Secret du moment


A. LICHUAN WHITELAW
(TROUVÉ)

Finalement, tu as plus de points communs avec Lone que tu ne le prétends.

Alors, vous savez ce que c'est ?
Nouvelles de Legi !
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ϟ ÂGE : 19
ϟ FONCTION : cinquième année
ϟ AVATAR : birdy



juliet • the dice was loaded from the start
MessageSujet : juliet • the dice was loaded from the start Mer 25 Fév 2015 - 22:51


Juliet Kelly Berkeley


carte d'identité
ϟ ÂGE & DATE DE NAISSANCE : seize ans, elle est née le 12 novembre 1982.
ϟ LIEU DE NAISSANCE : Oakland, en Alabama.
ϟ ANNÉE & MAISON : en cinquième année, encore. Elle a redoublé en ratant la plupart de ses BUSE et représente ainsi piètrement la maison Serpentard.
ϟ ORIENTATION SEXUELLE : elle ne sait pas vraiment, elle navigue un peu au-dessus de tout ça pour le moment et ne s'est pas posée la question.
ϟ DESCRIPTION DE LA BAGUETTE MAGIQUE : en bois de chêne, elle contient du ventricule de dragon et mesure 22,4 centimètres.

ϟ PATRONUS : un caméléon avec un air assez stupide, mais elle n'a réussi à le faire apparaître qu'une seule fois.
ϟ AMORTENTIA : c'est une odeur de pain d'épice, et puis de miel. Juliet adore le pain d'épice. On trouve sûrement du pain d'épice à Oakland.
ϟ ÉPOUVANTARD : un seau entier de veritaserum.


ϟ ALBUS DUMBLEDORE OU BELLATRIX LESTRANGE ? : elle ne sait pas, Juliet ne sait jamais, Juliet n'a jamais trop d'avis réel sur quoi que ce soit mais Juliet aurait probablement peur de Bellatrix Lestrange.
ϟ CELUI-QUI-SAIT OU PHILÉAS FOLENGRAIN ? : aucun des deux ne l'inspire plus que l'autre, elle ne comprend pas grand chose à tout ça. Elle n'apprécierait pas de voir Celui-qui-sait dévoiler ses petits secrets.
ϟ SUCRÉ OU SALÉ ? : vraiment, rien ne vaut le pain d'épice.
ϟ BUT DANS LA VIE : elle voudrait ressembler à sa mère, être aussi belle qu'elle, aussi aimée qu'elle.
ϟ CE QUI COULE DANS VOS VEINES : du sang de moldu, ce qu'elle n'étale pas particulièrement au sein de sa maison. Personne n'attire l'attention chez les Serpentards en se vantant d'avoir un père à l'usine de chocolat. Juliet veut attirer l'attention, certainement pas le mépris.
ϟ VOTRE ANIMAL DE COMPAGNIE : elle est allergique aux poils de chat et aux plumes d'oiseau – sa vie est un enfer et sa mère lui a acheté un crapaud.
ϟ SIGNE PARTICULIER : Juliet sait écrire son nom en tenant un stylo entre ses orteils, ce qui est magnifiquement utile.



physionomie

ϟ DESCRIPTION PHYSIQUE ; 
Maman disait que j'étais éclectique. Je ne sais pas si ce mot est le plus approprié, mais il me plaît. J'aime savoir qu'on me regarde et le meilleur moyen que j'ai pu trouver pour atteindre cet objectif a été d'avoir une garde-robe hétéroclite. J'aime tenter de reproduire l'élégance de ma mère, j'aime aussi mettre tout et n'importe quoi pourvu que les yeux ronds soient sur moi. Mes yeux à moi ne sont pas ronds, mes yeux sont comme ma garde-robe, mes yeux sont marrons, verts, un peu bleus parfois, ils ne savent pas, ils ne comprennent pas. Moi non plus je ne comprends pas. Je pense que mon corps est à l'image de mon entière personne, complètement indécis. Je ne suis pas une de ces grosses filles mal dans leur peau mais je ne suis pas non plus squelettique ou même particulièrement mince ; mes cheveux sont longs mais ils ne peuvent pas dire s'ils sont totalement blonds ou totalement châtains ; je suis dans un entre-deux. Seule ma peau tranche, ma peau est blanche, parce qu'on ne voit pas beaucoup le soleil à Newcastle, en Angleterre. Autrement, je suis coincée dans ce perpétuel et effarant entre-deux. Je marche et ma démarche est hésitante, entre le ralenti et le pressant, stressant. J'ai les genoux ronds, les genoux qui tremblent quand ils s'avancent dans le noir et qui s'étalent paresseusement sous le soleil d'été. J'ai des mains fines, des mains d'artiste, les mains de mon père mais qui ne savent rien faire à part lire et attendre. Mon nez me paraît démesuré mais maman m'a toujours affirmé qu'il était absolument normal. Tout est subjectif, tout est relatif, tout change. Mes lèvres, un peu bombées vers le bas, mes lèvres roses bientôt seront ridées, seront fanées. Mes longs cils seront moins longs, mes épais sourcils seront moins épais, mes oreilles si attentives sous mes cheveux seront moins attentives. Bientôt je ne serais plus éclectique, bientôt je deviendrais uniformément vieille. Mais en attendant je suis Juliet, la fille que vous n'arriverez pas à décrire, parce qu'elle n'est ni grande, ni naine, ni grosse, ni maigre, ni blonde, ni rousse, ni quoique ce soit à part horriblement blanche. Je suis Juliet, qui réclame votre attention quand bien même suis-je totalement invisible.




psychologie

ϟ AIME : le pain d'épice • sa maman • les pulls qui grattent • les petits mensonges • les dessins-animés le matin pendant les vacances • les cours de sortilège • les gros mensonges • le diabolo menthe • la pluie sur la fenêtre • les tartines de miel • entendre le bruit des pas dans les couloirs • attirer l'attention • prendre des photos • les patacitrouilles • jouer à la bataille explosive • tricher
ϟ N'AIME PAS : le chocolat • le quidditch • les marmottes • porter des tongs • aller à la piscine • la soupe aux oignons • les personnes qui soupirent quand elle dit un trop gros mensonge • avoir froid • les cours de métamorphose • être invisible • se croiser par inadvertance dans le miroir • être surprise • se tromper de chemin • avoir chaud • qu'on lui dise qu'elle est une mauvaise personne

ϟ DESCRIPTION PSYCHOLOGIQUE ; 
Je suis une personne normale, nous sommes tous normaux, je ne peux pas faire autre chose que de vous exposer mon ennuyeuse banalité. Mes parents m'ont appris à dire bonjour, s'il-vous-plaît, merci et au revoir, je suis d'une politesse royale. Je me tiens droite et je vous souris, parce que ça ne sert à rien de pleurer ou d'être malheureux, ma maman me l'a dit. Ça ne sert qu'à rendre les autres malheureux. Alors je vous souris, je vous souris parce que je ne veux que votre bonheur. Je voudrais un monde entier où tout le monde pourrait dire qu'il est enfin heureux. Je rêve un peu trop je crois, beaucoup me le disent. Mes professeurs me le disent – mes professeurs disent aussi souvent qu'il serait louable d'arrêter de rêvasser pendant leurs cours, mais je n'y peux rien, je ne comprends pas grand chose à ce qu'ils peuvent raconter. Je ne suis pas très intelligente, je ne fais pas bien mes devoirs, je n'arrive pas à m'intéresser aux choses. Je suis autre part. Dans ce monde parallèle qui n'appartient qu'à moi ; je m'en rends compte. Je rêve tout en plus grand, en plus beau, en plus intéressant. Je me rêve plus grande, plus belle, plus intéressante, et j'aimerais que vous me trouviez aussi grande, belle et intéressante. J'aimerais vous faire entrer dans mon rêve. Alors je vous mens. Oh, je vous mens parfois, mais vous savez ce ne sont que de petits mensonges ! Je ne fais que prendre un détail de ma vie, un détail sans importance, un détail de mon existence d'une écœurante banalité, et alors je l'étire, je l'étire jusqu'à ce qu'il devienne une part de moi passionnante, une part de moi qui vous fera désirer me connaître. Parfois. Parfois je l'étire tellement qu'il devient un gros mensonge. Mais ce n'est pas grave, j'ai une excellente mémoire pour mes mensonges, je ne m'emmêle pas, je me souviens de ce que j'ai dit, je me souviens d'absolument tout. Non vraiment ce n'est pas grave. Je ne veux que votre bonheur. Je vous souris et je deviens votre amie, parce que j'aime ce que vous aimez et je déteste ce que vous détestez, et je me renseigne, et ainsi vous ne savez jamais que je déteste ce que vous aimez et que j'aime ce que vous détestez. C'est un bonheur d'avoir un ami non ? C'est mon bonheur en tout cas. J'aime sentir ces yeux brillants sur moi, ces yeux brillants d'excitation lorsque je peux sentir, tout près, cette joie d'avoir trouvé 'quelqu'un comme vous'. Ça me rend heureuse. Est-ce que c'est si mal de mentir, si tout le monde en est heureux ? Je ne veux pas être une mauvaise personne. Je ne suis pas une mauvaise personne. Vous savez, tout ce que je veux, c'est être comme maman. Être aussi brillante, sentir aussi bon, avoir autant d'amis que maman. Mais je ne suis qu'une personne normale. Et ça me rend tellement malheureuse d'être une personne normale, et c'est si doux d'être une personne exceptionnelle. J'aime rêver et vous faire rêver que je suis cette personne exceptionnelle. Quand je me lève le matin, je fais mon lit et je descends manger mes tartines de miel, et si vous n'aimez pas les tartines de miel, je m'empresserais de les cacher pour manger cette pomme que vous trouvez délicieuse. Désirez-moi moqueuse, gentille, idiote, je serais tout ce que vous voulez, tout ce que vous voulez pourvu que vous m'accordiez un regard. Je deviendrais folle pour un seul regard un peu intéressé de vous. Je cherche votre accord, votre soutien, toujours. Et si jamais je le trouve, je le prend en photo. Je l'immortalise, rien qu'une fois, vous-êtes d'accord ? Vous êtes toujours d'accord. Vous avez beau dire, vous aussi vous aimez être sous l’œil du photographe. Vous aussi vous aimez l'attention. Vous êtes normaux.
Moi aussi je suis normale.


histoire


Je suis née à Oakland en Alabama. Je ne sais pas tellement pourquoi je vous dis ça parce qu'en réalité ça n'a pas beaucoup d'importance, j'ai déménagé à Newcastle en Angleterre un mois après être née à Oakland en Alabama. Mais il y a quelque chose qui me plaît dans ce mot. Oakland. J'aurais aimé connaître Oakland, dire sans mentir que j'avais vécu à Oakland, penser que j'avais senti les odeurs d'Oakland. Je m'imagine toujours une odeur persistante de feuilles mortes et de pluie, à cause du 'oak' vous voyez, et c'est plutôt stupide parce qu'il n'y a probablement pas de chênes à Oakland. Les adultes sont comme ça, ils ne réfléchissent pas tellement quand ils donnent un nom à une chose. Mes parents m'ont appelée Juliet. Est-ce que vous pensez que 'Juliet' signifie quelque chose ? Est-ce que vous pensez que mon visage signifie 'Juliet' ? Est-ce que mon nom signifie quelque chose ? Est-ce que, la première fois que l'on voit son enfant, on sait quel est le nom qu'il lui faut ? Et que fait-on, si on s'est trompé de nom ? On le laisse comme ça, probablement. Un peu comme pour Oakland, qui n'a pas de chênes. Je me sens comme Oakland. Je me sens comme une ville à laquelle on aurait donné un nom trop vite, un nom éclair. Mon nom va trop vite pour moi. Tout à toujours été trop rapide pour moi. J'ai seize ans et je ne sais pas comment j'ai fait pour arriver à cet âge. Est-ce que ça vous arrive aussi ? Est-ce que ça vous arrive aussi, de ne plus comprendre d'où vous venez ?


Quand je suis arrivée à Newcastle, je ne sais pas ce que j'ai pu ressentir. Je ne m'en souviens pas. J'ai toujours été intriguée par tout cet univers de sensations que j'avais pu avoir au cours de mes trois premières années et qui m'échappe aujourd'hui totalement. Quoiqu'il en soit, quand j'avais quatre ans, j'ai eu une grande conversation avec mes parents – environ trois minutes, je me souviens qu'à quatre ans, j'étais une passionnée de poneys en plastique bleus – sur le fait que j'étais née à Oakland en Alabama. A partir de ce jour, je pense que ma vie a basculé. J'aime à penser que ma vie a basculé à ce moment-là, même si je n'arrive pas à me souvenir comment était ma vie avant. C'est à partir de ce jour-là en tout cas que j'ai commencé à me faire des amis à l'école. A quatre ans j'étais passionnée par les poneys en plastique bleus, à quatre ans et quatre-vingt-quatre jours, j'étais passionnée par Oakland en Alabama, et je passionnais tout le monde avec mon histoire. Il y avait cette fille en particulier, elle s'appelait Alice Pilsburry, sa mère lui faisait tous les jours deux grandes nattes blondes de chaque côté de son visage ovale, deux grandes nattes blondes coincées derrière ses deux grandes oreilles roses, ses deux grandes oreilles roses qui se tendaient vers moi et sa bouche vermeille qui s'ouvrait dans un 'o' d'admiration dès que je prononçais ce mot.Oakland. C'est un mot magique. C'est idiot parce que je ne connais pas Oakland, mais il suffisait de dire que je venais d'Oakland pour que tout le monde se tourne vers moi. On me demandait si c'était loin Oakland, si c'était beau, si là-bas aussi on mangeait des pancakes le dimanche et s'il y avait des écureuils dans les parcs. Je ne savais rien de tout ça. Je ne savais rien mais j'inventais, je disais que oui bien sûr on y mangeait des pancakes, mais qu'à Oakland les pancakes étaient fait à base de farine de chêne ; et on me fixait avec une attention qui me comblait de plaisir. J'ai commencé à mentir quand j'ai compris à quel point c'était doux d'attirer l'attention. C'était doux sur moi, ces regards brûlants de curiosité, ces langues précipitées, sifflant des questions qui s'emmêlaient entre leurs dents trop pressées.


Je rentrais à la maison le soir, d'abord avec mon sac à dos bleu quand j'étais à la petite école puis avec mon sac à dos vert quand je suis entrée à la grande – je me souviens que maman m'avait offert ce sac à dos avec des yeux brillants d'excitation, comme si elle-même devenait une grande fille – et je claquais la porte en passant le vestibule. Maman déteste que je claque la porte du vestibule. Avant je le faisais sans faire attention, maintenant je le fais parce que j'aime quand maman s'énerve. Ma mère est belle quand elle est fâchée. Bien sûr, elle est toujours belle, mais elle l'est encore davantage quand elle est fâchée. Elle ne se fâche jamais beaucoup, et elle a ses joues rondes qui deviennent roses, ses joues qui semblent être des joues d'enfant devenu trop grand. Ma mère est belle. Je l'ai déjà dit je crois. Mais elle est vraiment belle. Elle a ce cou immense et ces boucles, ces boucles qui ne savent jamais trop si elles sont blondes ou bien rousses, ces boucles qui tombent dans son cou immense et chaud. Ma mère est merveilleuse et ma mère sent bon. Il y a ce parfum dans son manteau que j'aime sentir quand je rentre le soir, un parfum du dehors, un parfum de feuille grisée par la pluie, un parfum d'Oakland. Maman a toujours représenté pour moi ce rêve inatteignable. Papa, jamais. Papa, lui, a toujours été un homme gris. Un millier de nuances de gris mais du gris tout de même. Papa travaille beaucoup, il travaille dans une usine de chocolats – parce qu'on essaye de nous faire croire dans les publicités que le chocolat est toujours préparé avec soin dans de délicieux ateliers avec des lutins, mais moi j'ai vite compris que les lutins ressemblaient de près à des machines à découper le papier – et rentre tard le soir. Quand il rentre, papa est fatigué. Papa rentre sans claquer la porte du vestibule et pose son veston gris sur la chaise de la cuisine, avant de nous contempler en passant sa main dans sa moustache brune et épaisse. Papa nous demande toujours comment s'est passée notre journée, celle de maman d'abord, puis la mienne. Mais il n'écoute pas. Il est fatigué. Quand on a terminé de parler, il va s'asseoir dans son fauteuil et allume la télévision, pour voir les informations. Très tôt, je me suis rendue compte que je pouvais mentir à papa aussi. A cette époque, il n'y avait qu'à maman que je ne pouvais pas mentir. Maman savait tout.


Elle a su aussi que je lui cachais quelque chose, quand j'ai commencé à devenir encore plus étrange que je ne l'étais déjà. Elle m'a pris par la main un matin et elle m'a dit, elle m'a dit quelque chose comme « Juliet, tu me caches quelque chose », et oui je lui cachais quelque chose, j'avais agrandi les oreilles d'Alice Pilsburry la veille, alors que ses oreilles étaient déjà grandes, mais ce n'était pas ma faute. Elle savait que ce n'était pas ma faute, n'est-ce pas ? Oui, elle savait. Maman savait tout. Mais elle ne comprenait pas, et moi non plus, je ne comprenais pas. J'ai continué à faire ces choses étranges, vous savez, transformer la baignoire en aquarium plein de petits poissons et changer la tête de mon papa en pop corn géant, mais on ne comprenait toujours pas. On n'a pas compris jusqu'à ce qu'on reçoive la lettre de Poudlard. Elle était dans une belle enveloppe, je m'en souviens. Une enveloppe magnifique, un peu jaunie. J'ai beaucoup aimé cette enveloppe. C'est ma mère qui a lu la lettre en premier, attentivement, et puis elle l'a donnée à mon père, qui l'a aussi lue attentivement et qui l'a également retournée pour vérifier qu'il n'y avait rien derrière. Ce n'est qu'après que j'ai pu lire. Je suppose que je devrais vous décrire ce que j'ai ressenti à ce moment-là, mais c'est assez pitoyable. La vérité, c'est que j'ai surtout pensé à tout ce que j'allais pouvoir faire miroiter à mes camarades de classe sur mes pouvoirs magiques et leur étendu. Je pensais pouvoir leur faire croire que j'étais capable de les transformer en lapin ou en cochon. Je pensais qu'ainsi, en échange de leur tranquillité, ils pourraient me donner leurs billes. Voilà, j'avais lu cette lettre, et je rêvais des magnifiques billes rondes et brillantes, étincelantes sous le soleil de Newcastle.


C'est une plaisanterie, il n'y a pas de soleil à Newcastle, en Angleterre.


En revanche je rêvais réellement de billes. Mais ma mère a dit très vite que je ne retournerais pas à l'école, et mon rêve est tombé par terre. C'est elle qui s'est occupée de tout. C'est elle qui m'a emmenée sur le chemin de traverse la première fois, elle qui a cherché pour moi où se vendaient toutes ces choses incroyables qu'elle ne comprenait pas. Et je voyais bien les vendeurs qui dévisageaient ma mère. Je voyais bien qu'eux aussi, ils la trouvaient belle.


J'ai pris le train comme tout le monde pour aller à Poudlard, et je n'avais jamais pris le train avant, c'était particulièrement excitant. Il y avait cette ambiance douce des premières fois, et tous ces nouveaux visages, tous ces nouveaux visages, je me disais que j'allais pouvoir leur mentir à eux aussi, leur dire que je venais d'Oakland en Alabama, que ma baguette était spéciale, que mon père était cuisinier dans un restaurant réputé ; je me disais que tous ces nouveaux visages allaient pouvoir me regarder. Je ne sais pas comment vous expliquer. Je ne veux pas passer pour une horrible personne, je ne crois pas être une horrible personne. Mais j'ai soif d'attention. J'ai soif du visage fâché de maman quand je claque la porte du vestibule, soif des yeux ronds de mes camarades quand je révèle un secret exceptionnel qui n'existe que dans les méandres de mon esprit, soif du rire de ceux qui me pensent drôle et intelligente alors que je ne fais que répéter mot pour mot une phrase que j'ai entendu le matin même. J'ai soif d'être celle qu'on regarde. Timidement, sans prendre gare, je réclame le devant de la scène. C'est probablement pour cela que le Choixpeau, ce chapeau gris, gris comme papa, a décrété que je devais aller à Serpentard. Je ne fais pas exprès vous savez. C'est plus fort que moi. J'ai soif des autres.


J'ai seize ans maintenant. Je parle beaucoup aux autres, mais je n'ai pas beaucoup d'amis. On n'apprend pas à me connaître, j'ai du mal à dire quelque chose de vrai sur moi. C'est probablement une pathologie, je ne sais pas, je suis désolée. Je fais de mon mieux vous savez, de mon mieux pour ne pas être à la traîne, pour ne pas être à côté de ma vie, mais je n'y arrive pas. Je saute toujours dans le faux, dans l'excitant, là où il ne faut pas. Ma vie est terne sans mensonges. Ma vie est grise si je ne mens pas. J'ai pourtant vraiment seize ans maintenant, je n'ai plus l'âge de mentir. Je suis en cinquième année, j'ai redoublé, je n'ai pas assez révisé pour mes BUSE, je n'en ai eu qu'un seul. J'étais trop occupée à m'inventer ma vie. Maman n'a rien dit. Elle s'est contentée de hocher la tête en contemplant le résultat. Son parfum m’enivrait. Maman est un idéal inatteignable. J'aimerais être comme maman.


J'aimerais avoir réellement vécu à Oakland, en Alabama.


hrp

ϟ COMMENT NOUS AS-TU DÉCOUVERT ? i do not rememberrrrr i'm so sorry
ϟ LE NOM DE LA PERSONNE SUR TON AVATAR ; birdy bby
ϟ QUE PENSES-TU DU FORUM ? i truly love u ♥
ϟ AS-TU LU/VU TOUS LES HARRY POTTER ? yes boss
ϟ SUR COMBIEN D'AUTRES RP ES-TU INSCRIT SANS COMPTER CELUI-CI ? deux hihi hoho


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: Look at all the fucks I give.

ϟ ÂGE : 32
ϟ FONCTION : Directeur des Serpentards, professeur pratique de DCFM, tireur d'élite de baguette magique, membre de l'Ordre, BAMF.
ϟ AVATAR : Matthew Gray Gubler
ϟ ABSENCE ? : Activité principalement le week-end pour cause de Terminale sauvage /o/



ϟ LIENS : It'll be alright
We may make it through the war
If we make it through the night

juliet • the dice was loaded from the start
MessageSujet : Re: juliet • the dice was loaded from the start Mer 25 Fév 2015 - 23:25

    Alors, comment dire ? Je suis amoureuse. Parce que l'écriture est si jolie, que le personnage est si joli, que tout, tout dans cette fiche est absolument irréprochable. La première personne que je n'apprécie pas nécessairement en temps normal est absolument bluffante ici. Juliet est tellement bien construite, et son caractère est très intéressant ♥ Bref donc, je le redis : je suis amoureuse. Et c'est sans hésitation que je te valide donc chez nous autres les Serpentards petite soinlovewithacat Tu peux maintenant commencer à rp et poster ta fiche de lien ! N'hésite pas à nous contacter si tu as besoin d'un coup de main, et surtout n'oublie pas d'envoyer ton secret par mp à Celui-qui-Sait ♥

_________________

Your doctor put you on milk, cream and alcohol ; he told you that's why you can't sleep at night — from nerves, so bad, yeah
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: When I woke up this morning, I got myself a beer.

ϟ ÂGE : 31
ϟ FONCTION : Auror ; Ancien Gryffondor
ϟ AVATAR : Jensen Ackles


ϟ LIENS : www — fiche
www — liens
www — lettres

juliet • the dice was loaded from the start
MessageSujet : Re: juliet • the dice was loaded from the start Jeu 26 Fév 2015 - 9:21

Salut et bienvenue. Je voulais te dire que j'adore ce personnage et que j'ai adoré lire cette fiche de présentation. J'ai hâte de te voir rp et n'hesite pas à passer sur les fiches de liens, d'ailleurs il nous faudra absolument un lien avec Balthazar. Entre mauvais serpentards. heartheart

_________________
Carry on my wayward son
There'll be peace when you are done. Lay your weary head to rest. Don't you cry no more. Once I rose above the noise and confusion. Just to get a glimpse beyond this illusion. I was soaring ever higher, but I flew too high.
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: banana princess.

ϟ ÂGE : 26
ϟ FONCTION : Vendeuse sur le Chemin de Traverse et rédactrice occasionnelle pour le Chicaneur.
ϟ AVATAR : Emma Stone.
ϟ ABSENCE ? : Léger ralentissement pour cause de fac chronophage.




juliet • the dice was loaded from the start
MessageSujet : Re: juliet • the dice was loaded from the start Jeu 26 Fév 2015 - 10:09

Waouh, ce personnage est trop chouette, j'aime beaucoup. *-* Et j'aime le patronus aussi.
Bienvenue par ici, choute ! :D

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- arya l. osborn -
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: Science has not yet taught us if madness is or is not the sublimity of the intelligence.

ϟ ÂGE : 32
ϟ FONCTION : Ancien élève de Serpentard, ancien Langue-de-Plomb, Mangemort en fuite
ϟ AVATAR : Godfrey Gao
Freak Out Team

ϟ LIENS : From childhood's hour I have not been. As others were, I have not seen. As others saw, I could not awaken. My heart to joy at the same tone. And all I loved, I loved alone.

juliet • the dice was loaded from the start
MessageSujet : Re: juliet • the dice was loaded from the start Jeu 26 Fév 2015 - 12:04

    Ton personnage est trop chou ! ♥♥ (Dit avec Lichuan, ça fait peur, mais je te jure que c'est la vérité !)

    J'ai hâte de la voir évoluer sur le fow, cette petite.
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ϟ ÂGE : 19
ϟ FONCTION : cinquième année
ϟ AVATAR : birdy



juliet • the dice was loaded from the start
MessageSujet : Re: juliet • the dice was loaded from the start Jeu 26 Fév 2015 - 12:23

alors euh je hihi comment vous dire que je roule partout en faisant des petits bruits bizarres depuis ce matin ? c'est fou comme vous êtes gentils et j'ai hâte de venir investir vos fiches de lien et de faire des rps qui brillent avec vous et voilà je dfgjkdgk amen
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: Summer loving had me a blast

ϟ ÂGE : 20
ϟ FONCTION : Sixième année
ϟ AVATAR : Sky Ferreira


ϟ LIENS : Can't stay at home, can't stay at school.
Old folks say 'You poor little fool'.
Down the streets I'm the girl next door.
I'm the fox you've been waiting for.

juliet • the dice was loaded from the start
MessageSujet : Re: juliet • the dice was loaded from the start Jeu 26 Fév 2015 - 14:16

Alors toi, toi, toi, cette petite est beaucoup trop mignonne à croquer, il nous faudra absolument un lien ♥

(et puis "Juliet the dice was loaded from the start and I bet and you exploded in my heart" DIRE STRAITS I LUV U)

_________________


Putting out fire (with gasoline)
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: Je suis un pacemaker en panne. Je suis une comète, lunatique, trépanée. Je suis cloaque cliquetis cachexie ataxie ataraxie boom boom ah.

ϟ ÂGE : 21
ϟ FONCTION : Septième année
ϟ AVATAR : Hannah Snowdon
ϟ ABSENCE ? : Plus d'ordinateur pour une période indéterminée...



ϟ LIENS : La présentation
La fiche de liens

juliet • the dice was loaded from the start
MessageSujet : Re: juliet • the dice was loaded from the start Jeu 26 Fév 2015 - 14:22

Woah, Juliet est adoraaaaable ! wowowowowowowowo ♥ça a déjà été dit, redit et re-redit mais ta fiche est tellement choue, avec ce style simplet et enfantin et fluide et tout doux ! J'ai rarement le courage de lire toute une fiche en une seule fois, mais je dois t'avouer que j'ai dévoré la tienne d'un bout à l'autre ! Voilà, je fonds devant ta Juliet (et puis Birdy colle tellement bien au personnage !)
En tout cas, bienvenue & j'espère que tu te plairas ici heartheart
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juliet • the dice was loaded from the start
MessageSujet : Re: juliet • the dice was loaded from the start Sam 28 Fév 2015 - 19:48


Bienvenue o/
J'ai bien aimé ta fiche car il y a pas mal de petites choses drôles comme le fait qu'elle n'aime pas se croiser par inadvertance dans le miroir. Je ne pense généralement pas grand chose du fait d'utiliser le "je", toutefois je note que tu as su faire transparaître dans ton écriture le côté... cyclique je dirais de Juliet. Le fait de recommencer sans arrêt à mentir, être sans arrêt une nouvelle personne pour exister. Elle est comme un cercle avec des piques, les piques étant les mensonges alambiqués et extraordinaires qu'elle invente. En tout cas, c'est l'image qu'elle me donne.
J'espère que tu t'amuseras bien sur le forum. ♥
avatar

: You shout and no one seems to hear. And if the band you're in starts playing different tunes I'll see you on the dark side of the moon.

ϟ ÂGE : 30
ϟ FONCTION : Membre de l'Ordre/Employée au Ministère
ϟ AVATAR : Alexa Chung



juliet • the dice was loaded from the start
MessageSujet : Re: juliet • the dice was loaded from the start Sam 28 Fév 2015 - 21:16

BIENVENUEEEE !

(j'ai ta soeur à côté de moi irl je suis trop surpriseeee :DDDD)

Amuse-toi bien iciiiii <3<3<3

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: Nah. It's not me, I don't know this "Drifloon". What a shitty name, by the way. Me ? I'm just Nessie. Don't mind me.

ϟ ÂGE : 24
ϟ FONCTION : Ancien Serpentard ; Gamin borné et blessé, guidé par ses mauvais choix. Ex-mangemort actuellement en reconversion.
ϟ AVATAR : Alex Pettyfer.
ϟ ABSENCE ? : En Suisse pendant un an ; présence réduite.



ϟ LIENS : Substract love, add anger.


juliet • the dice was loaded from the start
MessageSujet : Re: juliet • the dice was loaded from the start Sam 7 Mar 2015 - 21:09

    C'est en te voyant poster dans ma fiche de liens que j'ai réalisé que j'avais toujours pas lu cette petite merveille. C'est juste tellement merveilleux, beau, bien écrit. Tu as un style si simple à lire, si agréable, on a envie d'en lire un roman tout entier. Le passage sur Oakland m'a fascinée, j'aime beaucoup la façon dont tu parles des adultes qui donnent des noms sans significations.

    Bref, tu m'as fait rêver et j'ai tellement hâte de te lire en RP. Ça va juste être merveilleux. En quelque sorte, t'es un modèle de ce que je voudrais devenir en style d'écriture, apprends-moi à me débarrasser des mots superflus pour ne garder que les jolis et écrire des contes pour enfants ! Et puis toutes les cases qui vont avec, le patronus en caméléon, son animal domestique adapté à ses allergies, etc. C'est juste parfait. JE T'AI DIT QUE JE T'AIMAIS DÉJÀ ? Non ? C'est fait.

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Kidnap the Sandy Claws, see what we will see. Lock him in a cage and then throw away the key
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juliet • the dice was loaded from the start
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