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A. LICHUAN WHITELAW
(TROUVÉ)

Finalement, tu as plus de points communs avec Lone que tu ne le prétends.

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ϟ ÂGE : 43
ϟ FONCTION : Auror
ϟ AVATAR : Misha Collins.


ϟ LIENS : fichelienscourrier

NIKOLAÏ ▬ they leave the west behind
MessageSujet : NIKOLAÏ ▬ they leave the west behind Ven 20 Fév 2015 - 1:46


Nikolaï Ioann Bolgarov


carte d'identité
ϟ ÂGE & DATE DE NAISSANCE : 25 octobre 1959 — 40 ans.
ϟ LIEU DE NAISSANCE : Moscou, la grande, la magnifique, l'imposante capitale russe avec son Kremlin, sa Place Rouge et tous ces monuments qui lui font regretter sa ville natale.
ϟ ANNÉE & MAISON : Une scolarité brillante à Dumstrang suivie, après quelques années sombres, d'un diplôme en histoire de l'université de Moscou. Une fois arrivé en Angleterre, il a fini par suivre une formation pour devenir auror et est actuellement chef d'une petite division de trois à quatre personnes.
ϟ ORIENTATION SEXUELLE : Sans préférence fixe. Il a comme chacun des besoins à assouvir, mais trop de préoccupations pour se poser des questions sur sa sexualité. Alors il dit qu'il s'en fiche, qu'il couche avec ce qui passe, homme ou femme, uniquement parce que c'est utile.
ϟ DESCRIPTION DE LA BAGUETTE MAGIQUE : Baguette en bois de frêne, ventricule de dragon. Rigide, 29,7 centimètres. Fabriquée par Gregorovitch.

ϟ PATRONUS : Un manchot empereur — Comme les mâles de l'espèce, il protège les plus jeunes le temps qu'il devienne adulte, ce qui est sans aucun doute à mettre en rapport avec sa volonté quasi obsessionnelle de sortir ses frères du pétrin à chaque fois qu'ils s'y fourrent, c'est-à-dire plus ou moins quotidiennement.

ϟ AMORTENTIA : Une odeur de bortsch – soupe russe à base de betterave – de thé noir, de vodka et de tabac à rouler. Les personnes attentives peuvent parfois remarquer une odeur de cierge rouge même si elle se fait très discrète.

ϟ ÉPOUVANTARD : Ses frères derrière les barreaux d'Azkaban ou dans un cercueil, ce qui dépend des jours. Après un repas de famille particulièrement épuisant, il se dit souvent qu'il devrait les laisser aller en prison.
ϟ ALBUS DUMBLEDORE OU BELLATRIX LESTRANGE ? : Albus Dumbledore — Malgré les blagues qu'on peut lui faire à longueur de temps sur les goulags ou la mafia russe, il est loin d'être partisan d'une politique d'extermination des personnes gênantes. Ou alors, seulement cas par cas. En tout cas, même s'il ne se retrouve pas dans les idéaux de l'ancêtre, il préfère encore le choisir lui plutôt que cette folle furieuse.

ϟ CELUI-QUI-SAIT OU PHILÉAS FOLENGRAIN ? : Celui-qui-sait — Il déteste la politique anglaise et même s'il ne suit pas réellement ce qui se passe, il trouve que celui-qui-sait a l'avantage de leur montrer les failles dans le gouvernement. Un ministre de la magie digne de ce nom ne devrait pas permettre à ce genre de perturbateur de remettre leur légitimité en cause.

ϟ SUCRÉ OU SALÉ ? : Définitivement salé. Ou flambé, à la vodka.

ϟ BUT DANS LA VIE : Protéger ses deux adorables petits frères de leur némésis ultime, c'est-à-dire eux-mêmes. Les empêcher de propager des rumeurs malsaines sur la famille. Que Dimitri lui dise merci. Les responsabiliser pour ne plus avoir à les couvrir et enfin pouvoir avoir une existence qui ne tournerait pas autour de la famille Bolgarov. Accessoirement, échapper à l'emprise que son père a sur lui. Autant dire que si à la fin de l'année, Dimitri ne se retrouve pas à Azkaban, il considère avoir plutôt géré.
ϟ CE QUI COULE DANS VOS VEINES : Du sang pur. Contrairement à ses cadets, sa mère était bel et bien une sorcière au sang tout ce qu'il y a de plus pur, ce qui lui est totalement égal vu qu'il a aussi été élevé par sa moldu de belle-mère. Ce détail semble néanmoins avoir de l'importance aux yeux du père de famille ce qui a tendance à le contrarier. Surtout depuis qu'il a quitté le manoir familial pour s'exiler en Angleterre loin de lui.
ϟ VOTRE ANIMAL DE COMPAGNIE : Un énorme chat sibérien qu'il a appelé Pacha, diminutif russe de Pavel et ça avec comme unique but d'embêter son petit frère. L'animal est gros, imposant, peut-être trop nourri et passe sa vie à dormir sur le canapé en attendant qu'il rentre du boulot. Il s'est donc mis en tête qu'à la mort de l'animal, il fera comme tout le monde. Il adoptera un hibou, utile, plus productif et moins onéreux en nourriture. Il a déjà prévu de l'appeler Vladimir histoire de varier les plaisirs.
ϟ SIGNE PARTICULIER : Il est très logiquement bilingue anglais – russe mais n'a jamais fait le moindre effort pour perdre son absent. Il maîtrise également parfaitement le latin classique depuis l'université. Son diplôme d'histoire provient d'une université soviétique, il n'a donc pas la même version des faits que les anglais et préfère éviter d'en parler pour ne pas s'énerver.


physionomie

ϟ DESCRIPTION PHYSIQUE ; Il a les yeux de ceux qui en ont trop vu. Son être entier retranscrit cette impression. Fatigué, épuisé. On lui a souvent demandé s'il a fait la guerre, s'il s'est battu pour son pays dans un moment de patriotisme extrême. Souvent, il répondra non, sauf parfois lorsque, incapable de supporter plus longtemps les airs curieux des indiscrets, il acquiescera tranquillement, s'attirant par la même occasion la pitié de ceux qui n'auront pas le courage de lui en demander plus. Car il n'y a pas que ses yeux pleins de souvenirs éprouvants, il y a son allure. Il se traîne, il se déplace avec une certaine appréhension, comme s'il avait peur qu'à tout moment quelque chose lui tombe dessus. Il attend les coups de feu, les insultes en russe, même une dizaine d'années après. Ses mains souvent à l’affût, prêt à chercher dans une de ses grandes poches un pistolet pour se défendre en cas d'attaque. Et quand il est seul, qu'il est persuadé qu'on ne le regarde pas, c'est le relâchement, il abandonne sa fierté russe, ce besoin vital qu'il a de paraître toujours bien devant les autres. Il a lointainement conscience que c'est un échec mais s'interdit à y penser.

Des cheveux bruns toujours en bataille, bien trop souvent affublé d'un trench-coat et de ses éternelles chemises, il ne fait pas distingué. On est bien loin de la classe des anglais. Il délaisse l'image qu'il laisse de lui, persuadé que ça ne changera pas grand-chose. Il se fiche pas mal que son dos toujours strictement droit, ou ses airs fatigués qu'il aborde forcément quand on lui raconte une bêtise, le font passer pour quelqu'un de plus sévère qu'il ne l'est réellement. Il n'a pas conscience d'impressionner, bien trop habitué aux réflexions de ses frères qui n'accordent pas d'importance à son existence. Il n'imagine pas qu'on puisse le remarquer quand il entre dans une salle et pourtant, sa taille plus que raisonnable, son pas sec et quasiment militaire qu'il a acquis alors qu'il n'avait qu'une dizaine d'années – ce pas sûr et assuré qu'il a été obligé d'acquérir en se mêlant à la mafia – tout cela marque plus qu'il ne le pense.

On lui dit souvent qu'il a l'air du russe typique, peut-être pas qu'il n'articule aucun mot, que son accent pollue chaque phrase qu'il dit, ou à cause de ses airs bourrus, de cette manie à avoir toujours une flasque de vodka sur lui. Il ne s'imagine pas remplir autant de stéréotype, ça dépend des gens. Pour certains – pour ceux qui ne prennent pas la peine d'analyser chacun de ses regards, de ces attitudes parfois insolites – il n'est pas si différent.




psychologie

ϟ AIME : Dimitri Pavel Bolgarov, son mégalo de frère. Vladimir Stanislav Bolgarov, son frère pas si innocent que ça. Les savoir en sécurité. Chanter l'hymne russe. Son père. Les repas de familles interminables. Sa belle-mère. La Russie. Rentrer au pays. La mafia, même si ce n'est pas tout blanc. La musique classique. La vodka. La religion mais seulement en Russie. L'art sous toutes ses formes. L'architecture. La kvas. Malevitch et le suprématisme. L'histoire sociale. L'ancienne économie de son pays. Aller à l'opéra. Se balader dans des musées. Traduire des textes en latin. La littérature russe. Les cravates. Nietzsche. Le poker mais uniquement quand il gagne. La Place Rouge enneigée. Léningrad ou plutôt Saint-Pétersbourg. Les jours de congé. Les films russes. Sa collection d'articles sur la course à l'espace durant la guerre froide. Écrire des lettres. L'ordre dans les dossiers. Parler russe, surtout avec ses frères au ministère. Les insulter dans leurs langues maternelles. Tout ce qui est glacé. Fouiner pendant des heures dans des librairies. Son trench-coat qui fait agent secret. Les missions sous couvertures. La bière, qu'elle soit anglaise, irlandaise ou allemande. Jouer de l'harmonica. Le respect des valeurs fondamentales. Isaac Asimov. La discrétion dans une certaine mesure. Regarder de vieilles photos de famille où il porte Dimitri ou Vladimir bébé. Prier sous la douche. Se nourrir de sandwich en semaine. Lire dans le métro. Soutenir la Russie aux Jeux Olympiques. Se moquer des gens qui le prennent pour un communiste. Avoir quitté la Russie. Répondre non aux questions de Dimitri sans même l'écouter. Se rendre utile quand ça peut lui apporter quelque chose. Dostoïevski. Lire le journal au bureau. Sortir avec des amis. Rigoler dans les bars. Vivre en Angleterre.

ϟ N'AIME PAS : Que ses frères ne l'aiment pas comme il voudrait. Leur côté immature. Devoir arranger leurs conneries, et ça depuis des années. Les appels de son père resté en Russie. Parler politique. Les insultes envers ses frères, sa belle-mère et son pays. La mafia, même si ce n'est pas tout noir. Ceux qui se plaignent de son accent. Les personnes incompétentes. Son boulot. Les États-Unis et tout ce qui s'en rapproche de trop près. Le stalinisme. Quand ses frères passent le voir. Les fast-foods. Quand Dimitri parle de la mafia. Le retard. Les films d'action, les dessins animés ou toutes ces conneries sans intérêt. Les grandes surfaces. Le blasphème, même s'il n'est pas le dernier à en faire. Les mauvais rapports. Rentrer au bureau après plusieurs moins en infiltration. Se rendre compte que les boulets de service n'ont toujours pas perdu leur place. Entendre parler de Dimitri au bureau. Perdre à Risk, ce qui arrive toujours. Entendre Dimitri venir réveiller Vladimir tous les matins dans l'appartement du dessus. Être mis à l'écart. L'hymne américain. Les reproches que lui fait son père vis-à-vis de ses frères. Gorbatchev. Devoir travailler en équipe. Les gens ayant une vision manichéenne de la vie. Qu'on lui dise que les États-Unis sont les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. Les cigarettes industrielles. Avoir à utiliser des sortilèges impardonnables. Être obligé de mentir sur son enfance.

ϟ DESCRIPTION PSYCHOLOGIQUE ; On lui répète tellement souvent qu'il est sans-cœur qu'il finirait presque par le croire. Pourtant il fuit cette idée, comme on fuit son reflet dans un miroir un lendemain de soirée. Il a peur, quand on lui dit une chose pareille, de ressembler à son père. Il l'évite, le modèle familial. Au fond de lui, il ressent le besoin d'être humain, de quitter ce chemin tracé dans lequel il est placé. Il a peur d'échouer, de ne devenir qu'un robot parmi les autres, incapable de faire autre chose qu'écouter les ordres avec appréhension, les exécuter à la perfection pour faire plaisir à ses supérieurs. Il refuse de tomber dans ce cercle vicieux encore une fois, celui où il ne faut décevoir personne, celui où on vit pour un groupe de personnes qui ne t'aiment pas. Il aimerait apprendre à vivre pour lui, mais en est tout bonnement incapable. Il a été conditionné trop jeune Nikolaï, et si on oublie le passage regrettable de son père, il n'est qu'un parfait modèle de l'enfant soviétique. Il aurait donné sa vie pour la communauté, pour le parti. Plus tard, avec le recul que lui ont permis ses études, c'est à ses idées qu'il a dédié son existence. Révolutionnaire, un brin utopique, il aurait accepté toutes les tortures pour soutenir leur cause. Et maintenant, isolé en Angleterre, loin de sa terre natale, il se rattache avec force à la seule chose qu'il lui reste de sa famille. Aucun risque n'est trop grand à prendre lorsqu'il s'agit de protéger ses petits frères ou sa belle-mère.

Il peut devenir excessif selon les sujets. Il est rare pourtant de le voir perdre son sang-froid presque légendaire, de le voir réagir violemment mais ce sont des situations qui existent. Il y a des choses à éviter, lui parler de ses frères par exemple, venir le voir après avoir effectué un travail lamentable, dire du mal sa patrie – ou pire, la comparer avec les États-Unis. Il y a toutes ces choses capables de le rendre fou, de lui faire balancer la table avec un regard méchant. Ce qu'ils ignorent presque tous – ces personnes dont l'existence ne l'importe pas – c'est qu'il est du genre à aimer. Rarement, certaines choses élues pour leurs intérêts non contestables. Mais lorsque dans ces moments d'égarement il aime, ça a des airs d'éternité. Même s'il doit souffrir, il continue, se condamnant lui-même à une vie de douleur. Il n'a peur que de ces choses immatérielles, la solitude, la bêtise, l'ignorance capable de bouger toutes les foules, l'impérialisme. C'est pour ça qu'avant tout, il est instruit Nikolaï. Ce n'est pas pour rien qu'il a choisi l'histoire au moment de se diriger vers l'université. Il lit parfois trop, que du russe. Les rapports d'enquêt et ce journal bien trop libéral sont les choses points sur lequel il se permet de passer du temps dans une langue autre que celle de sa naissance.

On dit trop souvent qu'il est dur pour que ça soit un hasard. Il a une sainte horreur du travail mal fait, surtout quand il s'agit de celui des autres. Il vit avec un échec perpétuel – ses frères – alors il n'est pas prêt psychologiquement à en supporter un autre. C'est pour cette raison qu'il se montre intransigeant, prêt à rabaisser toute personne capable de le décevoir bien avant qu'il n'ait le temps de placer ses espoirs dans cette personne. Son travail se transforme au fil des années en un véritable calvaire à cause de ça. Il ne comprend pas les indications de son supérieur le priant de devenir un peu plus laxiste. Mais lui, le gentil russe est bien incapable de comprendre ce principe. Son but ultime, réussir à terminer un temps record chaque dossier qui rentre en leur possession, un temps toujours plus diminué. Ce n'est même pas la performance en soi qui l'intéresse mais le procédé mis en place pour y arriver. Tout est une question de rendement amélioré pour parvenir à une situation optimale.

Parfois, il prend conscience d'être cruel. Il est capable de tuer avec une facilité déconcertante Nikolaï, on l'a élevé pour ça en quelque sorte. Il ne tique plus depuis trop longtemps quand il se débarrasse quelqu'un de sang-froid, ne ressent plus le besoin de se persuader que c'est pour la bonne cause, il le sait. Il n'est pas du genre psychopathe, il ne ressent pas ce besoin pathétique de faire du mal autour de lui. Alors parfois, il tente de se dire qu'il n'est pas méchant, qu'il fait ça par devoir uniquement, mais il se heurte à un mur, celui de la raison. L'idée qu'une personne n'accepterait pas de faire le sale boulot pour ses frères est récurrente, presque constante bien qu'il ne permette à personne de lui en faire la réflexion. Il se fiche pas mal d'avoir du sang sur les mains, de devoir chercher des moyens toujours plus ingénieux de faire disparaître les corps de l'appartement de Dimitri. Il est maniaque quand ça touche à la mort. Il y a des choses avec lesquelles il ne faut pas plaisanter, et tuer en fait partie. C'est l'acte le plus sérieux de sa vie, une histoire de famille. Encore une.

Mais pour ces rares personnes avec qui il se permet d'être amical, il lui arrive d'être heureux, de quitter ce masque de froideur qu'il garde constamment. Bien sûr, ce n'est pas pour ça qu'il racontera sa vie, son passé ou son quotidien, mais il sourira. Il aime traîner, boire un verre bien entouré. Quand il est sûr que ses frères ne sont pas là pour se moquer de lui, il aime rire, raconter des blagues ou des anecdotes touchantes sur son pays natal. Le terme de bon vivant n'est peut-être pas celui qui est fait pour lui, mais il n'est pas pour autant un fantôme, un être froid et qui n'existe pas en dehors du travail. Parfois – souvent – il regrette de ne plus avoir d'amis avec qui partager ses passions. Seul, il est perdu Nikolaï. Il a besoin de vivre dans une communauté, entouré.



histoire

— Lâche-le et presses-toi Nikolaï. J'ai des affaires à régler, on va être en retard. Ça sera ta faute.
Il regarde le bébé qu'il tient entre ses bras, l'adorable petite chose qui lui sert de petit frère, qui a déjà un sourire magnifique. Il l'adore, cette nouvelle inattendue. À neuf ans, il avait fini par se résigner, par accepter le fait d'être fils unique. Puis sa belle-mère tombe enceinte et donne naissance à ce petit ange. Mais il n'a pas le temps de s'en occuper plus aujourd'hui. Son père l'appelle, la mafia n'attend pas. Alors il pose le bébé, doucement.
— Fais de beaux rêves Dimitri. Quand tu seras plus grand on ira se balader dans Moscou et-.
— Nikolaï, j'ai dit quoi ? Arrête de perdre ton temps avec lui.
— Oui papa.
Jamais contredire le père Bolgarov, jamais.

Il n'a pas eu d'enfance. Il est né et a grandi sans qu'on ne lui accorde les privilèges normalement dus aux personnes de son âge. Adieu l'insouciance, le cliché des deux parents aimants se penchant sur le berceau du nouveau-né positionné près du feu pour profiter de la chaleur de l'âtre rougissant. Il n'a jamais eu la chance de profiter de cette vision idyllique. On l'a directement privé de la présence maternelle, même au vingtième siècle une femme peut perdre la vie en accouchant. La médecine n'est peut-être pas une priorité dans la capitale soviétique, et les liens importants que son père a tissés auprès des moldus l'ont empêché – lui le gosse au sang pur – de voir le jour dans un hôpital sorcier. C'est donc son père qui a pris en main son éducation, donnant des ordres bien trop strictes le concernant aux gouvernantes. Il n'a pas eu le droit à beaucoup d'attention enfant. Pas de jouet, juste une pièce où il fallait apprendre à marcher pour ne pas décevoir son père, cette forme imposante qui lui faisait si peur. Les choses évoluent lorsqu'il a trois ans, que sa belle-ère vient vivre avec eux bien que cela reste très peu perceptible. Ce n'est que bien plus tard qu'il comprendra les raisons qui ont poussé ce rapprochement, ce mariage arrangé qui n'avait pas d'autre but que de se forger une place encore plus haute dans le gouvernement. Mais elle est moldu, sa nouvelle mère, et juste pour cette petite raison qu'elle n'a jamais eu aucun droit sur son éducation.

Quand tous les gamins ont le droit de jouer, de construire une fusée en carton pour devenir cosmonaute, de courir derrière le chien, il est déjà plongé dans un monde d'adultes sanguinaires. Il a presque huit ans quand son père décide de l'emmener avec lui pour ses affaires mineures. Fini les cours à domicile où il avait la chance d'apprendre toutes ses matières qui ne lui serviront jamais à rien – un sorcier n'a pas besoin de cours de maths ou de littérature Nikolaï, lui répète-t-il – il arpente les couloirs du gouvernement, rencontre certaines personnes bien trop armées pour être honnête et devient le témoin d'un trafic de drogue ramené de l'occident. Plus que les autres, il comprend ce que représente la mafia. Alors quand son frère naît un an plus tard, il se promet de ne pas corrompre son innocente comme l'a été la sienne. Il n'a jamais réellement été insouciant Nikolaï, et ce n'est pas l'ambiance glaciale qui règne dans le manoir de sa famille qui améliorera les choses. Il aurait rêvé d'avoir une famille normale, de bons camarades qui se contentent de travailler pour la gloire de la nation. Il aurait aimé ne pas être sorcier et quand à dix ans, il fait sa première – et unique – année au sein des Pionners avant de prendre le chemin de Dumstrang, il a l'impression d'avoir trouvé sa place dans la communauté et c'est avec une certaine fierté qu'il porte jusqu'à ses quatorze ans le foulard rouge.


— C'est pas juste toi tu as eu un pistolet, alors que moi j'ai que des trucs nuls.
Sans qu'il n'ait pu rien faire, une certaine distance s'est instauré entre Dimitri et lui. Il aurait aimé faire quelque chose pour arranger ça, mais durant les quelques semaines qu'il passe hors de Dumstrang, tout son temps est consacré aux activités prévues par son père. Il se retrouve obligé de l'imiter, de n'être qu'un reflet de ce stéréotype russe.
— Tu sais Dimitri, à ton âge j'avais pas encore de pistolet non plus. Et puis, tu pourrais blesser Vladimir avec. Quand tu seras plus grand, je t'apprendrais à t'en servir si tu veux.
— Je ne suis pas débile, je sais encore faire la différence entre une boîte de conserve et Vladimir.
— Bon. Viens avec moi dehors, on va tirer sur des arbres.

Parfois, il a l'impression d'être mis à l'écart. Et à chaque fois qu'il revient pour les vacances, cette impression ne quitte pas son esprit. Un étranger dans la famille, un cousin éloigné qui ne leur rendrait visite que quelques fois par an. Il n'a pas pu assister à la naissance de son deuxième adorable petit frère, de ce bébé-roi sur lequel il ne faut même pas crier. Il n'a pas l'occasion d'amener Dimitri à ses entraînements de hockey, et même s'il est plutôt d'accord avec son père sur la pratique de ce sport, le fait de rater de cette façon l'enfance de ses frères. Chaque retour au manoir des Bolgarov est plus douloureux que le précédent. Il y a les demandes de son père qui se font de plus en plus insistantes. Il sait que rien ne le sauvera, que ses bonnes notes ne font qu'accentuer le fait que son père le veut comme second, comme successeur de cet empire qu'il tente tant bien que mal de construire. Alors il vit dans le conflit permanent, son père de qui il partage de moins en moins les opinions politiques, de Dimitri qui ne semble plus lui témoigner le moindre amour, de Vladimir pour qui il n'est que le frère absent et ça depuis sa naissance. Il aurait aimé rester à Moscou pourtant, partager cette vie de famille qui le fait tant rêver, aider sa belle-mère à s'occuper des garçons. Quand à Dumstrang il voit le comportement de ses camarades de dortoirs avec leurs petits frères, il regrette, persuadé avec raison de ne jamais avoir l'occasion dans sa vie d'avoir le rôle du grand-frère cool qui apprend de nouvelles bêtises au plus jeune.

Il déteste Dumstrang. Ce n'est pas tant la magie qui le gêne, mais l'ambiance générale de l'école de sorcellerie. Il hait cette mentalité, ces gamins bornés persuadés d'être plus importants que d'autres à cause d'une généalogie compliquée. Il est bien loin, son idéal composé des valeurs du parti avec lesquelles il a été conditionné depuis tout jeune. Même s'il ne regrette à aucun moment le fait d'être sorcier et les avantages que procurent la magie, il aurait aimé suivre un cursus moldu, pouvoir faire partie du Komsomol – les jeunesses communistes du parti – et se faire des amis qui partageraient sa vision du monde. Mais à la place, il est coincé dans une école perdue au milieu de nulle part. Il ne se plaint que rarement pourtant, reste très discret à ce sujet surtout auprès de sa famille. Il a très vite compris que peu de choses lui appartiendraient réellement, que sa vie privée sera toujours utilisée contre lui pour le pousser à faire ce qu'il refuse alors il s'interdit de donner à son père des raisons de l'exploiter encore plus. Rien d'autre n'a d'importance que ses résultats, et le fait qu'après sept ans loin de sa famille, il revienne s'installer définitivement au manoir des Bolgarov, prêt à accepter son destin.


— Nikolaï, tu es mon héritier. Tue-le.
Ses yeux passent du pistolet à l'homme qui pleure, priant dieu pour le salut de son âme. Il n'est pas un assassin. Il déteste tuer sans jugement. Et puis il regarde son père. Son père, le mafieux. Son père qui attend définitivement une réaction de sa part.
— Tu es un bon à rien Nikolaï, j'espère que dans quelques années tes frères-.
Il tire pile dans les yeux de cet homme qui quelques minutes avant le supplier encore. Il le tue sans sursauter, sans la moindre once de compassion, sans tirer la moindre fierté du sourire de son père. Il ne cherche qu'à les protéger, ses petits frères.
— Au suivant.

Il finit par abdiquer. Pour ses frères, bien trop jeunes, pour sa belle-mère, à qui il doit tellement, il a fini par accepter la décision de son père. Pourtant, il les a balayés longtemps ces caprices. Il ne voulait rien avoir à faire avec la mafia et ce milieu bien trop louche. Il aurait aimé ne jamais avoir à tuer personne. Les perspectives d'avenir étaient nombreuses, peut-être aurait-il pu avoir un avenir en politique, dans un de ces groupes cherchant à réformer le parti dans une perspective bien plus trotskiste, le retour à la révolution. Ou alors il aurait pu faire un millier de choses différentes qui ne nécessitaient pas de tirer sur une personne probablement innocente – plus ou moins, ça dépend du point de vue. Mais il n'a pas eu le choix. Il réalise être un adulte, quelqu'un ayant des responsabilités peut-être trop dures à supporter dans un premier temps mais qu'on ne peut pas rejeter avec des prétextes quelconques. C'est lui ou eux, lui ou ses adorables petits frères bien trop enclins à faire toutes les bêtises du monde, ou du moins c'est l'idée qu'il se fait désormais de Dimitri. Alors il accepte à la fin d'un de ces repas de famille barbant, après que son père lui ait fait plusieurs remarques. Il accepte quand ils se retrouvent tous les deux devant un verre de vodka, tellement énervé qu'il accumule sans souci ses tabacs roulés bien trop fort.

Il regrette souvent son choix pendant ces trois années passées à devoir se lever tôt, à accompagner son père dans toutes les affaires importantes en lien avec la mafia. Pourtant, il finit par devenir le fils parfait, le fils sur qui on peut compter en cas de souci. La déception n'a jamais eu sa place dans la famille, son enfance a été clairement marqué par cette information. Alors toutes ces tâches ingrates, il les mène à la perfection. Sans sentiment, sans émotion. Il est loin d'être un robot, d'une machine à tuer, d'un chien qui se contente d'écouter les ordres. Il a des raisons d'agir de cette manière, ne pas donner de raisons à son père de se tourner vers ses petits frères pour chercher son héritier comme il dit. Il se comporte aussi bien à la maison qu'ailleurs avec un professionnalisme presque affolant. Ce n'est que parfois, lorsqu'il s'autorise à passer du temps avec quelques amis rencontrés dans une association de l'université qu'il regarde de loin avec envie qu'il se permet d'être lui-même, de quitter le masque froid. Malgré les idées que peuvent se faire ses frères, il est loin d'être sans cœur.


— Laisse-moi récapituler. J'ai joué un rôle dans la guerre du Vietnam, je suis complètement stupide donc je suis américain. J'étais politicien, je parierais sur le président. Du coup, je dirais que je suis Nixon ?
Il enlève le post-it sur sa tête pour découvrir le nom qu'il vient d'annoncer avec un regard plein de haine. La pause du midi. Depuis qu'il a décidé de quitter ses obligations familiales pour rentrer à l'université de Moscou, il la passe avec des personnes intéressantes, des étudiants politiquement actifs comme lui.
— C'est ça. Et moi je suis Churchill ? C'est la dernière fois qu'on prend un thème pareil, c'est trop simple.
— Ouais. Quand je pense que ces abrutis sont toujours persuadés qu'ils ont gagné la Seconde Guerre mondiale.
Parce que tout le monde le sait. C'est leur grande nation qui a permis ce miracle.

Il a la vingtaine passée quand il se décide enfin à prendre sa vie en main. Dimitri est rentré à Dumstrang, sa belle-mère ne laissera personne faire du mal à Vladimir. Ses deux petits frères – sa famille, ces deux ingrats à qui il tient quand même – ne risquent plus grand-chose dans l'immédiat. Il a vu trop de sang aussi. Il y a cette image que le miroir lui renvoie chaque matin, celui d'un homme sans limite, capable de tuer de sang-froid. Il ne se fait pas d'illusion, il l'est. Alors il raccroche, le matin en se levant il laisse son pistolet sous son oreiller pour aller à la fac. Il a choisi d'étudier l'histoire, la version officielle qu'enseigne le parti parce qu'il n'a pas le choix. On ne leur laisse pas le choix, à ses étudiants déjà conditionnés depuis leur enfance pour soutenir le choix économique et politique de la nation. En même temps, il réalise enfin son rêve, celui de pouvoir s'engager politiquement dans un groupe actif. Là encore, c'est des cris à la maison quand il rentre après ses réunions, des affiches trotskistes et révolutionnaires sous les bras. Son père n'approuve pas ses choix, lui rappelle qu'il reste un membre important du parti au sein du ministère de l'intérieur. Pour la première fois, il est déçu par le comportement de Nikolaï pour qui cet échec est comme une bouffée d'oxygène. Passionné par ses études, fier d'avoir enfin réussi à dire non, se spécialisant en latin qu'il maîtrise aujourd'hui parfaitement, ces trois années à l'université de Moscou sont sûrement les plus belles de sa vie.

Sa relation conflictuelle avec ses frères est la seule chose pouvant altérer son bonheur. Le plus vieux ne l'aime pas, clairement. Il lui fait comprendre à chacun de ses retours à la maison pendant les vacances. Le plus jeune imite le premier, alors qu'ils se croisent tous les jours dans ce manoir qu'il évite avec acharnement. Il essaye pourtant de devenir un bon grand frère. Il a amené Dimitri voir les épreuves de hockey sur gazon aux Jeux Olympiques de Moscou, il leur a fait des cadeaux pour s'attirer leur sympathie. Il continue à avoir cette impression de n'être qu'un étranger, une personne qui est parfois utile mais qui n'a pas le besoin d'exister le reste du temps. Il en souffre de ces tensions, il déteste avoir le sentiment de s'y habituer. Il n'y a rien de pire que de rentrer dans une routine où on sent sa propre famille nous haïr.

1983, c'est cette année maudite. Au début, il a crié, perdu toute trace de sang-froid. Il a refusé de quitter sa Russie natale pour aller se cacher dans un de ces pays de l'autre côté du Rideau de Fer mais il n'a pas eu le choix. Son père exclu du gouvernement, la question ne se pose pas. Fuir pour sauver sa famille, fuir pour pouvoir vivre quelques années de plus dans un pays qu'on n'aime pas au lieu de mourir pour sa patrie. Ça fait partie des choix qu'il n'aurait pas fait. Encore une fois, il ne pense pas à lui. Il pense à la famille, à Dimitri et Vladimir qui accompagne leur mère en Angleterre, au fait qu'il faut un homme pour s'occuper d'eux pendant que leur père reste en Russie dans ce manoir austère. Des affaires de mafia, encore et toujours. Sa famille accède au bonheur en se brisant. Il quitte cet homme dont la simple vue lui rappelle ses erreurs, cet homme qui continue à traiter ses frères comme moins importants. Et pourtant, dans ces grands moments de faiblesse, il continue à lui répondre au téléphone, écoutant ses remarques insensées sur une probable descendance qui n'arrivera jamais.


— Flaversham. Votre rapport.
Son regard se pose sur celui qui s'est presque autoproclamé auror de l'année la semaine précédente, suite à un concours débile entre collègues de bureau. Pour lui, le cas Basile Flaversham n'est qu'une déception parmi tant d'autres, la preuve que ce pays n'est pas assez ferme concernant l'éducation de leur enfin.
— Vous allez pas me croire. Ce matin je marchais dans la rue quand soudain un mec armé est passé-
— La semaine prochaine.
Il rêve presque. Il sait qu'il ne le verra pas avant le mois suivant au bureau.

Il a souffert de cette soudaine distance avec son pays natal. Il a eu du mal à s'adapter, à prendre le réflexe de parler anglais aux gens qui lui adressaient la parole. Il n'en avait pas la moindre envie de toute façon. Si on l'a forcé depuis toujours à apprendre cette langue, se servant de prétexte stupide – où est l'importance de parler la première langue mondiale lorsqu'on est russe – il ne l'a jamais aimé. C'est pour cette raison qu'il refuse de perdre son accent, ne trouvant pas l'intérêt de se faire comprendre par cette masse infâme de capitaliste. Il est perdu dans une société qui n'est pas la sienne. Au supermarché, il angoisse presque. Devant lui, c'est l'étalage excessif de produits dont il n'a pas besoin. En poussant le problème plus loin, il est incapable de saisir le besoin d'avoir des rayons entiers de shampoings quand un seul suffit. Il se sent perdu, ses deux frères ayant pris le chemin de Poudlard. Loin de leur père, ils ne risquent plus rien et pour la première fois de sa vie, Nikolaï se sent inutile. Il stresse, boit de la vodka infâme et bon marché, cherche à oublier. Il a peur de n'être qu'un rouage inutile qu'on supprimerait car il demande un effort supplémentaire. Et c'est face à cette vie ennuyante, cet univers où il a perdu toutes ses raisons d'exister qu'il retrouve le chemin du monde magique. C'est peut-être à ce moment-là que son éducation joue un rôle, qu'on se rend compte à quel point son père l'a bien conditionné. Il se rapproche du ministère, lieu de pouvoir. Il intègre les aurors, presque par hasard, cherchant un travail capable d'occuper ses journées sans être trop répétitif.

Décevoir ce n'est pas son genre, à Nikolaï. Il est adepte du travail fait à la perfection, optimiser. Toujours faire mieux en moins de temps, amélioration du rendement, Stakhanov. Il se doit de bosser dur pour ne pas être un fardeau, pour ne pas être remarqué. Et c'est grâce à cette rigueur dans son travail qu'on lui a confié un stagiaire dont il se serait bien passé. Joy Jackson-Powell est une fille gentille, le genre de personne avec qui travailler n'est pas un réel souci. Il s'est même félicité de ne pas avoir récupéré le garçon à l'allure débile, Basile Flaversham dont a hérité son collègue. Avec le recul, il s'en veut d'avoir crié victoire trop vite. Parce qu'il a dû s'en débarrasser Nikolaï. Il a dû tuer de sang-froid son partenaire de mission, faire disparaître le corps avec un professionnalisme qui frôle presque la paranoïa, marmonnant que c'est plus simple en Russie. Et il a dû faire tout ça pour une seule personne, pour Dimitri, pour son petit frère qui risquait gros s'il n'arrangeait pas ses bêtises car il est incapable de faire attention aux forces de l'ordre. Et c'est de cette façon qu'il a récupéré Flaversham. Deux stagiaires pour le prix d'un. Et si l'une est intéressante, l'autre n'est qu'un humain sans cerveau pour lequel il a du mal à avoir une once de considération. Avec le temps, il a fini par s'y habituer. Il n'a pas le choix. Depuis quelques années, il est chef d'une petite division d'auror, et forcément c'est un Basile marqué par le départ de sa collègue qu'il a récupéré. Heureusement pour lui, Flaversham n'est pas un réel problème, juste un détail sans importance quand on le compare à ses frères.


— Sérieusement, ce film est le meilleur film du monde.
Il soupire, bien incapable de comprendre la scène inattendue qui se déroule dans son salon. En se levant en pleine nuit, il n'aurait jamais imaginé voir Dimitri dans son horrible pyjama à cup cake rose sur son canapé, en train de regarder Grease avec une attention presque malsaine. La fatigue se lit dans son regard quand il pose les yeux sur celui qui s'est mis en tête de faire de sa vie un cauchemar.
— Je croyais que tu voulais plus me voir ? Il y a du pop-corn dans le placard mais compte pas sur moi pour te le faire cette fois, je retourne me coucher.
— Ça tombe bien, je voulais pas le voir avec toi.
— Pourquoi tu es chez moi ?
— Y'a un corps dans mon salon.

Ses frères ne sont pas des cadeaux, ils sont même ce qu'il y a de pire dans ce monde. Mais il est du genre à toujours tenir ses promesses Nikolaï et malheureusement c'est à sa belle-mère – bien que le terme mère serait plus adapté vu que depuis les années, il la considère comme telle – qu'il a fait la pire de sa vie. Il se rappellera toute sa vie de ce jour où elle lui a demandé de veiller sur eux, de les préserver. Ce n'est pas parce qu'elle se contente de garder la maison qu'elle est stupide. Elle a aussi bien que tous les autres vu à quel point ses fils – en commençant bien sûr par Dimitri – étaient un danger pour eux-mêmes. C'est à lui que revient cette tâche compliquée d'arranger leurs conneries. Et il y en a. Parfois, il en a marre, il est sur le point d'abandonner quand il se rappelle qu'il ne lui reste que ça, sa famille. Alors il continue, courageux et entêté, à payer les cautions pour faire sortir Dimitri de prison du côté moldu, à faire disparaître les dossiers qui les concerne au ministère. Il lui arrive de se dire qu'il a bien fait de choisir le travail d'auror quand il voit l'étagère remplie de paperasses ayant toute un rapport avec les exploits des Bolgarov dans le monde magique. Il soupire souvent en voyant le petit étage consacré uniquement à Vladimir, où les dossiers sont parfaitement classés, et celles concernant Dimitri où il reste à peine la place d'en rajouter. À croire que le plus jeune est plus malin, qu'il s'en sort mieux. Il ne se fait aucune illusion, il n'est pas plus calme que son modèle sur terre qui a eu jusqu'à l'audace d'accéder au poste de directeur de département.

Il aurait espéré que les choses s'arrangent Nikolaï, qu'en partageant désormais le même lieu de travail, les mêmes habitudes et pratiquement la même vie, ses frères l'acceptent. Il aurait aimé récupérer ce que la vie en Russie leur a pris, ce que leur père leur a volé, cet amour fraternel qu'il ne peut pas s'empêcher de ressentir quand ils sont tous trois. Mais ce n'est pas le cas. Il y a les remarques de plus en plus méchantes, les réflexions ingrates. Il y a Dimitri qui lui dit qu'il est inutile, Vladimir qui approuve. Il jalouse cette complicité malsaine qui existe entre les deux plus jeunes, ceux qui sont vraiment frères. Ils ne se privent pas de lui faire remarquer, qu'ils ne sont pas vraiment du même sang. Ils lui reprochent sans arrêt le comportement de leur père, cet amour qu'il lui portait et cette indifférence qu'il leur réservait. Tout ça comme si c'était sa faute, comme s'il avait demandé à être l'enfant parfait, celui sur qui on place tous ses espoirs. Il aurait aimé que tout ça change mais ce n'est pas le cas. Il n'est plus l'étranger mais le rejeté, celui qu'on ne veut pas à sa table. Cette situation le bouffe, il hait entendre Dimitri chanter l'hymne russe à Vladimir habitant l'étage au-dessus, ce réveil matinal qui ne lui est jamais destiné. Pourtant, il continue à garder espoir, des fois, durant les bonnes semaines. Quand ils se retrouvent à jouer à jeux sociétés sous le regard fier de leur mère, quand Dimitri débarque chez lui pour l'embêter mais qu'il lui consacre du temps, quand ses deux monstres de frère passer dans son département au travail – et ça même si ce n'est pas pour lui – quand ils soutiennent leur pays aux Jeux Olympiques, quand Dimitri a accepté de boire avec lui – à la paille – lorsque leur nation est tombée. Il se fait des films rapidement détruits, les deux autres Bolgarov ne voient en lui qu'un pion intéressant parmi tant d'autres, un qui ne refusera jamais de les aider peu importe les conséquences. Mais il supporte. La famille, il n'y a que ça qui compte.


— Tu sais pas ce que c'est la mafia Dimitri.
Éternel dispute. Il entend Dimitri parler, Dimitri se plaindre, Dimitri l'insulter en russe, lui dire que lui aurait fait de grandes choses. Mais il ne le regarde pas, il l'ignore, refuse de continuer ce débat presque quotidien. Dimitri finit par se taire, attendant une réponse de la part de son grand frère. « Niet. » Un mot, du russe, toujours le même. Toujours répondre non à Dimitri. Le muffin arrive dans sa figure. Détail, ça aussi il en a l'habitude.



hrp

ϟ COMMENT NOUS AS-TU DÉCOUVERT ? Ceci est mon sixième et dernier compte, preuve du suicide social que j'accepte pour m'accrocher encore un peu plus à Legilimens. Mais c'est pas grave, qui a besoin de sortir quand on a internet, un forum aussi badass et des gens aussi cools avec qui rp.

ϟ LE NOM DE LA PERSONNE SUR TON AVATAR ; Castiel. Misha Collins, parce qu'il est drôle, drôle et encore drôle. Et parce que Supernatural ftw.

ϟ QUE PENSES-TU DU FORUM ? Trop de love, trop de feels, trop de dramas, trop de thug life. Bref, je l'aime.

ϟ AS-TU LU/VU TOUS LES HARRY POTTER ? Dimitri, si tu lis ces lignes, je propose prochainement un nouveau marathon Harry Potter pour les regarder encore une fois, parce qu'on est des folles de toute façon.

ϟ SUR COMBIEN D'AUTRES RP ES-TU INSCRIT SANS COMPTER CELUI-CI ? Je refuse de compter. On dirait pas comme ça, mais je gère.


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NIKOLAÏ ▬ they leave the west behind
MessageSujet : Re: NIKOLAÏ ▬ they leave the west behind Ven 20 Fév 2015 - 7:25



Encore des persos haut en couleurs, avec ces trois frères. (Misha Collins. *bave*)

J'ai beaucoup ri en lisant : " Ceci est mon sixième et dernier compte, preuve du suicide social que j'accepte pour m'accrocher encore un peu plus à Legilimens. Mais c'est pas grave, qui a besoin de sortir quand on a internet, un forum aussi badass et des gens aussi cools avec qui rp. " JE PLUSSOIE TOTALEMENT. SUICIDE SOCIAL ? OU CA ? REGARDE ON EST TOUS TES KEUPINS. /poutre.

Bref : bienvenue dans le club des sixièmes comptes, tu vas voir, c'est merveilleux 8D

J'ai hâte de voir ces trois monstres frères à l'oeuvre. Et bien entendu je réserve plein de liens de fifous. ♥

Bon courage pour la suite ! ♥

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NIKOLAÏ ▬ they leave the west behind
MessageSujet : Re: NIKOLAÏ ▬ they leave the west behind Ven 20 Fév 2015 - 10:39

    NIKOOOOLAÏ ♥
    Notre chef Auror tant attendu ! On va enfin pouvoir faire encore plus de conneries à la B99 steackhachédabord
    Hâte de lire ta fiche jusqu'au bout, (avec l'accent de SERGEI) et faire des petits liens tout beau tout chou /sbaf.

    Courage pour la suite ♥♥

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NIKOLAÏ ▬ they leave the west behind
MessageSujet : Re: NIKOLAÏ ▬ they leave the west behind Ven 20 Fév 2015 - 11:36

MON GRAND FRÈRE QUE J'AIME RENDRE FOU. ♥

Tu sais bien que j'aime déjà Nikolaï et que j'ai hâte de lire cette fiche, sans parler que tu m'as motivé pour recommencer finir la mienne.

Par contre Pavel pour le gros chat, c'est pas milo du tout.
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NIKOLAÏ ▬ they leave the west behind
MessageSujet : Re: NIKOLAÏ ▬ they leave the west behind Ven 20 Fév 2015 - 11:42

THIS IS FUCKING AWESOME. ♥

Je t'aime. Encore bienvenue slurpbaveslip.

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NIKOLAÏ ▬ they leave the west behind
MessageSujet : Re: NIKOLAÏ ▬ they leave the west behind Sam 21 Fév 2015 - 12:46

    Tu sais ce que je pense. ♥♥ Bon courage pour la fin de ta fiche ! 8D Le début est déjà alléchant.
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NIKOLAÏ ▬ they leave the west behind
MessageSujet : Re: NIKOLAÏ ▬ they leave the west behind Dim 22 Fév 2015 - 11:08

Comment tu fais pour t'en sortir avec autant de persos ♥ J'suis admirative, en plus ils sont tous gagatisants, celui là ne fait pas exception. J'suis curieuse de voir les séna débarquer xD J'aime beaucoup beaucoup beaucoup le début et puis Misha, super choix de vava, bah comme d'hab hein  heartheart




Oh Andy a pris l'un des frères *curieuse on* En fait j'suis pas vraiment étonnée mais haha ça va fun vos rp  wowowowowowowowo

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Therapy doesn't work on me.

NIKOLAÏ ▬ they leave the west behind
MessageSujet : Re: NIKOLAÏ ▬ they leave the west behind Mer 11 Mar 2015 - 20:50

    So, honey ? wiwiwi

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ϟ ÂGE : 43
ϟ FONCTION : Auror
ϟ AVATAR : Misha Collins.


ϟ LIENS : fichelienscourrier

NIKOLAÏ ▬ they leave the west behind
MessageSujet : Re: NIKOLAÏ ▬ they leave the west behind Mer 18 Mar 2015 - 1:05

    Merci vous tous, contente de voir que vous êtes tous partant pour voir une famille de russe complètement timbré vous pourrir la vie. ♥ (Je vous aime.) (Même toi Agapa, même si tu encourages Basile dans ses conneries. Vivement qu'on transforme le bureau des auror en B99 à la Harry Potter.)
    Je termine normalement ma fiche ce week-end, désolée pour le retard. o/

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ϟ ÂGE : 24
ϟ FONCTION : Ancien Serpentard ; Gamin borné et blessé, guidé par ses mauvais choix. Ex-mangemort actuellement en reconversion.
ϟ AVATAR : Alex Pettyfer.
ϟ ABSENCE ? : En Suisse pendant un an ; présence réduite.



ϟ LIENS : Substract love, add anger.


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MessageSujet : Re: NIKOLAÏ ▬ they leave the west behind Dim 19 Avr 2015 - 14:02

    Daww, mais cette bouille à bisous. ♥ J'aime tellement son côté grand frère hyper protecteur et prêt à tout pour protéger ses deux petits frères qui se doutent de rien. Tous les sacrifices qu'il fait pour rien, pauvre petit ! J'ai adoré lire cette jolie fiche, et j'espère que Nikolaï se rebellera et se fera accepter de ses frères.

    Fiche validée, évidemment. LOVE.

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MessageSujet : Re: NIKOLAÏ ▬ they leave the west behind

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