Secret du moment


A. LICHUAN WHITELAW
(TROUVÉ)

Finalement, tu as plus de points communs avec Lone que tu ne le prétends.

Alors, vous savez ce que c'est ?
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undisclosed desires • beasius (terminé)
MessageSujet : undisclosed desires • beasius (terminé) Jeu 12 Fév 2015 - 23:56

The stars, the moon, they have all been blown out
caesius & beatrice
Les dernières semaines étaient loin d'être brillantes, pour Béatrice. Une semainesc'était écoulé depuis sa dernière rencontre avec Oswald, et si les détails commençaient à s'estomper, les paroles, elles, restaient gravées au fer rouge dans son esprit. Tous les jours, Beatrice redoutait le moment où elle retournerait dans la tour d'Astronomie et se retrouverait confrontée à ses souvenirs d'adolescente, ou même d'adulte qui hantaient les couloirs de Poudlard, comme des fantômes. Retourner dans ses appartements ressemblait presque à une torture auto-infligée et si la jeune femme faisait de son mieux pour garder la tête haute, ne pas se laisser abattre – se complaire dans sa tristesse n'allait sûrement pas arranger la situation – il y avait certain jours, certains soirs où tout semblait trop lourd, trop épuisant, la solitude de la tour d'Astronomie qu'elle appréciait en temps normal trop oppressante, pensante. Vers qui se tourner ? Bien sûr, les pensées de la brune allaient naturellement vers Oswald avant de se ramener cruellement à la réalité. Vers qui se tourner alors, quand elle pensait avoir perdu une des personnes les plus importantes dans sa vie ?

Soupir, et l'ancienne verte et argente arpentait les escaliers et corridors de pierre de Poudlard au rythme de ses pensées. « Qu'attends-tu donc pour me tuer ? Oh, suis-je bête, tu viens de le faire ... » Béatrice inspira en serrant ses bras contre elle. Elle devait cesser de remuer le couteau dans la plaie, inlassablement. Rien de bon n'en sortirai, elle le savait bien, oh elle savait bien qu'il fallait aller de l'avant. Mais son esprit ne voulait, visiblement, pas la laisser tranquille, reprenant et analysant l’événement sous tout les angles, l’assénant en permanence de « et si tu avais fais ça, Béatrice ? Et si, et si ? » Parfois, l'enseignante aurait voulu faire taire ses propres pensées, les enfermer dans un coin pour toujours. Oh, elle aurait même voulu être sans-cœur, à vrai dire.

La brune redressa les épaules, releva la tête, regardant où ses errances l'avaient menée. Vers qui se tourner ? Son inconscient venait de lui offrir une réponse – Tris était loin d'être seule, elle le savait. Elle inspira et décroisa les bras, osant finalement frapper à la porte qui se tenait devant elle avec presque timidité et hésitation. La mangemorte n'avait aucune idée de ce qu'elle allait bien pouvoir lui dire, expliquant sa raison d'être ici, mais l'idée de le voir apaisa ses pensées et la douleur sourde qu'elle avait à la place du cœur. Quelle étrange, mais agréable sensation. D'un rapide geste, Bea dégagea des mèches de son visage, se tordant les mains.

Quand la porte s'entrouvrit, Béatrice se sentait soulagée – s'il n'avait pas été là, elle serait peut-être restée des heures devant sa porte, passant pour une femme désespérée – et manqua de pousser un soupir pour l'exprimer. Elle s'humecta les lèvres, et retrouva la parole, avec l'impression de ne pas avoir utiliser sa voix depuis des mois.

« Caesius. (Elle se racla la gorge et baissa les yeux.) Désolée de passer sans prévenir, je... Je ne me sentais pas de passer la soirée seule, et …  » Sa voix disparu aussi vite qu'elle était revenue, avant que Béatrice ne se lançât dans des explications décousues du pourquoi du comment.

Elle était finalement à deux doigts de laisser tomber, elle se sentait particulièrement ridicule, comme une adolescente. Elle avait trente-six ans, elle n'allait pas passer sa vie à courir dans les bras de quelqu'un dès que la vie lui donnait un peu de fils à retordre !

« J'espère que je ne dérange pas – je ne veux pas t'obliger à quoi que ce soit évidemment, tu as sûrement d'autres choses prévues. J'aurais dû prévenir. »

Mais une petite voix lui criait qu'elle avait envie de rester là, ce soir, avec Caesius. Arrêter de prétendre pour une soirée qu'elle pouvait très bien se débrouiller seule et qu'elle allait parfaitement bien. Caesius lui offrait cette « parenthèse », mettait en pause tout sa négativité rien que de penser à lui. Beatrice mordilla sa lèvre, relevant finalement les yeux pour les poser sur Caesius.

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undisclosed desires • beasius (terminé)
MessageSujet : Re: undisclosed desires • beasius (terminé) Ven 13 Fév 2015 - 0:26

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Caesius était assis, les pieds posés sur son bureau. Cela ne lui ressemblait pas, mais à dire vrai, ces dernières semaines avaient été plutôt chaotiques. Depuis le bal. Non, non, ne penses pas au bal. Il secoua la tête, mais le mal était fait. Son coeur avait raté un battement. Il se remit convenablement, bercé par la chaleur de la pièce et le bruit délicat et ronflant de la cheminée. Il avait retiré son veston, ne gardant que sa large chemise blanche aux manches bouffantes, et la tiédeur de ses appartements lui donnait envie de somnoler. Cependant, il avait du travail - qu'il avait abandonné depuis un bon quart d'heure d'ailleurs. Il s'était mis à écrire une lettre à ses parents, et se résignait d'avance à aller dans la volière. Il devrait fairre attention à ce que personne ne le voit, car les hiboux avaient toujours une réaction assez effarouchée. Tous les animaux avaient tendance à ne pas apprécier sa présence, sûrement car ils sentaient sa nature de loup-garou. Avec un nouveau soupir, Caesius se leva pour s'étirer et se servir une tasse de thé quand on toqua à la porte, presque timidement.

Curieux, il alla ouvrir, et quelle ne fut pas sa surprise de voir dans l'entrebaillement de la porte la silhouette frêle de Béatrice. Le rouge lui monta directement aux joues, et il bégaya une suite de mots sans queue ni tête, à voix très basse, du fait cela passa pour un grognement. Il avait encore du mal à croire ce qui s'était passé au bal, et mettait cela sur le compte de l'alcool - elle ne s'était pas rendue compte, non. Elle n'avait plus toute sa tête, et puis elle était partie avec Blueberry. Mais chose étrange, cette semaine avait vu les deux professeurs loin l'un de l'autre. Cela n'avait pas échappé à Poudlard, et certains élèves médisants avaient parlé d'une dispute de couple. Caesius avait plutôt porté son jugement sur un différent quelconque. Mais voir l'air à la fois fier et désespéré de Béatrice, telle une biche, le fit fondre de l'intérieur. Sans hésiter une seconde, il ouvrit la porte en grand, l'invitant à entrer avec un léger rire.

« Ne t'inquiètes pas. Je corrigeais des devoir d'histoire, en avance, pour jeudi prochain. Mais je commençais à rêvasser doucement. Ta compagnie est la bienvenue, comme toujours. Désires-tu une tasse de thé ? » Il avait fermé derrière elle, et l'avait laissé s'installer. Ils avaient pris quelques habitudes, depuis que la brune s'enquérait de connaissances moldues. Le grand fauteuil était à lui, vaguement cabossé, et Béatrice affectionnait sa place dans le canapé confortable, en face. Les tapis moelleux donnaient envie de marcher à pieds nus, tout près de la cheminée. Caesius servit deux tasses de thé fumant, et déposa les deux récipients sur la table basse avant de s'asseoir en face de la jeune femme. Il était évident que quelque chose clochait, et il essaya de trouver les mots justes. « Je suis ravi de te voir. Mais tu sembles ... Mélancolique. Voire ... Triste, si je puis me permettre. Souhaites-tu en parler, ou préfères-tu que je change de sujet, afin de te changer les idées ? »

Il avait envie de la prendre dans ses bras. Les grands yeux de Béatrice reflétaient ses émotions, peut-être involontairement, à la lueur des flammes de l'âtre et des bougies ici et là. Il aurait voulu la rassurer, quel que soient les soucis qui la troublaient. Il la trouva plus belle que jamais, avec son air vague de damoiselle en détresse. Néanmoins, Caesius savait que Béatrice n'était pas une princesse de conte de fée, et qu'elle aurait pu botter les fesses au méchant loup qu'il était. Il but une gorgée de thé fumant, tout en dévisageant la brune près de lui. Son arrivée l'avait rendu confus, et un instant, en la voyant, il s'était dit qu'elle était venue s'expliquer pour le bal. Son baiser n'était qu'une erreur, voilà tout. Je ne dois pas y songer. Penses plutôt aux révoltes gobelines, oui voilà, bien mieux. Car, à voir les lèvres qui avaient embrassé les siennes quelques jours plus tôt, il ne pouvait que songer à leur contact chaud et agréable. Il secoua la tête et rejeta ses cheveux en arrière en se mordillant la lèvre.

Nouvelle désagréable, il sentait également fourmiller dans ses doigts la pleine lune toute proche. Il détestait cela - devoir vivre au rythme de cet astre lumineux. D'un air rêveur, il fixa la fenêtre qui donnait sur le ciel, et la pelouse de Poudlard en contrebas. Bizarrement, les mots franchirent ses lèvres, d'un ton bas, presque comme si il confiait un secret. « Pour toi, une telle heure doit être comme lorsque je me lève le matin. Tu vis au rythme de tes étoiles, et de la lune, non ? C'est ... Amusant. » Il replongea le nez dans sa tasse, en rougissant d'en avoir trop dit, même si le sous-entendu n'était clair que pour ceux qui connaissaient son secret. Béatrice n'en faisait pas partie. Il toussota, gêné, et secoua la tête. Cette coïncidence l'avait toujours amusé, depuis son arrivée à Poudlard. Il posa son regard cristallin sur la professeur, et lui fit un sourire intimidé.


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undisclosed desires • beasius (terminé)
MessageSujet : Re: undisclosed desires • beasius (terminé) Ven 13 Fév 2015 - 1:06

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A peine le professeur d'histoire avait ouvert la porte que Béatrice avait eu envie de se réfugier à l'intérieur. Mais elle avait attendu que Caesius l'invite – elle se voyait mal de glisser à l'intérieur sans invitation, quand bien même elle en avait l'envie – et s'était faufilé dans la pièce, chaleureuse et bien plus accueillante que les couloirs parcourus de courant d'air.

« Du thé, bien sûr, avec plaisir, merci. »

Beatrice traversa la pièce avec une aisance qui l'effrayait presque – à quel point elle s'était habitué à être ici, avec Caesius, et s'assit à ce qui finissait par devenir « sa » place, le canapé qui trônait en face du fauteuil où lui, s'asseyait. Au cours des dernières semaines, cela était presque devenu une habitude, et Tris s'en étonnait encore, cette facilité qu'elle avait à se sentir si bien ici, autour de Caesius...

Assise, elle avait envie de se recroqueviller, ramener ses jambes contre elle et se laisser bercer par la chaleur qui enveloppait la pièce. Mais Bea garda un peu d'allure pour l'instant encore, appuyant simplement son bras contre l'accoudoir et la paume de sa main recueilli bien vite son menton.
Ainsi donc, sa « tristesse » ne passait pas si inaperçue que ça, puisque l'homme l'avait remarquée. La jeune femme détourna rapidement le regard vers les flammes, contenant ses émotions qui menaçaient d'exploser à chaque seconde ; elle avait l'impression d'être une véritable bombe à retardement émotionnelle et la brune ne souhaitait surtout pas qu'il fasse parti des dommages collatéraux. Béatrice remis en ordre ses pensées, avant de répondre lentement, avec l'ombre d'un sourire sur les lèvres.

« Probablement, oui un peu. » Rien ne servait de mentir et prétendre le contraire ; de toute manière, elle était las de mentir. « Mais ne t'inquiète pas, je vais bien. Disons que c'est compliqué, mais passager, alors rien d'alarmant. J'ai surtout besoin de compagnie, je pense.  »

Son sourire apparu plus clairement, comme pour confirmer ses dires alors qu'elle attrapait la tasse fumante. Ce n'était pas un sourire forcé, c'était un sourire qui se voulait rassurant. Après tout, son arrivée imprévue aurait pu semblé alarmante, inquiétante, alors que ce n'était pas du tout l'objectif recherché par l'astronome. Elle laissa ses pensées divaguer librement, ça et là, sur des sujets bien plus légers que ceux des derniers temps. Notamment un certain baiser... La brune trempa ses lèvres et avala une gorgée, se brûlant la langue au passage. Tris avait voulu évoquer le baiser du bal plus tôt, tirer cette situation au clair, mais prise dans un ballet d’événements, ils se retrouvaient là, ce soir, sans en avoir parler avant. Beatrice inclina sa tête toujours posée contre sa main, sentant le poids qu'elle portait constamment s'alléger au fur et à mesure.

« Amusant ? On peut dire ça, oui. » Un léger rire s'échappa, qui la surpris presque. Beatrice finit par abandonner sa rigidité, son armure de glace, en ramenant ses jambes contre elle, le regard perdu dans le vague. Laissant le flot de ses paroles sortir comme bon lui semblait – presque sur le ton de la confidence, du secret. « Mais c'est un autre expérience de la vie, j'imagine. On voit probablement le quotidien d'une manière différente quand on vit à ce rythme de vie là. Au lieu de se référer au soleil, c'est la lune qui régit une vie ; le jour ne commence plus avec le lever du soleil, mais avec celui d'un autre astre... »

Beatrice ignorait encore la portée que ses mots pouvaient avoir sur Caesius, ne songeant pour l'instant qu'à sa propre existence qui tournait en permanence autour de ces petits points lumineux, là-haut, à des milliards d'années lumières. Beatrice avala une nouvelle gorgée, déposa la tasse sur la table du bout des doigts.
Prenant son courage à deux mains – elle fit quelque chose qu'elle ne s'attendait pas à faire, surtout pas ce soir.

« Tout à fait à propos d'un autre sujet – tu ne m'en veux pas de changer de sujet, j'espère ? - je tenais à m'expliquer sur mon « comportement » au bal. (Caesius allait immédiatement comprendre de quoi il était question, évidemment.) Bien sûr, je pourrais dire que c'était uniquement à cause d'un abus d'alcool mais ça serait mentir de dire que c'est là l'unique raison. Même si ça à beaucoup joué, je ne le nie pas... » Beatrice pinça les lèvres, observant la réaction de Caesius, avec curiosité mais aussi une légère pointe d'angoisse. « Et je suis sincèrement désolée si je t'ai mis mal à l'aise. Ce n'était certainement pas un comportement adéquat sur le lieu de travail, surtout au milieu d'élèves... » ajouta-t-elle avec un rire.

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undisclosed desires • beasius (terminé)
MessageSujet : Re: undisclosed desires • beasius (terminé) Ven 13 Fév 2015 - 9:35

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Le fait que ce chagrin soit temporaire rassurait un peu Caesius. Il n'avait jamais affronté la peine d'une femme, qu'elle soit amie ou plus, car il n'avait jamais réellement eu de liens très proches avec quiconque du sexe opposé, pas depuis les années de poudlard. Il s'en était empêché, mais à présent qu'il côtoyait des femmes, qu'elles soient faites ou en devenir, il avait appris certaines choses. Notamment sur le fait de leur sensibilité possible, et sur leur force certaine. Béatrice était, pour lui, un exemple précis de ce qu'était une femme à la fois puissante et féminine. Ce soir plus que jamais. Il sourit donc, d'un air très doux, appréciant qu'elle ait cherché sa compagnie à lui. Un léger rouge colora ses joues, mais il n'ajouta rien, laissant le rire mélodieux de la jeune femme le bercer. Comme il aimait ce rire. Caesius aimait tous les rires du monde, mais celui-là entre tous plus que tout.

Béatrice ne pouvait sûrement pas savoir ce qu'il y avait d'amusant dans ses propos, mais cela fit rire très doucement le professeur. Il cacha son large sourire derrière ses mains et sa tasse, mais son regard ne quitta pas la fenêtre. Il était étrange de voir une telle coïncidence - ils étaient donc régis tous deux par l'astre lunaire plutôt que le prétentieux soleil. « Cela te semblera peut-être bizarre, mais je comprends tout à fait ce que tu veux dire. Je suis moi-même un oiseau de nuit, parfois. » Il se tut là, préférant ne rien ajouter de plus. Il n'aimait pas mentir, mais l'idée même que Béatrice sache pour son petit problème de fourrure l'aurait laissé pantelant, le souffle court et la peur au ventre. Si quiconque savait, à Poudlard, pour son problème, il aurait de gros ennuis. Dumbledore et le professeur Rogue étaient les seuls ; ils avaient la bonne mesure de se taire là-dessus. Cela lui convenait, et il aurait aimé que cela continue.

Caesius manqua de s'étouffer, quand Béatrice posa entre eux les mots comme des pierres. Il se mit à bafouiller, à gesticuler, manquant de renverser son thé. Un adulte de plus de trente-cinq ans venait donc d'agir comme un adolescent qu'on aurait embrassé pour la première fois, et il n'était guère fier d'admettre que ce baiser était son premier. Il ne voulait pas que Béatrice le sache, et surtout, SURTOUT, ne pas y repenser ! Car la vision troublante des lèvres de Béatrice, entremêlée au souvenir tendre du contact, bouleversaient le professeur d'histoire. Mais la légèreté avec laquelle le prit Béatrice le força à digérer ces paroles. Il comprit de travers, et se concentra sur le fait que l'alcool avait induit son comportement. Idiot ! Avais-tu espéré autre chose ? Il eut un sourire gêné, face au rire de Béatrice. « Ce n'est rien. Je dois t'avouer que ... Que cela m'a pris totalement pas surprise. Je ne - je-je ne savais pas vraiment comment le prendre » lâcha t-il d'un ton embarrassé, en baissant le regard, intimidé. Il ne voulait pas parler de ça, par Merlin. Il avait espéré, dans un coin de sa tête, pouvoir garder un petit espoir. Il secoua la tête et reprit la parole. « Si tu préfères cela, je peux ... disons oublier cet ... incident. »

Il but une nouvelle gorgée, et le regard toujours fixé sur les pieds de Béatrice - au moins cela l'empêchait de penser à autre chose, que ce soit ce baiser que la pleine lune - il vida enfin sa tasse comme si il pouvait trouver quelque réconfort dans le liquide un peu amer. « Pourrions-nous changer de sujet ? » demanda t-il d'un ton un peu trop plaintif à son goût. Il soupira doucement. « Le lendemain du bal n'a pas été trop dur, dis-moi ? Enfin, au moins, Blueberry t'as servi de chevalier servant. » Pour une fois, son ton n'avait pas été ironique en parlant du professeur de vol. Il avait presque apprécié que le brun ne prenne Béatrice pour l'aider. Lui-même n'en aurait pas eu le courage, et c'était mieux pour elle de se reposer. Des rumeurs avaient quelque peu couru, sur le fait qu'il l'ait raccompagnée chez elle. Mais Caesius ne voulait pas y penser. Cependant, il réalisa que parler de Blueberry à Béatrice, si ils s'étaient disputés, n'était peut-être pas le meilleur moyen de la réconforter. « Dis-moi, connais-tu le principe de reconstitution ? C'est très à la mode chez les moldus, et je suis totalement conquis par ces évènements » fit-il, en préférant changer de sujet en ayant vu le visage assombri de la belle.



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MessageSujet : Re: undisclosed desires • beasius (terminé) Ven 13 Fév 2015 - 11:21

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« Vraiment ? On peut dire que l'on s'est bien trouvé, alors. »

La brune eut un rire. Ainsi elle et lui étaient des êtres régit par la nuit, et Béatrice trouvait ça rassurant de voir qu'elle n'était pas la seule. Bien sûr, elle n'avait aucune idée des implications réelles des phrases de l'homme, pour elle, tout cela relevait simplement de goûts personnels et d'heureuses coïncidences dont elle se délectait pour l'instant.

« Oh. » Béatrice marqua une pause, observant la réaction de Caesius, embarrassé. Elle aurait voulu ravaler ses paroles et parler d'autre chose, comme se semblait être le souhait de l'homme aussi, au vu de ses paroles et ses actions. Elle détourna les yeux, l'air de rien. « Oui, bien sûr, n'en parlons plus.»

Elle lâcha un soupir, presque déçue. Béatrice joua distraitement avec ses mèches de cheveux repensant encore à la soirée du bal. Tout semblait si parfait, même si les souvenirs étaient vagues à cause de l'alcool, elle souvenait de beaucoup : des rires avec …. ; de la joie et la légèreté qu'elle avait éprouvé, l'insouciance qui l'avait poussé à embrasser Caesius sur un coup de tête. D'accord, elle avait bu, mais la boisson ne lui avait pas donné envie d'embrasser l'homme ; elle lui avait juste donné un petit coup de pouce quant à sa réalisation. Intérieurement, Beatrice se fit la promesse d'en reparler à Caesius plus clairement, et d'effacer tout malentendu...
D'ailleurs, si la brune avait encore un vague sourire, il disparu bien vite quand Caesius évoqua l'autre – elle était même réticente à penser son prénom. Son visage s'assombrit et se referma, et Tris passa un bras autour de ses genoux, comme pour s'en protéger.

« Non, ça été. » fit-elle un peu abruptement et avec sécheresse. Beatrice se sentit immédiatement coupable d'avoir l'air si cassante avec Caesius, qui n'avait rien demandé. « A part l'habituelle gueule de bois, je veux dire. » le professeur d'Astronomie fit une vague tentative de détendre l'atmosphère, qu'elle avait elle-même rendu étrange.

Elle reprit la tasse, la faisant tourner entre ses doigts et les yeux rivés dessus, tout en l'écoutant parler. A nouveau, les souvenirs s'échappèrent petit à petit au rythme des intonations de voix de Caesius. La sang-pure était maintenant curieuse. Béa fronça les sourcils.

« Le principe des … reconstitutions. » répéta-t-elle. « Je ne connais pas, mais je suis sûre que tu vas m'en dire plus. En quoi ça consiste, exactement ? »

Ainsi donc il ne perdait pas une occasion pour l'enrichir d'informations au sujet du monde moldu et Beatrice n'aurait jamais assez d'une vie pour le remercier pour ça. Elle se rapprocha du bord du canapé, réduisant un peu la distance entre elle et lui, prête à en savoir plus.

« Vu son nom, j'imagine qui s'agit de reconstituer... un événement ? Je suis particulièrement nulle aux devinettes, alors je vais te laisser m'expliquer plutôt que de tenter de deviner. »

Son regard retient celui de Caesius, observant quelques secondes ses yeux clairs dans lesquels elle aurait pu se perdre. Tris sentit le rouge lui monter aux joues et se racla discrètement la gorge, observant plutôt le fond de sa tasse.

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MessageSujet : Re: undisclosed desires • beasius (terminé) Ven 13 Fév 2015 - 11:46

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Changer de sujet avait apparemment contrarié Béatrice. Avait-elle peur qu'il ne se fourvoie et ne croit des choses ? Le silence s'allongea doucement, et sa question fit naître une ombre au tableau. Caesius s'en voulut tout de suite. C'est pour ça qu'il tenta de changer de sujet. Et en voyant la brune se pencher, avide de savoir, leurs regards accrochés l'un à l'autre, Caesius perdit un instant le fil de la conversation. Il s'arrêta en pleine phrase, troublé, et secoua la tête pour reprendre ses esprits, avec un léger rire. « Oh, ne sois pas si dure. Tu n'es pas loin de la réponse de cette devinette. » Avec un sourire charmant, Caesiu se pencha lui aussi, les coudes sur les genoux, ses mains liées l'une à l'autre. Inconsciemment, il avait répondu à l'approche de Béatrice, et quelque chose le remua de l'intérieur, alors qu'il sentait avec une acuité toute bestiale le parfum de la brune. Il tenta de calmer les battements de son coeur et détacha ses prunelles de glace de celles sombres et étoilés de la jeune femme. Elle-même sembla cacher ses yeux dans le fond de sa tasse. Tout en resservant du thé, par principe de politesse, Caesius expliqua donc.

« Il s'agit de reprendre un évènement historique, et de le revivre. Costumes, objets, lieux, tout est refait pour former le cadre de l'évènement. Les gens jouent des rôles, et revivent donc l'histoire. J'en ai déjà fait quelques unes, je trouve ça particulièrement instructif, et amusant. Je me suis laissé entendre que ce pourrait être amusant d'en faire, à la Grande Salle, dans quelques semaines. » Le loup-garou se tut et but une gorgée du thé qui avait un peu refroidi dans la théière en fonte. « Bien entendu, avec la magie, l'histoire magique sera plus palpitante que l'histoire moldue. J'ai eu l'autorisation de Dumbledore. Si cela t'intéresses, tu pourras venir participer. Ou regarder,s i cela te gêne de te mêler aux élèves qui en seront. » Avec un large sourire, Caesius lui fit un clin d'oeil. Si Béatrice le rendait encore timide et fébrile, il avait prit un peu d'assurance ces derniers temps. Peut-être que la pleine lune l'aidait également à s'affirmer un peu. « Tu ferais une reine anglaise parfaite » fit-il avec un sourire léger.

Caesius était curieux - quelle était la raison de l'assombrissement de Béatrice, vis à vis de Blueberry ? Un léger tintement le fit sursauter. Un hibou était à la fenêtre. Il alla ouvrir, et le rapace vint se poster sur le bureau, l'air hautain, une lettre attachée à la serre droite. S'ensuivit un léger combat, où l'oiseau piailla, l'air féroce face au professeur. Les mains couvertes de griffures et de coup de bec, Caesius réussit à récupérer sa lettre. L'oiseau s'envola aussitôt, insultant sûrement le loup-garou sans sa langue d'oiseau. Le professeur eut un soupir, et se sentit obligé de s'excuser. « Les animaux ne m'aiment pas » fit-il piteusement en suçotant le bout d'un doigt ensanglanté, à la manière d'un animal. Pour un peu, il se serait léché le dos zébré de griffures de la main. Il posa la lettre cachetée sur son bureau ; il la lirait plus tard. Il alla tisonner la cheminée, puis, d'une voix très douce, presque caressante, il demanda : « Est-ce que tu veux vider ce que tu as sur le coeur ? Je suis prêt à t'écouter, peu importe le sujet, aussi grave ou léger soit-il. »

Il était là. Il regardait les flammes, fixement, presque hypnotisé. Peut-être que si il ne fixait pas Béatrice, elle se sentirait moins épiée. Il l'invitait à s'épancher. Elle semblait prête à tout pour se changer les idées, mais Caesius savait que lorsqu'on gardait trop les choses en soit, cela blessait. Le loup-garou en lui, tenu au secret, griffait tout son être depuis des années. Il aurait pu commencer par ça - par dévoiler un de ses propres secrets. Mais celui-là, il y tenait plus qu'à sa vie propre. Il ne voulait pas voir dans le regard de Béatrice qu'il était un monstre. Pas après ses preuves de confiance, pas après leur complicité. Pas après le baiser, qui ne signifiait rien, mais qui signifiait tout pour lui, parfois, quand il y repensait.


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MessageSujet : Re: undisclosed desires • beasius (terminé) Ven 13 Fév 2015 - 13:09

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caesius & beatrice
Béatrice avait envie de pleins de choses actuellement. Écouter Caesius parler avec passion d'histoire, ou des sujets qui le passionnaient par exemple, ou d'éliminer au fur et à mesure la distance entre elle et lui. Peut-être Caesius avait entendu ses pensées ou désirait la même chose, puisqu'il se pencha lui aussi, se rapprochant. Son cœur s'emballa. « Oh, ça suffit. » pensa Béatrice pour elle-même, ordonnant à ses émotions de se tenir en place. Elle remercia d'un sourire lorsqu'il la resservie.

Tout cela avait l'air passionnant. L'histoire n'était pas du tout son point fort – qu'elle soit moldue ou sorcière, d'ailleurs – et elle se souvenait des longues heures passées à somnoler dans les salles d'Histoire de la Magie, à griffonner des dates sur un bout de parchemin, lorsqu'elle était encore à Poudlard ; pourtant, Caesius réussissait à rendre cette matière intéressante, et par Merlin, les élèves avaient de la chance d'avoir un professeur pareil. Elle s'imaginait porter ses costumes qu'elle avait vu sur les tableaux magiques de Poudlard et l'idée la fit sourire. Et Caesius de dire qu'elle ferait une bonne reine anglaise et le rouge colora le visage de Béatrice. Elle toussota.

« Oh, eh bien, quel honneur. Mais la seule reine que je connais vraiment est la reine Guenièvre, et je ne pense pas pouvoir endosser ce rôle! » Elle était loin d'avoir le rôle de la dame courtoise, femme du roi Arthur, à l'époque de Merlin. « Mais je songerai à venir, ne serais-ce que pour te voir en costume d'époque. » Son visage s'éclaira d'un sourire à cette idée.

Son regard bleu clair suivi Caesius qui se leva, au petit « toc toc » du bec du hibou contre la vitre. Elle en profita pour détailler l'homme, ses gestes, sa bataille avec l'animal et disparu derrière la tasse quand il se retourna ; Tris ne voulait pas donner l'impression de l'observer fixement à chacun de ses faits et gestes. En voyant la blessure sur la main de l'homme, elle fouilla dans sa poche pour sortir un mouchoir en tissu qu'elle lui tendit – ce n'était pas le meilleur pour panser une blessure aussi minime qu'elle soit, mais c'était déjà mieux que rien.

« J'ai du mal à comprendre ce que les animaux pensent, parfois. » Beatrice commenta. Elle fit ajouter « comment ne pas apprécier quelqu'un comme toi » mais se retint.

Beatrice pinça les lèvres. Elle sentait qu'elle pouvait librement raconter ce qu'elle avait sur le cœur à Caesius, mais en même temps, elle ne pourrait jamais tout dire – tout dire reviendrait à mentionner qu'elle était mangemorte et Tris ne se sentait pas de décevoir et perdre encore quelqu'un. Elle mordilla son doigt, en réfléchissant comment formuler ce qu'elle voulait dire, sans trop en dire. « Encore des mensonges par omission. » Tout le monde avait des secrets. Même Caesius, qui semblait avoir l'air innocent, doux et sans secrets, devaient en avoir, c'était humain d'avoir ses secrets. Mais tout le monde n'était pas forcé de les accepter, par contre. La brune soupira.

« J'imagine que je peux t'en parler. Tu as dû remarqué que...(Elle inspira pour calmer sa voix.) Qu'Oswald et moi ne nous parlons plus. A vrai dire, même plus que pas se parler, on ne se croise même plus, on fait tout notre possible pour éviter d'être dans la même pièce. C'est une véritable... guerre froide, j'ai l'impression. » Elle eut un rire sans joie en faisant une référence à l'histoire moldue, alors que les paroles s'écoulaient. « Et c'est de ma faute en plus, je l'ai trahi, je ne peux pas lui en vouloir de me détester. On s'est dit des choses affreuses mais je n'arrive pas à le détester pour ça, par contre. Mais... C'est – c'était ? - mon meilleur ami, et j'ai l'impression d'avoir perdu beaucoup à cause d'un stupide choix que j'ai fais à vingt trois ans. Et le pire c'est que ce choix peut me faire perdre tout les gens autour de moi – toi y compris.  »

Elle détourna les yeux, réprima les larmes naissantes. Allons ! Elle n'allait pas pleurer, elle valait mieux que ça, surtout devant Caesius. Le pire était passé, persistait-elle à se dire. Même si la perspective de tout gâcher avec tout le monde autour d'elle l'angoissait, Beatrice se persuadait ; c'était probablement le karma, elle récoltait ce qu'elle avait semer, et ne pouvait en vouloir qu'à soi-même. L'ex verte frotta du plat de la main ses yeux, fixant le dos de l'homme.

« J'ai l'air ridicule à m'épancher comme ça, alors que tu ne dois sûrement pas comprendre la moitié. Mais je ne peux vraiment pas en dire plus, je ne veux pas... T'entraîner dans tout ça, je dirais. »

Elle se leva, tenant la tasse entre ses mains et fit les cents pas. Elle posa son regard sur Caesius, se rendant compte de la chance qu'elle avait malgré tout : il y avait là un homme prêt à l'écouter, qui lui ouvrait sa porte, alors qu'il ignorait encore beaucoup de la femme qu'elle était, sans la juger.

« Mais merci d'être là, pour m'écouter, ou juste pour accepter que je débarque comme cela, sur un coup de tête. Tu n'imagines même pas à quel point ça me fait du bien d'être là. Je ne sais vraiment pas ce que je ferais si je ne t'avais pas. »

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undisclosed desires • beasius (terminé)
MessageSujet : Re: undisclosed desires • beasius (terminé) Ven 13 Fév 2015 - 19:31

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Apparemment, l'idée de la reconstitution l'intéressait. Caesius en fut fier, quelque part en lui s'éclaira quelque chose au même moment que le sourire apparaissait sur le visage de Béatrice. « Tu ferais une parfaite reine, j'en suis certain. » fit-il dans un léger rire. Sachant qu'elle viendrait peut-être le voir, Caesius songea qu'il prendrait grand soin de sa tenue et de son apparence. Il voulait faire bonne impression aux élèves, et si il pouvait faire d'une pierre deux coups, autant en profiter. Suite à l'incident hibou, Caesius s'était rapproché du feu. Il avait souri timidement à la remarque de Béatrice. Il se sentait coupable de ne pas avoir la force de lui expliquer. Il se sentait coupable d'être trop lâche pour lui laisser faire ses choix. Elle était assez adulte pour choisir si elle désirait avoir comme ami un lycan ou non. Mais le professeur était trop lâche pour oser dire les choses.

Il aurait voulu reprendre ses mots. Mais dans le fond, il ne les regrettait pas. Il attendait simplement, suivant les circonvolutions enflammées des danseuses d'or et de rouge. La voix de Béatrice s'éleva, et il écouta avec un silence religieux. Il ne détourna pas le regard, même quand son coeur cogna dans sa poitrine. Ainsi, c'était bien la faute de Blueberry. Entendre les trémolos d'émotion dans la voix de la brune lui fit serrer les poings. Il se redressa doucement, secouant la tête. Il se redressa et se tourna vers Béatrice. Il inspira. Puis, n'y tenant plus, il avala les derniers mètres qui les séparait pour la tenir dans ses bras, penché sur elle pour que sa tête vienne contre son torse. Il la serra doucement, délicatement, mais avec une fermeté certaine, comme on attraperait un animal aux abois qu'on veut rassurer. Il plaça ses mains très sagement sur les épaules de Béatrice, et sans oser la regarder, souffla tout contre elle des mots qui sonnaient un peu trop vibrants d'émotion pour lui. « Je-Tu ... » Il inspira, pour mettre de l'ordre dans ses pensées et pour éviter que sa voix ne soit trop basse ou trop tremblante.

« Blueberry est un idiot fini. Tu es attachée à lui, c'est évident. Il aurait dû compter sur ça, plutôt que sur sa satané règle de n'accepter aucune entorse à sa pseudo-justice. Il aurait dû réaliser que vous êtes très liés. Il aurait dû te garder auprès de lui. » Les mots faisaient mal à dire, mais ils sortaient quand même. C'est ce que lui aurait fait - la garder avec lui. « Quoi que tu fasses, tu ne me perdras pas. J'ai toute confiance en toi. Tu m'as déjà dis beaucoup, et j'en suis reconnaissant. Ne te tortures pas, que ce soit avec Blueberry ou l'idée que je puisse ne pas être là. Je suis là. Dès que tu as besoin de moi, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, je serais présent. » Par Merlin ! Comme cela ressemblait à une déclaration ! Il rougit, mais continua. Il voulait la rassurer, il voulait qu'elle aille mieux. « Tu sais ... Nous avons tous nos secrets. Il est ridicule d'en vouloir à quelqu'un pour ça. Je ne te demande pas plus d'explications. Je-je comprend que tu veuilles garder certaines choses pour toi. Si ça peut te rassurer, j'ai moi-même un lourd secret. Mais ... Je comprend ta peur de perdre ceux qu'on aime. Quand on a en soi quelque chose qui pourrait faire que les autres te regardent comme un monstre. »

Il en avait trop dit. Il se recula, la lâcha et lui tourna le dos, le visage totalement rouge. Il toussota, embarrassé au plus haut point, et hésita à changer de sujet. C'aurait été trop soudain, trop bancal. Il soupira et haussa les épaules. « Peu importe. Sache juste que ... Que je ne t'abandonnerai pas. Je ne suis pas Blueberry. » Pourquoi avait-il fallu qu'il dise ça ? L'ombre de Oz planait sur eux - les hantait, même. Arriverait-il jamais à la même hauteur, dans le coeur de Béatrice ? Arriverait-il un jour à dépasser ce stade de la jalousie pure et simple ?


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undisclosed desires • beasius (terminé)
MessageSujet : Re: undisclosed desires • beasius (terminé) Ven 13 Fév 2015 - 21:06

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Qu'il fait bon être dans les bras de quelqu'un. Béatrice n'y avait pas songé, n'aurait même pas osé demander à ce qu'on la prenne dans les bras, alors qu'au final il suffisait simplement de ça pour calmer angoisses et inquiétudes. Elle avait l'impression de redevenir une toute jeune fille et, passé la surprise du contact avec Caesius, elle inspira et profita de cet instant. Si elle avait su qu'il suffisait de ça, elle se serait glissé dans ses bras à la seconde où il lui avait ouvert la porte.

Oh oui, elle aurait bien voulu croire que Blueberry était un idiot. La remarque de Caesius lui arracha un petit rire aux intonations humides alors qu'elle essuyait rapidement les larmes qui tentaient de faire leur apparition. C'était plutôt elle l'idiote, dans tout ça, mais elle ne le contredit pas. S'il savait, il ne dirait sûrement pas qu'Oswald était un idiot ; il dirait peut-être qu'il n'avait pas autant tort qu'il le pensait, après tout, Béatrice était une mangemorte, ce n'était pas sans conséquence ! Mais Caesius ne s'arrêta pas là, et ses mots faisaient chaud au cœur, Beatrice n'osait pas s'éloigner de cette présence rassurante qu'il représentait, s'y blottissant presque..

« Vraiment, Caesius, qu'est-ce que je ferais sans toi ? » Elle baissa les yeux pour chasser les dernières traces de larmes de ses yeux. « Heureusement que tu es là. » ajouta-t-elle simplement.

Beatrice croisa les bras, réalisant la proximité entre elle et Caesius, l'ombre du baiser du bal omniprésent, et elle en rougit – alors qu'au même moment, il semblait faire de même. De plus, toute cette tirade, tout cela sonnait comme une déclaration, son cœur qu'elle s'acharnait à couvrir d'une armure impénétrable s'emballait à cette idée.

Elle arrondi légèrement les yeux, un pli se dessinant entre ses deux sourcils, soucieuse. « Quand on a en soi quelque chose qui pourrait faire que les autres te regardent comme un monstre.  » Beatrice trouvait du vrai dans cette phrase, une image, une métaphore de ce qu'elle semblait être aux yeux des partisans de l'Ordre, aux yeux des moldus. Mais là où elle était surprise, c'était que la phrase sorte de la bouche de Caesius. Bien sûr, tout le monde avait des secrets, évidemment, il n'allait pas faire exception. Mais cela sonnait comme un demi-aveu. Il lui tourna le dos alors que Béatrice faisait le tri dans les informations qu'elle venait de recevoir, fixant le sol.

« Je ne comprends que trop bien ce que tu veux dire. Mais plus qu'une peur de perdre quelqu'un qu'on aime, j'aurais plus peur de mettre en danger à cause de... Bref, j'imagine que tu saisis l'idée. » Elle se tut avant d'en dire plus et de transformer cette soirée en cauchemar – Tris avait déjà assez donné. Même si elle aurait voulu savoir ce qui le poussait à parler comme ça, elle garda ses interrogations pour plus tard, pour ne pas le brusquer.

Elle contourna Caesius pour se mettre face à lui, posant avec douceur une main sur son avant-bras. Tris afficha un léger sourire – Caesius avait cette faculté de la faire sourire comme bon lui semblait – à ses paroles.

« Je suis ravie de t'entendre dire ça. Je tenais à dire que c'était vrai aussi pour moi – je ferais de mon mieux pour … être là pour toi. »

La voilà qui se comportait comme une adolescente, disséminant des phrases aux sous-entendues plus que flagrant ! Beatrice se mordilla la lèvre, s'éloigna alors pour s'appuyer près de la fenêtre et se rafraîchir les idées. Elle n'avait pas envie d'agir de cette manière avec Caesius simplement pour combler une absence, faire disparaître sa tristesse. Non, elle n'avait pas envie d'utiliser Caesius. Tris voulait être sûre avant de se lancer dans de réels aveux qui risquaient de tout changer. Elle poussa un léger soupire et ferma les yeux pour quelques secondes.

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undisclosed desires • beasius (terminé)
MessageSujet : Re: undisclosed desires • beasius (terminé) Ven 13 Fév 2015 - 21:39

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Caesius était trop innocent pour imaginer en Béatrice l'une des adoratrices du Lord Noir. Il était à des lieux d'imaginer cela, et sous-estimait donc la situation. Il songeait que, même si elle pensait comprendre, elle ne savait pas ce que cela faisait que de perdre le contrôle, de sentir la bête dans ses veines, d'être l'esclave de la lune et du loup. Elle ne connaissait pas la culpabilité qui le rongeait si fort, ni cette sensation d'être un monstre sur pattes, une bombe ambulante, notamment à l'approche de la pleine lune. Pourtant, il ne lui en voulait pas, et il était même heureux qu'elle se rapproche de lui, qu'elle tente de le comprendre, même si il n'avait absolument pas expliqué ses mots.

Béatrice revint devant lui, et il n'osa pas bouger. Il sursauta quand elle porta sa main à son bras, mais il resta immobile là aussi. Il appréciait ce simple contact amical, et ne souhaitait guère imaginer plus. Il sourit piteusement, et retint un : non tu ne comprends pas. Il aurait été facile d'enchaîner. De tout dire, de tout déballer. Qui sait, peut-être n'aurait-elle pas vu en lui la créature sanguinaire qu'il n'était que trois nuits par moi ? Pourtant, son expérience vécue lui souffla de garder ça encore pour lui. Il ne voulait pas prendre le risque de voir la déception, ou la peur, ou pire, le dégoût dans son regard. « Merci Béatrice. » Un souffle, et il la regarde s'éloigner.

Sa silhouette se découpe sur le décor de ciel étoilé, nimbé de la lueur des flammes. Son corps fin, svelte semble plus jeune, comme lors de leur adolescence. Il se souvient, presque douloureusement, de l'avoir observé de loin, comme à présent elle observait ses étoiles. Elle lui avait toujours paru telle l'astre lunaire : lointaine, superbe, distante. Caesius prit sur lui et se ressaisit. Il était innocent au point de n'avoir rien saisi des subtilités du discours de Béatrice, et se bornait à ne voir que de l'amitié, de peur de n'espérer que trop. Il voulait reprendre la conversation sur un ton plus léger. Il s'approcha de la fenêtre, et ouvrit les battants tout grand. La lumière chiche de la lune les inonda, et Béatrice sembla soudain une déesse grecque, sa chevelure noire contrastant avec sa peau laiteuse. Caesius déglutit et détourna le regard, et pointa une constellation au hasard, afin de se donner contenance. « Quelle est cette constellation ? Je n'écoutais jamais beaucoup, en cours d'astronomie. » Le loup-garou se souvenait d'une nuit où deux années différentes s'étaient rejoint sur le toit de la tour. Il n'avait pu quitter Béatrice des yeux. Les étoiles paraissaient fades à ses côtés, comme la lumière d'une bougie à côté de la lumière du soleil. Comment apprécier un feu, quand on a le soleil à côté de soi ? Il eut un léger rire et haussa les épaules.

« Déjà, autrefois, tu aimais les étoiles. Je m'en souviens. » Il baissa le regard, mélancoliquement, vers la pelouse. Comment avouer que, parfois, il observait Béatrice et ses amies, quand elles discutaient dans le parc ? Comment lui dire qu'il l'avait souvent écouté parler, caché derrière un livre ? Il n'avait pas l'intelligence ou le talent au quidditch de Blueberry à l'époque, ce satané serdaigle. Il n'était ni populaire, ni meilleur en quoi que ce soit. Il brillait certes en histoire, mais cela n'intéressait personne - sauf Binns peut-être. Il n'avait jamais osé l'aborder. Et il n'osait toujours pas parler de cette période sombre, où il avait regardé le soleil de loin sans s'approcher. « Tu avais une amie, comment s'appelait-elle ... Ah oui ! Alexandra. Une gentille fille. » Pourquoi menait-il cette barque là ? Il allait couler ! Alexandra, la douce, la gentille, l'avait longtemps poussé à se déclarer à Béatrice. Il n'avait jamais fait le premier pas. Il haussa les épaules, comme pour dire que ce souvenir n'avait aucune importance. « Dis-moi, n'as tu jamais de regret ? Personnellement, je pense que si je devais changer une chose, ce serait de ne t'avoir jamais adressé la parole. Tu m'intimidais, étant jeune. C'est ridicule, en y repensant, mais ... Mais ... » Il rougit et fixa plus fortement une étoile. Il ne finit pas sa phrase. Pourquoi parlait-il de ça, déjà ? C'était lui, qui était ridicule ! « Pardon, ce que je dis est idiot. Nous avons tous nos regrets, mais ce n'est pas cela qui les fait se changer. Mine de rien, si ce chemin m'a conduit jusqu'ici, j'en suis heureux et fier. »


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undisclosed desires • beasius (terminé)
MessageSujet : Re: undisclosed desires • beasius (terminé) Sam 14 Fév 2015 - 0:43

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Combien de fois Tris s'était-elle perdu dans cette contemplation des étoiles? Impossible d'y mettre un chiffre – cela remontait beaucoup trop loin, d'aussi loin que remonte ses souvenirs. Elle avait toujours passé ses nuits le nez en l'air à chercher à analyser, comprendre ses petits points lumineux dans le ciel, qu'elle aurait pu toucher alors qu'ils étaient à des milliers d'années. Des années et des années qu'elle avait passé à fixer le ciel et jamais elle ne s'en laissait. Là où certains se jetaient dans la lecture, ou autres hobbys, Beatrice elle, tournait les yeux vers le ciel nocturne. L'épaule appuyée contre le mur, elle rouvrit les yeux et Caesius était là, tout proche et ouvrant les battants, laissant à Béatrice tout le loisir de faire ce qu'elle préférai faire. Mais le regard de la brune, pour une fois, se détournait des astres pour le fixer lui qui était là, uniquement pour elle. Sortie de sa rêverie, elle tourna la tête pour suivre son geste – replaçant au passage ses cheveux du bout des doigts – et un sourire naquit au coin de ses lèvres.

« C'est étrange que tu pointes celle-là. Si je ne me trompes pas, il s'agit d'une constellation qui porte le nom de « corvus »... Bizarrement, je l'ai toujours bien aimé, cette constellation, pourtant, elle est plutôt banale par sa forme. La constellation du corbeau...  » Elle s'amusa de la coïncidence – qui n'aurait pas voulu avoir une étoile, même un groupement d'étoiles, portant son nom ?

Elle eut un sourire nostalgique tandis qu'il évoquait leurs plus jeunes années qui paraissaient aussi éloignées que lesdites étoiles. Poudlard n'avait fait qu'endurcir sa passion pour l'astronomie qui était déjà encrée en elle ; la brune s'était souvent faufilé dans la tour d'Astronomie alors qu'elle n'était encore qu'une élève pour utiliser les télescopes et compléter ses cartes personnelles. La mangemorte se revoyait parfaitement assise à même le sol avec ses plumes et parchemins, guettant les surveillants et finissant de noter le nom d'une étoile à la lumière d'un lumos.
C'était drôle de penser que Caesius et elle avaient une « amie » en commun ; Alexandra avait été sa meilleure amie, sa confidente, presque aussi proche qu'une sœur. En tant que Poufsouffle, ce n'était pas si surprenant qu'elle ait connue Caesius – et Béatrice se demanda pourquoi celle-ci n'avait jamais évoquer l'homme. Bah ! Il pouvait y avoir des milliers de raisons – et c'était tout à fait du genre de son ancienne meilleure amie de ne pas dire des choses. Trice failli soupirer, en y pensant. Elle aussi omettait beaucoup de choses, elle n'avait pas le droit d'en vouloir aux autres de faire de même.

Si elle avait des regrets ? Elle en portait tout un tas, songea-t-elle. Béatrice détacha son regard pour le poser sur Caesius. Elle baissa les yeux en riant légèrement, dissimulant son sourire derrière sa main. Avait-elle vraiment intimidé Caesius lorsqu'elle était plus jeune, vraiment ? La jeune femme avait du mal à imaginer qu'on ait pu la voir comme ça alors qu'elle était adolescente. Certes, elle avait été la serpentarde très fière et parfois un peu hautaine, oui, mais elle se l'avouait facilement ; à l'époque, Béatrice se cachait beaucoup moins derrière ses allures glacées. Mais il fallait croire qu'il y avait toujours eu cette aura intimidante, apparemment.

« Tu as raison, tout le monde à des regrets, je n'y fais pas exception. Je changerais probablement un million de choses, mais le mal est fait. Ce n'est pas une raison pour tenter de … rectifier le tir ? Mais j'admire que tu sois fier du chemin que tu as fais, j'aimerais pouvoir dire la même chose sincèrement.  » Tris redressa les épaules et le menton. « Mais ce chemin m'a fait tombé sur toi, je ne devrais pas me plaindre. »

Elle tourna légèrement le dos au professeur pour poser ses coudes et observer la fenêtre. Il se faisait tard, et Beatrice aurait sûrement dû se retirer depuis longtemps par politesse, mais non, elle restait là. Elle n'avait pas de meilleures places qu'ici.

« J'espère que je ne te dérange pas à traîner ici. Je n'ai pas vraiment hâte de retourner dans la tour, j'avoue que je ferais n'importe quoi pour retarder le moment! Quelle enfant je fais, je sais. »

La brune avait la même impression que lorsqu'elle était toute petite et qu'elle se glissait dans la chambre de ses aînés quand le sommeil refusait de la trouver, qu'un cauchemar l'avait effrayée ou simplement que sa chambre ne paraissait plus aussi accueillante. Elle y restait et finissait par s'endormir sur le lit de sa sœur – qui râlait le lendemain mais la couvrait quand même de sa couette. Finalement, on ne change jamais vraiment, même trente ans après.

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undisclosed desires • beasius (terminé)
MessageSujet : Re: undisclosed desires • beasius (terminé) Ven 20 Fév 2015 - 19:56

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Son regard dévore de vue les comètes, faute d'autre chose. Béatrice est à sa place- à contempler les étoiles. Et bizarrement, lui-même est ajusté, juste sous la lune bientôt pleine. La clarté diaphane rehausse leurs traits. Il a un sourire doux, Caesius - et pour une fois, il n'est pas pour l'astrologue. Il sourit à la lune - bientôt, bientôt, nous nous reverrons. Mais Severus me fera boire ma potion. Je ne serais pas ton esclave. Je ne serais qu'un loup hurlant sous ta beauté. « La constellation du corbeau ? C'est effectivement amusant, comme coïncidence. Je l'aime bien moi. Simple, elle a l'air de se cacher des autres. Je me demande bien ce que des étoiles auraient à cacher. » Les paroles sortent, d'un ton amusé. Pourtant, il se sens un peu fatigué, Caesius. Fatigué, peut-être, de sentir la peine de Béatrice, à l'intérieur. Blueberry est un crétin. Et le fait qu'il parle de leur jeunesse ne devait pas aider. Ils étaient toujours fourrés ensemble - au point que Caesius s'était mis à jalouser extrêmement fort le professeur de Quidditch.

Pourtant, aujourd'hui, il aurait donné tout ce qu'il possédait pour qu'il soit encore avec Béatrice. Pour ne pas voir la lueur nostalgique et peinée dans ses beaux yeux. Et il parlait, trop peut-être. Il se voulait rassurant, il voulait essayer de faire quelque chose. Et Caesius n'avait jamais été bon - ni dans le discours ni dans les gestes à vrai dire. Il se retrouva donc à bafouiller vaguement, à rougir, comme un adolescent. Les mots qu'elle répondit firent devenir le professeur couleur de pivoine - mais ce chemin m'a fait tombé sur toi, je ne devrais pas me plaindre. Il se recula d'un pas pour laisser s'installer sur l'appui de fenêtre. Malgré lui, son regard glissa sur ses courbes, et il déglutit. Le loup griffait comme l'intérieur de son corps, à moins que ce ne soit le désir soudain de la presser contre lui, de l'embrasser à nouveau et d'être cette fois l'instigateur de leur étreinte. Il sursauta quand elle évoqua l'hypothèse de le déranger. Il eut un sourire amusé, espiègle.

« Ne crains rien. Tu es la bienvenue ici, à n'importe quelle heure. Je comprends parfaitement que tu n'aies pas envie de retourner là-bas. » Ces endroits où elle avait tourné mille fois avec Blueberry devaient hurler le nom de l'homme. Innocemment, il baisse les yeux et toussote. « Ce n'est pas une solution mais si ça te fait du bien ... Tu peux dormir ici. Oh, rassures-toi, je dormirais sur le canapé. » Pourquoi avait-il eu besoin de rajouter ça, par Merlin ? Il retourne tisonner le feu, pour s'occuper les mains. « En tout cas, ça n'a rien à voir, mais ... Pour le baiser du bal. Je- » Il avait dit de ne rien dire ! De ne pas revenir sur ce sujet qui l'embarrassait si fort ! Pourtant, il voulait. Il voulait s'en souvenir, graver ce moment dans son crâne. « J'ai bien compris que c'était l'alcool tu sais. Mais ... Tu n'as pas besoin de trouver d'excuses. Je veux dire - c'est arrivé. Peut-être que ... Ca devait arriver. » Et puis Caesius ferme les yeux. Idiot, arrête avec ça. Tu te fais du mal. Si elle savait le monstre que tu es, elle n'aurait jamais voulu ça. Il tisonne furieusement les braises, au point que les flammes montent haut, dansant devant son visage comme des langues de sang et d'or. Il se redresse, visiblement agacé - mais pas par le baiser. Parce que, tout ce qu'il veut, c'est Béatrice, et comme ce loup qui pleure à la lune dans une légende, il ne l'aura jamais. Parce qu'elle est lune et étoiles, et qu'il est un loup. Il est un monstre. Il soupire et retourne s'asseoir dans le fauteuil, sans rien ajouter, les joues rouges, le souffle court, les sourcils froncés.

« Ce n'était peut-être pas raisonnable de faire cela devant la grande salle. Mais. Oublions. Tu étais sous l'emprise de l'alcool. Cela ne te serait jamais venu à l'esprit, sobre. » Ils étaient bel et bien là, et il n'y avait aucun baiser dans l'air. Caesius se sentait pris entre diverses émotions, et il serra les mains sur les accoudoirs. Il aurait voulu croire que Béatrice et lui pouvaient arriver à quelque chose. Mais il était un monstre - et si il devait y avoir quelque chose, il se devait d'être honnête. Mais pas ce soir, pas alors qu'elle était si malheureuse. Il ne voulait pas lui occuper la tête avec ça. Un autre jour, pensa t-il lâchement, une autre nuit.


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MessageSujet : Re: undisclosed desires • beasius (terminé) Dim 22 Fév 2015 - 0:43

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caesius & beatrice
Beatrice sourit ; que cachait les étoiles, oui ? Sûrement des milliers de choses, ou peut-être étaient-elles juste gardiennes de tout les mots prononcés, de tout les secrets avoués sous leurs regards attentifs. Trice ferma les yeux pour ce qui lui semblât durer pour toujours, la fatigue retombant sur ses épaules tout à coup. Beatrice se perdit dans ses souvenirs d'adolescence, des temps lointains, révolus. Oui, elle aurait changé peut-être cinq milles choses, mais au final, ces souvenirs lui arracheraient toujours un sourire et une lueur nostalgique dans le regard – un léger pincement au cœur, mais ils avaient fait la femme qu'elle était aujourd'hui, ses défauts et ses qualités. Et puis, comme elle venait de le dire, Trice était tombé sur Caesius, beaucoup trop gentil, beaucoup trop tout avec elle qui n'en méritait pas tant de sa part. Elle n'avait rien fait de spécial pour mériter toute cette attention – mais Caesius voyait sûrement en Béatrice des choses qu'elle était incapable de voir.
La jeune femme retourna s'asseoir sur la canapé, occupant ses mains en tenant la tasse maintenant remplie de thé froid.

« C'est trop, Caesius, merci. Mais je ne vais pas te chasser de ton propre lit, je peux largement me contenter du canapé – ça serait vraiment trop de m'inviter à ce point. Mais merci, j'apprécie beaucoup. »

Les joues de Béatrice portaient cette légère teinte rosée à l'idée de rester dormir ici ; pourtant elle n'était plus une adolescente ignorante ou effarouchée, non. Et Caesius était un homme bien trop galant et timide pour qu'il ne se passe quoi que ce soit, et pourtant, la mangemorte rougissait. Elle blâmât le feu pour cela, et non quelques idées farfelues qui auraient pu lui passer par la tête.
Le baiser du bal. Béa en était persuadée : elle aurait dû en parler avec lui plutôt, plutôt que de laisser cet étrange malaise s'installer. Elle aurait dû, dès le lendemain du bal, mettre les choses à plat. Lui dire que si elle l'avait embrassé, c'était parce qu'elle s'était laissée submergée par ses sentiments, sentiments que Trice tentait d’étouffer. Mais non, la jeune femme avait attendu et n'avait rien dit, et voilà où cela les menait.

« Oh, mais, eh bien... » Voilà qu'elle bafouillait à présent – Caesius avait décidément une drôle d'influence sur elle. « Caesius. D'accord, j'avais bu, ce n'était absolument pas intelligent de faire ça devant les élèves et... tout le monde, je l'admets. Mais ce n'était absolument pas irréfléchi. Je n'avais pas prévu de t'embrasser à ce moment-là, bien sûr, mais... » Béatrice stoppa. Mais quoi ? Mais elle y avait pensé avant ? Cela sonnait trop étrange, et pourtant c'était la simple vérité. Elle soupira. «Mais c'est arrivé à ce moment là, et je ne regrette pas.  »

Les dés étaient lancés, à Caesius de réagir à cette déclaration. Béatrice s'entendait-elle parler ? Elle ne regrettait pas le moins du monde. A quelques mots près, c'était exactement ce qu'elle avait dit. Elle en avait trop dis – elle n'en avait pas assez dis, paradoxalement. L'ancienne Serpentarde laissa les mots prendre leur place dans l'espace, avec toutes leur signification. Elle fit tourner la tasse entre ses doigts, mais observant Caesius à la dérobée. Qu'avait-elle fait de si bien dans sa vie pour mériter un homme comme celui-ci ?

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ϟ AVATAR : Tom Mison
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undisclosed desires • beasius (terminé)
MessageSujet : Re: undisclosed desires • beasius (terminé) Dim 22 Fév 2015 - 11:42

Undisclosed Desires



L'attrait de la lune avait toujours été douloureux, depuis cette nuit-là. Depuis que Fenrir l'avait mordu. Du bout des doigts, aussi discrètement qu'il put, il frôla son flanc, là où les crocs avaient imposés leur marque implacable, empoisonnant la vie du professeur. Caesius sentait la pleine lune, comme certains vieux sentent les jours pluvieux dans leurs doigts arthritiques. Il la sentait arriver, et le loup en lui dévorait son âme de bestialité. Peut-être n'était-ce pas une bonne idée que de laisser Béatrice dormir ici ? Mais il savait se contenir - il l'avait fait des années durant. Et aussi fort avait-il envie d'embrasser la professeur d'astronomie, il saurait se contenir. Quant à dormir, avec sa présence dans la même pièce, mieux valait ne pas y compter ...

« J'insiste. Tu es mon invité. Tu prends le lit - pas d'objections, ou je me fâche tout rouge. » Très crédible, Caesius, vraiment. Et pourtant, même si il faisait tout pour ne pas s'énerver, il lui arrivait parfois - étrangement en approche de pleine lune - d'avoir des excès d'autorité. Il lui arrivait d'être distrait, ou même en colère, lorsque l'astre lunaire était à son paroxysme. « Ne t'inquiètes pas. Ca me fait plaisir que tu n'aies pas à te torturer de souvenirs dans cette tour froide - enfin, je l'ai toujours imaginée pleine de courants d'airs. » Il n'avait jamais vraiment visité les appartements là-haut, et pour un homme qui préférait la terre aux cieux - n'était pas Blueberry qui voulait - cela lui semblait un endroit froid et inhospitalier. Enfin, avec Béatrice, cela devait avoir un goût de paradis, même en pleine tempête.

Il n'avait pas voulu la mettre dans l'embarras. Il remarqua ses joues rouges, et sentit ses propres pommettes prendre feu - c'était exactement la sensation, chaleur, rougeur, embarras. Incendie dans ses veines. Béatrice n'avait jamais été aussi mignonne - elle bégayait, butait sur ses mots. Ces mots qui ancraient leur vérité dans le coeur du lycan. Une vérité qu'il n'était peut-être pas prêt à accepter. Il aurait voulu répondre, dire qu'il l'aimait, depuis longtemps. Qu'il ne désirait qu'une chose, qu'elle soit heureuse, avec ou sans lui. Mais tout cela lui semblait cliché et trop insignifiant. Elle ne savait pas. Il pouvait la tuer à n'importe quelle pleine lune - il suffisait d'un problème de potion, ou qui sait ? Il ne voulait pas prendre ce risque. Il ne l'avait jamais pris. Béatrice valait mieux que ça.

Il avait les yeux fixés sur ses mains, à plat sur ses cuisses, paumes vers le haut. Des mains avec quelques cicatrices, nerveuses et élancées, aux doigts musclés, mine de rien. Non pas des mains de professeur, sans aucune doute. Les mains d'un esclave de la Lune. Pourquoi me dit-elle tout ça ? Pourquoi le destin fait-il que je doive repousser ses avances, alors que je ne désire qu'une chose, être avec elle ? Par Merlin. Ma malédiction n'est peut-être pas celle que je croyais.

« Je ne regrette pas non plus » souffla t-il d'une toute petite voix, sans oser la regarder. Mais la suite se perdit dans sa raison - pas d'amour. Non. Pas tant qu'il n'aurait pas eu le courage de lui avouer. Les mots étaient bloqués dans sa gorge, peut-être souhaitaient-ils l'étouffer, comme sa culpabilité. « Je vais faire les lits. » Je fuis, voilà ce que je fais. Et, dans quelques jours, si elle désire encore une fois dormir ici ? Je dois me montrer prudent. Je demanderai à Severus de m'enfermer dans les cachots. Les draps et les matelas se lavèrent d'eux même grâce à un coup de baguette magique, et Caesius sortit d'une armoire deux coussins et un draps. Il les posa sur son bureau, et se tourna enfin vers Béatrice, l'air plus du tout gêné. Comme quoi, lui aussi savait cacher certaines choses ... « Je t'en prie, fais comme chez toi. » Il lui indiqua le coin plus loin camouflé derrière des rideaux - sa chambre. Rangée méticuleusement, sans rien qui ne dépassait. Il s'approcha finalement de Béatrice et, sans pouvoir s'en empêcher, lui embrassa le front. Professionnel, hein ? grogna t-il, dans sa tête, puis il se détourna d'elle, pour ne plus être tenté. « Bonne nuit. » Sa voix était rauque, grave, emplie d'émotions contenues. Puis, le dos toujours tourné à Béatrice, il alla installer le canapé.

Il hésita, puis attendit que la jeune femme ne soit couché avant de retirer sa chemise. Il s'approcha de la fenêtre fermée, et regarda la clarté lunaire courir sur sa peau, faisant ressortir les cicatrices sur son flanc. Pensif, il resta ainsi quelques minutes, puis mit une autre chemise et alla dormir. Même si il ne dormi pas de la nuit, ne pensant qu'à la pleine lune et à Béatrice. La vie était bien compliquée, et il aurait souhaité de tout son coeur qu'il en soit autrement. Non, je ne regrette pas, moi non plus.


© charney

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Peut-être que le loup est amoureux de la lune, et que chaque mois il pleure pour un amour qu'il ne touchera jamais.
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undisclosed desires • beasius (terminé)
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