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: « Et l'homme impatient se change en bête fauve.

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Affliction coin-coin ◮ EdelbertOz
MessageSujet : Affliction coin-coin ◮ EdelbertOz Sam 28 Mar 2015 - 18:04


I'm in the business of misery,

Let's take it from the top.
It's a matter of time before we all run out



Je suis trempé. Mon coeur vient de cesser de battre. Je suis un automate à qui l'on a retiré la vie, qui ne marche plus que par saccades. Mon visage ruisselle, de pluie, de larmes, de sueur. Ai-je couru ? Je ne sais plus. Je suis perdu - le château, si connu de moi, m'est un labyrinthe. Je erre, désespérément. Je ne sais à la recherche de quoi - de qui. Les mots sont cruels, entrés vivement dans ma chair comme des morceaux de verre. Je ne vis plus - je ne suis plus rien, dévasté, anéanti. Une ruine, une ombre. Je ne croise personne - quelle heure peut-il bien être ? Je frissonne, je grelotte. Mes pas m'amènent devant une porte que je connais - le bureau de Lawrence. J'hésite à entrer.

C'est une guerre interne. Je ne veux pas déranger. Je veux fuir. Loin de tout ça, de cet endroit qui me rappelle partout ce prénom honni, haï, qui est à présent synonyme de traîtrise. Béatrice Crow. Le chagrin se transforme en un brasier brûlant, qui me laisse pantelant, les yeux humides, la gorge sèche, le souffle éteint ; puis, il se consume de lui-même, me laissant de cendres, et comme le phénix tatoué sur mon bras, je semble revivre, et pourtant ... La vie est relative. Je respire, je sens mon sang qui bat, pulse, comme les étoiles si lointaines. Mais je ne suis plus rien, le goût métallique dans ma gorge me prouve que mes fonctions vitales vont bien, mais moi ? Moi, je suis mort. Plus rien ne sera plus comme avant. Elle a avoué - traîtresse, félone, fourbe, menteuse, menteuse, menteuse ! Tu m'as tourné le dos, tu as rejoint les tueurs, les parjures, les coeurs de pierre. Nos rires ne signifiaient rien, notre amitié, moi ? Je n'étais donc rien, comparé à ton besoin de les rejoindre ? Je ne veux pas que cela me blesse, mais d'un certain côté, comment cela pourrait-il, là où il n'y a plus rien à amocher ? Je suis une enveloppe vide.

Tel un fantôme, j'entre sans frapper. Je connais cet endroit - comme je connais Lawrence, mon ami, l'un de mes plus grands alliés de tous les jours, celui avec qui je buvais un verre, avec qui je partageais une cigarette, avec qui je parlais de mon ex-femme pour me plaindre un peu. Lawrence, une espèce de frère. Je marche comme un robot, attrape une bouteille là où je sais en trouver une, et m'affale par terre. Mon visage est cireux, et je n'ai pas le courage de cacher mon faciès ravagé par le chagrin. Quelqu'un est mort ? pourrait-on penser en me voyant, et c'est une demi-vérité. Moi. Moi je suis mort. Et elle est morte pour moi. J'attrape, songeur, le goulot de la bouteille et en bois la moitié sans faire attention. Ca me brûle, ça me désinfecte, quelque part ça me tue un peu.

Pas de mots. Pas encore. J'essuie d'un geste rageur une joue humide et salée, et ma main se resserre sur la bouteille de verre. Ma voix est cassée, alors qu'enfin le souffle s'échappe de mes lèvres craquelées.

« Béatrice. »

C'est le seul son qui sort de moi. Le seul que je suis capable de dire - et il me cuit, il carbonise tout, il enflamme la colère, la rage, l'injustice, la tristesse, le chagrin, la trahison, comme un fer rouge et flamboyant dans la nuit. Les étoiles se sont éteintes. Je lève mes yeux hagards, vides, humides, luisants, vers la silhouette connue. Lawrence sait que Béatrice n'est pas ma petite amie, comme beaucoup le croient. Mais il sait aussi que c'est plus profond, plus puissant que ça. Béatrice est ma meilleure amie, ma lune, mes étoiles. Tout s'est éteint, je suis dans le noir.

Une gorgée de courage amer. Une rasade de bravoure pour les faibles. Et je détourne le visage. L'endroit est comme à son habitude, en désordre, plein de papiers. Mais cela me va totalement - cela donne écho à l'anéantissement interne qui chatoie dans tout mon être. Je ferme les yeux, et enfin je me laisse aller.

Un sanglot.
Déchirant.



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Affliction coin-coin ◮ EdelbertOz
MessageSujet : Re: Affliction coin-coin ◮ EdelbertOz Dim 26 Avr 2015 - 2:22

So tell me everything, what caved you in ?
When did barbarians quietly move in ?
Quel genre de nuit est-ce, pour qu'il soit encore à son bureau de cette manière ? Avec ce quelque chose de creux qu'il ne sait pas définir — cette envie sourde d'attraper une cigarette tandis que sa tête lui fait mal, et le sommeil qui lui manque. Le chat ronronne sans grâce entre ses jambes. Peut-être aurait-il dû être à la maison ce soir, ou peut-être aurait-il dû au moins tenter de dormir — mais, c'est au bureau qu'il est. Dieu seul sait ce qu'il y fait : c'est le bureau qui l'appelle. Avec la tête qui lui fait mal et l'envie de la cigarette, tout ce qui le tient ici au fond est le travail. Et puis, il empeste le café noir.

Un réflexe inapproprié anime son bras avant qu'il ne lui donne aucun ordre, il dégaine sa baguette en entendant la porte s'ouvrir. Pourtant le cadre dévoile une silhouette qu'il reconnaît du premier coup d'œil, et il baisse son bras dans la honte de son coup de panique. Sa vigilance maladive est exacerbée par la fatigue, mais la carrure ne peut pas le tromper. Oswald. Ou ce qu'il en reste. Une ombre qui passe sa porte sans frapper — car il connaît assez son collègue pour lire sur son visage que son esprit lui manque. Pour voir le désespoir dans ses gestes, pour entendre la peine dans sa voix. Bien sûr, il y a cette part de lui qui se soulève, irrationnelle, en le voyant porter ainsi à ses lèvres le goulot de la bouteille — une soudaine répulsion, car ça ne se fait pas de boire ainsi, mais ce n'est pas quelque chose auquel il veut penser maintenant. L'alcool n'était pas censé se trouver là, c'est vrai.

Lawrence fait glisser la chaise jusqu'à son collègue échoué au travers de la pièce. L'inquiétude ne domine aucun de ses gestes, il pose sur Oswald un regard d'une inhabituelle douceur. Le mouvement ni le sanglot ne le font sursauter : il sait ce qu'il a à faire. Sans pitié pourtant il lui reprend la bouteille des mains — par conscience de la paix vicieuse qu'elle porte.

« Tu n'as pas besoin de ça. » Sans doute est-il mal placé pour lui donner cette leçon mais il la pose malgré tout hors de portée.
Donc, Béatrice. C'est la seule information dont il dispose. Il sait, bien sûr, qui est Béatrice, et il sait mieux encore qui elle est pour Oswald, ce qu'elle représente dans sa vie. Il sait qu'il ne peut se permettre de la perdre. « Est-ce que tu veux me dire ce qui s'est passé ou tu veux juste rester ici ? » Il lui dit cela en lui tendant une écharpe Serpentard pliée pour qu'il la passe sous sa tête. Ce n'est pourtant pas vraiment une invitation : c'est encore sans le laisser choisir qu'il l'y installe. « Je vais te donner de l'eau, plutôt. Et une serviette. » Tout naturellement il sort donc une serviette d'une étagère par un sortilège informulé, car tout le monde en conserve à portée de main. Tout le monde a du café, du whisky et des serviettes, dans son bureau.
Tout cela, c'est de l'instinct. L'instinct qui le pousse à le réconforter peut-être, mais au moins à le protéger — pourtant, l'inquiétude reste. Cachée dans le geste vif qui a saisi la bouteille, ou qui a glissé l'écharpe sous Oswald, ou qui lui a offert la serviette — l'inquiétude de le voir ainsi. De ne pas le connaître détruit de cette façon. L'inquiétude de ce qu'il y aura ensuite.


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Affliction coin-coin ◮ EdelbertOz
MessageSujet : Re: Affliction coin-coin ◮ EdelbertOz Mar 26 Mai 2015 - 21:50


I'm in the business of misery,

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Lawrence se montre un juge impartial. Il m'enlève ma compagne de verre et de liqueur ; je n'ai pas la force de m'y accrocher. Je la lui laisse. J'étouffe comme je peux les convulsions de mon âme. Quelque chose y est déchiré. Je me sens vide, creux. Mort. Ce froid qui m'envahit me paraît non pas temporaire ou passager, mais quelque chose de final. Une marque, une empreinte. Je brûle de l'intérieur - tout se consume et ne laisse que des cendres. J'écoute distraitement celui qui me sert d'ami, d'allié, d'épaule. Lawrence, mon cher Lawrence. Est-il tout ce qui me reste ? Dois-je lui donner ce fardeau ? Je m'y refuse. Pourtant, c'est chez lui que j'ai trouvé abri, telle une bête blessée à l'agonie. Le professeur m'installe comme on s'occuperait d'un blessé grave.

« Elle. Je. »

Je bégaye. Les mots butent sur mes lèvres. Me coupent comme des bris de verre. J'avale ma salive qui a goût de cendre et de sang. Je tousse, essuie avec maladresse et sauvagerie les larmes sur mes joues. Je me sens idiot. Je me consume de colère, d'une tristesse dont je ne veux pas. J'accepte le verre d'eau ; je le bois comme un perdu. La serviette finit de sécher l'être pathétique que je suis devenu. Je n'ai toujours rien rajouté, mais alors que mes mains activent le tissu sur mes cheveux, voilé du drap de coton, je prononce distinctement, d'une voix basse et gutturale, éteinte.

« Je ne veux plus jamais entendre parler d'elle. Elle est morte pour moi. Comme elle vient de me tuer. » Tranchant propos. Plein d'une rage hargneuse qu'il n'est pas coutumier de me voir. Comme si on m'avait volé une part de moi. Je respecterais le secret, le dernier - celui de cacher qu'elle fait partie des mangemorts. Je tremble encore, de froid, sous le choc, peut-être. Je secoue la tête et mon regard vide se pose sur Lawrence. Nous sommes tous les deux de l'Ordre. Que pourrait-il faire à Béatrice, si il savait ? Non. Elle est morte. Je viens de le dire. « Il semble évident que je ne suis pas doué avec les femmes, Law. » Un rire, sans joie. Mon ex-femme comme ma meilleure amie m'ont délaissé, pour la faction des noirs. Merlin, qu'ai-je fait au ciel pour que cela tombe sur moi ? L'ai-je mérité ?

Peut-être, murmure une voix. Je passe ma main sur mon cou, sous mon t-shirt. Je caresse du bout des doigts la cicatrice qui éclot sur ma peau. Du torse au dos. Je frissonne. « Un whisky me ferait du bien, tu sais. » Comme pas mal d'autres choses. Mais on a pas toujours ce qu'on veut dans la vie, hein ? J'ai un nouveau rire sans joie, qui est presque effrayant par le côté creux qui résonne dans ce son distordant. Je ferme les yeux. Peut-être que je ne me réveillerais pas, et que je ne me souviendrais pas à chaque jour qui se lève combien ma vie s'est effondré à cet instant. Cette heure. Cette seconde.




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MessageSujet : Re: Affliction coin-coin ◮ EdelbertOz Ven 12 Juin 2015 - 1:53

So tell me everything, what caved you in ?
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C'est un ouragan qui est venu se loger là. Une fin de tempête, plutôt, qui s'écrase sur son plancher. Il n'y a rien que Lawrence puisse faire pour y mettre fin, elle a déjà tout saccagé sous ses yeux. C'est une tornade, ça part comme ça vient, et ça laisse ça là. Oswald, là. Dévasté. Il ne connaît pas les larmes qui perlent sur le bord de ses cils mais elles existent pourtant bien — car il sait aussitôt que ce n'est pas la pluie qui est allée se loger sur ses yeux. A vrai dire, ainsi, il ne connaît pas Oswald. Ne l'a jamais vu comme ça. Il l'a connu sous de nombreux aspects, mais emprisonné dans la tourmente comme cela ? Non, jamais. Jamais et surtout pas ici.

Il ne connaît pas Beatrice. Pas vraiment, tout du moins, au-delà des quelques formalités et des échos des autres. Des échos de couloir. Il n'a ni sympathie ni haine pour elle, il connaît sa silhouette, il sait reconnaître son nom. Non, il connaît la marque qu'elle a, et celle-ci ne le concerne pas. La longueur de son nom dans l'esprit de l'autre. Elle est capable de voler les mots d'Oswald qui est d'habitude si prolixe à son sujet. Il ne connaît pas Beatrice, non — mais il la sait capable de cela. Et pourtant, à cet instant elle n'appelle que la mort. La mort de Beatrice, ici, où il ne peut la voir. Ça lui fait froncer le nez.

« Tu ferais mieux de ne pas en parler comme ça. » Le ton est peut-être sec mais c'est quelque chose qui lui est propre, il n'agit pas dans l'intention de le blesser. Du haut de sa chaise, Lawrence le regarde toujours, et ce n'est pas du reproche qu'il y a dans ses yeux. « La mort a-t-elle si peu de valeur pour toi pour que tu la lui laisses, ou est-ce que c'est si grave que tu la lui souhaites ? » Ou peut-être que c'est lui que ça gêne — ça ne lui plaît pas d'entendre ce genre de choses, c'est vrai. « Si tu étais mort tu resterais sous cette serviette tout le reste de ta vie, et c'est physiquement impensable. » Il prend la serviette et tire dessus d'un geste sec. Le visage de l'autre est découvert ; s'il est inquiétant, il a au moins le mérite d'être maintenant visible. « Dans un cas comme dans l'autre ce n'est pas un sujet à avoir. Tu peux la considérer morte comme tu veux mais ça veut dire qu'il y aura toujours un fantôme quelque part. »

Il ne sait pas. C'est principalement ce qui le dérange en ce moment : il ne sait pas ce qui s'est passé. Il ignore ce qui a pu arriver entre cette femme et Oswald pour que toute son amitié mue en cette acidité. Tâtonner dans l'obscurité ne lui a jamais plu, et si son ami se refuse à lui expliquer alors il passera tout le temps qu'il faudra comme il est maintenant. Perché sur sa chaise, la serviette entre les mains, à fixer l'autre. Les yeux dans les yeux. C'est comme ça qu'il parle, même quand il ne sait pas. Il ne sait pas ce qui l'étonne d'avoir rendu ces yeux si rouges.
Quelque part, Oswald a ainsi l'air d'un enfant. Lawrence le pense sans mesquinerie : la tristesse des enfants est celle qui l'atteint le plus. Bien sûr, il ne peut pas lui caresser les cheveux ou vérifier sous le lit comme il le ferait avec sa fille, mais il y a probablement un peu de tout cela lorsqu'il tente de mettre le plus à l'aise son collègue. « Tu sais, ceux qui prétendent avoir un don avec les femmes sont souvent ceux qui en ont le moins. » Il a daigné se lever, étirer ses jambes pour la première fois depuis quelques temps maintenant, pour chercher du thé. D'un coup de baguette il ravive le feu qui mourrait dans l'âtre minuscule de sa cheminée. « La vérité c'est que, le hasard n'est pas de ton côté, c'est tout. Ce n'est pas vraiment de ton ressort. »

Donc, quelque chose lui aurait échappé. Il y aurait eu un moment où Oswald aurait vu Beatrice d'une façon encore différente que celle que Lawrence connaissait jusqu'à présent. Il devinait qu'il avait dû être dans un endroit isolé, comme le détour d'un des couloirs du château ou une salle vide — et, quoi, lui aurait déclaré son amour ? Comme cela, sans prévenir ? Du jour au lendemain il l'aurait aimée et lui aurait avoué brusquement ? Et, puisqu'elle aurait dit non, il aurait fallu marcher jusqu'au bureau et...
Non. Ça ne colle pas. C'est autre chose. Pas d'amour entre Oswald et Beatrice, pas ce genre de souffrance s'il avait été chagriné de ne pas en être aimé. C'est l'apparence qui est celle des enfants, mais la raison est clairement d'une maturité accomplie. C'est quelque chose de pire. De plus noir encore. Le rire ne le choque pas.

« Non. » Ce ton tranchant, toujours, vif quand il lui répond. « Je fais du thé. » Il a perdu depuis bien longtemps les efforts de délicatesse qu'il s'était efforcé d'avoir aux tous débuts de ses entretiens avec Oswald. L'autre avait bien réalisé que sa dureté n'était jamais mal intentionnée, et c'est le même genre d'attention brute que Lawrence a maintenant. Donc, non, pas de whisky pour lui. Pas maintenant, pas pour ça. Pas de whisky pour noyer cette noirceur qu'il ignore — c'est le pire. « Écoute, je ne sais pas ce qui s'est passé mais je vais te faire le même discours que tout le monde connaît... C'est dur, sur le coup. Mais tu vivras avec, peu importe ce que c'est. C'est comme ça que vont les choses. On les tolère. » Il pose la tasse de thé fumant pour son collègue à même le sol, et prend la sienne. « Tu peux pleurer, ça ne me dérange pas. »

Mais : est-ce que c'est grave à ce point ? Pour qu'il en soit ainsi, lui assis à veiller sur un sinistre pareil. Qui est-elle, au final ? Il ne sait rien d'elle. Alors qui est-elle, pour ravager ainsi ? Que connaît-il d'elle, si ce n'est ce que lui en a dit Oswald, et qui ne semble plus être ? Alors... La question commence à naître sur les lèvres. Elle attend depuis le début, perchée, prête à sortir ou être vomie, presque, il la retient en soufflant sur le thé brûlant mais c'est inutile. Elle se prépare déjà à sortir. Il ne devrait pas.
« Oz. Qu'est-ce qu'il s'est passé, pour que ça te fasse cet effet-là ? »


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