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Kodachrome ▲ft. Automne
MessageSujet : Kodachrome ▲ft. Automne Mar 17 Mar 2015 - 5:03

Kodachrome

Everything looks worse
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Il laissa Automne seule dans la cuisine. Il aimait bien la regarder cuisiner, mais il fallait s’avouer qu’il devenait vite embêtant. À le voir tout tripoter, il arrivait parfois d’avoir à craindre et pour la réussite du plat et pour sa propre vie. Donc, avant de se faire détester, il avait convenu qu’il vaudrait mieux décamper. Au moins, ça lui donnait l'occasion de visiter les lieux. Il était déjà venu ici plusieurs fois, mais il n'avait jamais eu la chance de jeter un coup d'oeil aux moindres détails. C’était une mini caverne d’Alibaba.

Un grand sourire aux lèvres, les bras croisés, Chrisopher se tenait contre le cadre de porte du salon. Il fixait la possibilité de découvertes que lui offrait la place. À l'aide d'habiles mouvements de pies, il retira ses chaussures, qu’il laissa sur le pas de la porte. Calmement, il s’enfonça dans la pièce. Même si aux premiers abords il semblait calme comme un proverbe chinois, à l’intérieur il trépignait comme un gamin. Ce n'était que trop magnifique. Il fila vers une tablette submergée par de simples petits objets venus d’autres temps et d’autres lieux. Le jeune homme se pencha pour sortir sa baguette de sa chaussette. Redressé, il tapota la tête d’un bibelot qui représentait il ne savait trop quoi.

Rien de rien ne se produisit.

Un air déçu remplaça son sourire candide. Il jeta un œil aux autres compagnons du machin. Aucun n’avait l’air plus particulier que celui-là. Il haussa les épaules. Le brunet plaça sa baguette derrière son oreille et remonta les manches de son pull trop grand ; il tourna le dos à la tablette banale. Il balaya du regard la pièce. Il voudrait aller voir les livres. Par chance, il en trouverait peut-être un ou deux intéressants et qu’il pourrait emprunter histoire d’occuper les matinées trop calmes à la boutique… Mais son cerveau et son regard tombèrent nez à nez avec un troupeau d’appareil photo tous différents.

Son regard tomba nez à nez avec un troupeau d’appareils photos tous différents. Aucun ne semblait pareil. Il savait qu’Automne était photographe, il savait qu’elle n’avait pas qu’un seul appareil. Mais il n’avait jamais, jamais, remarqué ces petites beautés.
Ses yeux s’ouvrirent gros comme deux galions et sa curiosité battait fort.

Non pas qu’il aimait tant la photo. Il préférait plutôt l’appareil duquel elles sortaient. Il savait que les photos magiques bougeaient, que celles moldus étaient fixes, il connaissait des légendes qui racontaient des histoires de gens qui voyaient la Mort se rapprocher d’eux à chaque cliché. Il ouvrit – avec une étonnante délicatesse – l’espèce d’armoire qui enfermait les précieux. Son index frôla une boîte noire de format moyen, au flash énorme. C’était un modèle bien simple, mais c’était celui qui attirait le plus son regard. Un peu trop maladroitement, il retira la machine de sa prison. Elle lui glissa des doigts, mais il la rattrapa de justesse. Un long soupire de type qui sait qu’il ne mourra pas ce soir s’échappa de ses cordes vocales. Christopher ne prit pas la peine de refermer la porte; trop pressé de regagner la cuisine. En quelques bonds, il évita de justesse la table, et ses chaussures, et autres choses non identifiées.

Arrivé à la cuisine, il ne prit pas le temps de respirer. Avec son pied, d’un geste vif, il tira une chaise et y posa son auguste fessier. Il prit quelques photos de la jeune dame en train de cuisiner. Il s’amusait, un sourire béat au visage.

Il déposa la boîte noire sur la table.

– Hey, Chouette.

De ses coudes, il entoura l’appareil. Il entrecroisa ses doigts pour que ses mains forment un genre de plateforme, trône pour son menton. Il la regarda en battant des cils.

– Tu penses qu’il pourrait avoir moyen de faire d’un appareil une espèce de machine à accélérer le futur ? Comme… Je prends une photo de toi et à chaque fois, t’es de plus en plus vieille et, puis, tu finis par décomposer ? Après, je pense que c'est pas n'importe quel appareil qui pourrait être utilisé… Doit y avoir des propriétés, non ?

Christopher reprit l’appareil photo entre ses mains. Il le fit tourner lentement, histoire de pouvoir le voir sous toutes ses coutures. Il le dirigea vers son visage et il tira une grimace qu’il ne tarda pas de prendre en photo.


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Kodachrome ▲ft. Automne
MessageSujet : Re: Kodachrome ▲ft. Automne Mer 18 Mar 2015 - 17:54

Laïho, Laïho !

Le fond de l'air est frais.


Il n'y a rien de plus agréable que la chaleur d'un appartement, l'odeur d'un bon petit plat et la présence d'un ami pour oublier le froid glacial de l'hiver. Vidant tranquillement sa tasse de thé russe, elle cuisinait un petit plat pour le jeune homme curieux qui venait de s'engouffrer dans son salon. Automne n'était pas du genre pudique et encore moins vis-à-vis de son chez soi, du moment qu'il ne détruise pas tout. Le jeune homme, à peine plus jeune qu'elle, était très amusant à observer, lui et son regard curieux. C'était sa un peu trop énergique de meilleure amie qui l'avait ramené pour la première fois chez elle et la française devait avouer que Christopher était quelqu'un de très intéressant. A croire que tous les Poufsouffles avaient un grain.

L'ancienne Gryffondor profita de l'absence de son ami pour terminer le repas et empêcher le petit chaton d'en chiper une partie. L'appartement d'Automne était toujours une sorte de havre de paix et l'arrivée d'une colocataire n'avait absolument rien changé à cela. Il fallait aussi admettre que Wendy n'était pas la colocataire la plus désagréable et encore moins la plus présente. En même temps, vivre avec Automne n'était pas une mince affaire.

- Aslan, tu as tes croquettes. Je vais te le dire combien de fois ?

Le chaton regarda sa maîtresse avant de bondir sur une des chaises de la cuisine, afin de ne pas rater un éventuel morceau de mozzarella qui tenterait de se faire la malle en douce. Tandis qu'elle commençait à mettre le couvert, le jeune homme réapparut dans la cuisine, apportant avec lui un objet qu'elle connaissait que trop bien. Si Automne était devenue photographe pour la Gazette c'était avant tout pour son amour de la photographie et s'il y avait bien une chose qu'elle chérissait beaucoup, c'était bel et bien sa collection d'appareils tant moldus que sorciers. Celui que le garçon tenait dans les mains était l'un de ses préférés en terme de valeurs sentimentales. Puisqu'il avait dans un premier temps appartenu à sa mère qui lui avait offert à son huitième anniversaire et pour ses douze ans, son père l'avait lui-même ensorcelé pour le rendre magique.

- Je vois que tu as bons goûts. Un Voigtlander de cinquante-six, si je ne me trompe pas.

Elle ne se trompait pas et elle le savait pertinemment. Flash. Le garçon s'amusait comme un enfant avec l'appareil photo en prenant quelques clichés de la française qui venait de s'allumer l'énième cigarette de la journée. Si l'intérêt soudain du garçon pour cet appareil finalement quelconque ne l'avait aucunement surpris, il n'en était pas autant pour sa question. La curiosité du jeune homme l'amusait beaucoup, mais elle ne voyait pas vraiment à quoi une telle invention pourrait servir.

- Charmant comme idée. Je suppose que c'est complexe, mais je dirais que c'est scientifiquement possible d'ici un bon siècle.

Le garçon, en moins de temps qu'il en faut pour dire Quidditch se photographia avec une grimace qui lui allait à ravir. Un sourire lui échappa, suivit de peu par l'épaisse fumée qui noircissait certainement déjà ses pauvres petits poumons, mais Automne n'était définitivement pas du genre tournée vers l'avenir, préférant vivre l'instant présent. Sans demander de reste elle servit un nouveau verre de vin blanc à son invité et prit place sur la chaise en face de lui.

- Tu sais ce qui serait formidable comme invention ? Pouvoir voir ce qu'il y a en dehors du cadre, parce que parfois le plus important ne se passe pas là où on le pense.

Pilcher était un peu trop rêveuse et un peu trop lunaire pour que les gens parviennent à la suivre, mais elle ne doutait pas un seul instant que son ami y parviendrait. Dégustant son verre de vin, sec et légèrement fruité, elle jeta un rapide coup d’œil à la grosse horloge qui se trouvait fièrement au-dessus de la porte de la cuisine.

- J'espère que tu as faim, je t'ai fait des courgettes farcies à la mozzarella.

Sans même attendre une réponse de la part de son invité, elle sortit le plat brûlant de four et le déposa au centre de la table et servit les deux assiettes, tandis qu'Aslan regardait avec amour les deux acolytes en espérant les amadouer.


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Parce que un chat quand il est cat retombe sur ces pattes. Tout le monde est piqué de ces pas si bien rythmés, tout semble auprès de lui très démodé. Une cloche, dès qu'il joue, sa trompette vous rend fou, ça swingue comme un pied. Mais oui, c'est pire que l'ennui, oh là là mes amis, quelle calamité.
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Kodachrome ▲ft. Automne
MessageSujet : Re: Kodachrome ▲ft. Automne Jeu 19 Mar 2015 - 2:44

Kodachrome

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Aux propos que lui lança la jeune femme, Christopher se contenta de hocher la tête en laissant entendre des « hmm hmmm » qui se voulaient professionnels. Même si, dans les faits, il ne savait pas ce qu’était– et ce n’était pas spécialement ce qui l’intéressait – un Voigtmachin de cinquante-quelque chose. Même quand elle détruisit ses rêves à coups de siècles. l’ex-poufsouffle pensa à la simagrée qui venait d’être kidnappée par la boîte noire. Après, ce n’était pas si important. Il avait bien foi qu’il réussirait à faire d’un appareil un objet unique et interdit, un jour; bien avant le développement de la science. Fier de sa grimace, qu’il ne verrait sans doute jamais, il redéposa l’appareil sur la table avant qu’un quelconque malheur ne se produise. Il prit le verre de vin que venait de lui servir la française et il en bu un peu. Il n’était pas trop vin, mais il ne s’en plaindrait pas. Celui-là avait un petit goût qui lui permettait de passer, pour une fois, par-dessus son non-amour du vin.

Il laissa mijoter dans sa tête l'envie dont la fille venait de faire part: celle d'une vision plus étendue que les limites du cadre d'une photo. Il ne savait pas, sur le coup, quoi en penser. Alors que son regard caressait – caresser, oui – le plat qu'il pouvait voir par la petite fenêtre du four, il couina un peu en retard des petits « oui, oui ». Ces couinement de bébé phoque signifiaient : « J’t’adore, grande. Ton idée est bien, mais y'a l'amour de ma vie dans le four, tu m’excuseras. » Avait-il faim ? Il hocha vivement la tête; de grands gestes qui donnaient peur pour la tenue de son cou. Et le temps de se faire, le plat était déjà sur la table. Qu'elle était efficace, Automne ! Il suivit fixement du regard le voyage que faisaient les courgettes au fromage pour atterrir dans son couvert. Il se retint pour ne pas applaudir.

Vivement, il empoigna ses ustensiles. Aussitôt la victime dans l’assiette, il ne lui laissa aucune chance. Le brunet, avec sa fourchette, la poignarda avec enthousiasme et il la découpa sans attendre; une première fourchetée s’enfourna dans sa bouche. Un grand sourire aux lèvres, le jeune homme laissa entendre un « ché bon ». Il continua ainsi un moment, le dos courbé sur son assiette. Après quelques dizaines de secondes, il déposa ses couverts sur la table et leva la tête vers son amie :

– T’sais, ton idée. J’pense qu’elle briserait un peu le principe de la photo. Le but, c’est pas un peu de capter un moment, un seul moment, à la fois et laisser son imagination faire le reste ? J’ai entendu dire que les moldus avaient un truc appelé « vidéo ». Paraît que ça fait le même travail, mais en plus large.

Il n’avait pas vraiment retenu tous ses cours d’études des moldus et il apprenait généralement à travers des amis nés-moldus, donc il n’était même pas vraiment sûr de savoir en quoi consistait une vidéo. Mais il lui fallait une raison pour affirmer que le souhait d’Automne n’était pas tant nécessaire à ses yeux.

Le garçon se sentit un peu agacé par une ficelle de mozzarella sur le coin de sa bouche. Il l’essuya sans grâce du revers de la main. Il récupéra ses ustensiles et se remit à manger. Avec toute la politesse de l’Univers – il avait la bouche pleine de courgette au mozzarella –, il enchaîna. Enfin, il voulu enchaîner, mais le sort en avait désiré autrement. Vaguement sur le point de s’étouffer, il toussota. Après, il prit un peu de temps pour mieux mastiquer et éviter de s’étouffer encore. Et puis, il enchaîna pour de vrai :

– J’vois mal l’intérêt d’ensorceler une chose si c’est pas pour lui permettre un usage éloigné de ce qu'on en fait d'habitude. Disons, l’appareil photo est inoffensif. Si on le rendait offensif, par exemple, en lui donnant le droit de vie ou de mort, ça serait révolutionnaire! Et subtil. Qui s’méfie de quelque chose de normalement positif ?

D’un coup de tête, il désigna l’appareil qui reposait toujours sur la table. Dans la barbe qu’il n’avait pas tout-à-fait, il bredouilla quelques mots qui ressemblaient à :« et peut-être que j’pourrais devenir riche. »

Son regard qui s’en allait se reposer sur son assiette se posa plutôt sur une petite patte velue. Ses pupilles valsaient lentement entre son plat et le chaton au regard qui se voulait mignon. Il plissa les yeux et en lui mettant la main au museau, avec une attitude de « y’a pas de place pour nous deux ici », il poussa gentiment la bestiole. En voyant qu’elle comptait retenter sa chance (l’âne ne valait rien à côté d’un chat), il se leva à contrecœur. Il le souleva d’une main le chat qu’il trimbala ensuite jusqu’au bol à croquettes.

Mission accomplie, il retourna s’asseoir en face d’Automne :

– Tu me discute un peu de photo ?

Il se resservi du délicieux plat qu’avait préparé son amie (son assiette n’était pas encore vide et le plat ne se sauverait probablement pas, mais on n’était jamais trop prévoyant. Jamais.)


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Kodachrome ▲ft. Automne
MessageSujet : Re: Kodachrome ▲ft. Automne Mer 8 Avr 2015 - 14:18

Laïho, Laïho !

Le fond de l'air est frais.


La mozarella fondait parfaitement dans la bouche et se mariait tout aussi bien avec les courgettes. Automne cuisinait aussi bien qu'elle photographiait. D'ailleurs, elle avait à plusieurs reprises envisagé d'ouvrir un blog culinaire, mais par faute de temps elle avait tout simplement abandonné l'idée. Le jeune homme mangeait de bon cœur, ce qui amusa beaucoup Automne qui savait déjà que son ami avalerait son repas en moins de temps qu'il en faut pour dire Quidditch. De toute manière elle en avait fait bien assez, voir même de trop comme elle avait toujours l'habitude de le faire. Comme dirait son père, un repas où il manque est un mauvais repas. C'est donc sans trop de manière que les deux amis dégustèrent leur repas.

La remarque de l'ancien Poufsouffle au sujet de la vidéo était tout à fait correcte, mais la jeune fille pensait à une toute autre chose. L'ennui de capturer l'instant présent, surtout en journalisme, c'était qu'il fallait attendre le meilleur moment mais parfois en se focalisant sur un angle, on ratait quelque chose de plus intéressant à quelques centimètres de là. Finalement, la française aimait autant la photographie qu'elle la détestait, mais c'était le genre de problème que seuls les photographes avaient et dont les autres se fichaient complètement. La plupart des gens se contentent de photographier ce qu'ils avaient sous les yeux, histoire de capturer l'instant, mais très peu cherchaient à composer l'image pour que celle-ci renvoie la sensation du moment.

- C'est vrai, mais je pensais plus à un système qui permettrait de focaliser sur un détail ... Enfin, ce n'est pas très important. La vidéo ça permet de capturer plein d'images à la seconde, pour qu'ensuite elles s'animent. Un peu comme l’œil humain le fait avec le monde extérieur.

En tant que photographe, elle avait déjà plus ou moins touché au monde de la vidéo. D'ailleurs, elle aimait bien filmer ses voyages ou ses amis de temps en temps mais elle était bien moins douée qu'avec un simple appareil. Chacun ses talents. D'ailleurs si Christopher avait bien un talent, c'était celui d'avoir une curiosité sans limite et surtout une logique bien à lui. Automne ne voyait bien évidemment pas du tout l'intérêt de faire d'un appareil photo une arme, et de toute manière elle était plus du genre partisane de la paix et de la non-violence.

- Ça serait un peu dangereux du coup ? Puisque n'importe qui pourrait avoir une arme. De plus, si tu veux mon avis, on peut très bien faire de la photographie quelque chose d'offensif. Tu sais, on peut faire dire ce que l'on veut à une photo.

Automne pensait à beaucoup d'exemples en même temps, mais finalement, elle se disait que le garçon était bien assez loquace pour comprendre de lui-même. Surtout avec le gouvernement actuel. La jeune femme avait beau être contre la violence, elle en était pas moins agacée par la politique actuelle, aussi bien moldue que sorcière et si les choses continuaient ainsi, elle envisagerait peut être un éventuel engagement. Elle entendait déjà son meilleur ami lui dire que c'est dangereux. De toute manière, pour Hippolyte, tout était dangereux, même un petit rhume.

Le petit chat roux et le jeune homme semblaient s'être lancés dans une petite guerre. Cependant, l'hôte n'était pas du genre à laisser les animaux faire n'importe quoi et encore moins embêter les invités et si Christopher ne l'avait pas viré, elle l'aurait sûrement fait. Le petit chat atterrit délicatement à côté de ses croquettes et lança un regard noir à sa maîtresse qui semblait dire " je suis mignon tu n'as pas le droit de me faire ça ", mais elle ne comptait aucunement céder et le petit chaton le comprit assez vite et quitta fièrement la pièce.

- Aslan est un petit filou, je suis désolée.

Le chaton était sûrement beaucoup plus à l'image de sa maîtresse qu'elle ne l'avouerait jamais et la personne qui pourrait le plus affirmer cela n'était fort heureusement pas là. L'invita reprit sa place et se resservit généreusement dans le plat. Elle était ravie que cela lui plaise et le voir manger comme un gamin de dix ans qu'on amène au Mcdonald la faisait bien rire, si bien qu'elle attrapa l'appareil et appuya sur le clic, pile au moment où le garçon enfourna la fourchette dans sa bouche.

- La photographie est un procédé complexe et je pense qu'il a été inventé par les moldus, mais je suppose que ce n'est pas ce que tu veux savoir. Si tu veux je pourrais t'en prêter un, comme ça tu pourras faire mumuse (mot dit en français), enfin te faire plaisir avec.

Les petites vagues de français n'étaient en rien quelque chose de rare et le garçon avait déjà dû l'entendre causer sa langue maternelle, si bien que la jeune fille ne s'arrêta aucunement sur son erreur.


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Kodachrome ▲ft. Automne
MessageSujet : Re: Kodachrome ▲ft. Automne Mer 15 Avr 2015 - 2:28

Kodachrome

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Elle avait bien raison, Automne. Le petit poilu miaulant était un embêtant. Encore, quand il piqua une nouvelle fois dans les pauvres courgettes, il senti le regard du parasite sur lui. Il ne savait pas si son instinct un peu douteux lui soufflait qu’il s’agissait d’un regard de manipulation ou d’un regard de haine et d’envie de vengeance. Mais en tout cas, ce n’était qu’un chat et il y avait pire que cela dans la vie. Genre la photo que la miss venait de prendre et qu’il n’avait pas remarquée ( il devait avoir l’air d’une patate germée, dessus… ). Le brunet déposa ses ustensiles ; moment de pause culinaire, il n’avait pas envie d’exploser ce soir. Son regard fixait obstinément son assiette. L’air un peu absent (c’était habituellement l’air normal d’un lunatique ), il récupéra sa fourchette, embêté d’avoir les mains vides lorsqu’il réfléchissait.

D’une oreille, il écoutait Automne parler. D’un morceau de cerveau, il pensait à l’espèce de crainte qu’Automne avait émise plus tôt. Dangereuse ? Sa peut-être-future-invention-de-la-mort-qui-tue ? N…Oui ! Mais à quoi bon s’en faire ? S’il s’amusait en lui donnant une utilité divergente de celle de base, c’était l’important. Le reste n’était clairement pas de son relais. Il secoua la tête, s’évadant lentement mais sûrement de ses simili-délires mentaux. Quand il capta – parce que son cerveau était un peu lent lorsqu’il se trouvait dans une cuisine – qu’elle venait littéralement de proposer de lui prêter un de ses précieux, il relaissa tomber la fourchette qui, ma foi, devait commencer à se sentir un peu girouette.

– T’es sérieuse ?! Tu veux vraiment ?, qu’il lança tout en se laissant tomber contre le dossier de sa chaise. Ce n’était pas grand-chose, normalement, mais ça représentait beaucoup pour lui. Il aurait bien pu en acheter un lui-même, d’appareil, mais ça n’aurait pas été pareil. Christopher, étrangement, croyait qu’un objet avait beaucoup plus de pouvoir – et de force – lorsqu’il détenait aux yeux de quelqu’un une quelconque valeur émotionnelle. – Compte sur moi pour en faire ma muse, Cap’tain ! Vous comprendrez que Christopher ne comprenait pas tant le français et qu’il avait aussitôt associé « mumuse » à « muse », comme ces chères demoiselles artistiques de la mythologie grecque.

Vivement, en toute harmonie avec l’émotion qui réchauffait son cœur, il rempoigna sa fourchette. Contrairement à son intention d’il y avait quelques instants, il piqua vivement une tranche de courgette. Cependant, il ne la mangea pas tout de suite. Vaughan se concentra plutôt sur la demoiselle en face de lui. L’air soudainement sérieux, il croisa ses bras sur sa poitrine, fourchette courgettée toujours en main. Lentement, il hocha la tête comme s’il tenait en son cerveau quelque évidence qui soit.

– Tu disais que la photo est un art difficile, hein ?, qu’il lâcha, suivit d’un petit rire enfantin. J’vais t’croire, parce que j’ai jamais réussi à prendre une photo comme il faut, mais j’vais te dire que c’est exactement pareil avec les sorts. Tout le monde est pas doué de la baguette. Donc même si tu penses que ça risque d'être dangereux, je pense pas qu'il en existera plus d'un modèle.

Il envoya à la miss un sourire plein de confiance. Mais à vrai dire, Christopher savait pertinemment que sa future invention finirait entre des mains douteuses. C’était, malheureusement, son intention de base. Même si lui-même ne s’en rendait qu’à moitié compte, sa naïveté le forçant à porter des œillères. Finalement, il décida de mettre toutes paroles en stand-by et il mangea son morceau de courgette, s’empressant d’entamer le reste de son assiette. Il n’avait pas envie que ses courgettes deviennent toutes sèches. Une fois son assiette terminée, après quelques minutes ( il mangeait trop vite pour sa propre sécurité ), il releva la tête. Une chose à la fois. Il ne pouvait pas profiter de son plat et parler sérieusement en même temps :

– La photo en tant que telle m’intéresse pas tant que ça. Il poussa délicatement l’assiette un peu plus loin. Déniant toutes les bonnes manières, il posa ses coudes sur la table et entremêla ses doigts. Il fixa un instant son amie, appuyant son menton sur ses doigts entrecroisés. – Ce qui m’intéresse pour de vrai, pour le moment, c’est de connaître le procédé utilisé pour rendre un appareil magique. Veut, veut pas, relancer plus d’une fois un même sortilège sur un objet peut le détruire. C’est un peu comme les potions, tu vois ! Je suppose que tu peux m’en dire un peu, hein ?

Il se leva et récupéra son assiette. Il fila calmement vers l’évier. Il ouvrit l’eau, un peu trop fort puisqu’elle jaillit tout autour, et commença à nettoyer son assiette. En fait, vu comment il ne faisait pas attention à ses gestes, il laissait probablement plus de boulot à la française qu’il ne lui en enlevait réellement en lavant son couvert. Pourtant, il était convaincu de la bonté de son geste…


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Kodachrome ▲ft. Automne
MessageSujet : Re: Kodachrome ▲ft. Automne Sam 16 Mai 2015 - 14:31

Laïho, Laïho !

Le fond de l'air est frais.


Un rire honnête face à l'incompréhension du jeune homme, ça lui apprendra à parler français à tout bout de champs sans faire attention. La plupart de ses amis ont l'habitude, si bien que certains développaient même un certain talent pour la si célèbre langue de Molière. Elle ne se moque pas vraiment de Christopher, au final ça serait presque attachant. Quand elle avait emménagé en Cornouaille, la petite qui avait toujours pensé parler parfaitement l'anglais avait difficilement réalisé qu'il n'en était rien. Automne avait toujours été une bonne élève, mais l'apprentissage restait compliqué, même quand l'un de nos parents parle cette langue. Heureusement, aujourd'hui elle parlait bien mieux l'anglais qu'à l'époque, sans bien sûr oublier sa langue d'origine. D'ailleurs, la jeune femme s'était toujours appliqué à conserver cet accent si charmant.

- Muse. C'est bien aussi.

Automne terminait son assiette tandis que le plus jeune racontait ses idées bien trop saugrenus pour elle. Faire d'un appareil photo une arme lui paraissait inutile et surtout dangereux. Néanmoins, elle doutait franchement que cela soit possible et même si le garçon était plus que persévérant, il lui faudrait sûrement un temps fou pour faire de cet objet du quotidien une arme. Ce dernier ne tarda d'ailleurs pas longtemps à replonger sa tête dans son assiette afin de finir ses courgettes. Il semblait vraiment apprécier ce repas, ce qui rendait suffisamment heureuse l'hôte de ses lieux.

Une fois l'assiette terminée, l'ancien Poufsouffle releva la tête, afin d'assouvir une nouvelle fois sa curiosité. Une curiosité qui impressionnait presque Automne. Cette dernière se doutait bien que son ami ne s'intéressait pas vraiment à la photographie comme un art et elle ne lui en tenait absolument pas rigueur. Les goûts et les couleurs, ne se discutent pas. Le garçon s'intéressait plus à la mécanique et aux sortilèges utilisés sur ses appareils, une question que la jeune femme ne s'était pour dire vrai aucunement posé.

- C'est un sortilège qui permet de rendre un appareil photo de type moldu magique, mais je n'ai aucune idée de la manière dont on s'y prend. Pour mes appareils, je me contente d'aller dans une boutique spécialisée sur le chemin de traverse. Si tu veux, je peux te passer l'adresse, le propriétaire est un vieil homme très sympathique.

Automne connaissait bien quelques sortilèges, mais ils ne concernaient aucunement la mécanique de l'appareil et ne servait à rien pour en faire un objet offensif. Après cette petite explication breve, la jeune photographe se leva et attrapa un plat sur le comptoir de cuisine.

- J'espère que tu as faim, j'ai fait une tarte aux pommes pour le dessert.

Elle découpa quelques parts et en servit dans deux assiettes. Seulement, avant de déguster la sienne, elle s'alluma une cigarette comme elle en avait la vilaine habitude. Automne fumait un peu trop pour son bien et ce n'était pas ses amis qui allaient l'aider à arrêter.


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Tout le monde veut devenir un cat.

Parce que un chat quand il est cat retombe sur ces pattes. Tout le monde est piqué de ces pas si bien rythmés, tout semble auprès de lui très démodé. Une cloche, dès qu'il joue, sa trompette vous rend fou, ça swingue comme un pied. Mais oui, c'est pire que l'ennui, oh là là mes amis, quelle calamité.
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Kodachrome ▲ft. Automne
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