter ne changerait rien, même si elle avait du mal à imaginer un lendemain sans la présence d'Oz à ses côtés. Mais il faudrait s'y faire : à présent, ce serait son quotidien.

Elle resta dans la tente quelques minutes, incapable de bouger, les larmes refusant de couler de toute façon. Beatrice se sentit particulièrement seule, abandonnée, se rendant compte à quel point Oswald représentait une partie d'elle. Au bout de ce qui semblait être une éternité, la mangemorte finit par se relever, pour reprendre le chemin du château, même si la tour d'Astronomie lui rappelait de douloureux souvenirs. Elle fit ce qu'elle savait le mieux faire : elle repoussa toutes ses pensées, ses émotions, ne laissant qu'un masque dénué d'expression. C'était là la meilleure façon de continuer que Beatrice avait trouvé.
Code by Silver Lungs


Fin du RP, you can kill us.

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What is duty against the feel of a newborn son in your arms ? We are only human, and the gods have fashioned us for love. © signature by anaëlle.

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Confidence & conséquence ◮ Béatrice
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